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www.notre-planete.info : environnement, développement durable et sciences de la Terre
6687 lectures / 37 commentaires24 novembre 2009, 16 h 26
© C. Magdelaine / notre-planete.info"Entreprendre consiste à changer un ordre existant" Joseph Schumpeter
Le moteur de la civilisation est, dit-on, l'énergie. Quel monde de l'énergie aurons-nous en 2030 ? Quels types d'énergie allons-nous consommer ? Quel sera leur coût et quels impacts auront-ils sur le climat ? Nous allons décrire le monde de l'énergie en 2030 tant du point de vue des énergies fossiles (pétrole, gaz naturel, charbon) que de celui du développement des énergies renouvelables dans un contexte unique pour l'humanité : la diminution inexorable des énergies fossiles, notamment le pétrole moteur de la mécanisation, et de l'imminence des changements climatiques dus, pour une large part, à une pollution anthropique qui fait que nous rejetons dans l'atmosphère plus de 27 milliards de tonnes de CO2 et dans l'acidification des océans, l'addiction à l'automobile et en règle générale les transports sont responsables de près d'un tiers de la consommation d'énergie.
Le monde actuel présente à bien des égards une situation paradoxale. La population mondiale est de 6,8 milliards d'individus On compte plus d'un milliard de personnes sous-alimentées dans le monde. Près de 1, 4 milliard de personnes n'ont pas accès à un point d'eau potable. Il faut savoir de plus que 80% de l'énergie dans le monde est consommée par 20% d'habitants de la planète, principalement les pays industrialisés et les 80% de la planète consomment 20% de l'énergie généralement traditionnelle (bois) ou renouvelable comme l'hydraulique. Il y a donc un rapport de 1 à 16 ; en clair par exemple, un Américain consomme 8 tonnes de pétrole par an contre 1,8 tonne en moyenne mondiale et à peine 0,5 tonne pour la plupart des pays africains. L'Algérie consomme 1 tonne mais elle peut en consommer moins du fait d'un gaspillage important évalué à au moins 20%.
Le temps du pétrole abondant et bon marché sera très bientôt derrière nous. C'est le cri d'alarme du docteur Fatih Birol, chef économiste à l'Agence internationale de l'énergie, organisme basé à Paris. Dans un entretien accordé au journaliste Steve Connor du quotidien britannique The Independent, Fatih Birol donne une évaluation très pessimiste des réserves de pétrole à l'échelle de la planète. Selon lui, la production mondiale devrait atteindre son niveau maximum dans une dizaine d'années, c'est-à-dire au moins dix ans plus tôt que prévu par la plupart des estimations des pays de l'OCDE. Il ajoute que cet « oil crunch » devrait se traduire par une augmentation durable du prix du baril car la demande continue à augmenter et devrait même dépasser l'offre disponible dès l'année 2010(1).
Après l'envolée des prix de juillet 2008 (147 dollars mais à peine les 30 dollars atteints en 1982 en dollars constants), il y eut une chute brutale des prix malgré les retraits de l'OPEP : on se souvient que le pétrole a atteint 35 dollars en décembre 2008. La situation de 2009 se présente différemment, le prix du pétrole se stabilise autour de 70 dollars. Pourtant, le pétrole se fait de plus en plus rare. Selon une étude de l'AIE, à partir de l'année prochaine, la production mondiale de pétrole va décroître à un rythme de plus en plus élevé, que ce pétrole soit « conventionnel » et facile à extraire ou qu'il s'agisse de pétrole dont les conditions d'extraction sont difficiles, très coûteuses, techniquement risquées et aléatoires, très coûteuses aussi pour l'environnement. Les variations de prix du pétrole au cours des prochaines années, en hausse ou en baisse, ne seront qu'un épiphénomène. L'évolution sur une longue période sera une augmentation constante des prix à mesure de la rareté croissante du pétrole.
Divers facteurs économiques (récession), climatiques (hivers doux) ou autres peuvent soit retarder le moment de ce déclin, soit conduire à une fluctuation en forme de « tôle ondulée » du maximum de la production. Le monde est beaucoup plus proche de manquer de pétrole que les estimations officielles ne l'admettent, selon un informateur de l'Agence internationale de l'énergie qui affirme qu'elle a délibérément minimisé une pénurie imminente de peur de déclencher des achats paniques. La dernière édition du World Energy Outlook prévoyait une production de 105 millions de barils/jours, alors que des voix à l'intérieur de l'agence s'interrogent et redoutent que la fourchette 90-95 mb/j ne soit intenable.(2)
Désormais, la théorie du « pic pétrolier » trouve des partisans au coeur même du secteur de l'énergie. « L'AIE prévoyait en 2005 que la production de pétrole pourrait s'élever à 120 millions de barils par jour en 2030, mais elle a été contrainte de réduire progressivement ce chiffre à 116 mb/j puis 105 l'an dernier », « Nombre de personnes à l'intérieur de l'organisation estiment que le maintien de la production, même entre 90 mb/j et 95 mb/j sera impossible, mais il est à craindre que la panique puisse se propager sur les marchés financiers si les chiffres avaient été inférieurs ».
Matt Simmons, qui est un expert respecté de l'industrie pétrolière, a longtemps contesté les chiffres du déclin de la production et les statistiques pétrolières que l'Arabie Saoudite fournit sur ses propres champs. Il s'interroge sur le fait que le pic pétrolier puisse être beaucoup plus proche que beaucoup ne l'acceptent. Colin Campbell, un ancien cadre de Total France a déclaré lors d'une conférence : « Si le chiffre des réserves réelles [de pétrole] sortait, il y aurait une panique sur les marchés boursiers...au bout du compte cela n'arrangerait personne. »
De fait, Fatih Birol assure que les pays non membres de l'OPEP auront atteint leur pic de production d'or noir, non pas à un horizon lointain, mais dès 2010 ! D'ici à 2030, 93% de la demande supplémentaire d'énergie proviendra des pays non membres de l'OCDE (pays émergents et en développement), à commencer par la Chine et l'Inde. Pour satisfaire ces ogres, même si la communauté internationale se lance dans une politique active de substitution des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) afin de lutter contre le changement climatique, l'OPEP devra augmenter sa production de 30% au cours des vingt prochaines années. Selon l'AIE, la demande mondiale de pétrole pourrait culminer autour de 2025. Une chose est sûre, résume Birol : « L'ère du pétrole bon marché est révolue. » Les investisseurs sont, de leur côté, soumis à une grande incertitude, souligne-t-il. « Tout le monde attend ce que va donner la conférence de Copenhague sur le climat », qui s'ouvre dans moins d'un mois. Les ministres de ses 28 États membres, réunis à Paris en octobre, soutiennent le « scénario 450 ». 450 « parties par millions » (ppm), c'est la concentration de gaz à effet de serre que l'atmosphère ne devrait pas dépasser dans la seconde moitié du siècle pour éviter une hausse moyenne de la température de plus de 2°C. Au-delà, les experts de l'ONU prévoient un scénario incontrôlable.
L'investissement, colossal, évalué par l'agence pour opérer la révolution énergétique est de 10 500 milliards de dollars d'ici à 2030. Ce qui ne représentera que 0,5% à 1,1% de la richesse annuelle mondiale. Elle sera « en partie compensée » par la forte réduction de la facture énergétique. Pour rappel il y a quatre ans Nicholas Stern évaluait l'investissement à 5700 milliards de dollars. La sécurité d'approvisionnement en serait aussi renforcée. Mais, prévient Nobuo Tanaka, chaque année d'inaction coûtera 500 milliards supplémentaires. Deux scénarios s'offrent aux Etats : poursuivre la tendance actuelle ou investir massivement dans les économies d'énergie et les technologies peu émettrices de gaz carbonique. La politique la plus efficace, rappelle l'AIE, reste l'amélioration de l'efficacité énergétique. L'agence plaide pour un développement de l'éolien, du solaire, des agro-carburants, du nucléaire et du captage-stockage du CO2. Et la fixation d'un prix de la tonne de carbone (50 dollars en 2020 dans les pays de l'Ocde).(3)
Cependant, le croyons-nous, on ne peut qu'accélérer le déclin du pétrole avec un prix aussi dérisoire qui incite au gaspillage. Il n'est pas normal qu'un liquide que la nature a mis des dizaines de millions d'années à fabriquer, qui n'est pas renouvelable, qui commencera à manquer dans 10 ou 20 ans, et qui détraque le climat, vaille moins cher que le travail humain en Occident ! Depuis 1981, le volume de pétrole extrait chaque année est supérieur à celui des nouvelles découvertes. Actuellement, le volume produit est 3 à 4 fois supérieur au volume découvert. Avec un prix du pétrole par exemple de 70 dollars le baril et un prix du gaz à 7 dollars le British Thermal Unit, l'écart entre les deux est de 12,4 dollars par tonne équivalent pétrole (Tep). Le gaz est moins cher que le pétrole à même équivalent énergétique.(4)
Du point de vue des changements climatiques, les pays développés polluent là aussi pour plus de 70%. La pollution se partage globalement en trois secteurs : l'automobile (35%) le résidentiel (30%) et l'industrie-agriculture (35%). Ainsi, à titre d'exemple, 35 millions de voitures sont construites chaque année et qui s'ajoutent au stock des 700 millions de voitures dont 250 millions de voitures pour les seuls Etats-Unis (deux voitures pour trois personnes) et à peine 30 millions de voitures pour la Chine (une voiture pour 60 personnes). D'après les rapports du GIEC (organisme spécialisé dans le climat), si on ne fait rien d'ici 2050 l'augmentation de température dépassera les 2°C La planète est surexploitée et chaque année ce qu'elle met à notre disposition est épuisé bien avant la fin de l'année.
Les experts de l'Ocde répondent : « Les pressions exercées sur les ressources naturelles et l'environnement ne proviennent pas du nombre d'habitants mais de leurs habitudes de consommation. » Les discussions préparatoires au sommet de Copenhague sont pour le moment dans l'impasse. Le protocole de Kyoto prévoyait une réduction des émissions américaines de 7% par rapport au niveau de 1990, mais n'imposait aucune restriction aux pays en développement. La Chine, aujourd'hui premier émetteur de GES au monde, [rapporté à l'habitant, le Chinois contribue à la pollution pour 2 tonnes de CO2 par an contre 20 tonnes pour l'Américain et 10 tonnes pour l'Européen ] réclame que les USA respectent leur signature avant de s'engager elle-même, et demande que les émissions soient comptabilisées per capita. (5)
Le cycle de négociations préparatoires au sommet de Copenhague, qui s'est tenu à Barcelone, se solde par un échec. Les pays africains ont quitté durant deux jours les discussions pour marquer leur mécontentement croissant devant l'insuffisance des mesures de réduction des émissions de gaz à effet de serre des pays développés, au premier rang desquels les USA. Alors que les pays du Sud veulent obtenir la réduction préconisée par les scientifiques, qui est de 40% des émissions pour l'ensemble des pays développés, ceux-ci ne se sont pas engagés au-delà de 10% pour l'instant. Les pays africains ont montré qu'ils étaient prêts à provoquer une crise majeure à l'ONU si les USA et les autres pays riches ne s'engageaient très rapidement à des réductions plus importantes de leurs émissions de gaz à effet de serre.(6)
Comment ne pas dépasser alors les 2°C à 2050 c'est-à-dire stabiliser les émissions de CO2 autour de 450ppm ? On avait pensé qu'avec l'élection d'Obama et ses premiers discours, la planète avait des chances d'être sauvée. En fait, mis à part des effets d'annonce, surtout dans le développement des énergies renouvelables, l'Administration américaine veut faire porter le poids des grandes baisses de consommation aux pays émergents. La communauté scientifique est claire : il faut réduire d'au moins 25% à 40% les émissions d'ici à 2020 dans les pays industriels.
Beaucoup de pays développés et même des pays émergents prennent en compte toutes les contraintes du futur : inéluctabilité des changements climatiques, pénurie d'énergie due à des épuisements de la plupart des grands gisements, pénurie d'eau, voire même d'uranium, ont adopté des stratégies qui reposent globalement sur trois facteurs : optimiser la croissance en allant vers la sobriété énergétique, diminuer l'intensité énergétique, consommer moins en consommant mieux, aller vers les énergies non carbonées en développant, à marche forcée, les énergies renouvelables. Des études ont montré que les gisements d'économie d'énergie dépassaient les 20% voire les 30%.
Une étude de McKinsey, un cabinet d'audit américain, a donné un chiffre astronomique : l'efficacité énergétique (le fait de traquer les pertes d'énergies, très nombreuses) pourrait faire économiser aux Etats-Unis plus de mille milliards de dollars d'ici à 2020. Ainsi, à titre d'exemple, l'Union européenne a pu fédérer les politiques énergétiques de ses 27 Etats autour du triptyque suivant : à l'horizon 2020, elle se fixe comme objectif 20% d'économie d'énergie, une diminution de l'intensité énergétique de 20% et enfin 20% de son énergie sera d'origine renouvelable. La Commission européenne a déclaré la guerre aux appareils électroménagers et industriels trop gourmands en électricité. Les mesures concernent entre-autres les téléviseurs, les réfrigérateurs et congélateurs. Le but est d'économiser 190 terrawatts d'ici 2020, La commercialisation des appareils moins efficaces sera progressivement arrêtée, entre 2010 et 2014. La moitié de l'électricité photovoltaïque mondiale est produite actuellement dans l'UE.
Les Etats Unis sous l'ère Obama ont décidé de diversifier leur source d'énergie en allant vers les énergies vertes. Gros producteur et gros consommateur avec 2, 4 milliards de tep, les réserves pétrolières étant sur le déclin, l'apport extérieur est de plus en plus important et de plus en plus difficile d'où une politique « musclée depuis que leur seuil de dépendance a dépassé les 50 % On dit souvent pour chercher les bases américaines à l''étranger regardez les puits de pétrole à proximité… Cet engagement à marche forcée , C'est un prix Nobel qui est Secrétaire d'Etat à l'énergie permettra aux Etats Unis en investissant près de 110 milliards de $ dans les énergies propres de rattraper son retard.
Il en est de même de la Chine qui compte investir près de 400 milliards de dollars dans les énergies renouvelables. En France, qui avait basé son inépendance énergétique sur le nucléaire (55 réacteurs , 70 000MW ; 80 % de l'énergie énectrique est d'origine nucléaire) la mise en place du « Grenelle de l'Environnementent 2007-2008 » véritables Etats généraux de l'énergie, a permis à la France de tracer une stratégie énergétique en dehors du nucléaire avec un engagement massif pour les énergies renouvelables.
A Tokyo, le nouveau Premier ministre a engagé le Japon à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 25% d'ici à 2020 par rapport aux émissions de 1990. C'est dire si, en définitive, l'énergie et le climat sont deux préoccupations majeures qui vont structurer durablement l'avenir. Le 7 septembre, lors d'un Forum sur le changement climatique à Tokyo, le nouveau premier ministre a engagé le Japon à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 25% d'ici à 2020 par rapport aux émissions de 1990. Enfin Mitsubishi Electric et Ihi, participeront durant quatre ans à un ambitieux programme de recherche ayant pour objectif de créer une centrale électrique dans l'espace. Le Japon projette de mettre en orbite un satellite de test, couvert de panneaux solaires, qui générerait un gigawatt d'électricité, soit de quoi alimenter près de 300 000 foyers. Le budget de l'opération s'élève à 21 milliards de dollars.(7).
Beaucoup de pays hésitent encore entre l'option d'un développement et d'une croissance quitte à sacrifier pour le moment l'écologie, ou un développement durable plus respectueux de l'environnement. Et pourtant, l'avis de tous les experts climatiques est unanime pour ce qui est des conséquences actuelles du réchauffement climatique et surtout des dangers qui guettent notre planète. Les réserves techniques sont incertaines (complexité géologique) et confidentielles (compétition) l'augmentation des prix du pétrole n'apporte pas une augmentation des réserves conventionnelles ou des découvertes. La production mondiale de gaz culminera après le pétrole, Les combustibles fossiles culmineront vers 2030. Le coût de l'énergie ne représente que 5% du PIB alors que sa contribution y est de 50% ; il serait normal de payer l'énergie à son juste coût (prix des énergies renouvelables sans subvention), soit un prix plus élevé.
Nous allons inexorablement vers la fin des énergies fossiles et notamment du pétrole. Soit on organise cette mutation, soit on la subit. Les choses vont changer de gré ou de force. Et si c'est de force, par la raréfaction, les prix vont augmenter très brutalement... Les conséquences des changements climatiques si on laisse les phénomènes s'emballer seront cruellement tragiques comme l'a souligné en vain le Secrétaire Génaral des Nations Unies à l'actuelle session des Nations Unies. Il faut que le consommateur dans les pays industrialisés accepte de changer de comportement et d'économiser l'énergie pour que les besoins futurs en énergie soient satisfaits sans crise majeure. Il ne le fera que par nécessité. Seul un prix élevé de l'énergie (aligné sur son vrai coût) peut amener les changements nécessaires pour inciter le consommateur à économiser et ne plus chercher à toujours consommer plus, se posant la question de ce qu'il va laisser à ses petits enfants ?. - Ces négociations sont les premières à poser une question fondamentale pour notre avenir commun.
Dans un monde fini dont les richesses ont été - et sont encore - partagées de façon extrêmement inégales, peut-on accepter que les situations acquises se perpétuent ? Ls pays industrialisés qui ont consommé jusqu'à aujourd'hui la plus grande partie des ressources naturelles, peut-il réclamer des droits identiques à ceux de pays qui n'ont pratiquement pas contribué au passif environnemental ? Si ces questions sont abordées sous l'angle de la compétition visant à maximiser l'accès aux ressources et le droit aux externalités, l'échec semble assuré. Nous avons, de toute évidence, un besoin urgent d'un nouveau modèle de développement, coopératif et environnementalement neutre. Peut être que la sagesse prévaudra à Copenhague et que la planète sera sauvée. Amen !
Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info
HERVE Nancy - 24/11/2009, 21:27
Je fais tout de même un petit rappel que tout le monde semble avoir oublié et dont le calcul est à la portée de chacun d'entre nous.
Le poids total de l'atmosphère est de 5.29x10puissance16 tonnes soit le nombre 529 suivi de 14 zéro!! Comme l'homme dégage par an 17 milliards de tonnes de co2 comme cela est dit dans l'article, cela représente en faisant une simple règle de trois 0.000034% du poids total de l'atmosphère donc moins qu'une broutille. Cela ne peut qu'étonner tout le monde que cette infime quantité de co2 par rapport à la masse de l'atmosphère et donc produit par l'homme puisse influencer en quoique ce soit le climat global de cette énormité qu'est le globe terrestre.
Contre les chiffres on ne peut pas discuter. Il y a donc un réel problème quelque chose ne colle pas quelque part. La base même de toute la théorie de la cause anthropique du réchauffement de la planète est basée sur une quasi impossibilité.
Des gens ont intérêt à soutenir la responsabilité de l'homme dans cette affaire.
HERVE
HERVE Nancy - 24/11/2009, 22:26
excusez moi il y a une petite erreur il faut lire 0.00034% et non 0.000034% de gaz co2 anthropique dégagé en 1 an par rapport à l'atmosphère ,il n'empêche que cela reste toujours très infime.
herve
Prof C.E.Chitour Ecole Polytechnique Alger - 25/11/2009, 07:17
Cher Hevé
Pouvez vous m'expliquer vos calculs ? ou en tout as les hypothèses de départ. Vous n'ignorez pas l'exemple d la cuillière d'huile capable de calmer une tempête; exemple donné par Benjamin Franklin. Cela vet dirre qu'une cuillère d'huile s'étan sur la mer en un mince film monomoléculaire . Ne peut on pas sin on accepte vos chiffres faire l'analogie de cette infme couche de CO2 capable "d'étouffer la Terre" ?
pepone à caen - 25/11/2009, 07:58
la commission europeene aurait d'après l'article déclaré la guerreaux appareils trop gourmands? il n'y aura donc aucun téléviseur à ecran plat energivore en vente, ni pour noel, ni pour la prochaine coupe mondiale de football! le système marchand est incompatible avec la décroisance energivore.
HERVE Nancy - 25/11/2009, 12:19
@A Prof Chitour@ Il faut se méfier des analogies, l'huile est un état physique très différent d'un gaz. En général il y a dissolution des gaz entre eux, l'azote et oxygène principaux constituants sont intimement mélangés dans l'atmosphère, il en va de même avec les gaz rares tel que l'argon, le néon, l'ozone, le co2 car je rappelle que le co2 est un gaz rare de l'atmosphère 0.003% de la constitution de l'atmosphère donc vu le phénomène de dilution des gaz le co2 ne peut pas agir comme une couverture ou une couche d'huile.
Comme le co2 représente une infime partie de l'atmosphère et que l'homme produit une infime partie de cette infime partie de l'atmosphère, permettez moi de douter que le co2 ait une telle influence sur les phénomènes climatiques qui relèvent de causes beaucoup plus gigantesques que les petites agitations d'une minuscule humanité par rapport à l'énormité du globe terrestre.
Enfin je vous rappelle que de nombreux glaciologues de renon dont le professeur émérite Marcel Leroux, tous écartés des médias comme il se doit, affirment que le co2 participe pour très peu dans le phénomène de réchauffement et que c'est essentiellement la vapeur d'eau qui participe pour 98,5% à l'effet de serre et que l'augmentation du co2 est une conséquence du réchauffement et non une cause (voir prof. Marcel Leroux sur Google où il y a une interview éloquent du problème)
Pour les calculs c'est très simple la masse de l'univers est égal à 5.29x10puissance16 tonnes le dégagement anthropique est de 17 milliards de tonnes (c'est dans le texte de planète info) faites le rapport en pourcentage vous trouvez bien 0.00034% de co2 par rapport à l'atmosphère.
Je pense qu'avec cette frénésie déployée au sujet du réchauffement de la planète, ce rejet des médias systématique des sceptique à la théorie anthropique du réchauffement , me fais penser qu'il y a quelque chose qui ne va plus dans le pays de Descartes , le pauvre est déjà bien loin , on commence à oublier ses préceptes. !!
HERVE
Thierry à ELOYES (88) - 25/11/2009, 14:00
A Hervé,
Que le réchauffement soit du au CO2 ou pas, que l'augmentation du CO2 depuis le début de la révolution industrielle soit du à l'homme ou pas, nous épuisons les ressources de notre mère, la terre. Nous devons donc les économiser. De plus, la combustion d'énergie fossile entraine d'autres effets que la production de CO2, la pollution par les NOx, les HAP etc. qui entraine une surmortalité sur le long terme. Mais des esprits grincheux pourront toujours se voiler la face en argumentant que le lien de causalité n'est pas scientifiquement établi.
Ouvrons les yeux et regardons le mur qui est devant nous avant qu'il ne soit trop tard.
Thierry
HERVE Nancy - 25/11/2009, 14:09
@ A Tierry@ Je suis tout à fait d'accord avec vous de préserver la terre, bien sûr que naturellement nous sommes tous écologistes mais ce que je recuse c'est la responsabilité de l'homme dans le réchauffement du climat qui peut nous entrainer vers la pire des dictatures.
Des que l'on accuse l'humanité dés que l'on veut changer l'homme on se dirige vers le pire.!
Hervé
Florian, Rennes - 25/11/2009, 14:40
euh Hervé, c'est plus facile d'être négationniste que de ne plus avoir de voiture, ne plus cuisiner de viande ou ne plus chauffer une maison. Tu as choisi la première voie, d'autres comme moi la seconde. Saches tout de même que la concentration en CO2 s'exprime en ppm et qu'on en est à 375 (contre 280 avant la révolution industrielle) --> cela représente 0,0375% du volume de l'atmosphère : on se rapproche de tes 0,00034% par an (soit 1% par an de CO2 en plus), tu ne trouves pas ? le réchauffement que tu le veuilles ou non est d'origine anthropique (au moins en grande partie). Il n'y a que toi et Claude Allègre pour le contester.
Il va falloir choisir entre vivre moins nombreux ou changer radicalement notre mode vie (voire les deux en même temps) !
HERVE Nancy - 25/11/2009, 19:36
Dans ce cas on est toujours le négationniste de quelqu'un , il suffit de croire en une chose et celui qui n'est pas d'accord est le négationniste de celui qui croit. C'est un peu trop facile comme argument. Ceux qui ne croyaient pas dans le communisme étaient les négationnistes des communistes ! Ceux qui ne croyaient pas dans l'immaculé conception de la vierge étaient les négationniste du Pape qui avait décrété ce dogme comme une vérité et ceux qui ne croient pas dans la cause anthropique du réchauffement sont évidemment tout simplement des négationnistes de ce dogme allusion aux négationnistes des fours crématoires ce qui est tout à fait intolérable.
Il n'y a pas que moi et Allègre qui nous opposant à cette thèse à la mode. De nombreux scientifiques prennent le contrepied radical mais ils sont éliminés des médias qui ont jeté l'anathème sur ces gens. Je peux citer Marcel Leroux glaciologue émérite, Bjorn Lomborg sommités de l'environnement au Danemark, Eugenio Hackbart directeur du Meteorologia au Brésil, Richard s.LindzenTitulaire de chaire de Météorologie du Massachusetts. Je peux vous en citer des dizaines ‘ (le plus simple est d'aller sur http://belgotopia.lalibreblog.be/tag/giec ) vous aurez la liste de tous les scientifiques opposés à la mouvance générale actuelle.
Je ne conteste pas l'augmentation du co2 actuel en partie due à l'homme mais bons nombres de scientifique surtout chez les allemands disent carrément que le co2 ne joue aucun rôle et d'ailleurs où sont les preuves que ce co2 serait le responsable, on ne les voit nulle part figurer.
Mon système de calcul a le mérite d'être clair. Contre les chiffres et l'arithmétique difficile de contester. Les calculs ou sont justes ou son faux ici ils son tellement simples qu'ils sont à la portée de tout le monde.
Tout à fait d'accord pour avoir un comportement moins prédateur de cette planète mais malheureusement s'il y a 3ou4% des l'humanité qui pense ainsi c'est bien tout le reste.
HERVE
Florian, Rennes - 26/11/2009, 15:07
le négationnisme, c'est nier l'existence d'un fait prouvé, point. Tu as l'air de remettre en cause le fait que le méthane et le dioxyde de carbone sont des gaz réchauffants, or ça c'est prouvé ! Et il a été démontré que l'augmentation des GES (issus de l'activité humaine) était la seule explication plausible pour expliquer le réchauffement (le plus important depuis 300 000 ans). Une corélation étroite entre concentration en CO2 (principal GES) et température a été démontré. Voilà, mais peut-être que tu as une autre explication au réchauffement climatique que tu voudrais partager ? On peut décider d'agir maintenant (en se basant sur les connaissances actuelles) tant qu'il est encore temps ou attendre qu'il soit trop tard !
HERVE Nancy - 26/11/2009, 20:49
Il faut avoir lu "L'histoire du climats" de Leroy Ladurie où il explique les nombreux réchauffements dans le passé par exemple il explique que rien que dans la période historique il y a eu deux réchauffements conséquents du 9ème au 13ème siècle ce que l'on appelle l'optimum du Moyen Age où le Groenland était vert comme son nom l'indique et où l'on trouve des vestiges d'une civilisation viking et l'autre réchauffement encore plus conséquent , les 2 ou3 siècles qui succèdent l'an zéro où des écrits en latin mentionnent que l'on faisait pousser de la vigne et des citronniers du côté du mur d'Adrien dans le nord de l'Ecosse!! Comme réchauffement c'était autre chose que maintenant et la terre n' avait pas besoin du co2 de l'homme pour se réchauffer puisqu'il n'y avait pas d'industrie mais de tout ceci motus on ment par omission pour mieux faire avaler la pilule amère de l'augmentation de l'impôt en 2010 sous forme de taxe carbone et d'augmentation du carburant. Merci monsieur Hulot.
Et en quoi consistent les preuves que le co2 augmente la température. J'aimerais avoir des détails. Où les manipulations se sont faites et par qui. ? Il est reconnu que la vapeur d'eau est un important gaz à effet de serre mais le co2 qui ne représente que 0.003% de l'atmosphère je doute fort que ce soit suffisant pour expliquer cette augmentation des températures + 0.6° depuis 1850.
D'ailleurs on parle dans les milieux scientifiques désormais d'un palier de ce réchauffement depuis 1998. La vraie cause des variations de température se sont les variations d'activité du soleil. Au temps de Louis 14 lorsqu'il y a eu cette mini période glacière bien connu on a remarqué qu'il y avait disparition des taches solaires pendant des dizaines d'années gage d'une activité réduite du soleil. Et ça était le contraire depuis les années 80 présence de beaucoup de taches solaires.
L'homme est bien trop insignifiant pour interférer dans des phénomènes gigantesques que sont la machinerie climatique de cet énorme globe terrestre par rapport à nous, on touche déjà les domaines appartenant aux sphères cosmiques !
Les glaciologues dans les années 70 avaient prédit un sérieux re froidissement pour les années 2000 ils se sont magistralement trompés pourquoi voudriez vous qu'ils aient raison à 100% maintenant.
Allez voir le site du professeur Marcel Leroux : http://www.dailymotion.com/video/x33184_marcel-leroux-climatologue-non-peop_tech.
Pour le négationnisme je ne réponds pas car on est hors sujet trop long.
Hervé
Florian, Rennes - 27/11/2009, 09:35
Encore une fois, personne ne nie qu'i y ai eu des changements climatiques (chaud ou froid) au cours des précédents siècles et millénaires, c'est même la principale cause des conflits et guerres depuis des millénaires (en lien avec le besoin de subsistance). L'homme n'est pas le seul à émettre des GES, des phénomènes naturels en émettent aussi (comme les incendies par exemple, les pompiers n'existaient pas à l'époque...). Sans parler comme tu le dis de tous les phénomènes extérieurs et non maîtrisés (activité du soleil, éruptions volcaniques majeures comme soupçonné au début du 19è). Mais celui que nous devrons affronter (si l'on ne parvient pas à faire baisser les émissions de GES de moitié le plus rapidement possible) sera le pire que nous n'ayons jamais vu (j'entends par là, l'homme). L'équilibre qui a toujours été en mesure de se rétablir serait définitivement brisé. Je te laisse imaginer les conséquences !
Pour ce qui est de la vapeur d'eau, elle est responsable de 50% de l'effet de serre (naturel).
Tu as raison de dire que l'homme est une goutte d'eau (7Mds de T éq.C d'émissions anthropiques /an contre 150Mds de T éq.C d'émissions naturelles /an), mais la goutte d'eau va faire déborder le vase (eh oui, la Terre n'en absorbe naturellement que 153,5 /an...).
La conclusion est que tout cela relève d'un équilibre fragile (de nombreuses fois mis à mal sans implication humaine), alors si on y va de toute notre puissance (aussi minime soit-elle), on peut arriver à tout chambouler !
HERVE Nancy - 27/11/2009, 15:31
Illusions, illusions je vous tiens! L'homme n'a jamais cessé au cours des âges de se bercer d'illusions qui l'ont souvent mené vers des catastrophes . C'est d'ailleurs un sujet classique en classe de philosophie.
Hervé
DEHELVET _ Vichy - 27/11/2009, 23:46
Cher auteur du texte, je ne suis pas d'accord quand vous écrivez : " Les pays industrialisés qui ont consommé jusqu'à aujourd'hui la plus grande partie des ressources naturelles, peuvent-il réclamer des droits identiques à ceux de pays qui n'ont pratiquement pas contribué au passif environnemental ? ".
Car cela veut dire que les pays industrialisés doivent arrêter les émissions de CO2 alors que pays pauvres ou émergents (jusqu'à quel niveau ?) auraient le droit de polluer.
Auquel cas les pays dits riches deviendraient pauvres alors que les pays émergents deviendraient riches ! Dans ce cas, attendez-vous à avoir très vite une vague d'immigration blanche... sans compter le retour massif de vos ressortissants.
Bonne siorée à tous.
Professeur Chems eddine Chitour - 29/11/2009, 11:47
Cher monsieur de Vichy
Je ne suis pas naif au point de croire à la justice des hommes. Ce que je veux dire , c'est que partant de la certitiude que les pays industrialsiés ayant consommé la plus grande partie l'énergie font encore et toujours dans l'ébriété énergétique au lieu et palce de la sobriété énergétique. Nous allons prendre une hypothèse pour rêver...Imaginons qu'un Américain consommae comme un Européen c'est à dire 4 tep/hab/an , il serait aussi heureux que peut l'être un Européen; C'est du même coup graduellement 1,2 milliards de tep/an de pétrole soit 4 milliards de tonnes de CO2 qui n'iront pas dans l'atmosphère!! Imaginons aussi que la Chine que l'on diabolise à tort ( ramené à l'individu ne consomme qu'une tep/an/an contre 8 pour l'Américain puisse trovuer des technologies moins polluantes que celles utilisées par les pays industrialsiés; Q'on l'aide à miser sur les énergies renouvelables - Elle met déjà 450 milliards de dolalrs sur dix ans- contre125 pour les Etats Unis, la planète pourra enfin respirer; Mais ceci fait peut être parti de l'utopie parce qu'une part aucun pays industrialsié ne veut diminuer de son gaspillage- consommer moins en consomamnt mieux; Tout au plus c'est des mesurettes sans lendemain. De ce point de vue nous sommes mal barrés pour Copenhague.
Quand à la denrière phrase de votre contribution elle est enigmatique; Qu'entendez vous par retour massif de vos ressortissants. De qui parlez vous ? Un débat sur l'énergie qui dérape sur les ressortissants, c'est surréaliste.... Je vous laisse à votre conscience.
Prof.C.E. Chitour
vaquer jean-jacques metz - 29/11/2009, 15:32
Il existe de plus en plus de "négationniete" et de qualité
L'Académie des Sciences française vient de refuser de se prononcer sur la réalité du réchauffement climatique lié aux activités humaines,et souhaite des études scientifiques complémentaires.....
Christophe Magdelaine - 29/11/2009, 20:59
@ vaquer jean-jacques metz : ce n'est pas exact : seulement certains membres de l'Académie ne sont pas convaincus, pas toute l'Académie.
décroissant - 30/11/2009, 17:49
la pollution aérienne nuit avant tout aux organismes des êtres vivants, à notre santé (maladies, cancers, mort prématurée) et c'est déjà une bonne raison de réduire nos émissions ! de plus, consommer moins/mieux permet de faire des économies !
vaquer jean-jacques metz - 30/11/2009, 23:38
Christophe Magdeleine
J'ai lu cette info dans un hebdomadaire cette semaine:l'Académie refuse de se prononcer parceque des académiciens ne sont pas d'accord!
Est-ce exact?
J'ai lu aussi,dans le méme article qu'un spécialiste du GIEC,auparavant convaincu du réchauffement climatique,estime à présent que nous pourrions aller vers une phase de glaciation!
Qu'est-ce qui est exact,le savez-vous? pas moi.
Il faut lutter contre la pollution,anticiper l'épuisement des ressour'ces;tout a fait d'accord,mais arretons de faire du catastrophisme.
Un dernier point,et cela est incontestable:l'humanité,au temps du christ comptait 800 millions envirpon,aujourdhui:6,5 à 7milliards.
On ne veut pas en parler,mais l' inflation démographique est bien plus dangereuse qu'un éventuel réchauffement,ce que la terre a déja connu et ce qui a permis à l'homo sapiensd'aller à la conquéte de l'ouest(lire Coppens)
Christophe Magdelaine - 01/12/2009, 10:04
J'ai lu ce rapport, par ailleurs très intéressant et certains académiciens ne sont pas du tout convaincus que le réchauffement que nous connaissons actuellement (modeste pour le moment) soit dû à l'effet de serre additionnel et penchent davantage vers des cycles naturels (soleil notamment). La glaciation c'est dans 30 000 ans environ, on a le temps. D'autres académiciens voient dans le réchauffement actuel une signature claire des gaz à effet de serre... Cela n'empêche : plus de gaz à effet de serre entraînera une hausse des températures dans la basse atmosphère, la paléoclimatologie le démontre clairement.
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