
Selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM), des mesures effectuées au-dessus et à proximité de l’Antarctique montrent que la couche d’ozone s’appauvrit beaucoup plus vite cette année que les années précédentes et que le trou d’ozone a déjà une étendue équivalente à la superficie record de 28 millions de kilomètres carrés enregistrée en septembre 2000.
La situation est bien différente de celle observée l’an dernier, alors que le trou d’ozone n’avait jamais été aussi peu étendu depuis plus d’une décennie après son dédoublement à la fin du mois de septembre.
Ces dernières années, le trou d’ozone a souvent atteint sa dimension maximale vers lami-septembre, et parfois à la fin du mois de septembre. Il n’est donc pas possible de prévoir avec certitude que cet accroissement du trou d’ozone va se poursuivre durant les prochaines semaines. Les variations de taille, d’épaisseur et de persistance du trou d’ozone qui ont été dernièrement observées sont davantage dues à des changements d’une année à l’autre des conditions météorologiques dans la basse stratosphère au-dessus de l’Antarctique plutôt qu’à des modifications de la concentration, dans la couche d’ozone, des substances nocives pour ce gaz.
L’emploi des produits chimiques qui appauvrissent la couche d’ozone est désormais strictement réglementé par un certain nombre d’accords internationaux. Selon diverses mesures, les concentrations de la plupart de ces produits chimiques diminuent dans la basse atmosphère et ont apparemment atteint leur maximum dans la couche d’ozone stratosphérique – la partie de l’atmosphère qui joue un rôle-clé en la matière. La diminution de la concentration de ces produits chimiques dans la couche d’ozone s’effectue avec un certain retard, et il faudra probablement des décennies avant que la stratosphère retrouve son état antérieur. A cet égard, seule l’application stricte des accords internationaux permettra d’assurer la restauration complète de lacouche d’ozone.
Compte tenu de l’importance que revêt la coopération internationale pour les questionsd’environnement et afin de célébrer la date de la signature du Protocole de Montréal en 1987,
le 16 septembre a été déclaré « Journée internationale de la protection de la couche d’ozone » par les Nations Unies.
A cette occasion, le Secrétaire général de l’OMM, M. G.O.P. Obasi, a engagétoutes les nations à poursuivre leurs efforts en faveur de la surveillance de la composition chimique de l’atmosphère et de l’application de la Convention de Vienne pour la protection de la couche d’ozone ainsi que du Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d’ozone et de ses amendements.
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le trou dans la couche d'ozoneActualités connexes
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