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www.notre-planete.info : environnement, développement durable et sciences de la Terre
10488 lectures / 22 commentaires10 décembre 2009, 11 h 28
© OMML'année 2009 devrait se classer parmi les dix années les plus chaudes depuis 1850, date à laquelle ont débuté les relevés instrumentaux, d'après les données compilées par l'Organisation météorologique mondiale (OMM).
La température moyenne combinée de l'air à la surface des terres et de la mer en surface, en 2009 (janvier-octobre), présente actuellement une anomalie positive estimée à 0,44±0,11°C par rapport à la normale calculée pour la période 1961-1990 (14°C/57,2°F). L'année 2009 se classe provisoirement – il n'est pas tenu compte des incertitudes afférentes aux moyennes annuelles – au cinquième rang des années les plus chaudes. La décennie 2000-2009 a été plus chaude que la précédente (1990-1999), laquelle était déjà plus chaude que la décennie 1980-1989. Des données plus complètes se rapportant à la fin de l'année 2009 seront analysées début 2010, ce qui permettra de mettre à jour l'évaluation actuelle.
Des températures supérieures à la normale ont été relevées cette année un peu partout dans le monde. Seule l'Amérique du Nord (États-Unis d'Amérique et Canada) a connu des températures inférieures à la moyenne, et d'après les données disponibles à ce jour, 2009 devrait être l'année la plus chaude de l'histoire dans de vastes régions d'Asie méridionale et d'Afrique centrale.
Des extrêmes climatiques, notamment des crues dévastatrices, de graves sécheresses, des blizzards et des vagues de froid ou de chaleur, ont été relevés dans de nombreuses régions du monde. Cette année en particulier, les épisodes de chaleur extrême ont été plus fréquents et plus intenses dans le sud de l'Amérique du Sud, en Australie et en Asie méridionale, et un épisode La Niña a cédé la place en juin à la phase chaude (El Niño) du phénomène ENSO. Enfin, la banquise de l'Arctique, durant la saison de la fonte des glaces, se plaçait au troisième rang des moins étendues après 2008, classée au deuxième rang et 2007, l'année record.
Comme l'année précédente, 2009 (janvier-octobre) a été plus chaude que la moyenne – calculée pour la période 1961-1990 – dans toute l'Europe et au Moyen-Orient. La Chine a connu sa troisième année la plus chaude depuis 1951 voire la plus chaude dans certaines régions. L'année a débuté par un mois de janvier clément dans le nord de l'Europe et une grande partie de l'Asie, tandis que les températures étaient inférieures à la normale en Europe centrale et occidentale de même qu'en Fédération de Russie (en février) et dans la région des Grands Lacs au Canada (en janvier).
Le printemps a été très chaud en Europe et en Asie, voire extrêmement chaud durant le mois d'avril en Europe centrale : l'Allemagne, la République tchèque et l'Autriche ont relevé des anomalies positives supérieures à 5°C, et les précédents records établis pour ce mois ont été battus à plusieurs endroits.
La saison estivale a été également plus chaude que la normale en Europe, en particulier dans le sud. L'Espagne a connu son troisième été le plus chaud, après ceux de 2003 et de 2005, et l'Italie a été frappée en juillet par une forte vague de chaleur caractérisée par des températures supérieures à 40°C, atteignant par endroits 45°C. Une vague de chaleur s'est également abattue au début du mois de juillet sur le Royaume-Uni, la France, la Belgique et l'Allemagne, et certaines stations d'observation norvégiennes ont enregistré de nouveaux records de chaleur.
Une vague de chaleur extrême a sévi en Inde durant le mois de mai, provoquant la mort de 150 personnes. De fortes chaleurs se sont abattues en juin sur le nord de la Chine, où les maxima journaliers ont dépassé 40°C.
Des records de chaleur absolus ont même été pulvérisés durant l'été à certains endroits. À la fin du mois de juillet, de nombreuses villes canadiennes ont connu les températures les plus élevées de leur histoire. Des records de chaleur ont été battus notamment à Vancouver et à Victoria, où le thermomètre a atteint respectivement 34,4 et 35°C, tandis qu'en Alaska, le mois de juillet se plaçait au deuxième rang des plus chauds qu'ait connus cet État. Le mois d'octobre, en revanche, a été très froid dans une grande partie des États-Unis d'Amérique, se plaçant au troisième rang des mois d'octobre les plus froids jamais observés dans l'ensemble du pays, l'écart par rapport à la normale atteignant -2,2°C (-4°F). Octobre a été aussi très froid en Scandinavie, les anomalies de la température moyenne oscillant entre -2 et -4°C.
L'automne austral (mars à mai) a été extrêmement chaud en Argentine, en Uruguay, au Paraguay et dans le sud du Brésil: les températures maximales oscillaient entre 30 et 40°C et plusieurs records ont été battus. À la fin du mois d'octobre, le nord et le centre de l'Argentine ont connu une situation météorologique extrême qui s'est traduite par des températures exceptionnellement élevées (supérieures à 40°C). À l'inverse, le mois de novembre a été anormalement froid dans le sud de la région, où de rares et tardives chutes de neige ont été relevées.
Pour le moment, 2009 se place au troisième rang des années les plus chaudes qu'ait connues l'Australie. Cette année a été caractérisée par trois vagues de chaleur exceptionnelles qui ont frappé le sud-est du pays en janvier-février et en novembre, et les régions orientales subtropicales en août. La vague de chaleur de janvier-février s'est accompagnée de feux de brousse catastrophiques qui ont entraîné la mort de 173 personnes. L'État de Victoria a enregistré un record de chaleur absolu (48,8°C) mais l'été a été frais dans le nord du pays où l'écart par rapport à la normale était de -3 à -4°C par endroits. L'hiver a été exceptionnellement clément dans une bonne partie de l'Australie: les maxima journaliers ont été largement supérieurs à la normale sur tout le continent, l'écart atteignant par endroits 6 à 7°C. À l'échelle du pays, l'anomalie des températures maximales a atteint +3,2°C, la plus marquée qui ait jamais été constatée pour n'importe quel mois.
La Chine a connu la pire sécheresse des 50 dernières années : le niveau de l'eau n'avait jamais été aussi bas depuis un demi-siècle sur certains tronçons des rivières Gan et Xiangjiang. En Inde, la faiblesse de la mousson s'est traduite par une grave sécheresse qui a sévi dans 40% des districts. Le nord-ouest et le nord-est du pays ont particulièrement souffert. Cette mousson serait la plus faible que le pays ait connue depuis 1972.
En Afrique de l'Est, la sécheresse a entraîné des pénuries alimentaires massives. Au Kenya, elle a eu de graves conséquences pour le bétail, et la production de maïs a diminué de 40%.
Le Mexique a connu en septembre une sécheresse grave à exceptionnelle, tandis qu'aux États-Unis d'Amérique, ce sont surtout les régions de l'ouest qui ont souffert de la sécheresse modérée à exceptionnelle qui sévissait à la fin du mois d'octobre. Malgré cela, l'étendue de la zone de sécheresse aux États-Unis d'Amérique était la plus réduite, à une exception près, qui ait été observée ces dix dernières années.
Dans le centre de l'Argentine, la sécheresse a eu des conséquences très graves pour l'agriculture, l'élevage et les ressources en eau. Combinée à des températures très élevées, elle a atteint son pic à la fin du mois d'octobre.
En Australie, dans les grandes régions agricoles du bassin du Murray-Darling et du sud-ouest de l'Australie-Occidentale, la pluviosité a été généralement inférieure à la normale. Dans le sud-est du pays, une nouvelle année s'est écoulée sans que des précipitations soutenues supérieures à la normale ne viennent atténuer le déficit pluviométrique persistant. Enfin, cela fait maintenant neuf ans que la sécheresse sévit dans le bassin du Murray-Darling.
À la fin du mois de janvier, l'Espagne et la France ont été durement touchées par la tempête extratropicale Klaus, la pire des dix dernières années, assimilée en raison de la force des vents à un ouragan de catégorie 3. Une tempête hivernale qui a engendré d'abondantes chutes de neige a causé de gros dégâts en Europe occidentale, perturbant gravement le trafic aérien et ferroviaire dans plusieurs pays. À la fin du printemps et en été, des orages accompagnés de fortes pluies, de grêle et de tornades ont provoqué des inondations et d'importants dégâts en Allemagne. En septembre, des précipitations extrêmes se sont abattues sur plusieurs pays méditerranéens. Une hauteur de pluie supérieure à 300 mm a été enregistrée dans une localité du sud-est de l'Espagne, où la moyenne des précipitations annuelles ne dépasse pas 450 mm. Ce même mois, des précipitations intenses ont mis à mal les infrastructures dans plusieurs régions d'Afrique du Nord, notamment en Algérie, au Maroc et en Tunisie, tandis que des chutes de pluie – les plus abondantes des 80 dernières années – ont entraîné des crues éclair dévastatrices dans le nord-ouest de la Turquie. En novembre, de graves inondations se sont produites dans le nord du Royaume-Uni et un nouveau record de précipitations sur 24 heures a été établi dans ce pays.
En début d'année, des pluies abondantes se sont abattues sur la Colombie, provoquant des glissements de terrain et des inondations de grande ampleur. En avril et en mai, de fortes pluies et des inondations ont mis à mal le nord-est du Brésil, et en juillet, une forte tempête de neige, la pire des 15 dernières années, s'est abattue sur le sud de l'Argentine. Durant le printemps austral et plus particulièrement en novembre, des pluies abondantes et continuelles ont frappé le nord-est de l'Argentine, le sud du Brésil et l'Uruguay, provoquant un peu partout des inondations et touchant plus de 15 000 personnes. Supérieures à 500 mm, les précipitations mensuelles ont atteint des niveaux records en maints endroits.
Au Canada, l'Ontario a été frappé par une succession de tornades qui ont fait leur lot de victimes. En 2009, les avalanches ont été presque deux fois plus nombreuses que la moyenne des dixdernières années, et ce sont les plus dévastatrices qui aient été observées depuis l'hiver 2002-2003. Causant la mort de 25 personnes, elles comptent parmi les plus meurtrières que le pays ait connues. Aux États-Unis d'Amérique, les plaines du nord ont connu en mars des inondations records, et le mois d'octobre a été le plus arrosé que le pays ait connu depuis 115 ans.
En Amérique centrale, au mois de novembre, une violente tempête liée en partie à l'ouragan Ida, a provoqué au Salvador des inondations et des glissements de terrain qui ont fait 192 victimes.
En Asie, après une saison de mousson 2009 peu intense, le sud de l'Inde a été frappé par de graves inondations provoquées par des pluies incessantes qui se sont produites à la fin du mois de septembre et durant la première semaine d'octobre et qui ont causé la mort de plus de 250 personnes. Pendant la première quinzaine de novembre, de fortes chutes de neige se sont abattues sur le nord de la Chine à la faveur d'une vague de froid intense. Ces chutes de neige, qui ont atteint par endroits des niveaux records, sont survenues un mois plus tôt que d'ordinaire.
En Afrique de l'Ouest, des précipitations intenses et abondantes ont entraîné en septembre des inondations qui ont touché plus de 100 000 personnes. La situation la plus critique a été observée au Burkina Faso, où le cumul de pluie a atteint 263 mm en moins de 12 heures, pulvérisant un record vieux de 90 ans. Plus au sud, en Zambie et en Namibie, des pluies torrentielles ont fait déborder des cours d'eau, inondant habitations et terres agricoles et touchant près d'un million de personnes.
Des inondations se sont aussi produites en Australie, et plus particulièrement sur les régions côtières du Queensland et de la Nouvelle-Galles du Sud, qui ont connu plusieurs épisodes pluvieux intenses, les totaux pluviométriques journaliers dépassant 300 mm. Durant la deuxième quinzaine de septembre et au début du mois d'octobre, l'est de l'Australie a été frappé par de nombreuses tempêtes de poussière, celle-ci étant transportée depuis l'Australie-Méridionale par des vents forts soutenus. La plus spectaculaire s'est produite les 22 et 23 septembre et a touché une grande partie de la Nouvelle-Galles du Sud et du Queensland : à Sydney et à Brisbane, la visibilité ne dépassait pas 100 à 200 mètres.
Alors que le début de l'année était marqué par une anomalie de type La Niña, un épisode El Niño a commencé à se manifester en juin 2009. Entre juin et septembre, les températures de surface de la mer ont été généralement supérieures d'environ 1°C à la normale dans le centre et l'est du Pacifique équatorial. Un épisode ElNiño est donc en cours, dont l'intensité est restée faible à modérée pendant la première phase du phénomène, entre juillet et septembre. Durant le mois d'octobre, presque tous les indicateurs traduisaient un net renforcement de ce phénomène.
La saison 2009 des ouragans dans l'Atlantique a été très peu active : en fait, le nombre de tempêtes et d'ouragans ayant reçu un nom est le plus bas qui ait été constaté depuis 1997. Cette situation est très probablement due en partie aux conditions liées au phénomène ElNiño, peu favorables à la formation de cyclones. Un total de 9 tempêtes tropicales baptisées a été recensé, dont 3 ouragans et deux d'entre eux des ouragans majeurs de catégorie 3 ou supérieure (les moyennes sont respectivement de 11, 6 et 2).
Dans le Pacifique oriental, 20 tempêtes tropicales ayant reçu un nom ont été observées, dont 8 se sont muées en ouragans et, pour 5 d'entre eux, en ouragans majeurs (les moyennes sont respectivement de 16, 9 et 4).
Dans le Pacifique Nord-Ouest, 22 tempêtes tropicales baptisées ont été observées à ce jour, dont 13 ont atteint la force d'un typhon, les moyennes s'établissant respectivement à 27 et 14. Des précipitations abondantes liées aux typhons Ketsana et Parma se sont abattues sur le sud de l'île de Luçon, aux Philippines. Les inondations catastrophiques qui en ont résulté ont fait plus de 900 victimes au total. En août, le typhon Morakot, qui a balayé la province chinoise de Taïwan, a causé la mort de plus de 400 personnes et mis à mal l'agriculture et les infrastructures de l'île, où des centaines de routes et de ponts ont été détruits par les eaux.
Les saisons cycloniques en Australie et dans le sud de l'océan Indien ont été proches de la normale. Dans la région australienne, 10 systèmes dépressionnaires ont été observés durant la saison cyclonique, mais le plus important – Hamish – n'a pas atteint les côtes. Classé dans la catégorie 5, c'est le cyclone le plus puissant qui ait été observé depuis 1918 au large du littoral oriental du Queensland.
L'étendue de la banquise de l'Arctique accuse depuis au moins 30 ans un recul spectaculaire, qui atteint son paroxysme en été, pendant la saison de la fonte des glaces. En 2009, la superficie minimale était de 5,1 millions de km2 contre 4,3 millions de km2 en 2007, année record, et 4,67millions de km2 en 2008, ce qui classe la banquise de l'Arctique cette année au troisième rang des moins étendues depuis le début des observations par satellite, en 1979.
Ces informations préliminaires dont on dispose pour 2009 reposent sur les observations climatologiques effectuées par des réseaux de stations météorologiques et climatologiques terrestres, de navires et de bouées ainsi que par des satellites. Les données sont recueillies et diffusées en permanence par les Services météorologiques et hydrologiques nationaux (SMHN) des 189 Membres de l'OMM, et plusieurs instituts de recherche collaborent avec eux. Ces données viennent alimenter en permanence trois grands centres mondiaux de données climatologiques et d'analyse du climat qui constituent et tiennent à jour des jeux de données homogènes en utilisant des méthodes éprouvées.
L'analyse des températures mondiales réalisée par l'OMM repose par conséquent sur trois ensembles de données complémentaires. L'un est le jeu de données combiné provenant du Centre Hadley du Service météorologique national du Royaume-Uni et de la Section de recherche sur le climat de l'Université d'East Anglia (Royaume-Uni). Le second est le jeu de données tenu à jour par l'Administration américaine pour les océans et l'atmosphère (NOAA), et le troisième émane du Goddard Institute for Space Studies (GISS), qui relève de la NASA. Les informations sur lesquelles se fonde le présent communiqué ont été vérifiées et contre-vérifiées par des experts de renom appartenant à d'autres centres et organismes climatologiques nationaux, régionaux et internationaux.
Evolution de la température moyenne à la surface du globe, d'après trois jeux mondiaux de données: celui du Centre national de données climatologiques (NCDC) de la NOAA, celui du Goddard Institute for Space Studies (GISS) de la NASA et le jeu de données combiné (HadCRUT3) du Centre Hadley du Met Office et de la Section de recherche sur le climat de l'Université d'East Anglia (Royaume-Uni).
Les chiffres définitifs relatifs à 2009 seront publiés en mars 2010 dans la brochure que l'OMM consacre chaque année à l'état du climat mondial.
Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info
DAOUD Alger - 10/12/2009, 13:54
bonjour!
si la décenie en cours peut être classée comme étant la plus chaude qu'a connu notre planète, cet état de fait ne srait-il pas du également aux dégradations qu'ont connus les forêts?
comme rapporté, les forêts n'ont pas cessé de connaitre des dégradations (incendies, déforestations - sans remplacement des espaces perdues - et, bien entendu le manque de reforestations etc..) or comme chacun "ne l'ignore pas" la foret est susceptible de séquestrer plus de 40% du co2 de part sa fonction natirelle
il s'agit là d'une proportion non négligeable pour que l'on ne s'y intéresse pas ou l'on ne s'occupe pas à cet aspect de la question
notre association a proposé de faire reboiser au coeur du sahara où l'eau et les sols existent
par la création de puits de carbone et ainsi viser les objectifs suivant: séquestrer le co2, contribuer à la restauration de la faune et de la flore, créer de l'emploi etc. A+
Hdrass Bourges - 10/12/2009, 14:19
à DAOUD Alger
Eh oui, par nature de tous temps les hommes détruisent beaucoup plus facilement qu'ils ne créent, et aujourd'hui leurs moyens de destruction sont gigantesques.
Replanter, et surtout faire pousser les arbres, est à mon avis 1 000 fois plus compliqué que de déforester.
Bon courage pour votre association !
PS Le phytoplancton des océans a un rôle également considérable dans la séquestration du co2, mais leur pouvoir d'absorption pourrait être presque saturé.
oupsla - 11/12/2009, 13:56
Si l'on arrive à faire un plan de vaccination pour une pandémie sur toute la planète en quelques semaines, alors nous pourrions faire la même chose avec les émissions de co2 et autres polluants...
On ne peut pas être supérieurs à la nature ! Et il serait dommage de voir cette planète partir en une boule de feu !
Le miracle est ici à l'instant même et pas demain ni hier
Robert FOURQUEUX - 13/12/2009, 17:44
Bonjour,
Tout le monde ne lit pas attentivement cette littérature!
aussi quand vous dites 2008 ou 9 plus chaude année depuis 1850 on peu comprendre qu'il faille remonter à 1850 pour connaître les températures actuelles, donc c'est bien...
Youpie - 14/12/2009, 13:47
Une question : le résultat sur ces statistiques c'est avant ou après tripatouillage par le CRU et son directeur démissionné?
dede la cane - 24/12/2009, 18:07
il y a chez la plupart de nos concitoyens, confusion entre réchauffement climatique et pollution. Sans contester les mesures, et il a énormément à dire, si je prends la température en début de matinée puis en milieu d'après midi, je constate une augmentation de celle-ci en général. il en est de même pour les années 1850, fin du minimum de Mulder et maintenant. Je rappellerai deux points qui demande réflexion (au lieu de faire le pérroquet (parot en anglais):
le groenland veut dire pays vert en ancien danois (viking) et du temps d'Adrien, on cultivait la vigne au nord de Londres. sans commentaire. Permettez que le soleil puisse varier un peut avec le temps et sachez que un siecle en temps éyoile représente moins d'une seconde en temps humain
dede la cane - 24/12/2009, 18:13
excusez les fautes d'orthographe; remplacer éyoile par étoile et que un siècle par qu'un siècle
par ailleurs, conquête du groenland, environ l'an 1000 de notre ère; construction du mur d'Adrien autour de l'an 120
réchauffement climatique du à l'homme (toujours aussi prétentieux) 2000 après JC. Non il n'y a pas de cycle, c'est une pure illusion
dede la cane - 28/12/2009, 16:05
l'effet parot !!!!!!!!!!!!!!!! quand il faut demontrer ce que l'on avance, on ne trouve plus personne.
Hdrass Bourges - 29/12/2009, 15:37
Battons-nous pour la vérité !
à dede la cane
Bravo pour votre démonstration que personne, apparemment, n'a compris !
Vos propos sont démagogiques, vous (et d'autres) utilisez des arguments trompeurs (autrefois le sophisme, ex : "Plus il y a d'emmental, plus il y a de trous. Plus il y a de trous, moins il y a d'emmental. Donc plus il y a d'emmental, moins il y a d'emmental.").
Bien sûr que le climat a toujours évolué de façon naturelle et parfois même brutalement, du fait des cycles solaires, astronomiques, éruptions volcaniques, météorites, etc. (qui sont naturels).
Mais, se servir de ces arguments pour justifier que la production de CO2 et autres GES d'origine anthropique, qui ne sont rien d'autres que des déchets de combustion des hydrocarbures consommés par les humains pour leurs besoins, n'a pas d'effet sur le climat, est un propos phallacieux.
Cela ne veut pas dire que les facteurs naturels ne se cumulent pas avec ces facteurs anthropiques, seulement il faut bien relativiser (comparer) les échelles de grandeurs et de temps.
Critiquer objectivement les conclusion du GIEC et la légitimité de chacun de ses membres auait été plus intelligent de votre part.
Après des décénies de recherches scientifiques, des vérités s'imposent aujourd'hui, bien que contestées par quelques démagogues, qui surpassent vos propos :
- le réchauffement climatique global planétaire actuel s'explique essentiellement par la pollution de l'atmosphère en GES d'origine anthropique,
- l'origine anthropique de ce réchauffement global se distingue nettement des autre causes naturelles des variations climatiques, quelques soient les échelles de temps, et que personne ne nie,
- la pollution de l'atmosphère en GES d'origine anthropique est en phase d'accélération depuis quelques décennies (voir la courbe d'évolution de la concentration atmosphérique en CO2 des dernières décennies),
Par conséquent, il y a lieu d'être inquiet pour notre proche avenir climatique (de l'ordre de quelques décennies).
Ainsi, l'espèce humaine est mise devant sa responsabilité (à ne pas confondre avec culpabilité) sur ce point.
CQFD pour la recherche de vérité.
dede la cane - 30/12/2009, 23:18
à Hdrass Bourges
bonsoir,
la démonstration est élégante. Bravo. tout comme l'étaient celles sur le trou dans l'ozone. tenez cette peur est oubliée. Normale, celui-ci tout réel était son existence, est d'origine naturelle. l'ozone O3 ne peut se former qu 'à des températures > -87°. par ailleurs, tout météorologiste sait que les 2 hémisphères communiquent très peu. l'espèce humaine fréquentant le nord, restent les pingins ou Dupont de Nemours qui détenait le brevet sur le fréon tombé dans le domaine public en 83 me semble t il. Prenons les pluies acides. Disparues. Pourtant un grand vulcanologue, mort depuis de sa belle mort, avait contesté et démontré l'absurdité des propos. Le réchauffement climatique n'est qu'un alibi pour mettre en place une nouvelle forme de protectionnisme. les stats au regard du retard pris, n'y adhèrent pas encore mais à voir les investissements faramineux engagés, ce n'est qu'une histoire de quelques années. Vu mon grand âge et la bonne mémoire que Dieu m'a pourvu, je pense ne pas me tromper. chaque génération génère sa grande peur. la mienne c'était la bombe, puis la pénurie de pétrole (en 56 il restait 20 ans de réserve, en 74 il en restait encore 20 ans, maintenant, allez 40 ans, attention je ne dis pas que le pétrole est éternel !!!!!!!!!!). maintenant le H1N1. allons, Internet est la pour ceux qui ne fréquent pas les bibliothèques.
réflexion anodine: il est intéressant de remarquer que ceux qui prônent la mondialisation souhaitent aussi ne pas appliquer le Darwinisme
Lycaon - 09/01/2010, 10:41
Sacré dédé,
tu mélanges tout, tu confonds tout, l'affaire de trou de l'ozone a eu le grand mérite de faire interdire au niveau mondial tous les CFC, gaz extrêmement rémanents, qui rongeaient à petit feu la couche protectrice d'ozone de la haute atmosphère, véritable écran anti-UV.
Si l'affaire n'avait pas été très sérieuse, on continuerait toujours à produire des CFC.
De plus dans l'hémisphère nord, la couche d'ozone a également subi une régression importante au niveau de son épaisseur, phénomène sans doute moins médiatique que le grand trou d'ozone au-dessus de l'antarctique dont l'existence j'en conviens est naturelle, par contre l'extension qu'elle a connu l'est sans doute moins.
Lycaon - 09/01/2010, 12:49
Petite rectification, le trou au-dessus du continent Antarctique découle bien directement de l'activité anthropique par le biais du dégagement massique des gaz CFC. Seulement à cet endroit cette pollution est beaucoup plus destructrice et efficace qu'en Arctique, compte tenu de l'insuffisance du brassage d'air dans cette région, l'air chaud ne parvient pas à remonter jusqu'au pôle sud contrairement à ce qui passe au pôle nord, d'où l'équilibre plus précaire dans la formation-destruction de l'ozone dans un environnement beaucoup plus froid.
Lycaon - 09/01/2010, 12:59
Dans mon post précédent je voulais bien entendu dire dégagement massif et non pas massique!
Excusez pour la bévue.
dede la cane - 10/01/2010, 09:01
réponse à Lycaon
reglons dans un premier temps le trou dans l'ozone :"Si l'affaire n'avait pas été très sérieuse, on continuerait toujours à produire des CFC" --> la production de CFC n'a jamais été interrompue et à ma connaissance (je recherche le lien) la chine est devenue le premier producteur
seconde erreur: dans votre raisonnement: "le trou au-dessus du continent Antarctique découle bien directement de l'activité anthropique par le biais du dégagement massique des gaz CFC" puis "Seulement à cet endroit cette pollution est beaucoup plus destructrice et efficace qu'en Arctique, compte tenu de l'insuffisance du brassage d'air dans cette région". c'est surement les 80 à 100 chercheurs à demeure sur le continent antarctique qui sont responsables de ce trou. allons il faut etre sérieux. Non seulement les deux hémisphères ne communiquent pas ( force de Coriolis entr'autres) mais en prime l'anticyclone semi-permanent antarctique interdit les échanges atmosphériques. Enfin le fréon pour ne pas le nommer à une durée de vie de 15 ans en moyenne. Donc, il suffit de décréter l'interdiction pour avoir un résultat immédiat. bravo.
j'attends vos arguments puis nous passerons au réchauffement glacial
bien cordialement
Christophe Magdelaine - 10/01/2010, 10:41
@ dede la cane : je vous invite à lire mon dossier sur le trou dans la couche d'ozone : http://www.notre-planete.info/environnement/trouozone_0.php Vous constaterez que vos arguments ne sont pas valables. Puis notre forum est à votre disposition pour en discuter plus en détail : http://www.notre-planete.info/forums/
Jacques - 11/01/2010, 13:45
@ dede la cane,
Une petite réflexion sur le Groënland, Eric le rouge a volontairement embelli la description de ce pays pour attirer les colons; il faut savoir que les vikings n'ont jamais pu faire pousser autre chose que du foin pour nourrir leurs animaux; de surcroît, de récentes études (carottages sédimentaires et étude des pollens) montrent que les températures n'étaient pas supérieures à celles que nous connaissont aujourd'hui. Pour ce qui est de la vigne en Angleterre, celle-ci y est présente depuis les romains.
dede la cane - 13/01/2010, 20:35
bonsoir,
je vais étudier vos argumentaires.
à bientôt
cordialement
dede la cane - 22/01/2010, 07:12
bonjour, Christophe Magdelaine
extrait de votre dossier dans "notre planete info/environnement/trouozone" au demeurant bien étayé.
Selon l'Organisation Météorologique Mondiale ces "fluctuations aussi marquées sont dues aux variations interannuelles des conditions météorologiques régnant dans la stratosphère et non à la quantité totale de susbstances destructrices d'ozone dans cette couche de l'atmosphère." (OMM, 2004)
Des facteurs naturels sont également à l'origine de l'appauvrissement de la concentration en ozone :
* le cycle des tâches solaires (11 ans) influe de 1 à 2 % entre le maximum et le minimum d'un cycle typique
* les émissions volcaniques d'aérosols de sulfate (Ex. juin 1991, l'éruption du mont Pinatubo aux Philippines)
* la vapeur d'eau contribue également à la destruction de l'ozone stratosphérique via les nuages (A. NICOLAS, 2004)
qu'est-ce qu'il vous faut de plus. les arguments qui expliquent que le trou dans l'ozone est d'origines naturelles (avec une légère contribution humaine je l'avoue) sont là. il faut arrêter de stigmatiser l'humain. Il n'y a pas de progrès sans dégâts collatéraux. il faut faire la balance. ensuite si c'est d'ordre religieux ( écologie, une nouvelle religion) je respecte. pour ma part, je suis agnostique.
concernant le réchauffement climatique d'origine humaine, apportez moi des preuves tangibles et non des copier-coller à charge.
Christophe Magdelaine - 22/01/2010, 11:08
@ dede la cane, merci de poursuivre votre discussion sur le forum dédié : http://www.notre-planete.info/forums/forum.php?id=11
Hdrass Bourges - 22/01/2010, 15:36
à dede la cane
"il faut faire la balance. ensuite si c'est d'ordre religieux ( écologie, une nouvelle religion) je respecte."
"faire la balance" : OK, pour vous elle penche pour l'origine naturelle, pour la majorité des scientifiques en l'espèce elle penche pour l'origine anthropique.
Quant à "c'est d'ordre religieux", moi je dirais plutôt "c'est d'ordre subjectif", chacun étant constitué différemment d'un autre, évoluant dans un environnement différent qui l'influence.
Concernant les preuves tangibles, c'est aussi une question de sensibilité pour le moment, donc d'ordre subjectif.
Je pense que la suite des événements affinera les sensibilités.
Voyez mon autre commentaire suite à l'article "Le froid et la neige touchent toute l'Europe" 1880 lectures / 19 commentaires15/01/2010, 11:55
Au fond, chacun trouve la vérité qui le satisfait ou qu'il mérite, mais la vérité vraie finit toujours par éclater (si elle est signifiante, ou s'oublier si elle est insignifiante).
J'invite donc chacun à vérifier personnellement les infos qui lui paraissent douteuses.
A bon entendeur
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