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6289 lectures / 7 commentaires14 avril 2010, 16 h 20
Costa RicaDe nouvelles études montrent que le réchauffement climatique continuera à bouleverser notre planète dans les années à venir, touchant diverses espèces ainsi confrontées à une myriade de changements. Des chercheurs allemands et américains ont averti que les conditions de vie des plantes, en particulier, allaient changer de manière considérable. Leur étude, publiée dans la revue Proceedings of the Royal Society London, vise à quantifier et à modéliser, à l'échelle régionale, l'impact potentiel du changement climatique sur la diversité de notre flore.
Les chercheurs de l'université de Bonn (Allemagne) et leurs collègues de l'université Yale (États-Unis) ont examiné plusieurs espèces de plantes que l'on peut trouver dans différentes régions dans les conditions climatiques actuelles. Ils ont tout d'abord étudié les interdépendances, auxquelles ils ont ensuite appliqué 18 scénarios de changement climatique pour l'année 2100.
«Le changement climatique pourrait entraîner une grande confusion dans la diversité végétale telle que nous la connaissons aujourd'hui, avec des conséquences difficilement prévisibles pour nos écosystèmes et pour le genre humain», explique l'auteur principal, le Dr Jan Henning Sommer de l'Institut Nees pour la biodiversité végétale de l'Université de Bonn.
Les conclusions de l'étude indiquent que les régions froides et humides de la planète pourraient servir de refuge à un nombre plus important d'espèces, mais aussi que les régions chaudes et sèches pourraient devenir des milieux hostiles à la diversité végétale.
Cependant, les chercheurs ne peuvent prédire la manière dont la biodiversité d'une région donnée s'adaptera à ces nouvelles conditions. En particulier, ils ne peuvent déterminer si de nouvelles espèces migreront vers des régions idéales ou plus favorables, ou si les régions moins favorisées enregistreront une nette diminution du nombre d'espèces présentes.
«Nous ne sommes pas devins», explique le Dr Sommer. «La capacité d'adaptation des espèces et leurs interactions dans l'écosystème peuvent, tout comme l'utilisation de la Terre par l'homme, avoir une grande influence sur leur distribution. C'est un domaine dans lequel nos connaissances sont encore trop limitées.»
Bien que n'étant pas en mesure de faire des prédictions détaillées, les chercheurs affirment que leurs données donnent néanmoins certaines indications quant à l'ampleur dans laquelle certaines régions pourraient voir leurs espèces immigrer ou disparaître.
D'après leur étude, les forêts tropicales amazoniennes d'Amérique du Sud seront probablement celles qui verront disparaître le plus grand nombre d'espèces végétales en conséquence du réchauffement climatique. À l'inverse, l'Allemagne et d'autres régions tempérées du globe deviendront probablement une terre d'accueil pour des espèces supplémentaires.
«Mais on ne peut pas vraiment parler de gain, puisque la redistribution massive des espèces végétales entraînera, dans le monde entier, une uniformisation de la végétation au niveau régional, au détriment d'espèces uniques qui se sont adaptées à des conditions d'habitat particulières», souligne le Dr Sommer.
L'étude attire également l'attention sur le fait que le changement climatique n'affectera pas la diversité végétale partout de la même manière et que notre planète risque de se retrouver divisée en deux parties.
D'après le professeur Holger Kreft de l'université de Göttingen (Allemagne), l'un des co-auteurs de l'étude, «des capacités d'accueil supplémentaires pourraient être créées partout où le climat est actuellement froid et humide afin de préserver la richesse botanique. En revanche, dans les régions qui connaissent aujourd'hui un climat chaud de type tropical ou subtropical, les conditions nécessaires à la présence d'un grand nombre d'espèces vont se détériorer.»
D'un point de vue politique, les chercheurs soulignent la nécessité d'une politique forte pour le climat. Le professeur Wilhelm Barthlott de l'Institut Nees, qui est également l'un des co-auteurs de l'étude, conclut : «Les hommes et les femmes politiques du monde entier devraient accorder plus d'importance à l'impact du changement climatique sur la biodiversité, car elle est le fondement même de l'existence humaine.»
Sommer, J.H., et al. (2010) Projected impacts of climate change on regional capacities for global plant species richness. Revue Proceedings of the Royal Society B: Biological Sciences, publié en ligne le 24 mars. DOI: 10.1098/rspb.2010.0120
Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info
Stéphane LAGASSE BRUXELLES -
Le professeur Wilhelm Barthlott de l'Institut Nees, qui est également l'un des co-auteurs de l'étude, conclut : «Les hommes et les femmes politiques du monde entier devraient accorder plus d'importance à l'impact du changement climatique sur la biodiversité, car elle est le fondement même de l'existence humaine.»
A nous électeurs, géniteurs, consom-acteurs de nous bouger, et de réveiller les autres!
Pierre Camara -
Un monde prévenu en vaut deux. A nos marques donc.
Hdrass Bourges -
Les scientifiques du climat doivent d'abord se mettre d'accord à l'unanimité sur la réalité du changement climatique, ce qui hélas n'est pas le cas à cause des lobbies et de certains scientifiques sceptiques.
Ce sera le cas lorsque les faits seront trop flagrants et il y aura alors (peut-être) urgence.
Le problème est que homo sapiens est en train de muter, il ne croit plus que sa vie dépend de la nature (la symbiose), mais croit qu'elle dépend de ses propres technologies dont il est devenu dépendant, mais qui ne sont que des leurres, l'argent en étant le symbole (l'aliénation).
Sapiens signifiait : faire preuve d'intelligence.
Il est peut-être encore temps !
Il faudra bien un jour redonner une vraie valeur à la nature, qui est encore gratuite, et pas seulement à nous-mêmes (à notre soit-disant travail).
La bio diversité est une représentation beaucoup trop abstraite pour la plupart des humains, contrairement à l'argent qui paradoxalement est une représentation bien concrète.
Convaincre les incrédules (au temps où l'iPad s'impose presque comme une religion) me semble mission impossible, réveiller et prévenir n'étant largement pas suffisant.
DAOUD, Alger -
bonjour!
si l'on doit considérer les conclusions de cette études,la question du reboisement pour reconstituer les espaces détruits voir accroitre les superficies ferestières notamment au coeur du Sahara où l'eau et les sols ne demandent qu'à être sillicités, les auteurs de l'études devront être rconfrontés dans la mesure où la polymique et les critiques faites sur les travaux du GIEC trouveraient ici matière à discussion A+
craps languidic -
"""Les chercheurs...ont ensuite appliqué 18 scénarios de changement climatique pour l'année 2100."""
Tout est dit : on ne sait absolument pas où on va, ni quel changement climatique il y a.
Ce sont de pures foutaises ce genre d'étude !
bruk -
la régression accélérée de la biodiversité est effectivement très inquiétante pour l'équilibre de l'écosystème et l'avenir de l'humanité.
Mais la cause n'en est pas tant un changement climatique que nous ne pouvons pas prévoir scientifiquement,et encore moins contrôler, que des pratiques de déforestations massives et de monocultures intensives à base d'OGM de pesticides etc..sans oublier les autres pollutions notamment pétro-chimiques.
Les lobbies se frottent les mains quand les écolos se polarisent sur l'effet de serre...cela les détournent des vrais problèmes....
Ils peuvent même être alors encensés par le big business peint en vert......
Hdrass Bourges -
@ bruk
Oui, vous confirmez cependant ce que j'ai posté plus haut d'un point de vue plus global, tout est lié :
l'humanité tend à dépendre davantage de ses propres technologies et de son symbole l'argent que de la nature qui est pourtant à l'origine de toutes ses richesses.
Le déséquilibre en cours va s'aggraver du fait du poids de plus en grand des populations humaines jusqu'à un point de non retour, entrainant les humains vers la catastrophe, avec ou sans changement climatique.
C'est la logique de notre destinée et il n'y a plus qu'à espérer qu'un miracle se produise, "miracle" étant d'ailleurs un terme religieux, mais le miracle serait la régression brutale du poids de l'humanité dont nous savons tous comment elle peut se produire.
La religion judéo-chrétienne est peut être à l'origine de cette destinée, la place des hommes y étant posée davantage comme divine que comme terrestre, ce qui signifierait que cette représentation du monde constituerait la plus grande erreur idéologique de l'humanité, car si l'on en croit l'esprit scientifique qui est aussi à l'origine de tout ce déséquilibre (par ses découvertes) et paradoxalement le produit de cette religion, le darwinisme tend à démontrer que nous sommes bien le produit de l'évolution du "dieu nature" qui nous entoure (qui a peut-être une cause divine : on ne sait toujours pas ce qu'il y a en amont du big-bang) et non de ce dieu purement imaginaire.
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