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L'apocalypse des changements climatiques : est-il trop tard ?

8876 lectures / 19 commentaires13 octobre 2009, 10 h 51


Crédit : OMM

"Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson pêché, alors vous découvrirez que l’argent ne se mange pas." (Proverbe des Indiens Cree du Canada)

Il est connu que du point de vue de la consommation en énergie fossile, les pays développés polluent  pour plus de 70%. Ils ne représentent que 20 % de la population. De plus, la pollution se partage globalement en trois secteurs, l’automobile (35%), le résidentiel (30%) et l’industrie-agriculture (35%). Ainsi, à titre d’exemple, 35 millions de voitures sont construites chaque année qui s’ajoutent au stock des 700 millions de voitures dont 250 millions pour les seuls Etats-Unis (deux voitures pour trois personnes) et à peine 30 millions de voitures pour la Chine (une voiture pour 60 personnes). Chaque année plus de 25 milliards de tonnes de CO2 sont envoyées dans l’atmosphère, ce qui a pour conséquence l’augmentation de la température par effet de serre. D’après les rapports du Giec (organisme spécialisé dans le climat), si on ne fait rien d’ici 2050, l’augmentation de température dépassera les 2°C.

Les simulations de climat sur ordinateur nous montrent qu’il ne faut pas dépasser une teneur de 450 ppm (partie par million) de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Or, nous en sommes déjà à 382, contre 280 avant la révolution industrielle. Le rythme actuel de plus 2 ppm par an résulte de l’émission annuelle de 7 gigatonnes de carbone. Le recours aux énergies renouvelables s’avère comme une nécessité qu’il faut mettre en oeuvre sans plus tarder, car les changements climatiques sont à nos portes et ce sont les pays les plus vulnérables qui vont le plus en pâtir du fait qu’ils n’ont pas les moyens de lutter contre les effets dévastateurs des ouragans, des inondations, de la sécheresse et des maladies qui vont nécessairement se développer.

Le jour du dépassement

La planète est surexploitée et chaque année ce qu’elle met à notre disposition est épuisé bien avant la fin de l’année. «Mardi 23 septembre 2008, ce fut «le jour du dépassement», le earth overshoot day de l’année. La date où la population humaine a épuisé les ressources produites en un an par le mince manteau vivant qui enveloppe la Terre, la biosphère ou écosphère. Depuis, nous allons au-delà de ce que la planète nous offre, de sa biocapacité. Comment identifions-nous ce mardi fatal si précisément? Pour le calculer, Global Footprint Network compare le rythme auquel, chaque année, la nature produit des ressources - aliments, combustibles, etc. - et assimile les déchets, et le rythme auquel l’humanité consomme ces ressources et produit des déchets. Quand nous excédons les possibilités terrestres, nous atteignons «le jour du dépassement». Le premier, selon l’ONG, est tombé le 31 décembre 1986. En 1996, il se situait début novembre. En 2007, le 6 octobre. Aujourd’hui, le 23 septembre. Et dans dix ans? Notre crédit terrestre s’épuise - après le crédit bancaire.».(1)

On l’aura compris : le malheur viendra des modes de vie dépensiers occidentaux, des politiques industrielles, des égoïsmes nationaux, de comportements que nous pourrions changer. Selon le rapport 2008 de l’Agence internationale de l’énergie (World Energy Outlook 2008), nous passerons de 700 millions de voitures à 1400 millions qui rouleront encore au pétrole en 2030, émettant plus de 10 milliards de tonnes de C02 qui vont stationner dans l’atmosphère et mettront 120 ans pour disparaître. Cette détérioration de plus en plus accélérée du mode de vie n’a pas jailli du néant. Elle a été consacrée par la nouvelle forme de colonisation du monde appelée indifféremment néocolonialisme ou postcolonialisme(.2)

Au moment où l’Allemagne annonce le démantèlement de ses centrales nucléaires d’ici à 2021, le réchauffement de la planète pourrait plaider paradoxalement en faveur de l’atome. Il ne fait aucun doute que l’uranium consommé par les centrales nucléaires dégage beaucoup moins de CO2 que le charbon, le pétrole ou le gaz. La plupart des écologistes reconnaissent que l’énergie nucléaire répond au moins à l’un des deux critères du MDP, définis par le Protocole de Kyoto de 1997, en ceci qu’elle pourrait effectivement aider les pays industrialisés à réduire de 5% leurs émissions de dioxyde de carbone d’ici à 2010. Ils soulignent toutefois, qu’elle ne saurait répondre au deuxième objectif déclaré du MDP : aider les PED à parvenir à un développement durable. Les dix pays dont la part d’électricité venant du nucléaire est la plus élevée sont : la France (75%), la Lituanie (73,1%), la Belgique (57,7%), la Bulgarie (47,1%), la Slovaquie (47%), la Suède (46,8%), l’Ukraine (43,8%), la Corée du Sud (42,8%), la Hongrie (38,3%) et l’Arménie (36,4%).

Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU, se montre extrêmement pessimiste quant à l’issue des négociations de Copenhague sur le climat, en décembre. «Nous avons le pied collé sur l’accélérateur et nous fonçons vers l’abîme», a-t-il déclaré, jeudi 3 septembre, lors de la troisième conférence de l’ONU sur le climat, réunie à Genève. M.Ban, qui revient de l’Arctique, a souligné que la région «pourrait être libre de glace vers 2030» en raison de l’extrême rapidité du réchauffement du pôle Nord.(3)

«Quatre-vingt-dix jours! C’est le temps qu’il nous reste pour inverser la courbe des émissions de gaz à effet de serre et éviter l’emballement climatique. La communauté scientifique est claire : il faut réduire d’au moins 25% à 40% les émissions d’ici à 2020 dans les pays industriels. Les chefs d’Etat ne contestent plus cette réalité. Les négociations engagées en amont de Copenhague et les déclarations du G8/G20 sont très en dessous du minimum vital. Les premières déboucheraient sur un niveau de réduction des émissions d’ici à 2020 d’au mieux 15% et des engagements financiers très aléatoires en faveur des pays du Sud, les moins responsables mais les plus touchés par les changements climatiques. Les secondes ne s’accordent que sur le seuil de 2°C d’ici à 2050! Trois mois, c’est le temps qu’il reste pour obtenir un accord responsable à Copenhague avec des échéances à court terme pour contraindre les signataires à l’action immédiate, des financements pour les pays du Sud à hauteur de notre responsabilité et de leurs besoins et des transferts de technologies propres. Trois mois pour faire rimer protection du climat avec économies d’énergie, énergies renouvelables et solidarité internationale.(4)

Les systèmes naturels et humains sont vulnérables à l’évolution du climat en raison de leur capacité d’adaptation limitée. Certains phénomènes météorologiques extrêmes devraient augmenter en fréquence et/ou en intensité ; leurs conséquences (pertes en vies humaines, dommages matériels...) suivront la même tendance. Du point de vue humain, il faut s’attendre à des pertes économiques importantes (récoltes moins abondantes...), surtout dans les régions les plus pauvres.

Les grands perdants

Une étude publiée le 2 septembre par Maplecroft, un cabinet britannique d’expertise des risques globaux, montre que les pays les plus exposés à un «risque extrême» du fait du réchauffement global, sont la Somalie, Haïti, l’Afghanistan et la Sierra Leone. Des vingt-huit pays exposés à un «risque extrême», vingt-deux sont situés en Afrique subsaharienne. A Manille, le 2 septembre, la Banque asiatique de développement a, de son côté donné les résultats d’une enquête concluant que la fonte des glaciers de l’Himalaya du fait du réchauffement menace la sécurité alimentaire et la disponibilité en eau des 1,6 milliard d’habitants d’Asie du Sud. La moitié des personnes en situation de «pauvreté absolue» dans le monde vivent dans cette région. Prenant la parole à l’ONU au nom des petits Etats insulaires, le président de la République des Maldives Mohamed Nasheed, a dénoncé les promesses non tenues. «Nous continuerons de jouer notre rôle de canari dans la mine» mais aussi «de montrer le chemin vers la sortie», a-t-il dit.

A New York, le 1er septembre, Rob Vos, directeur du département des affaires économiques et sociales de l’ONU, a jugé que «si l’on ne réduit pas les émissions de GES de façon significative, les dommages causés à l’économie des pays pauvres seront dix fois supérieurs à ceux enregistrés dans les pays développés». Selon lui, il faudrait investir chaque année dans l’atténuation du changement climatique et l’adaptation à ses effets, de l’ordre de 1% du produit intérieur brut (PIB) mondial, soit plus de 500 milliards de dollars. Ces constats conduisent les pays les plus pauvres, notamment africains, à demander une contribution forte des pays industrialisés. Pierre Radanne, consultant en énergie et ancien président de l’Ademe en France constate: «Pour l’instant nous sommes dans l’impasse. Au départ, il y avait cinq voies d’entrée possibles. La première voie consistait à suivre quelques grands engagements - pas d’augmentation de plus de 2°C, division par deux des émissions et réduction des émissions de 80 à 85% pour les pays industrialisés d’ici à 2050. Cette voie avait le soutien des scientifiques, des grandes ONG, de l’UE. Mais son échec était prévisible. On ne peut pas appeler à diviser les émissions de gaz à effet de serre sans garantir aux pays du Sud une aide au développement. A Rio [Sommet de la Terre qui s’est tenu en 92], on leur avait fait des promesses qui n’ont pas été tenues. Les transferts de technologie par exemple n’ont pas eu lieu. (...)»(5)

«La menace représentée par le changement climatique est grave, elle est urgente, et elle grandit», a déclaré le président américain, mardi 22 septembre, devant des dizaines de dirigeants du monde entier réunis à l’ONU à New York pour tenter de sortir de l’ornière les discussions sur le réchauffement climatique. Les générations futures vont à une «catastrophe irréversible» si la communauté internationale n’agit pas «audacieusement, rapidement et ensemble», a-t-il prévenu. «Nous comprenons la gravité de la menace climatique. Nous sommes déterminés à agir. Et nous honorerons nos responsabilités à l’égard des générations futures.» «Mais les pays à la croissance rapide, qui seront à l’origine de quasiment la totalité de l’augmentation des émissions mondiales de gaz carbonique dans les décennies à venir, doivent également faire leur part du travail.» Le président chinois Hu Jintao s’est engagé à réduire «notablement» la croissance des émissions de gaz à effet de serre de son pays d’ici à 2020 - comparativement à 2005. «Nous allons vigoureusement développer les énergies renouvelables et l’énergie nucléaire», a-t-il ajouté dans une intervention très attendue. «Nous allons accroître la part des énergies non fossiles dans la consommation du pays à environ 15% d’ici à 2020.» La Chine est devenue globalement le premier émetteur de CO2. Par habitant, l’Américain pollue 7 fois plus que le Chinois Ces deux pays comptent ensemble pour 40% des émissions mondiales (6)

Cela n’a pas empêché que chacun essaie de trouver la parade en jouant à un poker menteur où chacun attend que l’autre dévoile ses cartes. Malgré les envolées lyriques à l’ONU inexorablement, l’Europe à travers ses directives est en train de verrouiller ses frontières par des taxes énergétiques qui s’apparentent à un protectionnisme déguisé. La menace vise les pays émergents, notamment la Chine et l’Inde. Il est vrai que l’Union européenne s’est engagée à réduire de 20% ses émissions de CO2 d’ici à 2020, voire de 30% s’il existe un accord global à Copenhague. «Il ne serait pas acceptable que les efforts des pays les plus ambitieux soient compromis par les fuites de carbone qui résulteraient de l’absence ou de l’insuffisance d’actions de certains», indique la lettre franco-allemande. «Pour cette raison, il doit être possible de mettre en place des mesures d’ajustement appropriées visant les pays qui ne respecteraient pas cet accord ou n’en feraient pas partie.» (7)

Deux études montrent que le Sahara peut contribuer à sauver la planète. D’abord l’initiative allemande «Desertec» à laquelle s’est associé le groupe Cevital, ambitionne de réaliser une série de centrales solaires pour produire de l’électricité. Une autre étude faite aux Etats-Unis sur le Sahara montre qu’il peut reverdir, avec une pluviométrie de 750 à 1500 mmHg avec en prime une contribution à la diminution de la température du globe qui peut atteindre 6°C. Pour cela, il est nécessaire de ramener de l’eau douce en surface ou dessaler de l’eau de mer grâce à l’énergie solaire. En son temps, l’idée d’El Gueddafi de créer une mer intérieure n’était pas, une fois n’est pas coutume, aussi loufoque que l’on pensait. L’Algérie devrait étudier sérieusement ces options. Il serait dangereux pour le pays de ne miser que sur le gaz naturel pour produire de l’électricité.

Jacques Chirac s’inquiétait à juste titre de l’inertie des nations développées face à l’imminence des changements climatiques: «La maison brûle et on regarde ailleurs.» C’était il y a dix ans. Depuis, 200 milliards de tonnes ont été envoyées dans l’atmosphère et seront encore là dans un siècle. On aurait pensé que devant la réelle menace climatique qu’avec l’avènement de Barack Obama, la planète allait enfin respirer ; cruelle désillusion, les calculs bassement matériels de chacun des grand pollueurs et l’intransigeance d’un Congrès bushien ont fait que nous sommes plus que jamais loin d’un développement. Est-ce le début de l’Apocalypse pour les damnés de la Terre?

Notes

  1. Frédéric Joignot. Sommes-nous trop nombreux? Le Monde 09.01.09
  2. Chems Eddine Chitour : L’Occident et la désymbolisation du monde. Site mille babords 23/12/2006
  3. Hervé Kempf - L’Afrique fait monter les enchères avant le sommet de Copenhague - Le Monde 4.09.2009
  4. Yannick Jadot: «Stop aux mythes d’un nucléaire propre et d’un charbon non polluant» Terra economica - Le 31/08/2009
  5. Pierre Radannes: Avant-Copenhague: l’impasse? Karine Le Loët www.planete-Terra aout 2009 La kermesse de New York
  6. Climat: Etats-Unis et Chine affichent leur détermination, Le Monde.fr avec AFP 22.09.09
  7. Alexandrine Bouilhet Paris et Berlin demandent une taxe carbone aux frontières - Le Figaro.fr 18/09/2009

Auteur

Chems eddine Chitour / Professeur Ecole Polytechnique Alger Ancien Professeur associé à Toulouse Consultant Conférencier

Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info

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19 commentaires

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avatar Florian, Rennes -

avant de dire que le nucléaire est une solution pour diminuer les émissions de GES, il faudrait réaliser l'ACV de la construction du réacteur en passant par l'extraction de l'uranium (qui est de plus en plus émettrice du fait de la rareté du minerai), son transport et son enrichissement, l'exploitation de la centrale et son entretien (il est bien connu que tous les salariés et prestataires viennent y travailler à vélo), le transport, le retraitement et le stockage des déchets (sur des millénaires, c'est dire si la gestion des infrastructures sera peu émettrice), sans oublier enfin le démantèlement des centrales (on ne sait pas encore faire !). Et là, on en reparle ! En éq. Carbone, je suis sûr qu'on est loin des 5g/kWh annoncés par EDF. Et je ne parle pas de l'impact sur l'environnement et les finances publiques.

avatar charles -

c'est pas le début de l'apocalypse, c'est la fin.
Il y a longtemps que nous sommes rentrées dans la phase terminale. Les cavaliers de l'apocalypse ont déjà parcouru la planète; la guerre, la famine, les pestes et la mort.
Maintenant, c'est tout qui risque de s'écrouler: l'économie, donc l'ordre social, le climat, la politique et la religion.
Faut pas chercher à sauver la finance (ce n'est que du papier) faut sauver la vie sur terre, y en a pas 2

avatar DELPECH coueron -

Arrêtez de faire des mômes. Il faut que l'humanité cesse de s'étendre en nombre. Nous sommes bien trop nombreux aujourd'hui. Ca va se terminer en eau de boudin, tout ça !!!

avatar Stéphane LAGASSE BRUXELLES -

Des millions de personnes rêvent de vivre et de fonder une famille dans nos pays avec notre "niveau de vie", la sécurité sociale, la scolarité* pour tous, les droits de l'homme...
On parle de relance économique.
Jamais la comparaison avec ce qui s'est passé à bord du Titanic où "le Progrès allait tout résoudre", ne m'a paru aussi pertinent. Sauf que, si le climat s'emballe, il n'y aura pas de secours.
*Et plus nous sommes performants dans un domaine -même écologique!-, plus notre empreinte écologique augmente.
Nous avons beau savoir, nous ne ressentons rien. (Qui a dit: "Plus on sait, moins on sent.")

avatar imix1 -

l'apocalypse des changements climatiques, est-il trop tard?
Il faudrait déjà avoir plus de connaissances sur les climats pour affirmer péremptoirement que le changement climatique est la conséquence des activités humaines. J'ai bien peur que sur ce thème là on soit encore dans l'erreur, si ce n'est pas une grosse arnaque.
Une chose est sûre, c'est qu'on détruit toute la vie sur la planète. Il est évident que ce n'est pas le nucléaire qui va nous sauver, encore une arnaque. La civilisation capitaliste n'est ni plus ni moins qu'une dictature déguisée. C'est marche ou crève avec aucune autre alternative possible. L'esclavage, la colonisation, tout est encore là, transformés mais l'occident continuent de dilapider les ressources planétaires pour son propre compte, sans vergogne en se donnant bonne conscience avec des mauvais plans comme le grenelle de l'environnement qui ne sert qu'à endormir le peuple lui faisant croire que les politiques s'occupent de tout alors que c'est tout le contraire, ils ne s'occupent que de s'en mettre plein les poches..
A mon sens, on avancera dans la bonne direction avec l'arrêt du nucléaire, l'interdiction totale de l'agriculture chimique, des ogms, des nanoparticules, le développement généralisé des énergies renouvelables, l'abolition des brevets, et en mettant toute notre énergie sur l'éducation et le partage des connaissances, en supprimant les armées pour interdire les guerres.
Au point où nous en sommes, il faut aussi rêver car je ne me fais pas d'illusion sur les grosses claques que nous allons prendre.

avatar douds -

dans ma jeunesse, à l'époque de la guerre froide, on parlait de la puissance des armes nucléaires en équivalent tonnes de TNT. IL y a avait les petites bombes de 20 kilotonnes et les grosses de 300 mégatonnes, voir plus avec les bombes H. Certes les hydrocarbures n'ont pas l'énergie du TNT, ils atteignent 2000°C en combustion péniblement, mais d'après cet article on en brûle 7 gigatonnes chaque année. C'est combien de fois Nagasaki ?

avatar Philippe Dor, Australia -

En voyant les photos du Soleil recemment publiees il est tres evident que les presents changements climatiques de notre planete n'ont absolument rien a voir avec quelqu'onque activite humaine comme la pluspart des Governements et une grande partie des Scientifiques a leurs services essayent de nous faire croire. Non seulement ne pouvait on pas voir les habituels "taches noires" du Soleil, mais bien au contraire on observait plusieurs enormes taches "blanches" beaucoup plus claires que le restant de la surface Solaire. Il est bien connu que les periodes de taches noires du Soliel influences les conditions climatiques de notre planete, donc il serait aussi logique de croires que les "taches blanches" agissent egalement sur le rechauffement climatique observe pour le moment. Un documentaire televise ici sette semaine montrait que la temperature moyenne de la Terre il y a 125000 ans etait plus haute de 2 degres et le niveau des oceans plus hauts de 4-6 metres que maintenant, et ceci a une epoque ou il n'y avait que quelques millions d'etres humains a l'age "de la pierre". De qui se moquent'on!!!!!!

avatar sylline tours -

Juste une question à ceux qui disent aux autres d'arrêter de faire des mômes : combien en ont-ils conçu eux-mêmes ??

avatar douds -

Juste une question à ceux qui disent aux autres d'arrêter de faire des mômes : combien en ont-ils conçu eux-mêmes ??

sylline, ouvre une ligne au forum si tu veux en parler

avatar Justine -

sylline : je dis pareil, comme quoi faudrait arrêter un peu de faire 5 ou 10 gosses. j'en ai aucun et je n'en veux pas :-D

avatar Bruno Cergy -

Il y a du vrai dans tout ça mais il faut synthétiser

- aux pays développés d'arreter de gaspiller et de vivre au dessus des moyens de la planete et vite.
- aux pays émergents de réfléchir avant d'adopter un model qui est condamné
- aux pays pauvres d'arreter la machine à mômes et vite.

Bref il faut partager les efforts, qu'ils soient mesurables, controlables et pénalisables.

Soit on arrive à trouver un accord (je n'y crois pas) soit on sera 9 milliards à sucer des cailloux sous le soleil. A la tienne Philippe Dor tiens suce celui là c'est un silex!!!!

avatar gallesio Bruno demeurantà Cagnes sur Mer O6800 -

Que faire pour atténuer nos malheurs ? je trouve que les hollandais avaient interdit la circulation des vehicules un jour
par mois lors du premier choc pétrolier ,alors pourquoi ne pas autant dans cette periode delicate pour tenter de renverser la mauvaise tendance ,ho suremant cetains lobbies du petrôle ne seraient pas d'accord devant le manque de profit ,bien sur ils preferent mourir riches car ils
mourons comme les gens du tiers monde .
vanité que cette attitude là

avatar montceau les mines -

ben on est pas dans la merde!!!pour réduire les émissions de co2 autant kil le faudrait, il faut des sommes monétaire collossale qui aujourd'hui avec la crise économik sont de plus en plus difficil a trouver....on n'y échappera pas ce monde est en train de changer et changera de plus en plus rapidement...la question c'est qui y survivra?

avatar Hedde Fouday -


La "géo-ingénierie saharienne pragmatique" :
une solution multi-factorielle au réchauffement climatique !


Une étude scientifique a établi qu'avec 2% de nébulosité supplémentaire,
l'actuel problème de réchauffement climatique pourrait être résolu.
Comment obtenir ces 2% supplémentaires,
si ce n'est en faisant s'évaporer d'énormes quantités d'eau
en des endroits à partir desquels cette eau serait à même de créer davantage de nuages ?
C'est là un des principaux atouts de la géo-ingénierie saharienne pragmatique !

De plus, la thermodynamique nous enseigne que l'évaporation de l'eau absorbe de la chaleur…

Des scientifiques ont calculé que les bassins de la Vallée de la Mort
auraient une capacité d'évaporation moyenne d'environ 180 000 m3 / heure !
On y trouve aussi une zone dépressive descendant à – 86 mètres !

Le Sahara est le plus vaste désert aride du monde…
Il dispose donc d'une phénoménale capacité d'évaporation,
alors qu'il manque cruellement de nébulosité.
De plus, avec le Proche-Orient, c'est certainement
l'une des plus anciennes zones géograhiques où le climat
s'est trouvé modifié peu à peu de part les activités humaines,
notamment du fait de la sédentarisation des populations.


Géo-ingénierie saharienne pragmatique :

Le plus ancien projet de géo-ingénierie ( saharienne…) connu à ce jour
fut initié par le Cdt Roudaire et fut soutenu par Ferdinand de Lesseps.
Il consiste à inonder, grâce à la proximité de la Méditerranée, environ 10 000 km2
de zones dépressives, à l'ouest du golfe de Gabes, créant ainsi de très vastes zones d'évaporation,
pouvant générer une ré-évolution climatique vers les conditions régnant à l'époque du lac Triton (antiquité romaine).
L'intérêt majeur du projet Roudaire-Lesseps, c'est l'évaporation de très grandes quantités d'eau,
rafraîchissant l'air au niveau du sol, accroître la condensation (rosée et précipitations)
et à même de générer quelque nébulosité réfléchissant les rayons solaires !

De plus, si on craint le réchauffement climatique,
on craint aussi la montée des océans qu'il induit...
Et là, en relançant le cycle de l'eau,
là où il s'est tarit, on fait d'une pierre deux coups…


Ainsi, aujourd'hui, face au réchauffement climatique,
on ne peut donc que saluer l'initiative jordanienne
de ré-alimenter la mer Morte (- 412 mètres) grâce à de l'eau de la mer Rouge !


Ne croyez-vous pas qu'il serait plus que temps de faire avancer
et connaître certains projets de géo-ingénierie saharienne,
qui gagneraient à être davantage connus ?

Les dépressions de Qattâra (2 000 à 3 000 km2),
pourraient elles aussi être inondées d'eau provenant de la Méditerranée,
ou mieux, d'eau douce provenant du Nil, par un dédoublement de celui-ci
reprenant les anciens cours de l'Eonile...

Quant à "SaharaCenterCity", ville nouvelle à vocation internationale,
sa nécessaire alimentation en eau générerait divers rejets d'eau usées
qui seraient vecteurs d'évaporation, tout comme les véhicules à hydrocarbures,
civils ou militaires, utilisés alentours, rejeteraient de la vapeur d'eau.

Déplacer des structures internationales en une zone dédiée
où elles seraient facteurs de changements micro-climatiques
positifs et de développement durable par leur activité,
peut sembler utopique, mais néanmoins parfaitement rationnel et raisonnable...

N'est-il pas quelque peu étonnant que les solutions de géo-ingénierie les plus rationnelles et pragmatiques
semblent être aujourd'hui totalement ignorées au bénéfice de douteux projets forts pernicieux...
En effet il semblerait que le rapport de la Royal Society sur la géo-ingénierie
fasse curieusement l'impasse sur tous les projets de géo-ingénierie ayant pour cadre le Sahara,
alors que c'est certainement là, dans cette zone géographique,
que le climat commença à évoluer du fait des activités humaines...


Ne croyez-vous pas que la géoclimatique (évolution et solutions)
puisse être un sujet trop important pour être laissée aux seuls soins des météorologues ? ? ?
Le taux de CO2 atmosphérique est certes un bon indicateur des évolutions géoclimatiques,
mais la géoclimatique ne peut se limiter à celà ! ! !

Cet exposé est la conclusion d'une dizaine d'années de travail
intuitif mené par un géo-ingénieur autodidacte, historien, géographe,
et créatif technique, ayant peu à peu étayé et diffusé son argumentaire,
et ce avec bien peu de collaborateurs, dont un défunt Docteur es géologie,
sans rencontrer de sérieuses contradictions, si ce n'est l'ampleur des projets...

Les historiens et archéologues peuvent très facilement démontrer
que l'évolution du climat du fait des activités humaines ne remonte pas seulement
à l'usage intensif des énergies fossiles et à l'ère industrielle...

L'influence humaine sur le climat date, en fait, certainement,
d'une dizaine de milliers d'années, avec le processus de sédentarisation
de populations pastorales, depuis l'ouest du Sahara jusqu'au Proche-Orient.
Cette sédentarisation, avec un accroissement des populations,
généra peu à peu déforestation et surpâturage.
Le bois, matière première universelle et combustible par excellence,
est alors prélevé de façon concentrique et non plus diffuse et erratique,
d'où un épuisement progressif des ressources jusqu'à épuisement,
le surpâturage et l'érosion achevant la destruction des sols...

A l'époque pharaonique, les abords de la vallée du Nil étaient encore couverts de savane...
Celle-ci aurait-elle donc mystérieusement disparu, comme évaporée ?
Depuis l'époque de Chéops, pour l'édification de ses temples,
l'Egypte faisait venir du cèdre du Liban,
puisqu'il n'y avait déjà plus suffisamment de bois de qualité à proximité...


Cordiales salutations,

avatar chaverondier aix en provence -

il est visible qu'une partie de la population que l'on pourrait qualifier de négationniste ne veut rien changer à son mode de vie , pour continuer à ne rien faire , ce n'est pas compliqué , il suffit de trouver l'un des rares scientifique ( il en en reste quelques uns et heureusement de moins en moins )qui persistent à nier la part des activités humaines dans l'augmentation thermique , dans les années 80 ils étaient même directement soutenus par l'industrie pétrolière , ce n'est plus le cas , même les pétroliers , pourtant trés obtus , ont fini par se rendre compte du danger gravissime vers lequel nous voguons tous , Le taux le plus haut jamais constaté de co2 de ces deux millions d'années est de 280 parties par million et nous en sommes actuellement à 382 parties par millions (deux de plus que l'an dernier) ce chiffre augmente de deux par an en raison de l'arrivée de deux à trois fois plus de co2 que la terre ne peut en absorber, pas besoin d'être trés intelligent pour ce rendre compte qu'à ce compte là nous allons vers une catastrophe à moyen terme en tout cas sans doute beaucoup plus vite que prévu.
les cycle solaires qu'évoquait un des intervenants n'ont rien de nouveau , ils sont cycliques et ne sortent en aucun cas de l'ordinaire . Ce qui est extraordinaire c'est la capacité de cécité de certaines personnes , arc-boutées sur leur mode de vie , bien décidées à ne rien voir de ce qui pourrait le déranger.

avatar frank france -

Même si une solution crédible devait être dans la création de "mers" au niveaux des dépressions sahariennes en pompant l'eau de mer grâce à l'énergie solaire; demander à la seule Algérie de s'en préoccuper n'est pas très sérieux. Il s'agit d'un projet pharaonien qui concerne la planète entière.

avatar Raphaël, France -

Bonjour,

Afin de travailler cette année avec mes élèves sur le développement durable, j'aimerai partir de l'évolution de la date du jour du dépassement. Or, je n'ai pour l'instant réussi qu'à trouver celles de 1986, 1987, 2008, 2009 et 2010. Quelqu'un aurait-il les données manquantes ? Merci par avance.

avatar Professeur Chems eddine Chitour Alger -

Je n'ai pas l'information . par contre je pense qu'il est possible d'interpoler en traçant la courbe des données disponibles pour les données manquantes pour avoir une idée. il me semble que le décalage peut en première approcimation être considrée comem constant et égal à 10 jours.
Enfin, il faut savoir que ce jour est minoré. ne sont pas pris en compte dans cette dépense, les quantités de biomasse et d'énergie nécessaires à la vie des animaux...

avatar sara 16 -

personnellement je pense que si nous retournions à un niveau de vie plus sain ça aiderai un peu,puis il suffirait de 1 an maxi pour se réhabituer à vivre sans portable,ordinateur,télé,voiture,etc.. enfin le progrès c'est bien mais je pense qu'on en a trop abusé ces derniers temps

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