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3703 lectures 10 mars 2010, 15 h 13
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Alors que la douceur de ces dernières semaines laissait présager la fin de l'hiver, une masse d'air froid venue de l'est fait de nouveau grelotter le pays. Au sud de la France, celle-ci s'est heurtée à de l'air chaud et humide provoquant des chutes de neige inattendues et conséquentes.
Si les températures enregistrées en ce début mars ne sont particulièrement froides, un nouvel épisode neigeux a affécté une partie de la France à partir de dimanche 7 mars : c'est le quatrième d'un hiver qui semble s'éterniser.
Selon Météo-France, le Sud de la France a connu d'importantes chutes de neige suite à "un conflit de masse d’air entre l'air doux et humide en Méditerranée et l'air froid continental qui recouvre une grande partie du pays. D’abord faibles sur les Alpes, les chutes de neige se sont décalées vers la vallée du Rhône en se renforçant puis ont envahi progressivement le Languedoc-Roussillon et l'Est de Midi-Pyrénées au cours de la nuit du dimanche 7 au lundi 8." Ces chutes de neige aussi tardives dans le sud de la France ne se sont pas produites depuis 1974.
Les cumuls de neige relevés par Météo-France sont conséquents pour un mois de mars comme en témoigne le département du Gard où l'on a mesuré 20 à 30 cm de poudreuse en général, et localement 40 cm.
Nîmes : 23 cm
Orange : 20 cm
Montélimar : 15 cm
Grenoble-St-Geoirs : 14 cm
Millau : 13 cm
Carpentras : 10 cm
Le Puy-Loudes : 10 cm
Saint-Girons : 5 cm
Lyon-St-Exupéry : 5 cm
Montpellier : 4 cm
Les quantités sont beaucoup plus importantes sur le relief.
Les chutes de neige ont progressé en journée vers Midi-Pyrénées et de façon très atténuée jusqu’en Aquitaine. En Languedoc-Roussillon, ces chutes ont perduré de nombreuses heures et ont donné des hauteurs de neige remarquables, notamment sur le piémont pyrénéen, mais y compris parfois jusque sur le littoral.
Image radar du 08/03/2010 à 06h00. Les précipitations, principalement sous forme de neige sur le continent, quittent la vallée du Rhône et progressent vers le Languedoc-Roussillon.
© Météo-France
Perpignan : 18 cm (25 cm au maximum, la veille à 15h00)
Carcassonne : 18 cm
Saint-Girons : 9 cm
Toulouse-Blagnac : 8 cm
Auch : 4 cm
Pau : 1 cm
Agen : 1 cm
Ces chutes de neige, bien que tardives et peu communes, ne sont toutefois pas exceptionnelles.
Le poids de la neige sur les arbres et les lignes de transport de l'électricité les font céder. Par conséquent, près de 3 000 foyers, localisés essentiellement dans la périphérie de Nîmes, étaient privés d'électricité dans le département, selon ERDF (Electricité réseau distribution France) qui a rapidemment rétabli la situation. Près de 500 foyers dans les Bouches-du-Rhône, essentiellement en périphérie de Tarascon et Arles et dans les Alpilles, et 500 foyers dans l'Hérault étaient également privés d'électricité. Dans les Pyrénées-Orientales, 10 000 foyers n'étaient plus raccordés, tout comme en Corse (au 9 mars) où la neige est tombée en abondance depuis le lundi 8 mars au soir. Au 10 mars, 2 000 foyers étaient encore privés d'électricité. A cela s'ajoute un vent soutenu à près de 100 kilomètres/heure, notamment dans le nord, le centre et l'est de l'île, ce qui provoque la formation de congères (amas de neige qui se forme sous l'action du vent) difficiles à déblayer rapidement et qui bloquent les axes de transport.
Des milliers d'automobilistes ont été surpris par les chutes de neige et sont restés bloqués sur les axes routiers malgré les avertissements. Ils ont dû être conduits dans des centres d'hébergement du département, certains ont même passé la nuit dans leur voiture. Le trafic des poids-lourds de plus de 7,5 tonnes a été interdit sur les autoroutes et le réseau secondaire du Gard, de l'Isère, de la Drôme, de l'Aude et de l'Ardèche, avait annoncé le Centre national d'information routière (Cnir).
La circulation des TGV a également été ralentie entre Paris-Marseille et Paris-Montpellier, a indiqué de son côté la SNCF. Ces retards sont dus à l'abaissement de la vitesse de 300 à 220 km/h sur la ligne grande vitesse entre Grenay (Isère) et Roquemaure (Gard) pour "éviter la formation de blocs de glace sous les motrices", a-t-on précisé. De plus, une centaine de voyageurs ont passé la nuit de lundi à mardi dans un train bloqué par une congère à la gare de Cerbère, près de la frontière espagnole.
Enfin, dans le Gard, l'aéroport de Nîmes Garon avait décidé de dévier les atterrissages sur l'aéroport voisin de Montpellier en raison des abondantes chutes de neige. Et l'aéroport de Perpignan, a été fermé lundi.
Cet épisode neigeux à également touché la ville de Barcelogne en Espagne, peu habituée à ce type de météo.
Ce mercredi 10 mars, il ne neige plus sur le sud de la France, mais les conditions de circulation peinent encore à se rétablir.
Christophe Magdelaine / notre-planete.info (tous droits réservés)Offres d'emploi | CV | Livres et DVD | Associations | Communiqués | Agenda | Tchat | Forums de discussion | Facebook | Twitter | Flux RSS
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