|
Tweet | Envoyer cette page |
Actualités | Plan du site |
Se connecter
Plus que 20 jours pour gagner 5 jeux !
Marre de la pub ? Devenez membre premium !
![]() | 21 décembre 2012 : la fin du monde ? |
![]() | "Il est déjà trop tard" : l'espèce humaine devrait s'éteindre ce siècle |
![]() | Démographie : la vraie vérité qui dérange |
![]() | Les abeilles, témoins du bon état de notre environnement, disparaissent massivement |
![]() | Un nouveau "continent" de déchets a été découvert dans l'océan Atlantique Nord ! |
![]() | Manger autant de viande est une aberration pour l'environnement et la santé |
![]() | Le pic pétrolier mondial : on doit s'y préparer dès maintenant ! |
![]() | Limiter l'augmentation de la température planétaire à 2 ºC n'est plus réalisable |
![]() | Le déclin de l'industrie nucléaire |
![]() | 7 milliards d'habitants sur Terre |
![]() | Pollution de l'air : plus de 2 millions de morts par an |
Marre de la pub ? Devenez membre premium !
Cartes et données mises à jour en "temps réel"Découvrez l'agenda du mois
> > Février 2012 < <
Marre de la pub ? Devenez membre premium !
www.notre-planete.info : environnement, développement durable et sciences de la Terre
5014 lectures22 octobre 2009, 17 h 00
crédit : © C. Magdelaine - notre-planete.infoLes catastrophes ont toujours un impact considérable sur les personnes et les biens et sur les moyens de subsistance. Ces derniers jours, une fois de plus, des calamités naturelles se sont produites qui ont entraîné la mort de milliers de personnes. Il n'empêche qu'au cours du dernier demi-siècle, si les pertes économiques liées aux risques naturels d'origine météorologique, hydrologique et climatique ont été multipliées par cinquante à l'échelle du globe, les pertes en vies humaines ont été divisées par dix, progrès imputable à la mise en place de systèmes efficaces d'alerte rapide dans les pays les plus exposés.
Ces dernières semaines, en Asie du Sud-Est, le typhon Ketsana a fait près de 300 victimes et provoqué de graves inondations à Manille, dans le sud de Luçon, dans l'archipel des Visayas et à Mindanao, aux Philippines. Il a entraîné la mort de 136 personnes au Viet Nam et causé des inondations dans ce pays ainsi que dans six districts de la province de Kampong Thom, au Cambodge. Aux Philippines, la situation a été aggravée par le typhon Parma qui a dévasté le secteur agricole dans la province d'Isabela et fait 16 autres victimes. Dans le Pacifique Sud-Ouest, un raz-de-marée déclenché par un séisme qui a frappé les Samoa le 29 septembre a semé la dévastation dans cette zone et provoqué des dégâts dans d'autres îles. Au début du mois d'octobre, les fortes pluies qui se sont abattues sur le nord-est de la Sicile, en Italie, ont provoqué des glissements de terrain qui ont entraîné la mort de 25 personnes et endommagé les infrastructures et les habitations.
Les statistiques du Centre de recherche sur l'épidémiologie des désastres (CRED) révèlent qu'entre 1980 et 2007, près de 8400 catastrophes d'origine naturelle ont coûté la vie à près de 2 millions de personnes et entraîné des pertes économiques supérieures à 1500 milliards de dollars É.-U. Or, sur ce total, environ 90 % des catastrophes, plus de 70 % des décès et 78 % des pertes économiques ont été causés par des extrêmes météorologiques, climatiques ou hydrologiques– sécheresses, inondations, tempêtes de vent, cyclones tropicaux, ondes de tempête, températures extrêmes, glissements de terrain, incendies de forêt, etc. – ou bien par des épidémies et des invasions d'insectes directement liées aux conditions météorologiques et hydrologiques.
«Les phénomènes extrêmes sont une réalité», a déclaré Geoffrey Love, qui dirige le Département des services météorologiques et de réduction des risques de catastrophe à l'OMM. «Ils sont prévisibles dans la mesure où nous connaissons leur probabilité et ne dégénèrent en catastrophes que si nous ne parvenons pas à les anticiper».
Le bilan humain des catastrophes peut être réduit considérablement à condition de mettre en place des systèmes d'alerte rapide efficaces permettant de détecter, de surveiller et de prévoir les risques naturels et de diffuser des alertes en conséquence. Il convient aussi d'analyser les risques et d'intégrer l'information aux messages d'alerte, qui doivent être diffusés en temps opportun par l'organisme compétent à l'intention des pouvoirs publics et des populations menacées. Pour être efficaces, les systèmes d'alerte rapide doivent s'appuyer sur des plans d'urgence adaptés au contexte local qui doivent être activés le moment venu afin de sauver des vies et de préserver les moyens de subsistance des populations.
La réduction des risques de catastrophes est une affaire locale dans la mesure où les collectivités ont besoin de se prémunir contre les phénomènes dévastateurs, aussi rares soient-ils. Cuba constitue un cas d'école à cet égard, le gouvernement de ce pays ayant fait de la protection de ses citoyens une priorité absolue en investissant des sommes considérables dans la mise au point d'un système d'alerte aux cyclones tropicaux, qui a fait les preuves de son efficacité en 2008 : cette année en effet, cinq ouragans se sont abattus sur l'île qui n'ont fait que sept victimes. Au Bangladesh, les pouvoirs publics ont retenu les leçons des grandes marées de tempête de 1970 et 1991 qui ont fait respectivement près de 300 000 et 138 000 victimes, en mettant au point un programme de préparation aux cyclones qui constitue un bond en avant en matière de protection des vies humaines. En novembre 2007, le cyclone majeur Sidr a fait moins de 3500 victimes. Dans les deux cas, c'est la collaboration concrète entre les Services météorologiques et hydrologiques nationaux (SMHN) et les organismes nationaux de gestion des risques de catastrophes, combinée à un mécanisme efficace de diffusion de l'information à l'intention des autorités et des populations qui a permis de préserver des vies humaines.
Dans le cadre de sa stratégie de prévention des catastrophes, l'OMM a entrepris, avec ses partenaires, d'aider les gouvernements à mettre en place des systèmes d'alerte rapide faisant partie intégrante des programmes nationaux de gestion des risques de catastrophes, et d'appliquer le savoir-faire acquis dans ce domaine à des projets nationaux et régionaux de développement visant à renforcer le cadre institutionnel tout en favorisant la coopération entre les SMHN et les organismes chargés de gérer les risques de catastrophes. Une enquête menée par l'OMM en 2006 a révélé que plus de 60 % des 139 SMHN qui ont participé à l'enquête ont besoin de fonds supplémentaires pour mettre en place une infrastructure et des capacités d'alerte adéquates, en particulier dans les pays les plus vulnérables. C'est pour répondre à ce besoin qu'ont été lancés des projets nationaux et régionaux de coopération auxquels participent l'OMM, la Banque mondiale, le Secrétariat de la Stratégie internationale de prévention des catastrophes (SIPC) et le PNUD.
En 2007, des projets ont été menés dans huit pays du sud-est de l'Europe et d'autres l'ont été ou vont l'être en 2009 dans sept pays d'Asie centrale et du Caucase. Des projets analogues sont en cours dans cinq pays d'Asie du Sud-Est, notamment au Cambodge, au Laos, aux Philippines, en Indonésie et au Viet Nam.
Les prévisions et les alertes précoces permettent de réduire considérablement les pertes en vies humaines provoquées par les phénomènes météorologiques extrêmes. Il n'empêche que ces derniers compromettent gravement le développement socio-économique et les moyens de subsistance des populations. C'est pourquoi l'OMM s'attache aussi désormais à mettre en place les capacités nécessaires pour préserver leur source de revenus. Cet objectif sera réalisé grâce à l'instauration du Cadre mondial pour les services climatologiques qui facilitera l'élaboration d'une information sur le climat adaptée aux besoins des différents secteurs en matière d'évaluation et de gestion des risques. Ce cadre mondial facilitera aussi la diffusion et l'exploitation systématique des informations sur le climat nécessaires à la prise de décision dans le domaine de la prévention et favorisera les investissements dans les techniques de traitement des données et de prévision.
Le Cadre mondial pour les services climatologiques donnera aux secteurs sensibles aux conditions climatiques les moyens de mieux anticiper, sur le moyen comme sur le long terme, les risques liés au climat et en particulier les risques de sécheresse dans le contexte de la sécurité alimentaire. Cela s'applique aussi à la gestion des ressources en eau, au zonage des terres, à l'élaboration de nouvelles normes pour la construction, etc. La conception de stratégies appropriées de prévention des catastrophes dans le cadre des mesures d'adaptation au changement climatique s'en trouvera facilitée.
Forum de discussions sur les risques naturels
Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info
Haut de page ^
Offres d'emploi et CV
Livres et DVD
Associations
Communiqués
Agenda
Flux RSS
Partenaires
Page mise à jour le 22/10/2009 75 connectés© 2001-2012 notre-planete.info® v. 5.69 - tous droits réservés
notre-planete.info est un site indépendant qui informe et sensibilise objectivement sur l'environnement, l'écologie, les sciences de la Terre et le développement durable
Mentions légales |
Presse |
Publicité |
Contact |
Liens et logos |
Soutenez notre-planete.info !