Le site de référence en développement durable,
environnement et risques naturels depuis 2001
| Partager cette page | Actualités | Plan du site |
6554 lectures / 24 commentaires10 mars 2010, 12 h 04
Recommander cette actualité à un(e) ami(e)Recevoir une alerte mail à chaque nouvelle actualitéFlux RSS
DROn sait que le pétrole est une ressource énergétique non renouvelable car sa formation nécessita des millions d'années. Il est donc épuisable. On annonce régulièrement dans les médias que les réserves prouvées (celles que l'on sait exploiter dans les conditions économiques et techniques actuelles) représentent une quarantaine d'années de consommation courante. Doit-on en conclure que l'on est tranquille pour 40 ans? Absolument pas.
Les professionnels du pétrole utilisent cet indicateur car il donne une idée de l'importance de la quantité de pétrole exploitable à ce jour. Mais pour le public il est trompeur à un double titre.
Tout d'abord il s'applique à la consommation de l'année en cours ; or, hors crise financière et économique, la consommation mondiale croît. Ainsi de 1998 à 2007 elle est passée de 3,439 à 3,939 millions de tonnes, soit une croissance moyenne de 1,5% par an[1]. En 2008 les réserves prouvées étaient estimées à 170,8 milliards de tonnes soit 43 années de consommation 2008. Si on suppose que la croissance de la consommation reprend au même rythme qu'avant la crise (1,5% par an), le calcul aboutit à une durée de 33 ans seulement.
Ensuite, et c'est même le point le plus important, la production ne peut être indéfiniment croissante jusqu'à épuisement des réserves … puis plus rien. La production d'un gisement pétrolier croît, atteint un maximum, puis décroît. Ce maximum est atteint bien avant épuisement du pétrole ultimement extractible ; une règle approchée est : le maximum apparaît quand la production cumulée devient égale à la moitié de la production ultime du gisement.
Comme on le verra plus loin, ce pic a déjà été dépassé dans de nombreux pays.
Au niveau mondial on aura le même phénomène : la production de pétrole aura un maximum[2]. Le tout est de savoir quand.
Afin de mieux comprendre ce phénomène on va d'abord regarder de plus près ce que l'on entend par réserves. Puis on examinera quelques données sur la production et les réserves. On abordera ensuite la théorie et la pratique du pic de production pour finir sur le débat concernant le pic pétrolier mondial.
Les professionnels du pétrole estiment les réserves connues selon leur probabilité d'extraction au moment de l'estimation.
En général, au fil du temps, dans un gisement RP2 et RP3 tendent à devenir RP1
La somme de ces trois types de réserves constitue les réserves découvertes (RD) : RD=RP1+RP2+RP3
On estime également les réserves non découvertes (RND) avec le même type d'approche probabiliste.
Si PC désigne la production cumulée au jour de l'estimation, la production ultime PU (production cumulée maximale) est PU=PC+RD+RND. C'est in fine celle-là qui compte.
Dans un gisement on n'arrive jamais à extraire tout le pétrole dans le sol (TPS) ; autrement dit RD est toujours inférieur à TPS.
On appelle taux de récupération (TR) le ratio RD/TPS.
Ce ratio est très important car il varie en fonction des progrès technologiques (et donc du temps). Au niveau mondial, en 50 ans il est passé de 20% à 35%, soit un accroissement de +75% ! Il influe donc fortement sur l'estimation des réserves.
Les définitions précédentes ne tiennent pas compte des conditions économiques (coûts d'extraction du pétrole). C'est pourquoi on adopte aussi deux définitions pragmatiques.
On rappelle que les estimations de réserves sont valables à la date de leur évaluation et peuvent donc varier dans le temps. En général quand on parle de « réserves » sans précision on désigne les réserves prouvées.
Les données sur la production sont les plus fiables. En 2008 la production fut de 28,8 milliards de barils (3,93 milliards de tonnes). La production cumulée fin 2008 atteignait 1,150 milliards de barils (157 milliards de tonnes).
La figure 1 montre la production de pétrole entre 1983 et 2008. On voit que celle-ci n'a cessé de croître, même en 2008 (+0,4%) où elle égala la consommation alors qu'en 2007 elle fut légèrement inférieure à celle-ci (de 1%)
Figure 1 - Evolution de la production de pétrole (millions de barils par jour)
Source : BP
L'estimation des réserves est difficile par essence. Selon M. Olivier APPERT, Président de l'Institut français du Pétrole (IFP), « Evaluer les réserves d'un champ de pétrole, c'est comme essayer de deviner le stock d'un entrepôt en regardant par le trou de la serrure »[3].
D'après M. Xavier PREEL de TOTAL « On ne peut vraiment savoir combien un puits contient que lorsqu'on l'a fermé »[4].
Par ailleurs il n'existe pas de méthode d'évaluation universelle contrôlée par un organisme indépendant.
British Petroleum a évalué les réserves prouvées fin 2008 égales à 1 258 milliards de barils (170,8 milliards de tonnes) soit 43 ans de consommation 2008.
TOTAL estime que les réserves ultimes de pétrole conventionnel sont de l'ordre de 3 000 milliards de barils (409,3 milliards de tonnes)
La figure 2 montre un exemple d'évaluation réalisée par l'Agence Internationale de l'Energie (AIE) en 2005.
Figure 2 - Estimation des réserves de pétrole
Source : AIE
L'intérêt de la figure 2 est de donner les volumes de réserves (abscisse) en fonction du coût de production (ordonnée)
D'après cette figure la production ultime de pétrole conventionnel serait de 2 900 milliards de barils (395,6 milliards de tonnes) et celle de pétrole non conventionnel de 2 600 milliards de barils (354,7 milliards de tonnes), soit un total de production ultime de 5 000 milliards de barils (682 milliards de tonnes).
Le commentaire en haut du graphique est trompeur car on ne sait rien sur l'évolution du débit annuel de production. Il est vrai qu'en 2005, l'AIE ne croyait pas à un pic pétrolier avant au moins 2030 !
La figure 3 indique schématiquement l'évolution de la production d'un seul gisement (en haut) puis d'un ensemble de gisements (en bas)
Pour un gisement le plafonnement de la production est un plateau. Pour un ensemble de gisements c'est un pic arrondi.
Figure 3 - Cycle de vie de l'exploitation des gisements et pic pétrolier
Source : Wikipedia
La figure 4 montre la courbe à laquelle avait abouti le géophysicien Marion King HUBBERT en 1956 après étude des gisements américains. On y remarque deux hypothèses de production ultime pour les Etats-Unis (hors Alaska) : 150 et 200 milliards de barils. Il avait prédit un maximum de production globale de pétrole américain aux alentours de 1970. Il eut lieu en 1971.
D'après la théorie de HUBBERT, le maximum apparaît quand la production cumulée devient égale à la moitié de la production ultime du gisement (ou de l'ensemble de gisements)
Figure 4 - La courbe de Hubbert
Les 20 premiers pays pour les réserves prouvées totalisent 94% de ces réserves et 14 ont déjà atteint leur pic de production (Source : CAMPBELL 2006) :
Ces 14 pays totalisent 44% des réserves prouvées
Les 6 autres pays (Arabie Saoudite, Irak, Kuwait, Emirats Arabes Unis, Kazakhstan et Azerbaïdjan), représentent 50% des réserves prouvées et devraient atteindre leur pic de production d'ici 2020.
La décroissance de production après le pic peut être brutale. Par exemple la production norvégienne a culminé en 2001 à 162 millions de tonnes. En 2008 elle ne fut que de 114 millions de tonnes, soit une chute de 30% en seulement 7 ans !
La production norvégienne suit d'ailleurs parfaitement une courbe de Hubbert.
Les réserves prouvées n'ont cessé de croître …
De ce fait, depuis 1988, les réserves prouvées se maintiennent à un niveau voisin de 40 ans de consommation de l'année courante. On pourrait croire qu'il n'y a pas de souci à se faire.
Mais c'est un trompe-l'oeil car ce qui compte c'est la production ultime qui, elle, ne croît pas.
Comme le montre la figure 6, les réserves prouvées augmentent, mais les réserves ultimes restantes baissent.
Figure 5 - Les réserves ultimes baissent
Source : JANCOVICI, 2007
En fait l'augmentation des réserves prouvées provient essentiellement de l'augmentation du taux de récupération mondial à gisements constants (On a vu qu'il a progressé de +75% en 50 ans). Les découvertes de nouveaux gisements sont secondaires ; la figure 6 montre d'ailleurs que depuis 1980 les découvertes de pétrole conventionnel décroissent et sont actuellement bien inférieures à la production annuelle de pétrole.

Figure 6 - Les découvertes de pétrole conventionnel baissent depuis 1980 (Source : Wikipedia)
Ainsi la croissance des réserves prouvées provient surtout de la révision de réserves sur des gisements déjà découverts. Si on impute ces révisions aux dates de découverte de ces gisements (et non à l'année courante) on voit qu'en fait les réserves ramenées à l'année de découverte sont en baisse.
Le premier élément du débat porte sur la forme du sommet de production. Théoriquement ce serait un sommet arrondi. Cependant des spécialistes (Ex J. LAHERRERE, ancien de Total) pensent que le pic pétrolier pourrait se manifester sous forme d'un plateau « en tôle ondulée », avec des prix chaotiques provoquant des cycles de récession économiques. Dans ce cas on saura que le « pic » est atteint seulement quand celui-ci sera bien amorcé.
Les optimistes annoncent que le pic pétrolier surviendra au plus tôt en 2020.
Ce sont surtout des économistes, l'Agence Internationale de l'Energie (AIE), certains pays (USA), certaines compagnies pétrolières, …
Ils croient en la prolongation des progrès technologiques : le taux de récupération mondial croîtra de 35 à 50% (soit +43%) Ils pensent que l'exploitation du pétrole non conventionnel comblera la chute de production du pétrole conventionnel pendant un certain nombre d'années.
Un certain nombre d'optimistes, y compris des compagnies pétrolières, ont revu leurs prévisions à la baisse. C'est le cas de l'AIE qui, jusqu'en 2006 clamait que jusqu'en 2030 il n'y aurait pas de problème à condition de faire les investissements nécessaires. A cet horizon l'AIE prévoyait une production de 116 millions barils/jour (soit + 37% par rapport à celle de 2008). Depuis 2007 l'AIE est beaucoup plus prudente. Dans sa dernière version du « World Energy Outlook » (Novembre 2009) elle a ramené cette production à 105 millions barils/jour dans son scenario de base, niveau que certains experts considèrent comme difficile à atteindre. Il y a d'ailleurs une polémique à ce sujet. Plusieurs fonctionnaires de l'AIE ont affirmé au Guardian (10-11-2009) que leur agence minimisait sciemment l'imminence du pic pétrolier. L'expert C. CAMPBELL a déclaré que l'AIE était informée sur ces faits depuis 1998 (Lettre au Guardian de novembre 2009)
Les pessimistes pensent au contraire que le pic pétrolier est imminent, voire que nous y sommes déjà.
Ce sont souvent des géologues et d'anciens employés de compagnies pétrolières (Ex J. LAHERRERE, ancien de Total). Il y a aussi des experts non liés aux producteurs.
Ces personnes accordent beaucoup d'importance au « terrain » et aux difficultés d'extraction du pétrole. Certaines ont créé en 2001 une association d'étude du pic pétrolier : l'ASPO (Association for the Study of Peak Oil and Gas).
Figure 7 - Evolution de la production pétrolière (Source : CAMPBELL, ASPO)
La figure 7 montre la prévision de l'ASPO sur l'évolution de la production pétrolière. L'ASPO prévoit un pic pétrolier mondial vers 2010.
Parmi les pessimistes on trouve M. Kenneth S. DEFFEYES, ancien élève de King HUBBERT, qui pense que nous sommes déjà dans un plateau «en tôle ondulée» depuis décembre 2005
Sahad-Al-Husseini, ancien responsable de la production et de l'exploration de Saudi Aramco pense aussi que nous sommes sur un plateau que l'on peut maintenir jusqu'en 2020 avec beaucoup d'efforts.
Robert HIRSCH, spécialiste américain de l'énergie considère que la production pétrolière va commencer à décliner dans les 5 ans.
L'inquiétude gagne même les professionnels du secteur pétrolier ; voir par exemple le Compte-rendu de la conférence « Oil & Money 2009» (Londres octobre 2009) par Steve ANDREWS de l'ASPO.
Ce rapide tour d'horizon permet de se rendre compte qu'il faut s'attendre à des tensions sur le marché du pétrole quand la demande reprendra sa progression, comme on l'a déjà constaté en 2007 et 2008 juste avant la crise économique. De plus si le pic pétrolier mondial est proche (par exemple d'ici 5 ans), c'est probablement une envolée du prix du baril qui se produira, sauf évènement exceptionnel réduisant la demande.
Même si ce pic est plus lointain, on doit s'y préparer et déjà penser à réduire notre dépendance au pétrole. Cette réduction permettrait également d'abaisser les émissions de gaz carbonique, gaz à effet de serre intervenant dans le réchauffement climatique.
Le point dur sera le secteur transport où, pour l'instant, il n'existe pas d'alternative commerciale massive au moteur thermique (et où le renouvellement du parc de voitures particulières est lent, de l'ordre de 20 ans en France)
Pour ce secteur la fuite en avant serait de faire appel à des biocarburants de 1ère génération (les agro-carburants actuels) et à des carburants de synthèse. Les premiers sont déjà en compétition avec la production alimentaire. Les derniers sont actuellement produits à partir du gaz naturel, procédé cher et émetteur de gaz carbonique. On peut aussi les produire à partir du charbon, procédé plus cher et également émetteur de gaz carbonique. La bonne solution du point de vue bilan d'émission de gaz carbonique serait les biocarburants de 2ème génération à partir de la biomasse non agricole (bois, herbe,…) ; mais c'est un procédé actuellement très cher et au stade de recherche-développement.
De toute façon, à l'avenir, il faut s'attendre, sauf évènement exceptionnel, à un prix du pétrole durablement élevé. Un pic pétrolier proche rendra ce phénomène plus aigu et plus perturbateur de l'économie déjà malmenée par la crise financière. On doit s'y préparer dès maintenant.
[1] Source : BP statistical review of world energy (juin 2009). A cause de la crise en cours la consommation a baissé de 0,6% en 2008 puis de 1% en 2009.
[2] Ce maximum est désigné « pic » de HUBBERT, par référence à M. King HUBBERT, géophysicien américain qui a prédit que la production des Etats-Unis atteindrait son maximum vers le début des années 1970 (ce maximum fut atteint en 1971). Le terme « pic » n'est pas approprié car le maximum se fera plutôt selon un « plateau ».
[3] Journal Le Monde du 1er octobre 2005
[4] Journal Le Monde du 1er octobre 2005
[5] Olivier APPERT, Le Monde du 1er octobre 2005
Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info
Vous aussi, vous pouvez ajouter votre commentaire !
Quentin, Montigny - 10/03/2010, 14:31
Le point dur sera le secteur transport. C'est évident! Toutes marchandises transites,( pas seulement les Franciliens pour se rendre au chagrin). Comme dab, l'on attends l'extrême limite le point de non retour. Plus fort, l'on a rien trouvé de mieux que d'instituer une taxe carbone pour contraindre la multitude des petits consommateurs à acheter 'light" l'on appelle cela infléchir les lois du marché! De sérieux problème sur il y en aura, et plus que l'on crois. En attendant ils vont réouvrir les mines de charbon, tenter de généraliser le nucléaire et qu'importe les conséquences prévisibles. l' humanité va se trouver très rapidement dans une impasse.
Il y en aura pas pour tous le monde!
Hdrass Bourges - 10/03/2010, 14:40
Tel est le destin de l'humanité.
Nous sommes unis-vers.
St Herem, Essonne - 10/03/2010, 16:46
Très bonne étude, exhaustive et... peu rassurante!
A propos des transports (hors ferroviaire), gros consommateurs d'hydrocarbures, je ne comprends pas pourquoi, outre les petites voitures "tout éléctrique", les constructeurs ne sont pas contraints de lancer d'urgence de vrais véhicules hybrides, i.e. diesel- ou essence-électriques tels que poids lourds et grandes routières, équipés de moteurs électriques alimentés à tour de rôle par batteries (chargées sur le secteur), des panneaux photovoltaïques, le frein moteur à récupération, et un générateur thermique prenant le relai en cas de manque d'électricité. Ainsi, une grande routière de type monospace devrait consommer au maximum 2 litres de gazol ou 3 litres d'essence aux 100km sur grands parcours. Soit le quart de la consommation de ce type de véhicules. Des progrès encore plus substantiels seraient possibles pour les camions et poids-lourds dont.... le gros du trafic devrait revenir au rail ! Idem pour les cargos. Qu'en disent les spécialistes?
Hdrass Bourges - 10/03/2010, 18:20
""Qu'en disent les spécialistes?""
Je réponds à leur place sans en être un.
Eh bien, ils se cassent la tête, mais ils n'ont pas encore trouvé de solutions économiques.
Rappel: tout est relatif, et pour le moment les ressources fossiles sont relativement trop bon marché pour qu'on les abandonne ou qu'on les remplace par autre chose, relativement à nos besoins (immenses).
Autrefois le pétrole jaillissait du sol, il ne coutait donc rien à extraire, mais aujourd'hui il faut dépenser de l'énergie donc de l'argent pour aller le chercher plus profond et plus loin. Il reste toutefois encore très bon marché relativement aux ressources renouvelables connues, d'où la non rentabilité de celles-ci sans subventions (nos impôts).
L'économie est à la base du fonctionnement du monde, ne l'oublions pas.
Il y a les idées d'une part et la réalité du monde d'autre part.
2 litres de gazole ou 3 litres d'essence aux 100km sur grands parcours pour un monospace, c'est irréaliste à cause des lois de la physique, ce serait en revanche plus réaliste pour une 2 chevaux, mais nous aspirons à des monospaces, question de moyens.
Christophe, Paris - 10/03/2010, 20:35
"C'EST MAINTENANT!" de Jean-Marc JANCOVICI et Alain GRANDJEAN: un très bon livre qui se lit comme un rien et qui mélange avec art l'économie, la politique, l'écologie et un peu d'histoire; beaucoup de concret, un peu d'humour et surtout, tellement de bon sens: à lire absolument!
St Herem, Essonne - 11/03/2010, 14:22
Merci pour la réponse de Hdrass de Bourges.
Mais, dans mon esprit, les 2 ou 3 litres de carburant consommés par une "grande routière" diesel-électrique (ou essence-elec.), ne représenteraient que le tiers (ou moins), de l'énergie totale ; les 2 autres 1/3 provenant de l'électricité venant du secteur, de la récup. frein moteur et des panneaux photo-voltaîques tapissant une bonne partie de la carosserie. Irréaliste? Je ne crois pas!
Bien sur, avec un retour important vers le ferroviaire et les transports en commun!
Et en ce qui concerne les grands cargos et autres bateaux, un appoint important (au gazole) devrait provenir de l'éolien (voilures auxiliaires) et du photo-voltaïque! - Restent les transports aériens, hélas (hydrogène?).
Mais avec un peu d'imagination -et de volonté d'aboutir-, on devrait pouvoir faire beacoup mieux qu'aujourd'hui avant de s'écraser sur le mur!
Cordialement;
Laurence, Narbonne - 11/03/2010, 16:55
pas la peine de chercher midi à quatorze heure la solution ne sera pas technologique et il ne faut pas espérer maintenir le train de vie occidental médian que l'on connait ou que l'on espère.
La solution est d'ordre politique et culturelle.
Le pic pétrolier impose un total changement de paradigme.
Le monde est gouverné par l'économie...oui et non...seulement le monde occidental et le monde qui aspire au mode de vie occidental.
Avec la décroissance de la "production" de pétrole c'est soit la récession soit une sortie du dogme de l'économie.
Certain appelle ça la décroissance ou l'accroissance. Moi j'appelle ça le décrochage.
Le pétrole est comme une drogue pour l'occident. Il y a eut une phase de découverte avec des flashs jubilatoires appelés "croissance", "plein emploi", "progrès", "science". Puis une phase d'accoutumance où des doses plus fortes ont été nécessaires pour avoir les mêmes résultats on a appelé ça les "trentes glorieuses".
Dès qu'une pénurie ce faisait sentir l'occident était en crise de manque, on l'a vue en 1973, en 1979, en 2008.
Au plus la dépendance est forte au plus le décrochage est difficile, les drogués sont pret à tous pour leur came, on le voit avec les junkies yankees qui ont préférés envahir l'irak et l'Afghanistan plutôt que de décrocher.
Le décrochage ne se fait pas du jour au lendemain et il ne peut pas se faire tout seul dans son coin, il necessite une forte volonté des individus certes mais aussi un accompagnement et une forte politique de soutien.
On voit aujourd'hui de nombreuses personnes en voie de décrochage qui ont retrouvé leur liberté en inventant de nouveau mode de vie et de fonctionnement avec la société, c'est un espoir.
Une fois la prise de conscience de cette dépendance maladive, il est difficile de faire machine arrière mais le processus complet peut être long tant les barrages psychologiques sont nombreux.
Alors à vos AMAP car la dépletion du pétrole c'est aussi lié à la souveraineté alimentaire et n'oubliez pas de votez intelligemment !
DEHELVET - 13/03/2010, 00:04
Bonjour à tous.
J'ai assisté à plusieurs conférences de spécialistes pétroliers.. qui disent toutes la même chose : le pic oil va être atteint. Or, si l'on regarde comment vivent ces messieurs dans leur habitat, ils n'ont pas renoncé ne serait-ce que d'une once, à leur mazout pour se chauffer !
Etonnant venant de la part de personnes averties et initiées.
J'en déduis, que cette histoire de pic oil et de diminution de la ressource pétrolière est un leurre pour tenir les prix du pétrole à des niveaux superfétatoires. Histoire d'argent.
De plus, j'imagine mal les pays de l'OPEP (qui doivent être parfaitement au courant) continuer de vivre et de dépenser sans compter.; sans préparer l'après pétrole.
Non, j'ai lu plusieurs communication scientifiques et j'ai entendu, au moins dans l'une des conférences, qu'il reste au moins autant sinon plus de réserves pétrolières que nous n'en n'avons consommé jusqu'alors;
Simplement, il est plus profond (- 4.000 à - 6.000 mètres), plus difficile à exploiter (sables bitumimeux, bitume...) donc plus cher.
Cela demande des techniques nouvelles, très onéreuses, que nous ne possédons pas encore mais qui sont déjà en cours d'élaboration.
A cela il faut ajouter la fusions nucléaire qui, normalement, sera au point dans trente ans.
Mais il est vrai aussi que les Etats cherchent à s'émanciper de la tutelle pétrolière. Que nous polluons de plus en plus et que nous sommes de plus en plus nombreux, etc.., que la demande en énergie va aller sans cesse croissante;
Donc il nous faut mettre en place les énergies renouvelables ; peut-être rouvrir des centrales à charbon (avec les moyens de filtrations nécessaires), des centrales au fioul (idem), mettre au mont des moteurs encore moins gourmands, etc...
Et commencer l'exploitations du méthane : il y en a partout !
Donc pas de souci pour le pétrole, mais on va le payer de plus en plus cher.. et pas forcément parce qu'il va manquer !
Bonne soirée à vous tous. DEHELVET.
Candide - 13/03/2010, 16:00
Comme toujours dans ce genre de discussion, on rencontre les mêmes réactions :
1) la litanie religieuse : "changeons la vie pour résoudre le problème". Sauf qu'au fur et à mesure de l'amélioration des conditions de vie de chacun, les besoins en énergie seront plus nombreux, quoi qu'on fasse;
2) le recours à de fausses solutions consistant juste à changer de vecteur énergétique (sans s'occuper de la source) : l'hydrogène, la voiture électrique ; l'hydrogène, il faut le produire, et l'électricité aussi.
3) l'utopie officielle : l'éolien, le photovoltaïque ; comme si des gadgets fiscoalimentés pouvaient prendre la relève véritable des sources d'énergie actuelles - et de la demande future.
Non, la solution du problème est déjà opérationnelle. Les moteurs thermiques ne sont pas économiquement remplaçables, et doivent donc être conservés. Si pétrole vient à manquer, il faudra remplacer les carburants liquides issus du pétrole par des carburants liquides issus d'une autre source : dans un premier temps (100 ans) le charbon. (Plus un peu de biocarburants). Dans un deuxième temps, il faudra extraire le carbone des sources naturelles (pratiquement inépuisables) puis synthétiser des carburants liquides (méthodes déjà existantes, qu'on peut probablement améliorer). L'énergie nécessaire pour cette extraction ne pourra être que le nucléaire, qu'on le veuille ou non. Moyennant quoi l'avenir énergétique du monde est assuré pour quelques milliers d'années... L'adaptation conduira à de nouveaux équilibres, et donc à de nouveaux comportements. Mais, de grâce, n'espérons pas remplacer l'ordre dans lequel les choses se feront.
Alain - 13/03/2010, 16:57
Les ricains ne sont ils pas en Irak pour une très grosse quantité de pétrole, faudra bien qu'ils se recupèrent les frais de guerre sur quelque chose et sans parler de tous ceux qui sont morts ?
Ces gens là ne font rien gratuit et ils ne sont pas les gendarmes de la planète pour rien
Y en a du pétrole et beaucoup
Bruno Herblay - 13/03/2010, 22:00
Du pétrole il y en a mais des consommateurs encore plus là est le problème.
Les voitures à 2 l au 100? Ou sont elles? Depuis les années 80 la consommation à gamme constante n'a pas bougé. Pourquoi car les gens achètent des voitures de plus en plus lourdes? Regardez la consommation de la 4 CV Renault de 1950 c'est quasi la même que la Twingo de 1990.
Les biocarburants ne sont pas à l'échelle de la consommation. La 2ème génération n'est pas au point alors de là à ce qu'elle soit industrialisée.
La fusion, pas au point non plus et j'en suis désolé M. Dehelvet. Même si elle était au point demain, il faudrait des décennies pour qu'elle occupe une place importante dans le mix énergétique. Imaginez les flux financiers nécessaires, les problèmes politiques, etc.
Quant à la synthèse à partir de diverses sources naturelles bien sur que c'est faisable mais le coût !!!!!
Le problème ce n'est pas le manque d'énergie et de pétrole c'est dans le cout de ce pétrole ou de cette énergie. Celui qui pourra le payer en aura encore mille ans les autres iront à pied.
Candide - 13/03/2010, 23:44
"Celui qui pourra le payer en aura encore mille ans les autres iront à pied".
On ne peut pas dire ça sans avoir fait des calculs.
DEHELVET - 14/03/2010, 00:08
Bonjour à tous.
C'est vrai, la fusion n'est pas "encore" au point mais, c'est une certitude, elle le sera... dans trente ans et peut-être avant. Mais, en attendant, nous avons des sources d'énergie gigantesque devant nous :
- d'abord les immenses gisements de pétrole des grande profondeurs marines
- le méthane : il y en a partout
Et dans pas longtemps, nous allons avoir des stations orbitales qui renverront l'électricité fournie par le soleil à des stations sur terre. Il y a un projet japonais allant dans ce sens (voir les lettre de notre-planete.info);
Sans compter d'énormes stations solaires dans les déserts d'Orient et du Moyen-Orient...
Les projets ne manquent pas.
Et l'on peut concevoir des voitures électriques qui seraient alimentées pas câble supra conducteurs sous l'asphalte des routes. Ceci pour économiser les carburants liquides.
Non ! Je ne crois pas du tout à un manque d'énergie quelle qu'elle soit.
Par contre, c'est sûr car ça en a déjà pris le chemin, nous seront de plus en plus rackettés.
Bonne soirée à vous tous.
Bruno Herblay - 14/03/2010, 12:26
La technologie fait réver dans les laboratoire mais la pratique industrielle ramène sur terre.
@ Dehelvet
Dire que la fusion sera prete dans 30 ans n'engage que vous, cela fait juste 50 ans qu'on le dit!!!!
De toute façon, je le répete encore, entre le moment ou une technologie est prete et celui ou elle occupe une place prépondérante dans le mix énergétique il y a un monde. En effet il faut industrialiser, financer, planifier et réaliser. Tout ça, pas à l'échelle d'une centrale mais de plusieurs milliers. On n'a toujours pas pu le faire à l'échelle mondiale avec le nucléaire conventionnel qui a 50 ans maintenant et dont la technologie est mature. Il suffit de regarder la part du nucléaire par rapport au pétrole et au charbon à l'echelle mondiale dans le mix énergétique!
Seule la France est l'exception mais ce n'est pas grand chose à l'échelle du monde et en plus combien de temps cela a pris et avec quels combats (Plogoff, etc...). Je ne suis même pas sur qu'on puisse de nouveau faire ça maintenant.
Alors la fusion, mon cher, je peux vous l'assurer avant qu'elle ne sauve le monde vos petits enfants seront morts. Ils verront peut être des réacteurs tourner (et encore?) mais ne la verront surement pas fournir l'énergie du monde.
Bruno Herblay - 14/03/2010, 13:27
@ Candide
Il n'y a rien à calculer, juste à raisonner. Le calcul serait pour dater et je laisse cela aux experts.
Le pétrole n'étant pas renouvelable et la demande explosant les prix vont monter. Donc de 2 choses l'une
- soit la croissance de la Chine et de l'inde et des autres se poursuit et alors la demande de pétrole et de carburant liquide dans 20 ans sera sans commune mesure avec ce qu'elle est maintenant (faites la multiplication avec les taux de croissance à la puissance du nombre d'année c'est simple). Peut être encore plus si l'Afrique et l'Amérique latine s'y mettent).
- soit elle ne se poursuit pas et alors c'est qu'il y aura eu un problème grave pour tous. Eliminons cette solution pour des raisons de simplification.
Tant qu'on pourra fournir avec les moyens actuels cela ira sinon il faudra payer plus pour essayer de suivre la demande. Transformer le charbon, aller chercher le pétrole dans des endroits pas imaginables, etc.. Indépendemment du coût environnemental cela aura évidemment un coût financier et des limites techniques et géopolitiques. Par exemple, on peut toujours imaginer chercher l'Hydrogene sur Jupiter, il y en a pour des millions d'années mais la rentabilité du projet demande d'attendre quelques années!
Si on arrive à fournir la demande ce sera de plus en plus cher et si on n'y arrive pas alors, d'après les loix du marché, ce sera encore plus cher. Les prix s'envoleront jusqu'à ce que la demande équilibre l'offre.
Croyez vous que les chinois, indiens, américains, etc. vous feront des cadeaux. Surement pas, n'aura du pétrole que celui qui pourra le payer. Et bien sur il y en aura toujours qui le pourront mais pas tous c'est évident. Au passage ceci freinera la demande et prolongera les réserves.
Surtout que ce qui est valable pour le pétrole l'est pour toutes les matières premières, la nourriture, l'eau, l'uranium, etc... Et donc le pouvoir d'achat restant pour le pétrole sera ponctionné de partout.
Alors les calculs! Et bien je vous laisse les faire et on peut en discuter après. Vous prenez la consommation américaine, la répartissez par type d'énergie dans un premier temps puis divisez par la population des Etats unis et y appliquez un double taux de croissance (population et demande). Ensuite vous prenez le taux de croissance des pays émergents (10% pour info 1,1 puissance 20 cela fait 7 environ et puissance 30 cela fait 17) après les avoir ramené au taux américains sur la base de leur consommation actuelle et vous planifiez sur 20/30 ans en supposant business as usual. Vous ajoutez l'Europe (base croissance moyenne) les autres (avec un taux de 5%). Bien sur vous prenez aussi en compte l'aumentation de la population et vous limitez les maxima à la courbe américaine (supposée ce qu'on peut faire de pire en consommation par habitant). Ensuite vous regardez par rapport aux réserves de pétrole et vous pouvez commencer à convertir le charbon (avec bien sur un rendement de transformation équivalent à une perte). Ce faisant vous n'oublirez pas d'appliquer les mêmes coefficients de croissance de la demande au charbon en partant de la situation actuelle avant de faire vos conversions. Cela ne vous donnera pas le prix mais l'évolution de la consommation (business as usual) sur 30 ans par rapport aux réserves, vous allez voir je pense que ce sera amusant.
Et si par hazard cela passe sur 30 ans faites le sur 50 puis 100 ans jusqu'à ce que vous ayez épuisé tous les stocks. Vous aurez la théorie d'un monde parfait ou tout le monde a assez d'argent pour se payer sa consommation et calque son niveau de vie sur le niveau américain.
Dans la pratique ce ne sera pas du tout comme ça, la discrémination et la modération de la demande se feront par l'argent. Comme au Monopoly, les individus/peuples sortiront du jeu ruinés mais le jeu continuera. Ajoutez y les considérations géopolitiques, contrôle de régions pour se reserver la production (déjà en cours) et vous aurez une idée du monde à venir (à mon sens du moins).
Et dans ce jeu l'avenir de l'Europe c'est l'immense
Russie d'ou l'interet de s'en rapprocher et d'éviter qu'elle se rapproche de la chine.
Stéphane LAGASSE BRUXELLES - 14/03/2010, 23:31
Tout ces magnifiques graphiques et raisonnements confirment une évidence: notre planète est une oasis miraculeuse qui ne peut accueillir indéfiniment plus de monde surtout avec notre "niveau" de vie que nous appelons civilisation!
Nous ne pouvons pas tous tout changé du jour au lendemain, mais nous pouvons chacun commencer dès aujourd'hui à réduire notre "empreinte écologique" qui est pour moi le premier acte responsable, humain.
Quand on voit la folie que représente nos compétitions en tous genres -rien que l'impact écologique d'une compétition de formule 1- mais aussi les jeux olympiques!
C'est quoi la grandeur de l'homme?
C'est quoi le PROGRES?
C'est quoi notre avenir?
Codron Thierry thouars 79 - 15/03/2010, 09:37
Cela fait 40 ans que l'on nous promet la fusion dans moins de 30ans....
gambaccini montpellier - 16/03/2010, 01:37
40ans de pétrole,pour toute la population mondial?ou 40ans de pétrole restreint de plus en plus pour certains,parce que 40ans de pétrole pour le monde ,ça parait pas posible.
Candide - 17/03/2010, 11:35
@ Bruno (Herblay) :
Vous êtes obnubilé par une "règle" du marché :" le prix est proportionnel à la demande".
Qui a comme corolaire : "Si la demande n'est pas satisfaite, le prix monte à l'infini".
Or, cette règle est tout simplement...fausse...
Je m'explique :
Avez-vous déjà vu dans l'histoire cette règle s'appliquer vraiment ? Non ? Eh bien, c'est que cette règle doit être valable uniquement dans certaines limites, mais pas partout.
Et évidemment, c'est ce que l'on constate si l'on prend un peu de recul : en effet, si un produit quelconque vient à manquer, on constate toujours que les utilisateurs acceptent la règle du marché jusqu'à un certain point seulement. Au delà, ils passent à une autre solution, ce qui se traduit par un pic ou un plateau provisoire du prix, suivi d'une décroissance qui peut descendre presque jusqu'à zéro. Observez donc l'histoire : cette règle-là est immuable.
Il est donc clair que les situations de pénurie sont toujours des situations transitoires dont on sort rapidement.
Et ne venez pas dire que cette règle ne s'applique pas aux produits irremplaçables comme le pétrole, car, contrairement à ce que prétendent certains par ignorance, le pétrole est parfaitement remplaçable dans toutes ses utilisations. Et cela est parfaitement valable pour toutes les matières premières. Le monde est en effet fini, mais il est aussi fermé, c'est à dire que tout ce que vous y utilisez y reste...
Bruno herblay - 19/03/2010, 16:26
@Candide
Ce que vous dites n'est pas faux mais je ne connais pas, personnellement, de cas ou cela s'applique en matière énergétique. Les nouvelles sources s'ajoutent mais ne font pas baisser les précédentes
L'exemple du charbon, énergie du passé s'il en est, (même si faute d'alternative certains veulent lui prévoir un futur) le montre bien. Sa consommation n'a jamais baissé elle a augmenté malgré l'arrivée du pétrole plus pratique, plus propre, moins dangereux à exploiter etc.
Par ailleurs le monde est fermé certes mais, sur terre, la thermodynamique s'applique (hélas) et ce n'est pas parce que cela reste que c'est indéfiniment réutilisable. L'entropie et le second principe de la thermodynamique sont des saloperies mais hélas ils font partie des loix de la nature.
Enfin il faut mentionner que si le pétrole est remplaçable il y a un problème de coût. Si une solution évidente de remplacement existait cela se saurait et se verrait. Hors l'historique montre que quand le prix du pétrole montre l'économie se plante (1974, 1979, etc.). Et comme je ne vois pas pourquoi il ne monterait pas vu l'inflation de la demande et la stabilité de l'offre et que je ne crois pas non plus à la solution miracle de remplacement qui apparaitrait comme par echantement demain on peut en tirer les conclusions qu'on veut.
Codron Thierry thouars 79 - 20/03/2010, 21:31
Il y a une solution évidente de remplacement , c'est le charbon! Tout ce que l'on fait avec le pétrole peut être fait avec le charbon, mais évidemment à un cout plus élevé, c'est d'ailleurs pour ça que l'on a abandonné ( partiellement ) le charbon au profit du pétrole , dès que le pétrole deviendra plus couteux que le charbon ,on rebasculera naturellement vers le charbon ( ça commence à se faire ). Les réserves en sont énormes et on pourra donc rejeter encore plus de CO² les 6 degrés de réchauffement sont atteignables grâce au charbon.....
Bruno herblay - 20/03/2010, 22:35
Indépendemment du réchauffement climatique, de sa saleté et du nombre énorme de morts dont il est responsable tous les ans, le charbon ne nous sauvera pas aussi longtemps qu'on le dit et l'écrit partout.
Les réserves paraissent énormes mais elles sont évaluées sur la base de la consommation actuelle or:
1. d'une part avec la croissance des pays émergents et la croissance tout court la consommation énergétique va croitre de façon exponentielle dans les 50 ans à venir (sauf accident majeur non souhaitable).
2 d'autre part si on remplace le pétrole par le charbon il en faudra d'autant plus d'ou un autre facteur multiplicatif s'ajoutant au précédant.
Les mêmes réserves de charbon évaluées dans 30/50 ans quand les consommations chinoises ou indiennes par habitant seront celles des Etats unis ne nous donneront surement pas la même image.
Mais là encore le problème n'est pas le manque de pétrole ou de charbon ,le problème c'est le coût de l'énergie que notre société peut se permettre d'acheter sans rentrer dans une crise majeure. L'histoire nous montre qu'il ne faut pas grand chose pour que le système déraille. Et la bonne nouvelle c'est qu'une crise majeure augmentera la durée des réserves.
Personnellement, je ne crois pas vraiment au charbon qui devrait rester ce qu'il est, une énergie du passé. C'est à mon sens une fausse solution qui ne fera pas gagner autant de temps qu'on veut nous le faire croire.
Maintenant si politiquement cela permet de passer quelques mandats de plus il est évident qu'on va lui trouver les yeux de Chimène.
Rozé, Montigny le bretonneux - 05/04/2010, 21:22
Le pétrole est utilisé pour les transports, pour le chauffage, pour la production d'électricité et pour la production de nombreux composants à base d'hydrocarbures (plastique par exemple). S'il vient à manquer, il faudra vivre sans ou du moins vivre avec un rationnement de ce pétrole. Ce qu'il serait peut être judicieux de faire aujourd'hui si nous étions des êtres responsables.
On peu réduire les transports par une production localisée, par une réduction drastique des trajets domicile, travail, école, ... et l'utilisation de ses pieds !
On peut réduire la consommation de pétrole pour le chauffage en se chauffant moins, (ne chauffer qu'une pièce, utiliser pulls et couvertures en hiver, se regrouper dans une même habitation commune, regrouper et mieux isoler les habitations, etc ...)
On peut éviter une grande consommation de pétrole pour faire de l'électricité, d'abord en étant plus économe de cette énergie merveilleuse, ensuite en utilisant les techniques éoliennes et solaires.
On peut réduire drastiquement la production de produits à base d'hydrocarbures d'autant plus que la plupart de ceux-ci sont très polluants.
Dans tous les cas, vivre avec très peu de pétrole voire pas du tout est possible au prix d'une décroissance obligatoire et d'une diminution très importante de la population humaine. Mais qui d'entre-nous osera vraiment se le dire et acceptera de prendre les dispositions nécessaires ?
clément gauthier abitibi - 07/06/2010, 01:27
Chargeur autonome
POUR L'INDUSTRIE DES VÉHICULES ÉLECTRIQUES AINSI QUE POUR LES RÉSIDENCES PRIVÉES !!! **
Je suis à la recherche d'hommes et de femmes d'affaire pour former un consortium afin d'investir dans la fabrication et la vente de ce chargeur autonome à la grandeur de la planète.
En effet, je possède un chargeur qui permettrait de rouler avec une auto électrique pendant 1000 kls et plus sans avoir à brancher l'auto. Le kilométrage n'a plus aucune importance. Le chargeur fonctionne tant qu'il est ouvert où que ce soit sur la terre. Pas besoin de soleil, de turbine ni d'essence. Il peut fonctionner jour et nuit.
Ce chargeur est autonome, il recharge les batteries dès que celles-ci sont rendues au ¾ de leur puissance. La puissance du chargeur peut variée entre 50 et 100 ampères minimum à l'heure. Vous avez bien compris : cela nous permet de nous libérer des centrales électriques.
Le prototype est a vendre $100,000 dollars plus 25% de redevances.
Il n'y a plus aucune raison de ne pas pousser la fabrication et la vente de l'auto électrique avec un tel chargeur. Ce chargeur pèse environ 3 lbs. De plus, avec 20 batteries de 12 volts connectées en série, nous pouvons aussi fabriquer de 240 volts pour les résidences privées.
C'est de l'énergie gratuite pour tous. Toutes les pièces sont sur le marché, il suffit de les assembler.
Pour informations : cg-1cvoyageur@cablevision.qc.ca
Ou # de téléphone 819-735-4331
Clément Gauthier,
Abitibi, Canada.
Offres d'emploi | CV | Livres et DVD | Associations | Communiqués | Agenda | Tchat | Forums de discussion | Facebook | Twitter | Flux RSS
Page mise à jour le 10/03/2010 37 connecté(e)s© 2001-2010 notre-planete.info - tous droits réservés
notre-planete.info est un site indépendant qui vise à informer et sensibiliser objectivement sur l'environnement, l'écologie, les sciences de la Terre, les risques naturels et le développement durable
Mentions légales |
Presse |
Publicité |
Contact |
Logos |
Soutenez notre-planete.info !