Le site de référence en environnement
et sciences de la Terre depuis 2001

rss
Envoyer cette page
Actualités  Lundi 21 mai
15h57 : visites

connexion Se connecter

Login (email)  
Mot de passe mémoriser
 
Devenir membreRetrouver vos identifiants

Plus que 11 jours pour gagner
3 tee-shirts en coton bio !

actu21 décembre 2012 : la fin du monde ?
actu"Il est déjà trop tard" : l'espèce humaine devrait s'éteindre ce siècle
actuDémographie : la vraie vérité qui dérange
actuUn nouveau "continent" de déchets a été découvert dans l'océan Atlantique Nord !
actuLes abeilles, témoins du bon état de notre environnement, disparaissent massivement
actuManger autant de viande est une aberration pour l'environnement et la santé
actuLe pic pétrolier mondial : on doit s'y préparer dès maintenant !
actuLimiter l'augmentation de la température planétaire à 2 ºC n'est plus réalisable
actu7 milliards d'habitants sur Terre
actuLa perte de la biodiversité, c'est la perte de ressources essentielles pour la médecine

Sondage Mai 2012

Découvrez tous les évènements
sciences et nature près de chez vous !

www.notre-planete.info : environnement, développement durable et sciences de la Terre

Recevoir une alerte mail à chaque nouvelle actualitéLes actualités sur votre smartphoneFlux RSS

Mangeons moins pour vivre plus longtemps et en meilleure santé

9697 lectures / 10 commentaires20 avril 2010, 12 h 05

hamburger.jpgLes hamburgers / frites des "fast food" participent à la "malbouffe" actuelle
© C. Magdelaine / notre-planete.info

Une équipe de recherche du Royaume-Uni vient de découvrir que nous pouvons prolonger notre espérance de vie en ingérant moins de calories chaque jour. Les résultats de cette étude, publiés dans la revue Science, montrent qu'une restriction calorique se traduit non seulement par une prolongation de la durée de vie, mais également par une meilleure santé, car cela nous permet d'éviter un grand nombre de maladies associées à l'âge.

L'équipe de recherche de l'University College London, au Royaume-Uni, de la Davis School of Gerontology de l'University of Southern California (USC) et de la Washington University School of Medicine à St Louis, aux États-Unis, a mené des tests de restriction calorique sur des rongeurs et a constaté que ces restrictions alimentaires avaient un impact important sur les voies moléculaires liées au processus de vieillissement.

Les résultats ont également montré que dans les organismes moins complexes, une limitation calorique pouvait doubler, voire tripler la durée de vie. Mais l'auteur principal de l'étude, le professeur Luigi Fontana de la faculté de médecine de l'université de Washington, déclarait que l'objectif premier de la recherche était d'améliorer notre qualité de vie et de nous aider à éviter les maladies liées au vieillissement.

« L'objectif de mes recherches n'est pas vraiment de prolonger la durée de vie jusqu'à 120 ou 130 ans », expliquait-il. « À l'heure actuelle, l'espérance moyenne de vie dans les pays occidentaux est d'environ 80 ans, mais la plupart des gens ne sont en bonne santé que jusqu'à 50 ans. Nous souhaitons utiliser ces découvertes sur la restriction calorique et d'autres interventions génétiques ou pharmacologiques connexes pour combler ce fossé de 30 ans entre l'espérance de vie et 'l'espérance de vie en bonne santé'. Cependant, en prolongeant la durée de vie en bonne santé, l'espérance de vie moyenne pourrait également augmenter jusqu'à 100 ans. »

L'équipe de recherche a réduit l'apport calorique des rongeurs de 10 à 50%, ce qui s'est traduit par une diminution de l'activité des voies impliquant un facteur de croissance analogue à l'insuline (IGF-1) et le glucose. Une telle réduction des calories a permis de considérablement augmenter la durée de vie des rongeurs, et de réduire leur susceptibilité aux maladies liées au vieillissement telles que le cancer, les maladies cardiovasculaires et les problèmes cognitifs.

« Environ 30% des animaux soumis à une restriction alimentaire décèdent à un âge avancé sans développer de maladies normalement liées à l'âge », déclarait le professeur Fontana. « En revanche, la grande majorité (94%) des animaux suivant un régime alimentaire normal développent des maladies telles que le cancer ou des maladies cardiaques et en décèdent. Chez 30% à 50% des animaux soumis à une restriction alimentaire ou présentant des mutations génétiques dans ces voies liées à l'âge, 'l'espérance de vie en bonne santé' est similaire à la durée de vie. Ils finiront par mourir, mais ils ne tombent pas malades. »

La recherche est particulièrement pertinente au vu de l'augmentation fulgurante de l'obésité dans le monde occidental. Le surpoids ou l'obésité peuvent mener à des maladies graves telles que les maladies cardiovasculaires, le diabète et certains types de cancer. L'obésité infantile est un problème particulièrement inquiétant à une époque où des milliers d'enfants se nourrissent principalement de «malbouffe» (la bien connue «junk food») qui pourrait entraîner des problèmes de santé chroniques et de surpoids à l'âge adulte.

D'après le professeur Fontana, les tendances alimentaires actuelles ne feront qu'augmenter, et non réduire, ce fossé de 30 ans entre l'espérance de vie et de vie en bonne santé. Notre espérance de vie pourrait également diminuer, étant donné que des milliers d'entre nous développent des maladies liées à une mauvaise alimentation pouvant être évitées, notamment le diabète de type 2.

Il pense cependant que si les nutritionnistes parviennent à comprendre quelle restriction calorique doit être appliquée pour prolonger l'espérance de vie et aider les personnes à rester en bonne santé, il sera possible de développer des médicaments qui influencent les voies affectées par les restrictions caloriques afin d'assurer la bonne santé des personnes alors qu'elles vieillissent.

Les conseils nutritionnels ont toujours été basés sur des données épidémiologiques, mais cette recherche montre que le point de vue moléculaire est également pertinent. « Nous évoluons de l'épidémiologie vers la biologie moléculaire. Nous savons que certains nutriments, associés à une consommation calorique plus faible, peuvent influencer l'IGF-1 ainsi que d'autres voies. Bientôt, nous serons en mesure d'utiliser ces connaissances pour aider les gens à vivre plus longtemps en meilleure santé. »

Référence

Fontana, L., et al. (2010) Extending healthy lifespan - from yeast to humans. Science 328: 321-326. DOI: 10.1126/science.1172539.

Auteur

© Communautés européennes, 1990-2012 / CORDIS, http://cordis.europa.eu/

Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info

Sur le même sujet

Actualités

Dossiers

10 commentaires

Vous aussi, vous pouvez ajouter votre commentaire !

avatar Morvandiau -

Très bel article. Merci à (aux) auteur(s).

avatar khaled, Tunisie -

Dans les pays pauvres voire en Afrique la malnutrition est une obligation; la carence alimentaire tue chaque année des milliers de personnes, d'autres vivent avec plusieurs handicaps, ils sont victimes de leur pauvreté.
Dans les pays riches, la malnutrition est un choix; l'excès alimentaire cause la mort d'un nombre remarquable de personnes. ça revient notamment à leur manque de conscience et / ou à leur insouciance à ce sujet. Vivre longtemps et en bonne santé, c'est possible à condition que chacun d'entre nous ait le savoir-faire et le savoir-être.

avatar Stéphane LAGASSE BRUXELLES -

L'excès nuit en tout.
Plus que jamais VRAI.

avatar Louis hervé Nancy -

Oui ce n'est pas nouveau cela fait au moins trente ans que l'on parle de ce problème. Des expériences ont été faites sur des rats et singes . la sous alimentation et non la malnutrition entraine statistiquement une prolongation de la vie , d'ailleurs les médecins au cours des ages avaient très bien compris le système puisque la principale préscription et la plus efficace était de oréscrire la diète pendant plusieurs jours.

avatar Francois, France -

Il ne s'agit pas de "nous" mais de rongeurs, et il est important de rappeler que les études sur les animaux sont loin (très loin même) de s'appliquer aux êtres humains, amalgame et grave erreur que vous n'hésitez pas à faire sans sourciller (voir cette étude http://www.eurekalert.org/pub_releases/2010-03/plos-cam032410.php ).

avatar Nicolas, France -

Et alors, il y aura du travail et de quoi payer une retraite.

Pfffffffffff!

avatar Louis hervé Nancy -

A françois

les primates sont à 99% physiologiquement semblables à nous. Nos sommes des singes même si cela vous déplait. Ce n'est pas moi qui le dit mais le paleontologue Yves Coppens bien connu

avatar Emilia, Roumanie -

La creation de Dieu a beaucoup de choses en commun, mais cela ne veut pas dire que nous sommes des singes! Nous sommes tous les enfants de Dieu - quelques uns d'entre nous l'acceptendent, tandis que les autres "preferent" etre nommes des "singes".

avatar Hdrass Bourges -

Suite au commentaire d'Emilia, 2 citations à méditer :

- " L'optimisme vient de Dieu, le pessimisme est né dans le cerveau de l'homme. " Proverbe soufi
Interprétation personnelle : L'homme optimiste en croyant en un Dieu créateur et éclaireur s'éloigne du singe , mais le pessimiste doute de l'existence de ce Dieu et se rapproche ainsi du singe et de ses défauts matériels. N'empêche que l'une et l'autre de ces croyances sont nées dans le cerveau de l'homme.

- " L'art de vivre est une tactique où nous serons longtemps novices. " Chevalier de Boufflers
Interprétation personnelle : On n'en sait jamais trop sur ce qui est bon pour nous dans la durée, ce qui m'inspire une troisème citation :
- " Le temps mûrit toutes choses ; par le temps toutes choses viennent en évidence ; le temps est père de la vérité. " Rabelais
Sans commentaire.

avatar Louis hervé Nancy -

A Emilia

J'aimerai croire en vos illusions ,cela doit sans doute aider à vivre mais pour moi c'est impossible je n'arrive plus à retrouver ma foi.
Dieu pourrait être un tantinet sympa. et nous envoyer quelques messages extrordinaires pour montrer qu'il est bien là. Mais non la nature est sévère aucune manifestations extraordinaire mystérieuse . Tout a une explication. Le merveilleux hélas n'existe pas.

Votre nom et lieu de résidence :

Pour éviter les abus des robots spammeurs, merci de répondre à cette question :

Sur quelle planète vivons-nous ? C'est la

Votre commentaire :

Tout commentaire qui spam, flood, troll, est irrespectueux, choquant, incompréhensible (style SMS), religieusement ou politiquement trop engagé, non constructif ou qui a des visées publicitaires, sera immédiatement supprimé. Toute récidive entraînera le bannissement définitif du posteur.


Haut de page ^ Offres d'emploi et CV     Associations     Communiqués     Agenda     Partenaires     Soutenir le site

Page mise à jour le 20/04/2010   connectés© 2001-2012 notre-planete.info® v. 5.73 - tous droits réservés
notre-planete.info est un site indépendant qui informe et sensibilise objectivement sur l'environnement, l'écologie, les sciences de la Terre, la nature et le développement durable
Plan du site  |   Mentions légales  |   Presse  |   Publicité  |   Contact  |   Liens et logos