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La technologie nucléaire civile : de réelles opportunités pour l'Algérie

5978 lectures / 5 commentaires06 avril 2010, 11 h 51

TWR.jpgSchéma du réacteur miniature "travelling-wave reactor"
A. pompes de refroidissement ; B. zone d'expansion des gaz de fission ; C. Carburant (uranium appauvri) en vert l'uranium disponible, en noir celui consommé ; D. onde de fission (en rouge) ; E. Production d'onde (en jaune) ; F. sodium liquide de refroidissement
© TerraPower

" Il n'y a que deux puissances au monde, le sabre et l'esprit : à la longue, le sabre est toujours vaincu par l'esprit. " Napoléon Bonaparte

Depuis quelques années, le nucléaire civil fait l'objet de transactions plus ou moins cohérentes. On promet tout à tout le monde pourvu que l'on mette à l'index l'Iran soupçonné de vouloir développer un nucléaire militaire. Mieux encore, d'une façon ostentatoire ou discrète, les pays du Conseil de sécurité se font les ambassadeurs de l'atome pacifique. Souvenons-nous des voyages du président Sarkozy dans les pays arabes à qui il promet à chacun le ou les réacteurs à la fois pour affirmer la puissance de la France dans ce domaine mais aussi pour créer de la richesse en France en exportant un savoir-faire réel que personne ne conteste.

De quoi s'agit-il par ces temps incertains où deux problèmes majeurs vont structurer durablement le futur, le déclin inexorable des énergies fossiles et l'avènement tout aussi dangereux des changements climatiques dont le grand climatologue Hervé le Treut, vice-président du Giec et même Jean Jouzet un autre climatologue, nous prédisent un avenir d'autant plus incertain que Copenhague a été un fiasco?

Tout commence quand Enrico Fermi, dans un laboratoire situé dans un gymnase du Stade de Chicago, arriva à maitriser la première réaction en chaine. Nous sommes en 1942. Trois ans plus tard, le 6 et le 9 août 1945, les Japonais eurent la primeur de l'utilisation militaire de l'atome. Plus de 300 000 personnes moururent les premières heures et des dizaines de milliers par la suite moururent de maladies diverses dont le cancer. Depuis, les cinq membres du Conseil de sécurité ont le monopole de l'atome militaire. En 2003, l'essai atomique par la Corée du Nord fait de ce pays la 9e puissance nucléaire mondiale, après les Etats-Unis, la Russie, la Grande-Bretagne, la France, la Chine, l'Inde, le Pakistan et Israël. Les cinq premiers, qui ont «fabriqué ou fait exploser» leur dispositif avant le 1er janvier 1967, sont les seuls à avoir droit à la bombe, aux termes du traité de non-prolifération nucléaire (TNP). Israël, l'Inde et le Pakistan n'ont jamais signé le TNP. La première utilisation d'un réacteur nucléaire civil fut faite moins de 10 ans plus tard en URSS. L'électricité d'origine nucléaire devient alors une réalité.

Du nucléaire pour tous

Au début de 2003, il y avait 437 réacteurs nucléaires en service dans 32 pays du monde, totalisant une capacité de 356 GWe. Les centrales nucléaires ont produit 1780 TWh, soit 12% de l'électricité produite toutes sources confondues. La puissance électronucléaire installée se distribue géographiquement ainsi : OCDE Europe 36%, OCDE Amérique 31%, OCDE Pacifique 17%, Russie et Europe de l'Est, 11%, autres régions 5%. Un pays qui veut développer le nucléaire et que l'on veut freiner est l'Iran. L'énergie nucléaire contribue aujourd'hui pour environ 7% de l'approvisionnement mondial en énergie primaire et génère quelque 17% de la production d'électricité de la planète, alors que les combustibles fossiles représentent environ 80% de cet approvisionnement et contribuent à plus de 60% de l'électricité produite.

Depuis quelques années et notamment depuis trois ans, l'atome civil est proposé. La Russie, la Corée et même la Chine se placent sur le marché. La France, avec Areva, est en théorie bien placée mais on apprend que les Emirats du Golfe ont finalement choisi un constructeur coréen associé au géant allemand Siemens qui a quitté le consortium Areva avec fracas. Le nucléaire devenu compétitif et surtout vendu comme alternative aux énergies fossiles est sérieusement envisagé par nombre de pays, notamment les pays arabes (Libye, Egypte, pays du Golfe, Maroc... Algérie).

Naturellement, les vendeurs  de technologie nucléaire civile  ne vendront pas les dernières générations, c'est le cas de la Chine qui essaie de placer son ancienne technologie mais qui, dans le même temps, veut acheter deux EPR français qui, cependant, est une technologie qui n'a pas fait ses preuves. Seul un réacteur qui pose problème est construit en Finlande. EDF envisage d'en construire deux.

Par ailleurs, la démocratisation de l'atome civil ne doit pas cacher les problèmes inhérents au nucléaire dont le plus important, à ce jour non résolu définitivement, celui des déchets nucléaires. En effet, la demi-vie de l'uranium est de 24 000 ans, c'est-à-dire qu'à cette échéance il n'aura perdu que 50% de sa nocivité dont les Algériens du Sud paient encore le prix, cinquante ans après les «Gerboises» multicolores.

La technologie nucléaire low cost a fait son entrée dans ce club fermé. " Associé à Toshiba, Bill Gates annonce le développement d'un réacteur miniature fonctionnant à l'uranium appauvri et capable de fournir de l'électricité durant 60 ans. L'ancien patron de Microsoft veut aider les pays pauvres. Au sein de Intellectual Ventures, une association d'investisseurs qui réfléchit à des innovations en tout genre, est née TerraPower. Ce « réacteur à onde de combustion », TWR, en anglais (pour travelling-wave reactor), produirait de l'électricité durant une soixantaine d'années, voire plus. Sa taille serait réduite - quelques mètres de hauteur - et le réacteur ne nécessiterait aucun entretien. Une seule installation pourrait alimenter durant des décennies et à peu de frais un ou plusieurs villages ou quartiers. La firme japonaise Toshiba propose un tel mini-réacteur, baptisé 4S, pour Super Safe, Small and Simple (censé fonctionner 30 ans et fournir 10 mégawatts, MW). Une autre version existe à 50MW. Le principe d'un réacteur TWR est de brûler de l'uranium 238 (238U), c'est-à-dire l'isotope le plus répandu, qui constitue l'essentiel de l'uranium naturel et qui n'est pas fissile (on ne peut pas provoquer la fission de ses noyaux). " (1)

«Il faut un peu d'uranium 235 au coeur d'un TWR pour amorcer la réaction en chaîne. Ces particules percutent de nouveaux atomes d'uranium 238 et la réaction continue au coeur du réacteur. Selon les concepteurs du principe, cette vague de combustion progresse lentement, à raison d'environ un centimètre par an. Ce bloc d'uranium «brûle comme une bougie», résument ses concepteurs. La réaction nucléaire produit de la chaleur, récupérée par du sodium liquide porté à 550° C. Pour la mise au point, TerraPower parle des années 2020. Le réacteur de deux mètres de hauteur et de 0,7m de diamètre peut être enterré à 30 mètres sous terre pour des raisons de sécurité.» (1)

Dans le même ordre, une société américaine a mis sur le marché un réacteur nucléaire miniaturisé, gros comme une cuve à mazout et capable d'alimenter 20 000 foyers américains, donc bien plus dans les autres pays du monde. Il produirait une électricité garantie zéro effet de serre. C'est ce qu'explique sur son site la société Hyperion Power Generation. Le HPM (Hyperion Power Module), est de forme à peu près cylindrique, d'un diamètre d'un peu plus de 1,50 mètre. Sa puissance serait de 25 MW, ce qui, d'après Hyperion, correspond à la consommation d'environ 20 000 foyers aux Etats-Unis (effectivement estimée à 11 000 kWh/an). Dans tous les autres pays du monde, cette puissance conviendrait à un nombre de personnes nettement plus important. Par exemple, 200 000 personnes pourraient en bénéficier. Au tarif annoncé de 25 millions de dollars, le prix de revient par foyer semble compétitif. Un HPM pourrait aussi être envisagé pour un site industriel, une installation militaire ou pour alimenter des installations dans des lieux isolés. (2)

D'ailleurs, affirme l'entreprise, les carnets de commande sont pleins et Hyperion serait déjà sûre de vendre une centaine d'unités. Les premiers exemplaires seront produits en 2013. Entre 2013 et 2023, Hyperion prévoit une production de 4000 réacteurs. Le réacteur HPM utiliserait de l'uranium faiblement enrichi, c'est-à-dire contenant moins de 20% d'uranium 235. Par ailleurs, la quantité de combustible nucléaire est faible et l'engin n'est pas destiné à être ouvert au cours de sa durée de fonctionnement, qui serait de 5 à 10 ans. Au bout de ce laps de temps, cette «pile», comme l'appelle parfois Hyperion, laisserait un résidu de la taille d'une noix de coco qui serait facilement recyclé. (2)

Pendant longtemps le monopole de l'atome était dévolu aux pays industrialisés occidentaux, les trois puissances du Conseil de sécurité et à un degré moindre, la Russie qui avait construit les réacteurs des pays de l'Est et plus récemment, toujours pas opérationnel, celui de Bousheyr en Iran. Depuis quelques années, les autres pays proposent, au grand dam des pays occidentaux, la vente de réacteurs aussi sûrs que ceux vendus par les Etats-Unis ou la France qui, apparemment, n'a pas digéré la perte d'un marché de 20 milliards de dollars pour 4 réacteurs avec les Emirats qui ont préféré la Corée.  «Les «tigres» coréens et chinois, écrit Jena Michel Bezat, sont en chasse et l'«ours» russe a retrouvé de l'appétit. Le succès de la Corée du Sud pour la livraison de 4 réacteurs à Abou Dhabi - préférée au consortium français Areva-EDF-GDF Suez-Total-Alstom-Vinci - marque un tournant. Le marché est immense et pourrait représenter plus de 1000 milliards de dollars d'investissements d'ici à 2030. Une quarantaine de pays - surtout des pays émergents - veulent accéder à cette source d'énergie pour répondre à leurs besoins en électricité, préparer l'après-pétrole et améliorer leur «bilan carbone». Un marché où les échanges Sud-Sud trouveront des débouchés».(3)

«Plus de 400 projets, à des stades d'avancement très différents, sont dans les cartons et pourraient être construits d'ici à 2030, selon la World Nuclear Association. Mais les 400 projets mondiaux ne verront peut-être pas le jour faute de matériels, de main-d'oeuvre qualifiée et de «culture nucléaire» dans de nombreux pays. «Nous nous attendons à ce que 10 à 25 nouveaux pays mettent leur première centrale en service d'ici à 2015», a indiqué Yukiya Amano, le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (Aiea). Après Abou Dhabi, la compagnie d'électricité Kepco a signé le 10 mars, avec son homologue turque Euas, un contrat préliminaire pour construire une centrale dans le nord de la Turquie. Ankara, qui reste ouvert à d'autres sociétés, veut vite disposer d'une puissance de 8000 à 10 000 mégawatts (MW). La Turquie négocie aussi avec le russe Rosatom pour un réacteur dans le sud du pays.»(3) «Les Chinois sont capables de construire des réacteurs», constatait Hervé Machenaud, le nouveau responsable de la production et de l'ingénierie d'EDF, quand il dirigeait sa branche Asie-Pacifique. Le directeur général de Cgnpc, Quian Zhimin, n'en fait pas mystère. La Cgnpc doit, selon lui, «acquérir les compétences nécessaires pour construire des centrales 100% chinoises». C'est cette capitalisation des savoir-faire, à partir des technologies françaises en particulier, qui a permis à Séoul de s'imposer face aux Français. Quant à la Russie, elle va revenir en force. Patron de la holding d'Etat Rosatom, Sergueï Kirienko, même s'il juge que le marché est «mondial», le dirigeant de Rosatom prospecte d'abord dans les «pays frères» de l'ex-Union soviétique, de l'Europe orientale au Caucase et à l'Asie centrale. Ou dans des pays amis comme l'Inde, où il vient d'annoncer la construction de 12 réacteurs, dont la moitié d'ici à 2017. L'Iran, la Turquie et le Monde arabe sont aussi des pays cibles. Au-delà, Rosatom pousse ses ambitions jusqu'en Amérique latine. La Corée du Sud vise l'Asie et les pays du Golfe. La Chine pourrait concurrencer le Japon en Asie, où la Thaïlande, les Philippines, le Vietnam, la Birmanie et la Malaisie ont lancé des programmes». (3)

Naturellement, «on» accuse ces pays de vendre une technologie qui n'est pas sûre… parce qu'elle est moins chère !!! «Au sein de l'Union européenne, écrit encore Jean Michel Bezat - et notamment en France -, la perspective d'un développement tous azimuts de l'atome civil a fait naître une inquiétude : le développement d'une énergie nucléaire «à bas coûts», qui rendrait l'exploitation des centrales dangereuse et ferait le lit de la prolifération à des fins militaires. Le sujet a été abordé par Nicolas Sarkozy lors de la conférence internationale sur le nucléaire civil qui s'est tenue, lundi 8 et mardi 9 mars, à Paris. Aujourd'hui, «le marché ne classe que selon le critère du prix», a déploré le président français, faisant allusion au choix d'Abou Dhabi en faveur des Coréens : le consortium conduit par Kepco proposait des réacteurs beaucoup moins chers mais construits selon des standards de sûreté moins élevés. Pour soutenir l'industrie française et européenne, M.Sarkozy a donc demandé à l'Aiea d'établir un classement des réacteurs «selon le critère de la sûreté», «une priorité collective». Américains, Japonais et Français ont tout intérêt à un tel resserrement des critères de sûreté. «Jamais la technologie coréenne vendue à Abou Dhabi n'aurait été autorisée en Europe ou aux Etats-Unis», souligne Anne Lauvergeon. Pour Henri Proglio, le P-DG d'EDF: «La théorie du nucléaire «low cost» ne tient pas la route.» (4)

Qu'en est-il de l'Algérie?

L'Algérie a une puissance installée de 8000 MW et une production de 35 TWh, soit environ 1000 kWh par habitant parmi les derniers pays arabes. Même à ce rythme de consommation faible, il lui faudra près de 90 TWh, soit environ une capacité installée nouvelle de 15 000 MW d'ici à 2030. L'Algérie utilise le gaz naturel comme source d'énergie. Aura-t-elle des réserves suffisantes en gaz pendant une quarantaine d'années après 2030 (durée de vie d'une centrale)? Un simple calcul montre qu'avec une production moyenne de 150 milliards de m3 dont une centaine pour l'exportation, les réserves restantes d'un pactole initial de 4500 milliards de m3 seront de loin, insuffisantes ! Que faut-il faire? Nous pensons qu'un état des lieux sans complaisance doit être fait dans le cadre d'une stratégie énergétique où toutes les potentialités seront mises en oeuvre en misant sur l'important gisement des économies d'énergie, la production raisonnable des énergies fossiles, le recours à marche forcée aux énergies renouvelables mais aussi le recours au nucléaire, car les 50 000 tonnes de réserves d'oxyde d'uranium sont pour nous un atout.

Enfin, il n'est pas ridicule pour l'Algérie  d'utiliser toutes les opportunités offertes par la science. Les réacteurs miniatures à 25 millions de dollars pièce et capables de fournir de l'électricité à une ville de 200 000 habitants pendant une cinquantaine d'années pourraient aussi faire partie de ce «bouquet énergétique» que l'on tarde à mettre en place.

Notes

  1. J.L.Goudet: Bill Gates promeut le nucléaire Futura Sciences 24 03 2010
  2. Jean-Luc Goudet: Des réacteurs en vente libre Futura Sciences 14 03 2008
  3. J. M.Bezat: Les pays émergents vont bousculer le marché nucléaire civil Le Monde 12.03.10
  4. J.M.Bezat: Les Occidentaux s'inquiètent d'un atome civil «low cost» Le Monde 22.03.10

Auteur

Chems eddine Chitour / Professeur Ecole Polytechnique Alger Ancien Professeur associé à Toulouse Consultant Conférencier

Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info

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5 commentaires

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avatar lavoisier -

pas mal ces pettits réacteurs

j'en met 2 tout de suite à la plaçe de l'arc de Triomphe et sur l'esplanade de le défense

de plus cela ne chauffe plus de l'eau de mer

mème qu'avec de la chaleur on fait de la clim derriére leurs baies vitrées

avatar Tiout oasis -

"Gerboise bleue"


un document à charge sur les essais nucléaires français en Algérie, avant et après l'indépendance du pays

sous le nom de code militaire évoqué par le titre de ce film, se cache le premier essai nucléaire français mené dans le Sahara algérien. Il a lieu le 13 février 1960, à Reggane. Le tir est aérien, sa puissance est quatre fois supérieures à la bombe d'Hiroshima. Trois autres tirs - intitulés "Gerboise blanche", "rouge" et "verte" - suivront rapidement. Par la suite, y compris après l'indépendance de l'Algérie, en 1962, et selon une clause secrète des accords d'Evian, treize autres essais auront lieu jusqu'en 1967. Ils sont cette fois souterrains, parmi lesquels le tir "Beryl" qui échoue et libère le 1er mai 1962 un nuage radioactif contaminant tous les soldats présents sur le site d'In-Eker, à une centaine de kilomètres au sud de Reggane.

Ces faits - ils ont donné lieu à des enquêtes restées méconnues -, le réalisateur Djamel Ouahab nous les remet en mémoire moins pour sonder un épisode du colonialisme dont ils témoignent que pour évoquer un scandale qui se perpétue.

Ce scandale est de deux ordres. Le premier est que cette zone d'essais, pas aussi inhabitée qu'on voudrait le croire, ne fut pas décontaminée par l'armée française lors de son départ et que le gouvernement algérien n'a visiblement pas pris non plus cette tâche à coeur.

avatar Élaine Hébert -

Pourquoi s'obstiner à produire de l'énergie avec des technologies lourdes?
Le nucléaire présentera toujours un risque éventuel à commencer par les mines (scandale de la France contaminée) et les usines d'uranide.
Le soleil est très présent en Algérie, pourquoi ne pas aller vers cette source d'énergie à grande et petite échelle. Même dans les régions éloignées on pourrait installer des panneaux photovoltaiques. Il faut se concentrer sur la miniaturisation des appareils et les supraconducteurs. Géniaux ingénieurs, au travail!

avatar Xavier INGREMEAU Aix en provence -

Tout d'abord il faudrait arrêter de confondre le nucléaire civil, et le nucléaire militaire. Effectivement, les militaires ont utilisé cette technologie pour faire des armes, mais le nucléaire civil n'a plus grand chose à voir avec cela. Que vient faire un long rappel des essais nucléaire dans cette article?

En l'occurence, aujourd'hui, ce qui se fait surtout, c'est que lorsqu'un pays veut diminuer son stock d'armes nucléaires, il les donne au nucléaire civil, qui en fait de l'énergie. Aujourd'hui les centrales nucléaires détruisent les bombes, pour en faire de l'énergie sans CO2!

Sinon on peut lire dans l'article que l'uranium a une demi-vie de 24 000 ans. Mais à ce que je sache, ce n'est pas l'uranium qui pose problème dans les déchêts nucléaires. En l'occurence, l'uranium est naturel, donc c'est une radioactivité qui était déjà là, naturellement.

Non, les déchêts nucléaires c'est autre chose, c'est pas de l'uranium. Et en l'occurence il y a 3 possibilités. Si l'on ne recycle pas le combustible nucléaire, les déchêts ont une durée de vie (avant de revenir à une radioactivité négligeable) de 100 000 ans. Ce qui est énorme.
Cependant, si on recycle le plutonium contenu dans le combustible, on arrive déjà plus qu'à environ 10 000 ans. Ce qui est encore beaucoup, mais déjà beaucoup plus abordable, et reste totalement ridicule devant les échelles de temps géologiques des couches où ils sont censé être stockés.
Et la troisième option, c'est de détruire les déchêts les plus problématiques. Parce que personne ne le sait mais on peut détruire les déchêts nucléaires!! Et si on le fait, on descend à 300 ans...

Voilà.
Alors on en pense ce qu'on veut, il faut savoir de quoi on parle. Il y a des solutions pour stocker les déchêts nucléaires, et ce n'est pas l'uranium qui pose problème parmis ces déchêts.

Après, que ce soit des petits ou des gros réacteurs, ils vont produire les mêmes déchêts... Mais les concepts dont on parle dans l'article sont intéressants...

avatar lavoisier -

24000 ans ce n'est pas la demie vie de l'uranium , mais celle du plutonium, PU 239 qui n'ecxiste plus sur terre autre que d'une manière artificielle

pour l'uranium fissile U235 c'est 710 millions d'années
pour le 238 non fissile c'est 4,5 millards d'années

enfin l'avantage de ces pettits réacteurs , c'est la capacité a utiliser le maximum de l'énergie primaire autre que le chauffage de l'eau de mer ou les tours de refroidissement

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