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www.notre-planete.info : environnement, développement durable et sciences de la Terre
4947 lectures / 2 commentaires28 octobre 2009, 15 h 59
Crédit : NASAL'adaptation au changement climatique dans les pays en développement coûtera de 75 à 100 milliards de dollars par an entre 2010 et 2050, selon les conclusions préliminaires d'une nouvelle étude globale de la Banque mondiale.
Financée par les gouvernements britannique, néerlandais et suisse, l'étude intitulée Economics of Adaptation to Climate Change (EACC) constitue l'analyse la plus approfondie de l'économie de l'adaptation au changement climatique réalisée à ce jour et fait intervenir une nouvelle méthode d'évaluation des coûts.
La nouvelle approche consiste à comparer deux mondes futurs, l'un avec changement climatique, l'autre sans. La différence entre les deux suppose un train de mesures à prendre pour s'adapter aux nouvelles conditions. Le coût de ces dispositions supplémentaires représente le coût de l'adaptation au changement climatique.
Dans le projet de document de consultation rendu public fin septembre 2009, un volet essentiel de l'analyse consiste à estimer le coût de l'adaptation pour des secteurs économiques importants, selon deux scénarios climatiques pour l'avenir : un « climat humide » et un « climat sec ». Dans le scénario d'un climat relativement plus sec, le coût de l'adaptation est estimé à 75 milliards de dollars par an, et dans celui d'un climat plus humide il serait de 100 milliards de dollars.
« Le coût de l'adaptation à une augmentation des températures mondiales de 2°C est sensiblement comparable au montant actuel de l'aide publique au développement », a déclaré Katherine Sierra, Vice-présidente de la Banque mondiale pour le développement durable. « Devant la possibilité de devoir supporter des coûts d'infrastructure additionnels exorbitants, mais aussi de faire face à la sécheresse, aux maladies et à une baisse tragique de la productivité agricole, les pays en développement doivent absolument se préparer aux éventuelles conséquences d'un changement climatique incontrôlé. À cet égard, l'accès aux financements nécessaires sera essentiel. »
« L'étude de la Banque mondiale montre clairement que des mesures d'adaptation prises dès à présent peuvent entraîner des économies à l'avenir et réduire les risques inacceptables », a affirmé Bert Koenders, ministre néerlandais de la Coopération au développement. « À ce stade, le coût de ces mesures peut encore être supporté par la communauté internationale, si l'on regarde le PIB des pays riches, mais il est prohibitif pour les pays pauvres. Plus que jamais, l'atténuation du risque climatique, les mesures d'adaptation et la coopération pour le développement sont nécessaires pour que les plus démunis soient moins exposés à la modification du climat. Il faut une aide publique nouvelle et supplémentaire pour appuyer financièrement l'adaptation dans les pays en développement les plus pauvres, de manière à ne pas compromettre les objectifs de développement pour le Millénaire. »
L'étude de la Banque mondiale a deux grands objectifs : d'une part, faire une estimation du coût à l'échelle mondiale de l'adaptation dans les pays en développement, d'autre part, aider les décideurs de ces pays à mieux comprendre et évaluer les risques que présente le changement climatique et à adopter des stratégies d'adaptation plus efficaces, qui privilégient les populations les plus vulnérables. Un deuxième rapport, fondé sur des études de cas dans sept pays et consacré à ce second objectif, sera établi d'ici le printemps 2010.
Il ressort du rapport que la région Asie de l'Est et Pacifique supportera le coût le plus élevé de l'adaptation, suivie de l'Amérique latine et des Caraïbes, et de l'Afrique Subsaharienne. Le scénario d'un climat plus sec suppose un coût d'adaptation d'un montant total plus faible dans toutes les régions, excepté l'Asie du Sud.
« L'étude sur l'économie de l'adaptation au changement climatique propose toute une série d'estimations pour un monde dans lequel les décideurs font des prévisions parfaites », a ajouté Sergio Margulis. « Dans le monde réel, où les décideurs cherchent à se prémunir contre tout un ensemble de possibilités, les dépenses réelles pourraient être plus importantes. »
Le rapport souligne que les stratégies de développement doivent laisser la plus grande marge de manœuvre possible et intégrer les connaissances relatives au changement climatique au fil de leur acquisition. Il en ressort aussi que le coût de l'adaptation par rapport au PIB décroît avec le temps, ce qui donne à penser que les pays deviennent moins vulnérables face au changement climatique à mesure que leur économie croît.
« La croissance économique est la forme d'adaptation la plus efficace qui soit », a fait valoir Warren Evans, directeur du Département de l'environnement de la Banque mondiale. « Mais on ne peut continuer à agir comme si de rien n'était. L'adaptation minimise les effets du changement climatique, mais ne s'attaque pas à ses causes. Seules les mesures d'atténuation pourront réduire les risques de catastrophe. », a-t-il ajouté.
Dans l'étude, le coût de l'adaptation pour tous les pays en développement est estimé dans les principaux secteurs économiques, sur la base d'ensembles de données nationales ayant une portée mondiale, et comprend notamment une évaluation partielle du coût d'adaptation pour les services écosystémiques. L'impact des variations de la fréquence des épisodes météorologiques extrêmes est aussi pris en compte dans les coûts. Cette étude est la première à proposer une définition exploitable du coût de l'adaptation au changement climatique. Elle peut jeter les bases d'une interprétation commune des conséquences de l'adaptation, du rôle que le développement y joue et des réorientations qui peuvent la faciliter. Elle souligne également que de nombreuses questions restent sans réponse et qu'il est indispensable de poursuivre les recherches.
Forum de discussions sur le changement climatique
Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info
Stéphane LAGASSE BRUXELLES - 28/10/2009, 23:35
Pression/soutien maximal(e) sur/à nos décideurs à Copenhague.
Contagion maximale de la conscience de cette urgence autour de nous.
Choix immédiat de réduire au maximum notre empreinte écologique (contagion par l'exemple).
"Soyez vous-même le changement que vous désirez pour le monde" Gandhi
Allons-nous refouler les victimes climatiques de notre mode de vie?
www.ecocopro.com - 29/10/2009, 11:49
Dans la mesure où dans les pays développés,les gaz à effet de serre sont à 40% émis par les immeubles (chauffage,éclairage,climatisation etc..),il est temps de créer une banque mondiale de compensation des émissions de carbone mais resevé à l'immobilier
.Un immeuble faisant des économies de C02 après travaux se verra octroyer un crédit proportionnel qu'il pourra revendre à un pollueur,gros emetteur de C02;
on connait un peu ce système en France avec les certificats d'économie d'énergie,trop peu connu qu'il faut absolument développer sur les immeubles notamment en copropriété.
Voir notre site:
www.ecocopro.com
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