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9495 lectures / 11 commentaires30 octobre 2009, 12 h 47
Étendue moyenne de la banquise arctique en septembre 2009, en rose la médiane 1979-2000A la fin de l'été Arctique 2009, la banquise arctique était plus importante que les deux records de fonte des années précédentes, 2007 et 2008. Cependant, la glace de mer n'a pas retrouvé ses niveaux précédents. L'étendue de la glace de mer en septembre restait la troisième plus faible depuis le début des enregristrements par satellites en 1979, et les cinq dernières années demeurent les cinq années avec les plus faibles étendues selon les données satellite.
Le Directeur et Scientifique principal du NSIDC (Centre de données nationales sur la neige et la glace) Mark Serreze a déclaré : « C'est bien de voir une petite amélioration par rapport aux deux années précédentes, mais il n'y a aucune raison de penser que nous prenons la direction d'un retour aux conditions des années 70. Nous nous attendons toujours à voir des étés sans glace à un certain moment dans les décennies à venir. »
L'étendue de glace moyenne pour le mois de septembre, un mois qui sert de référence comparative pour les études sur le climat, était de 5,36 millions de kilomètres carrés. C'était 1,06 millions de kilomètres carrés de plus que le plus bas record pour ce mois en 2007, et 690 000 kilomètres carrés de plus que la deuxième plus faible extension de 2008. Toutefois, la couverture de glace était encore de 1,68 millions de kilomètre carrés en-deça des moyennes de septembre entre 1979 et 2000. La glace de mer de l'Articque décline actuellement à un taux de 11,2 pourcent par décennie, par rapport à la moyenne de 1979 à 2000.
Les températures de la surface de la mer en Arctique cette saison restent supérieures à la normale, mais légèrement inférieures à celles des deux dernières années, selon les données de Mike Steele de l'Université de Washington à Seattle. Ces conditions plus fraîches, qui proviennent largement d'un ciel couvert au cours du dernier été, ont ralenti la perte de la glace par rapport aux deux années précédentes. De plus, les modèles atmosphériques d'août et septembre ont aidé à étendre la couche de glace, ce qui a maintenu l'extension.
La couverture de glace est restée mince, ce qui la laisse vulnérable face à la fonte des étés à venir. Les scientifiques utilisent des satellites pour mesurer l'âge de la glace, donnée fournie par l'épaisseur de la glace. Cette année, une glace plus jeune (moins d'un an) et plus fine, donc plus susceptible de fondre, représentait 49 % de la couverture de glace à la fin de l'été. La glace de deux ans représentait 32 %, par rapport au 21 % de 2007 et 9 % de 2008. Seuls 19 % de la couverture de glace avait plus de deux ans, le niveau le plus faible enregistré par le satellite situé bien en-dessous de la moyenne de 52 % établie entre 1981 et 2000. Plus tôt au cours de l'été, le chercheur de la NASA Ron Kwok et ses collègues de l'Université de Washington à Seattle, ont publié des données du satellite montrant que l'épaisseur de la glace avait décliné de 0,68 mètres entre 2004 et 2008.
Le scientifique du NSIDC Walt Meier a déclaré : « Nous avons préservé une bonne quantité de glace d'un an et de deux ans après cet été par rapport aux deux dernières années. Si cette glace reste en Arctique jusqu'à la fin de l'hiver, elle va épaissir, ce qui laisse espérer que la couverture de glace se stabilise pour les années à venir. Cependant, la glace est toujours plus jeune et plus fine qu'elle ne l'était dans les années 80, ce qui l'expose à la fonte pendant l'été. »
La glace de mer de l'Arctique suit son cycle annuel de fonte et de regel, fonte pendant les doux mois d'été et regel en hiver. La glace de mer reflète la lumière du soleil, gardant la région Arctique fraîche et modérant le climat mondial. Bien que l'extension de la glace de mer varie d'une année sur l'autre à cause des changements de conditions atmosphériques, l'extension de glace a montré un dramatique déclin au cours des trente dernières années. Pendant cette période, l'extension de glace a décliné à un taux de 11,2 % par décennie au cours du mois de septembre (par rapport à la moyenne établie entre 1979 et 2000), et d'environ 3 % par décennie pour les mois d'hiver.
Régression de l'étendue de la banquise arctique depuis 1979Le scientifique en chef du NSIDC Ted Scambos a déclaré : « Beaucoup de gens vont regarder le graphique de l'extension de la glace en pensant que nous sommes sortis des difficultés du changement climatique. Mais les conditions sous-jacentes sont toujours très préoccupantes. »
Arctic sea ice extent remains low ; 2009 sees third-lowest mark - NSIDC
Christophe Magdelaine / notre-planete.info ; date originale : 30 octobre 2009, 12 h 47 - Tous droits réservés
Youssef Taza - 01/11/2009, 00:09
Un signe d'espoire quand meme
Bob - 02/11/2009, 11:55
Encore un bel exemple de présentation bien orientée pour faire peur.
Évidemment qu'on n'est pas revenu au niveau d''il y a plusieurs décennies en arrière. Ca parait logique que dans un sens ou un autre les évolutions soient un peu progressives.
Et encore moins au niveau des années 70 qui ont été surnommées "petit âge glaciaire".
Comparer avec une moyenne démarrant au plus froid de cette période ou pire, évaluer en pourcentage ce "dramatique déclin" par rapport à 79 revient à comparer un débit de rivière avec un débit de crue : ça n'apprend rien.
N'étant ni militant, ni spécialiste, je vois surtout que le minimum de glace est au niveau de 2005, ce qui est mieux que si c'était pire comme on dit.
Par ailleurs pourquoi toujours donner des explications aux valeurs inférieures à celles des dernières années comme si cela correspondait à des phénomènes exceptionnels. Quand ça monte c'est normal c'est l'effet de serre et ça va durer, mais quand ça descend, c'est juste que cette année, il se trouve que blablabla ...
Le meilleur c'est la couverture nuageuse par exemple. Si elle explique des températures plus fraiches, qu'est ce qui l'explique elle? Peut-être simplement le fait qu'elle fait aussi partie du climat et que ce dernier n'évolue pas exactement comme prévu. Je ne pense pas que la fonte arctique de cette année signifie quoi que ce soit de précis et favorable pour les prochaines années, mais se contorsionner pour montrer le contraire, il faut oser.
Christophe Magdelaine - 02/11/2009, 12:02
@ Bob : la comparaison débute en 1979 non pas pour orienter les statistiques mais parce que cette année correspond aux premières données enregistrées par satellite. Enfin, il y a toujours une recherche d'explications même quand les températures montent...
Bob - 04/11/2009, 17:19
Dont acte. Nous sommes d'accord qu'il faut comparer à partir des données qu'on possède, mais il faut contextualiser (surtout quand on se permet de graisser la conclusion).
Dans le cas présent, il aurait été utile de rappeler pour la bonne compréhension de ces valeurs ( manifestement très importantes puisque mises en valeur dans le texte) que le point de départ n'est lui même sans doute pas du tout représentatif d'une situation moyenne puisque pris quasiment à la période la plus froide de la seconde moitié du siècle.
Sur le second point : on ne cherche pas l'explication à la hausse on l'a trouvée et quand elle est prise en défaut sur un point et qu'on sort de l'épure tracée (par le GIEC de préférence) alors on dégaine les précisions comme quoi c'est dû à un épiphénomène spécifique et sans avenir. Mais je n'insisterai pas plus, ne voulant pas vous faire l'injure de penser que vous n'avez pas parfaitement saisi le sens de ma remarque. Bien à vous.
Christophe Magdelaine - 04/11/2009, 17:31
@ Bob : 1979-2000 est la période la plus chaude de la seconde moitié du siècle dernier et non la plus froide comme vous l'indiquez... On ne doit pas lire les mêmes graphiques (cf. http://www.notre-planete.info/geographie/climatologie_meteo/changement_1.php)
Enfin, si vous ne partagez pas les interprétations de ces résultats, je vous invite à en discuter directement avec le NSIDC : http://nsidc.org
Bob - 05/11/2009, 10:28
Merci de ne pas faire semblant de ne pas comprendre.
Je ne parle pas de la période dans sa globalité mais du point de départ de cette dernière, qui est bien à peu près au fond du creux de la courbe des températures entre 1945 et 2009, juste à la fin de la période froide amorcée en 1945 et au début de la remontée qui s'ensuit..
Par ailleurs je n'ai rien à discuter avec le NSIDC, ne remettant en cause aucune interprétation. Ce que je discute est la présentation qui en est faite. C'est pourquoi je le fais avec vous.
Christophe Magdelaine - 05/11/2009, 10:48
@ Bob : l'article ci-dessus est une traduction fidèle de l'article du NSIDC, vous ne discutez donc pas de la présentation qui en est faite mais du fond de l'interprétation du NSIDC... Après, vous pouvez tout à fait réfuter la qualité de leur travail.
Bob - 06/11/2009, 16:14
Exact. Je suis allé voir l'article.
C'est donc bien leur façon de présenter les choses que je trouve discutable, ce qui ne m'étonne pas franchement d'ailleurs s'agissant du directeur scientifique de cet organisme. Mais cela ne change pas grand chose au fait qu'il me semble légitime de vous en faire la remarque.
En effet:
1- Quand on se livre à une simple traduction, fût-ce sur Internet, on le signale.
2 - Si vous mettez sur votre site, sans un mot de commentaire ni d'analyse personnelle, cette traduction que vous-même qualifiez de fidèle, c'est que vous en partagez plus ou moins le contenu non?
Vous en avez parfaitement le droit mais alors ne renvoyez pas la discussion sur un autre.
Christophe Magdelaine - 06/11/2009, 17:26
@ Bob : oui je partage ce constat... En même temps je me vois mal en mesure de contredire un satellite. Après le pas de temps est faible mais sur ce pas de temps, la régression est manifeste.
Hubert - 29/11/2010, 23:53
ces courbes (droites !!!) sur quelques années ne veulent strictement rien dire, quand on sait que les glaces ou glaciers avancent et reculent sur des siècles, voire des millénaires.
Rokag3 Athènes Grèce - 04/01/2011, 13:44
Il me semble en effet que la présentation est un assez dramatisée.
Un site propose l'évolution au jour le jour de la surface des glaces arctique et antarctique
http://wattsupwiththat.com/reference-pages/sea-ice-page/
Personnellement je n'investirai pas un centime sur le passage du nord et le refroidissement de la temperature des océans me confirme dans cette voie.
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