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Recevoir une alerte mail à chaque nouvelle actualité ]Le Fonds des Nations unies pour la population (FUNAP) vient d'expliquer que la croissance démographique dans le monde est à l'origine de 40 à 60 % des émissions de gaz à effet de serre depuis 1820. Une meilleure planification familiale devrait avoir une influence sur l'évolution du climat. Pays pauvres, pays émergents ou pays riches émetteurs de carbone : l'ONU exhorte à limiter les naissances comme remède climatique. Un sujet sensible jusque-là toujours escamoté par les écologistes frileux, dont seul Yves Cochet fait exception.
« L'effort à long terme nécessaire pour maintenir un bien-être collectif qui soit en équilibre avec l'atmosphère et le climat exigera en fin de compte des modes viables de consommation et de production, qui ne peuvent être atteints et maintenus que si la population mondiale ne dépasse pas un chiffre écologiquement viable. » Rapport 2009 de l'UNFPA (Fonds des Nations Unies pour la Population).
Ce n'est pas un hasard si une telle déclaration, aussi surprenante qu'inattendue de la part d'une entité onusienne, tombe pile-poil en pleine actualité du dernier Sommet mondial de l'alimentation (en l'absence consternante des chefs d'Etat des pays riches...), et alors que le continent Africain franchit le seuil d'un milliard d'habitant, un symbole de taille. 3 ou 400 millions d'Africains dans les années 1960, ils seront 2 milliards en 2050. Quelle misère pour l'Afrique ?
La Terre n'est ni extensible, ni rechargeable !
La Terre ne peut pas continuer à accueillir 200 000 humains de plus par jour !!
Sera-t-on ni jamais assez nombreux, ni jamais assez malheureux ?
Le malheur du plus grand nombre fait-il jubiler l'élite ?
À qui profite le crime démographique ?
Une cure de désintoxication à grande échelle, progressive et durable, va s'imposer. Il faudra radicalement couper les ponts avec l'ancien mode de vie imposé par un capitalisme héritier d'un obscurantisme aux modes miniers et aux conséquences dégénératives pour la terre. Les causes majeures qui nous conduisirent aux crises écologique, énergétique et alimentaire, aux misères présentes et à l'effondrement annoncé sont la surpopulation de notre maison du Quaternaire, notre pétro-addiction insoutenable et la surconsommation de viande par les pays nantis.
De ces trois grandes menaces pour l'humanité, la première illustre le tabou des tabous, correspond à se prononcer sur l'indicible, à débattre du sacré, à remuer l'interdit. Comme tout sujet « innommable », la langue de bois a toujours été de mise. Exhorter à une dépopulation pacifique, ce n'est pas seulement affronter les groupes d'intérêts et d'influences qui s'engraissent sur la multitude, y compris dans sa version famélique, mais aussi se heurter au dogme largement consenti de la famille et à des tropismes religieux, y compris dans des pays dits laïques et aux familles éclatées. Et Nicolas Hulot ou Yann Arthus-Bertrand, nos tribuns sponsorisés, le savent bien.
Les errances majeures que sont la gestion abusive des ressources et une totale absence de régulation démographique portent en elle un naufrage et sont assimilables à un phénomène paradoxal que l'on peut désigner comme auto génocidaire. Ces deux comportements erronés sont si absurdes qu'on ne les appliquerait même pas à la maison !
Une nouvelle figure s'est instaurée depuis la moitié du siècle passé dans les pays du Sud, sous l'influence néfaste d'une incitation au lapinisme prôné par les colonisateurs chrétiens et musulmans, et leur dogme monothéiste de l'homme divin et de la fatalité, c'est l'inéquation entre la dotation géographique et l'effectif populationnel. Un peu comme un berger qui dépasse la charge pastorale, c'est-à-dire le nombre de têtes que peuvent potentiellement nourrir les ressources fourragères locales, hypothéquant ainsi toute régénération possible, abus contre-productif qui se nomme surpâturage et confine à une néantisation écosystémique.
Toutes les sociétés n'ont pas pour économie l'industrie, le commerce ou les hautes technologies qui permettent, comme au Japon, à Hong-Kong ou dans la Silicon Valley de s'étager pour surpeupler une niche géographique étroite, ou encore l'activité de paradis fiscal ou de trafics véreux internationaux comme Monaco (avec une termitière humaine de 15 850 habitants au km2 !), Macao (17 800 h/km2) ou Gibraltar (4 700 h/km2). Pour avoir un ordre de grandeur, l'Australie n'abrite que 2,6 habitants au km2 ! La terre fertile d'une famille de cultivateurs exige davantage d'espace que l'ordinateur d'un trader boursier ! Pour les peuples agricoles, ruraux et oubliés, ce sont les ressources paysannes qui doivent définir la taille d'une population, et non l'inverse. Cessons de nous étonner qu'il y ait grand malheur à féconder un enfant tous les neuf mois et à proliférer sur des terres sèches, ingrates et infertiles, qui plus est préalablement appauvries par des abus d'usages agraires contractées par l'agronomie d'une coopération pas toujours compétente ou bien intentionnée. Il n'est guère possible pour une société rurale de survivre en inéquation avec les lois de la nature et sans éducation d'aucune sorte, qui plus est soumise à la tyrannie de cruels gouvernants aptes au détournement des aides alimentaires. Aspirine sans frontières fait ce qu'elle peut.
Derrière la bonne parole nataliste, à masque paternaliste, sont tapies d'immondes arrière-pensées économiques, militaires, nationalistes, racistes, souffrant d'une myopie écologique hypothéquant tout futur universel. Avec ce que l'on sait maintenant, encourager la surpopulation, c'est cautionner un crime volontaire contre l'humanité. Les ressources n'étant pas élastiques, l'appropriation des plus forts ne peut qu'entraîner une famine des plus faibles. Les variantes du style « Travail-famille-patrie » sont les trilogiques recettes des peuples mis en batteries, voués à la fécondation spontanée, corvéables à merci et disponibles sur un geste pour le plus grand profit des marchands d'armes soutenus par les dogmatismes religieux.
Déjà, au XIXe siècle, les libertaires néo-malthusiens appelaient à une « grève des ventres » ajoutant leur point de vue à l'analyse du postulat de Malthus : la monstruosité de produire massivement la chair à canon utile aux bourgeoisies industrielles évidemment natalistes à usage de l'infanterie des guerres programmées, la chair à travail à l'usage de l'exploitation patronale, et la chair à plaisir pour alimenter la prostitution. Auquel inventaire justifiant une réponse populaire dénataliste à l'incitation étatique à procréer, on ajoutera dès le siècle suivant le besoin de clientèle au consumérisme.
Il y a plus d'un an, j'ai écris un pamphlet infrarouge en éloge à la dénatalité : Faire des enfants tue. Il fit scandale, mais depuis on ose remettre en cause la procréation égoïste et inconsciente, le vocable surpopulation n'est plus un gros mot et les familles nombreuses n'ont plus le vent en poupe. Le temps serait venu d'un Copenhague sur la responsabilité écologique de la démographie, que nous appelons l'empreinte anthropique.
Certes Malthus s'est trompé en 1798 en prévoyant que la production agricole serait insuffisante pour nourrir une croissance populationnelle exponentielle. Il ne pouvait présager que la mécanisation et la pétrochimie induits par l'avènement des énergies fossiles, allaient donner naissance à la révolution verte et au productivisme : de quoi donner TEMPORAIREMENT à manger à des milliards de gens..., tout en détruisant les sols, les eaux et donc toute durabilité. Maintenant que la déplétion est toute proche, que va-t-on faire de cette surpopulation sur une Terre exsangue ? Comment allons-nous sortir de ce plan hasardeux, ruineux, digne d'un capitalisme à courte-vue ? Appeler les pays nantis à partager avec les plus pauvres et les plus spoliés, quand nous serons 9 ou 10 milliards, une fois les ressources taries, ne relèvera ni de la morale, ni du vœu pieu, mais d'un cynisme à nul autre pareil.
« Ce que je constate : ce sont les ravages actuels ; c'est la disparition effrayante des espèces vivantes (...) et que du fait même de sa densité actuelle, l'espèce humaine vit sous une sorte de régime d'empoisonnement interne - si je puis dire - et je pense au présent et au monde dans lequel je suis en train de finir mon existence. Ce n'est pas un monde que j'aime. » Déclaration de Claude Lévi-Strauss, en 2005, au crépuscule de son existence. Le grand homme ne nourrissait aucun espoir pour un monde trop plein. Le temps de vivre sa vie et Claude Lévi-Strauss vit effectivement presque 5 milliards d'habitants de plus faire irruption sur cette Terre.
Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info
tahar, Oujda maroc - 19/11/2009, 20:47
DEHELVET - Vichy - 19/11/2009, 23:59
BACHENDI ALGERIE - 20/11/2009, 06:35
Seb, Saint-Denis, France - 20/11/2009, 10:07
lea sur la lune - 20/11/2009, 15:13
Renault - 20/11/2009, 18:30
extermination de la population - 20/11/2009, 18:35
Michel Tarrier - 20/11/2009, 18:38
Michel Tarrier - 20/11/2009, 18:46
Allégraisse, Ouagadougou - 20/11/2009, 18:58
Michel Tarrier - 20/11/2009, 19:10
Abdou, Essaouira - 20/11/2009, 19:17
DEHELVET - Vichy - 20/11/2009, 23:30
tahar, Oujda maroc - 21/11/2009, 00:07
Michel Tarrier - 21/11/2009, 06:55
Michel Tarrier - 21/11/2009, 10:33
DEHELVET - Vichy - 21/11/2009, 11:42
Bruno, Herblay - 21/11/2009, 12:27
Olivier, Paris - 21/11/2009, 15:47
terre - 21/11/2009, 17:02
fangui - 21/11/2009, 17:48
paoli - 21/11/2009, 20:15
Bruno Herblay - 21/11/2009, 20:53
Patrice BONJOUR - 21/11/2009, 21:20
Michel Tarrier - 22/11/2009, 07:33
DELPECH coueron - 22/11/2009, 09:51
Michel Tarrier - 22/11/2009, 09:58
Michel Tarrier - 22/11/2009, 10:00
Michel Tarrier - 22/11/2009, 10:03
DEHELVET - Vichy - 22/11/2009, 11:05
DEHELVET - Vichy - 22/11/2009, 11:07
DEHELVET - Vichy - 22/11/2009, 11:10
DEHELVET - Vichy - 22/11/2009, 11:16
Michel Tarrier - 22/11/2009, 11:35
Michel Tarrier - 22/11/2009, 11:37
Michel Tarrier - 22/11/2009, 11:39
Prof C.E.Chitour Ecole Polytechnique Alger - 22/11/2009, 21:02
DEHELVET - Vichy - 23/11/2009, 00:13
Michel Tarrier - 23/11/2009, 11:38
Michel Tarrier - 23/11/2009, 11:39
Michel Tarrier - 23/11/2009, 21:06
tahar, Oujda maroc - 23/11/2009, 22:32
Bruno, Herblay - 23/11/2009, 23:29
Michel Tarrier - 24/11/2009, 00:10
Michel Tarrier - 24/11/2009, 00:12
terre - 25/11/2009, 16:52
Michel Tarrier - 01/12/2009, 10:49
eistein - 06/02/2010, 18:17