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L'Organisation des Nations Unies annonce un partenariat mondial pour rendre le tourisme mondial plus durable

2044 lectures / 2 commentaires18 mai 2010, 15 h 13

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Une initiative mondiale visant à rendre le tourisme mondial écologiquement, socialement et économiquement durable a été présentée à New York mercredi 12 mai 2010.

Le Partenariat mondial pour le tourisme durable sera menée par le gouvernement français, et sera soutenue par le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) qui accueillera ses bureaux.

"Il s'agit d'un partenariat ambitieux. L'objectif est de transformer le mode de fonctionnement du tourisme mondial en recherchant et en répliquant avec succès, les politiques, les projets et les investissements durables", a déclaré Achim Steiner, Secrétaire général adjoint de l'ONU et Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE). "Les impacts du tourisme sur l'environnement, lorsqu'ils sont mal gérés, peuvent être dramatiques, endommageant peut-être même les attractions naturelles et culturelles que les touristes viennent observer en premier lieu, tout en contribuant à des problèmes régionaux et mondiaux tels que le changement climatique et la pénurie d'eau".

"Cependant, le tourisme présente aussi beaucoup d'effets positifs potentiels. Les entreprises bien gérées peuvent jouer un rôle clé, en aidant les pays à faire la transition vers une économie verte, à faible teneur en carbone, économe en ressources, dont nous avons tant besoin au 21e siècle. Ce faisant, ils peuvent fournir d'importants avantages environnementaux, économiques et sociaux", a ajouté M. Steiner.

Le secteur du tourisme participe de manière importante à la création d'emplois. C'est également l'une des plus grandes industries du monde, qui constitue environ 5% du PIB mondial, plus de 10% des investissements mondiaux annuels en cours, et jusqu'à 50% dans certains pays en voie développement. En raison de son puissant effet économique multiplicateur, le tourisme peut jouer un rôle clé dans la transition vers une économie verte.

Le Partenariat mondial pour le tourisme durable, présenté à la Commission pour le développement durable qui se tenait à New York, est conçu pour identifier et diffuser les initiatives couronnées de succès au niveau mondial et pour les rendre applicables ailleurs. Le partenariat soutiendra la mise en oeuvre des recommandations issues des politiques générales et des leçons tirées de l'intégration du tourisme durable. Il développera de nouveaux outils, ainsi que des projets existants pour lesquels aucune solution n'a été trouvée.

Il devrait avoir une portée mondiale, car ses membres sont des gouvernements, des associations industrielles, des organisations environnementales et sociales, ainsi que différentes agences des Nations Unies. Le futur partenariat sera mené par la France, dans un premier temps. Ensuit, un vote aura lieu, lors de la réunion d'inauguration du Partenariat au Costa Rica, dans le courant de cette année. Le partenariat sera hébergé par la Division Technologie, Industrie et Economie du PNUE, à Paris. Les autres partenaires sont des pays, des organisations, des programmes des Nations Unies et des organismes de professionnels, parmi lesquels on compte le Royaume-Uni et l'Organisation mondiale du tourisme.

La mission et les efforts du partenariat seront basés sur les travaux du Groupe de travail international sur le développement durable du tourisme, une initiative des Nations Unies menée par la France datant d'il y a trois ans, et dont les membres sont les fondateurs de ce nouveau partenariat. Le groupe de travail a élaboré une série de recommandations visant à guider les gouvernements, les gestionnaires de destinations, les institutions financières, et les entreprises touristiques vers des modèles d'affaires rentables qui préservent la nature, la culture et la société. Les membres ont également défini des Critères mondiaux de tourisme durable, qui serviront de lignes directrices mondiales. Ceux-ci se basent sur quelques unes des 4500 meilleures pratiques de l'industrie touristique dans le monde. Les recommandations de politiques générales, les projets de groupe de travail, et les critères forment le cadre de travail qui orienteront les actions du partenariat.

La nouvelle entité se concentrera sur la création de politiques, de projets, d'outils et sur la mise en place de réseaux pour tous les acteurs du tourisme, à tous les niveaux, en travaillant sur:

  • Des cadres politiques,
  • Le changement climatique,
  • L'environnement et la biodiversité,
  • La réduction de la pauvreté,
  • Le patrimoine culturel et naturel,
  • Les pratiques durables du secteur privé
  • La finance et les investissements.

Le partenariat s'appuiera sur des réseaux régionaux et mondiaux existants, dont celui du Conseil du tourisme durable et celui de La finance et l'investissement durable dans le tourisme. Ces deux réseaux ont été développés par des membres du Partenariat et sont basés sur les critères cités ci-dessus.

Liens

Trois ans de parcours pour le tourisme durable - PNUE (format PDF)

Auteur

Programme des Nations Unies pour l'Environnement

Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info

2 commentaires sur cette actualité

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commentaire Thérèse Des Rochers, Montréal, Québec Canada - 18/05/2010, 15:49

Si l'on prend un cas de figure dans l'industrie touristique, le Partenariat mondial pour un tourisme durable diffusera-t-il comme une initiative couronnée de succès un projet hôtellier qui répond aux normes LEED les plus strictes, qui impose le respect de l'intégrité des berges et du litoral (ou qui en a réhabilité certaines parties), qui a exproprié, avec le consentement de l'État , le village de pêcheurs qui y vivait, qui interdit l'accès à la mer aux habitants de la région (dont les pêcheurs expropriés), et qui crée une douzaine d'emplois de femmes de chambre et de préposés à l'entretien ménager au bénéfice de la centaine de familles jadis autonome ?

commentaire Bonom - 26/05/2010, 04:45

Ceci est la verité...
Merci Thérèse Des Rochers.

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