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Un séisme majeur frappe Haïti et dévaste la capitale (...)
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31500 lectures / 14 commentaires12 janvier 2011, 22 h 42
Un séisme de magnitude 7 a frappé Haïti plongeant la capitale dans le chaos, sous un épais nuage de poussières. Les dégâts sont considérables et le bilan des victimes dépasse 300 000 morts...
Selon U.S. Geological Survey, l'Institut américain de géophysique, ce tremblement de terre majeur a été localisé à seulement 25 km à l'ouest de la capitale Port-au-Prince dont l'aire urbaine compte près de 4 millions d'habitants. Le foyer du séisme (lieu où la cassure des roches a eu lieu) n'est situé qu'à seulement 13 km de profondeur, ce qui en fait un séisme très superficiel et explique son intensité en surface. Il est survenu à 16 h 53 heure locale le 12 janvier (22 h 53 heure de Paris). Avec une magnitude de 7, il s'agit d'un séisme majeur, comme il s'en produit moins d'une vingtaine par an dans le monde. Haïti n'avait pas connu pareil séisme depuis le milieu du XVIIIe siècle.
Deux fortes répliques ont rapidement suivi : une première de magnitude 5,9 a frappé à 17 heures, heure locale (23 heures à Paris), soit sept minutes après le premier séisme et une deuxième réplique de 5,5 a été ressentie ensuite à 22 h 12. Depuis, 30 répliques de magnitude supérieure à 4 ont été enregistrées dont une de 5,7 aujourd'hui à 12 h heure locale (6 h ce matin heure de Paris). Une alerte au tsunami a aussitôt été émise pour une grande partie des Antilles par le centre américain d'alerte au tsunami dans le Pacifique. L'alerte " s'applique aux pays au sein ou frontaliers de la mer des Caraïbes, à l'exception de Porto Rico et des Iles Vierges ", a averti le centre. Une alerte spécifique a également été émise pour Haïti, Cuba, les Bahamas et la République dominicaine. Heureusement, le tsunami n'a pas eu lieu.
Ce séisme majeur a été ressenti jusqu'à Guantanamo à Cuba situé à environ 300 km de la capitale haïtienne, et bien sûr de l'autre côté de la frontière, en République dominicaine, qui partage avec Haïti l'île caraïbe d'Hispaniola. Il a déclenché la panique à Saint-Domingue, la capitale, où des habitants affolés ont fui les bâtiments en train de trembler. Le dernier fort tremblement de terre en Haïti remonte à 1984, et il avait une magnitude de 6,7.
Ce séisme majeur est lié à une faille en décrochement, qui se traduit par un mouvement horizontal. Il s'est produit à la limite nord de la plaque Antilles et de la plaque nord-américaine, cette première se déplaçant vers l'est par rapport à cette dernière selon un mouvement latéral de glissement et de compression qui peut atteindre 2 cm par an.
La faille qui a jouée lors de ce tremblement de terre était connue et cartographiée. De nombreux scientifiques l'étudient depuis plusieurs années et savaient qu'elle était susceptible de produire une secousse majeur et ce, d'autant plus que la faille avait accumulé une énergie très importante et encore non libérée depuis le 19 ème siècle. Cette magnitude élevée s'explique par l'importance de la faille : entre 50 et 70 kilomètres de longueur pour 20 km de largeur.
" Quelque 3,5 millions de personnes vivaient dans les zones qui ont été touchées par de fortes secousses ", a indiqué l'ONU qui précise que " 300 000 sont sans-abris après la destruction de 10% de la capitale ". Ce que confirme La Fédération internationale de la Croix-Rouge qui estime que jusqu'à 3 millions de personnes ont été directement affectées par le séisme.
Selon le secrétaire d'Etat à l'Alphabétisation, Carol Joseph, déjà 70 000 cadavres ont été enterrés dans des fosses communes. Les autorités haïtiennes dénombrent 300 000 blessés et 1,5 million de sans-abri.
Ce séisme dévastateur a fait " entre 250 000 et 300 000 morts, plus de 300 000 blessés et plus de un million de sans-abri ", a déclaré M. Mulet, représentant spécial de l'ONU en Haïti, à l'occasion d'une conférence de presse consacrée aux 100 jours du séisme. Un an après cette catastrophe, le Premier ministre Jean-Max Bellerive a déclaré "Il y a eu plus de 316 000 tués". C'est plus que le tsunami de décembre 2004.
Plus de deux millions de personnes se sont retrouvées démunis, sans toit ni eau et nourriture : des "personnes meurent de froid, de déshydratation ou de blessures qui auraient pu être facilement soignées", affirme l'ancien président américain Bill Clinton, envoyé spécial de l'ONU pour Haïti.
Le Secrétaire général adjoint de l'ONU aux opérations de maintien de la paix, Alain Le Roy a indiqué dans un communiqué que "le Département des Opérations de Maintien de la paix est en train de se renseigner sur l'ampleur des dégâts ainsi que la situation du personnel onusien. Le contact avec le terrain est particulièrement difficile du fait que les réseaux de communication en Haïti ont été coupés par le tremblement de terre. Pour l'instant, le sort d'un grand nombre de personnel reste à déterminer. Les Nations Unies confirment que le siège de la Mission de Stabilisation des Nations Unie en Haïti (MINUSTAH) a subi des dégâts considérables tout comme d'autres installations des Nations Unies".
Suite au séisme, la capitale n'était plus qu'un nuage de poussière : les deux délégués de la Croix-Rouge française basés à Port-au-Prince parlent d'un chaos total dans la capitale haïtienne : "Port-au-Prince n'est plus qu'un amas de décombres, surplombé par un énorme nuage de poussière qui rend la ville invisible du ciel".
De nombreux bâtiments publics de Port-au-Prince se sont effondrés : le Palais national, le ministère des Finances, le ministère des Travaux public, le ministère de la Communication et de la Culture, le Palais de justice, l'Ecole normale supérieure, le Parlement, la cathédrale de Port-au-Prince, l'école nationale d'administration, l'université de l'Agence universitaire de la Francophonie (AUF) ... Mais aussi des écoles, des hôtels, le siège de l'ONU où le chef de la Mission de paix de l'ONU, le Tunisien Hedi Annabi, a été enseveli par le bâtiment.
Les lignes téléphoniques terrestres et les communications par téléphones portables sont interrompues dans la capitale.
L'aide aux sinistrés s'organise très rapidement pour retrouver des survivants dans ces heures cruciales. Elle vient aussi de nombreux pays comme les Etats-Unis qui vont déployer sur place une équipe de 72 personnes et de six chiens secouristes ainsi que 48 tonnes d'équipements de secours. Du côté de la France, deux avions sont déjà partis de Fort-de-France et de Marseille avec une soixantaine de personnes issus de la sécurité civile, spécialisés dans la recherche de survivants, et de la gendarmerie, pour participer aux opérations de sauvetage des populations locales et des ressortissants français dans cette ancienne colonie de la France. Le ministère des affaires étrangères français a ouvert un numéro d'urgence, 01 45 50 34 60, à disposition des familles et des proches de personnes se trouvant à Haïti.
De nombreux autres pays ont déjà fait part de leur soutien : la Suisse qui va dépêcher une équipe d'intervention d'urgence ; Londres va envoyer une équipe de 64 sauveurs ; le Venezuela a envoyé une "équipe d'aide humanitaire" de cinquante sauveteurs, qui transporteront des aliments et des médicaments ; le Panama a proposé son aide à l'ONU pour la coordination de l'aide humanitaire... Et bien d'autres évaluent la situation pour ajuster leurs aides qu'elles soient financières, logistiques, matérielles ou humaines. Actuellement, ce sont 43 équipes internationales des sauveteurs qui sont à l'oeuvre.
Pourtant l'aide internationale peine à secourir les survivants tant l'insécurité est importante. Les camions qui délivrent nourriture et boissons doivent être accompagnés de soldats de l'ONU et évitent les quartiers les plus dangereux mais aussi les plus sinistrés...
Pour maintenir l'ordre et permettre à l'aide internationale d'intervenir, les Etats-Unis dépêchent 12 500 soldats.
Il s'agit là de la plus importante mission humanitaire jamais réalisée dans l'histoire de l'humanité. 90 survivants ont été dégagés des décombres, certains 6 jours après la catastrophe alors qu'ils n'avaient ni eau, ni nourriture. Même si ce nombre semble faible, il faut rappeler qu'en général les secours ne parviennent qu'à sauver que quelques rares personnes.
Comme en témoigne un document du Bureau des Mines et de l'Energie, qui dépend du ministère des travaux publics à Haïti, les autorités étaient informées de ce risque sismique depuis déjà plusieurs années : "L'île d'Hispaniola est située sur une zone de faille tectonique majeure séparant les plaques Caraïbe et Amérique du Nord. Ces deux plaques coulissent l'une par rapport à l'autre à une vitesse de 2 cm/an. Ce mouvement est accompagné de déformations de la croûte terrestre, qui se manifestent sous la forme de séismes. Comme dans la plupart des régions sismiquement actives du globe, les séismes majeurs, capables d'engendrer des dégâts significatifs, ne sont pas courants en Haïti.
On sait cependant que chacun des siècles passés a été marqué par au moins un séisme majeur. Si l'on reprend la sismicité historique de l'île, voici les principaux séismes répertoriés : destruction de Port au Prince en 1751 et 1771, destruction de Cap Haïtien en 1842, séismes de 1887 et 1904 dans le nord du pays avec dégâts majeurs à Port de Paix et Cap Haïtien, séisme de 1946 dans le nord-est de la République Dominicaine accompagné d'un tsunami dans la région de Nagua.
Les études géologiques en Haïti ont permis d'identifier deux principales zones de failles susceptibles de générer des séismes. Une première se trouve en mer le long de la côte nord. Il s'agit d'une faille de direction est-ouest, qui se prolonge à terre dans la vallée du Cibao en République Dominicaine. Une seconde traverse la Presqu'île du Sud d'Haïti de Tiburon à l'ouest jusqu'au Port-au-Prince, qu'elle traverse, et se poursuit vers l'est dans la vallée d'Enriquillo en République Dominicaine.»
Malheureusement, Haïti reste l'un des pays les plus pauvres au monde : plus de la moitié de la population vit avec moins d'un dollar par jour et 78% avec moins de deux dollars selon le Programme des Nations unies pour le développement. Régulièrement frappé par des catastrophes naturelles comme les ouragans meurtriers de 2008 (800 morts et environ un million de sinistrés), instable politiquement, le pays n'est manifestement pas en mesure de s'adapter aux séismes via des politiques de prévention (architecture, alertes...) et de préparation des populations aux séismes. Les conséquences de ce séisme majeur dans une zone très peuplée en témoignent.
Christophe Magdelaine / notre-planete.info - Tous droits réservés
DEHELVET campagne vichyssoise -
Je suis bouleversé par la soudaineté du cataclysme qui vient de frapper le peuple haïtien. Je suis atterré de voir combien nous sommes vulnérables devant les forces de la Nature. Nous nous voulons dominateurs d'un monde qui, d'un petit frémissement, peut effacer tant et tant de vies humaines.
On parle de 100.000 morts ! J'espère qu'il y en aura bien moins, mais j'ai peur qu'il y en ait bien plus.
Aux Haïtiens, je leur dit '' courage ''. Nous allons vous aider ; nous sommes avec vous, à côté de vous et nous souffrons avec vous.
DEHELVET.
PS. Pour ceux qui ne savent pas :
pour examiner une image, faites un clic droit dessus '' afficher l'image''. Puis avec la molette de la souris, vous pouvez l'agrandir.
Pierre Camara -
Toutema compassion a l egard du peuple haitien.Mes condoleances les plus attristees.La nature a encore frappe.On vit avec.
rosenee petion ville Haiti -
Je suis tres bouleverse de voir l'etat de mon pays.De s'avoir que la nature nous en veut de cette maniere.Mon plus grand probleme c'est que je suis pas dans le pays actuelement et que j'arrive pas a entre en contact avec ma famille.Aide moi a prier pour eux..
Merci
Pascal Boulerie, France -
Pour rosenee petion, il y a un site de la Croix-Rouge pour envoyer des messages.
http://www.icrc.org/web/doc/siterfl0.nsf/html/familylinks-haiti-fre
ou http://www.icrc.org/familylinks
Pascal.Boulerie@laposte.net
Pascal Boulerie, France -
PS Le site a l'air très surchargé en ce moment.
rosenee petion ville Haiti -
je vous remercie de tout coeur.
lavoisier -
il serait souhaitable
que l'aide et les dons des personnes ne soit pas utilisé pour reconstruire le palais présidentiel
dont l'opulence est en contradiction avec la pauvreté de ce peuple
A chaque reportage télé on se retrouve avec les images de ce palais et des cabanes en contre plan
et à droite de l'île vous avez des hotels super luxe pour touristes en mal de d'hiver
le courage a peut être des limites
décroissant -
le vrai problème à Haïti, c'est la surpopulation humaine qui nuit à l'environnement local (tout a été déboisé) et à l'avenir même des Haïtiens !
citoyenactif IDF -
Le vrai problème aux delà de la surpopulation : la déforestation, l'instabilité politique (les régimes autoritaires et coup d'états depuis l'indépendance), les bouleversements climatiques,
Le problème, c'est que le rôle des médias est très important et le soufflet redescente aussi vite qu'il est monté. Ou en est on par exemple dans l'après le tsunami. Au delà du mouvement, que reste t'il sur le long terme.
La prévention sur le long terme est tout aussi importante que la mobilisation sur le court terme. Seulement les médias, autant n'ont qu'une vision court terme et centré sur l'audimat ou sur les élections.
L'exemple d'Aquila, 2 mois après le tremblement de terre : Un puissant tremblement de terre a secoué la ville de L'Aquila, au centre de l'Italie, le 6 avril 2009. Deux mois après, des habitants nous livrent leur témoignage sur cette catastrophe qu'ils ont vécue en direct, frôlant la mort pour certains.
Reportage | L'Aquila, 2 mois après le tremblement de terre : http://aleas.terre.tv/#/fr/prevention-des-risques/reportage/2083_laquila-2-mois-apres-le-tremblement-de-terre
Pour Haïti, on pouvait s'attendre a un gros tremblement de terre C Pas Sorcier ? Prévention des Séismes aux Antilles. On prévoyait un tremblement de terre de 7 °,Reportage | C Pas Sorcier - Prévention des Séismes aux Antilles http://www.terre.tv/#/fr/prntion-des-risques/reportage/2173_c-pas-sorcier---prntion-des-smes-aux-antilles
Avec la pagaille et le manque d'organisation sur place, des risques de fraudes peuvent exister.
citoyenactif IDF -
Pour aider et discuter pour Haiti :
La croix rouge, mais aussi action contre la faim....http://www.actioncontrelafaim.org/nos-missions/nos-missions-dans-le-monde/haiti/
Objet : soutien au sinistre de Haïti ( sur facebook)
Pour tous ceux qui veulent venir en aide aux sinistrés du tremblement de terre de Haïti ........... vous pouvez faire suivre ce groupe:
http://www.facebook.com/group.php?gid=250037989109&ref=mf
DEHELVET -
Bonjour à tous.
En tout cas, ce cataclysme devrait nous servir de leçon. Voici quatre jours et les gens meurent de soif et de faim ;sans parler des milliers de blessés à soigner et de morts à enterrer.
Il semblerait que la catastrophe de Kobé n'a pas servi de leçon...
Pourquoi ne procède-t-on pas à des parachutages de nourriture et d'eau ? Pourquoi ne débarque-t-on pas des bulldozers pour dégager les rues ? Pourquoi ne procède-t-on pas à des parachutages ou à des débarquements de troupes ?
Sauver les gens qui sont ensevelis c'est bien, il faut le faire..; mais pas que chez les possédants.
Mais laisser mourir encore plus de gens à cause de la soif, de la falm et du manque de soins, ça m'interpelle.
Pour la leçon : étant donné que du fait de la démographie galopante que connaît notre planète ; que du fait des changements climatiques il y aura de plus en plus de victimes...
Les Nations devraient, de concert, former une '' armée '' de catastrophe avec des stocks un peu partout à travers le monde et en quadriller la planète. Il ne serait que temps !
A quand et où la prochaine catastrophe ?
Et l'on voit les Haïtiens qui commencent à se battre entre eux pour quelques biscuits ou un morceau de savon !
Bonne soirée à vous tous. DEHELVET.
hallaux 1440 -
je voudrais faire du bénévolat avec un groupe de volontaires mais je ne sais pas comment trouver. Quelqu'un pourrait m'aider? Merci
Loubard saint gemme mornval -
Risque t'on un seisme majour ?
Fleau Solution Paris -
Ces catastrophes sont de véritable fléaux pour notre société. On se sent impuissant face aux vents, à l'eau, aux tornades et autres phénomène naturels.
Personnellement je tire mon chapeau au VM (Volontary Minister)... Ils interviennent sur quasiment tous les sites de catastrophes naturelles et étaient aussi Haiti. Voici un article que je leur ai dédié accompagné d'une vidéo que j'ai trouvé qui explique un peu qu'ils sont et ce qu'ils font :
http://fleausolution.com/2011/11/les-ministres-volontaires-ont-decides-dy-faire-quelque-chose/
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