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Véhicule propre : la voiture électrique au lithium-ion n'est pas la solution miracle

12505 lectures / 22 commentaires02 octobre 2009, 11 h 25

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La fameuse voiture électrique BlueCarLa fameuse voiture électrique BlueCar
Crédit : Bolloré / Pininfarina

Depuis quelques mois la voiture électrique connaît un engouement croissant et il ne se passe pas une semaine sans qu'une annonce spectaculaire ne vienne confirmer cette nouvelle passion française : l'état va ainsi commander 40 000 véhicules électriques et accorder un bonus de 5 000 euros pour l'achat d'un véhicule électrique (VE). Côté constructeurs, c'est également l'euphorie.

Carlos Gohn, le PDG de Renault ne jure plus que par la voiture électrique. Il vient de présenter au salon de l’automobile de Francfort quatre modèles Renault électriques et parie sur 10 % de véhicules électriques en 2020.

Peugeot Citroën s’est quant à lui allié au japonais Mitsubishi Motors pour lancer une voiture électrique en Europe fin 2010, construite par Mitsubishi sur le modèle de sa voiture électrique déjà existante la i-MiEV. L’iMiev, rechargeable sur prise secteur et équipée d’une batterie lithium-ion, est déjà en test au Japon et sera testée à Hong-Kong fin 2009, notamment pour évaluer les besoins en stations de recharge. Bolloré doit lancer sa voiture électrique de nouvelle génération, la "Bluecar" (équipée de la fameuse batterie Lithium-Ion-Polymère) en 2010

Face à cette euphorie ambiante un récent rapport de l’ADEME est venu tempérer l’enthousiasme des partisans du "tout électrique" et semer le doute sur le scénario d’un basculement rapide de notre parc automobile vers la propulsion électrique. Il est vrai qu’à l’heure actuelle, les batteries lithium-ion ne permettent pas de parcourir de longues distances. Personne ne sait comment vieilliront ces réservoirs d’énergie ni combien de cycles de recharge ils pourront supporter. Les batteries lithium-ion sont lourdes et nécessitent de l’entretien.

Une étude du cabinet Oliver Wyman estime que le surcoût lié à la batterie s’élève à 20 000 euros. Autre incertitude, l’autonomie, qui oscille entre 100 et 200 kilomètres et la destine surtout aux zones urbaines et péri-urbaines. En outre, les batteries ont une durée de vie limitée, de 10 000 à 50 000 km, selon les spécialistes. Un rapide calcul montre qu’à raison de 50 km par jour durant deux cent vingt jours, la batterie tiendra au mieux cinq ans, ce qui est insuffisant. Enfin, et surtout, le lithium, utilisé dans les batteries de nouvelle génération est certes recyclable mais ses réserves limitées (4 millions de tonnes extractables) sont concentrées dans quelques pays et permettent au mieux une production mondiale de 8 millions de voitures électriques par an. En outre, le prix du lithium est passé de 350 à 3 000 euros la tonne entre 2003 et 2008.

Ces contraintes limitent l’utilisation de la voiture électrique et la rendent surtout très chère à l’achat. Si les constructeurs la facturaient au coût réel, une petite voiture électrique coûterait bien plus de 40 000 euros. Naturellement, les prix devraient baisser et la capacité des batteries augmenter dès que la production en série sera lancée. Mais pour les constructeurs, le coût de fabrication d’un véhicule électrique reste sans commune mesure avec celui d’un véhicule thermique.

Mais le principal obstacle au développement massif de la voiture électrique est lié aux infrastructures et à l’augmentation considérable de la production électrique que suppose une telle mutation. Non seulement, il faudra équiper nos villes de bornes électriques en nombre suffisant mais la circulation d’un nombre croissant de véhicules électriques nécessite un véritable saut qualitatif en matière de gestion intelligente du réseau, pour "lisser" la consommation totale et éviter les ruptures de charge. Enfin, il est absolument indispensable que l’augmentation considérable de la production électrique nécessaire dans la perspective d’un parc automobile majoritairement électrique se fasse sans impact sur l’environnement, c’est-à-dire sans augmenter d’un gramme nos émissions de carbone.

Or, au niveau européen, il faut savoir que le "bilan carbone" d’une voiture électrique est proche de celui des voitures thermiques récentes car la part des énergies fossiles dans la production électrique européenne reste très importante. Avec l’arrivée massive de voitures thermiques ou hybrides émettant moins de 100 grammes de CO2 par km à l’horizon 2015, ce "bilan carbone" des voitures électriques pourrait même devenir moins bon que celui des véhicules thermiques ou hybrides de dernière génération, au moins au niveau européen.

En France la situation est différente car 90 % de notre électricité est produite avec très peu d’émissions de CO2, principalement par le nucléaire, et l’hydraulique et marginalement par l’éolien (2 % de la consommation électrique en 2009). Mais la France produit et importe de l’électricité carbonée dès qu’elle doit faire face à des pics de consommation.

En 2007, par exemple, notre consommation nationale a dépassé pendant un mois et demi l’ensemble de notre production électrique à faible émissions de carbone et nous avons du avoir recours aux centrales thermiques et à l’électricité importée fortement carbonée. Si l’on fait l’hypothèse d’un parc automobile tout électrique, il faudrait augmenter de 50 % notre production totale d’électricité pour faire rouler nos 30 millions de voitures, ce qui représentent 270 TWh en plus par an, c’est à dire plus que la totalité de la production d’électricité nucléaire actuelle (241 TWh en 2008). Outre les investissements considérables que cela suppose, il n’est pas certain que notre société accepterait ce doublement de notre parc nucléaire.

Alors la voiture électrique est-elle condamnée à une marginalité éternelle ? Pas forcement mais à condition de rester réaliste et d’envisager l’équation énergétique dans toute sa complexité. Tout d’abord il faut intensifier les recherches pour mettre au point de nouvelles batteries. Ensuite il est indispensable de développer l’utilisation de petits véhicules hybrides rechargeables de nouvelle génération. Mais il faut surtout suivre avec attention le développement des futurs véhicules à hydrogène.

Au Japon, treize groupes pétroliers et compagnies de gaz japonais viennent d’annoncer qu’ils travaillaient ensemble à la création d’un réseau d’approvisionnement et de stations d’hydrogène pour les futurs véhicules à pile à combustible. Ces groupes prévoient de partager leurs techniques et leur savoir-faire et de travailler en concertation avec les constructeurs automobiles, afin d’étudier les conditions d’une offre d’hydrogène "stable, viable, sûre, économiquement rationnelle, compétitive et respectueuse de l’environnement".

Aux Etats-Unis mais aussi en Europe et au Japon, Honda, Hyundai, Nissan, Mercedes, General Motors, Ford ou encore BMW ont lancé des programmes de recherche. Mardi 23 juin, Toyota a même annoncé lors de l’assemblée générale des actionnaires le lancement en 2015 d’une voiture 100 % électrique dotée d’une pile à combustible. Ce mois-ci, Riversimple, une entreprise britannique, a dévoilé un concept car carburant à l’hydrogène, l’Urban Car, qu’elle espère commercialiser en 2013. En France l’hydrogène n’est pas la priorité des constructeurs qui misent plutôt sur la voiture électrique mais on peut se demander si, à terme, ce choix sera pertinent car les nanotechnologies pourraient bien permettre de résoudre plus vite que prévu le problème du stockage de l’hydrogène dans les voitures.

On voit donc qu’il n’existe pas de solution technologique "miracle" et unique pour développer la voiture propre et qu’un effort de recherche considérable est encore nécessaire dans ce domaine, sans exclure aucune voie. Mais nous devons également être bien conscients que la généralisation de véhicules plus propres et moins émetteurs de CO2 ne suffira pas à surmonter le défi majeur constitué par le réchauffement climatique et que nous devons également diminuer "à la source" nos besoins de déplacements et modifier l’organisation de nos sociétés en nous interrogeant sur l’étalement urbain et nos choix en matière d’urbanisme. Il faut notamment que nous réduisions l’immense décalage entre les potentialités des technologies de l’information et le faible recours au télétravail et aux télé activités.

Comme je l’imaginais déjà en 1999 dans un éditorial d’@RT Flash,(Edito de 1999) les pouvoirs publics de tous les pays qui doivent affronter une circulation urbaine de plus en plus surchargée et polluante doivent tout mettre en œuvre avec les leaders technologiques qui en ont maintenant la capacité pour faire en sorte que dans toutes les grandes cités mondiales tous les déplacements soient entièrement automatisés et utilisent des petits modules (totalement automatiques) non polluants et non dangereux. Si les pouvoirs publics décident à l’échelle de la planète que dans 20 ans au plus, il n’y aura plus un seul moteur thermique dans nos villes, qu’il n’y aura plus un être humain qui conduira une voiture en ville, alors OUI, l’Humanité ressentira que l’Homme vient de faire un grand geste pour l’avenir de notre planète.

Auteur

René TREGOUËT (www.tregouet.org). Sénateur honoraire, fondateur du Groupe de Prospective du Sénat

Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info


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22 commentaires sur cette actualité

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commentaire Sortir du nucléaire - 02/10/2009, 11:50

Il serait boen de ne pas oublier que l'électricité produite en France est coupable de lma production de déchets radioactifs, de fuites d'uranium, etc.

La voiture électrique en France est donc RADIOACTIVE !!!

commentaire lavoisier - 02/10/2009, 12:01

il y a lieu de faire quelques comparaisons énergétiques
la renault Kangoo électrique affiche une capacité des batteries de 15 Kwh pour 100 km d'autonomie
soit la consomation de 150 lampes à filaments de 100 w pendant 1 heure et elles sont maintenant interdites à la vente
1 m2 de PV peut fournir environ 100 Kwh par an
pour faire 10 000 Km par an, il faut s'équiper de 15 m2 de PV pour rouler en renouvelable
malheureusement cela fonctionne que le jour et il faut alors 2 jeux de batteries

la solution est peut être dans une puissance raisonable et des performançes adaptées à la ville
inutile comme la photo que cela fasse du 130
mais d'autre constructeur et français de plus sont sur cette voie en Poitou Charente

inutile comme la photo que cela fasse du 130

commentaire St Herem, Essonne - 02/10/2009, 12:27

Le papier de R. Trégouët est intéressant. MAIS :
1 - Le calcul de la consommation d'un parc auto "tout électrique" (plus que la production nuléaire actuelle, ce qui parait énorme), mérite d'être explicité.
2 - Pour les véhicules tout électriques et hybrides :
A- La recharge par récupération (frein moteur) est-elle prévue? B - Un complément non négligeable par panneaux PV situés sur le toit de ces véhicules serait intéressant. Est-ce prévu?
3 - La solution "hydrogène", fort séduisante appelle une question : comment produire cet H2 ?? Si c'est par hydrolyse, la consommation éléctrique va exploser (sans jeu de mots). Si c'est à partir du méthane, c'est absurde. Alors??


commentaire Laurent Grenoble - 02/10/2009, 15:47

Bonjour
Concernant les reserves de Lithium, je pense que votre chiffre est largement sous-estimé.
Cordialement,

commentaire lavoisier - 02/10/2009, 19:23

en ce qui concerne le miracle de la voiture électrique

il vaudrait mieux s'inrtéresser à que que fait Ségolene
pour Heuliez en terme de sponrisation d'une voiture électrique urbaine qui répond à un besion ni plus et ni moins

on n'est pas dans la mème cour de jeux quand Borlo sudventionne EDF , Renault et Peugôt quri en // font de la formule 1 et les 24 leures écologiquement bien vôtre

le plus dramatique dans l'histoire c'est que maintenant Heuliez est à 60 % aux mains des indiens
qui ont tout compris
bravo

commentaire JC Chartres - 02/10/2009, 22:29

Euh...
Et comment on rabote des montagnes de minerai pour extraire le lithium. Et avec quoi on extrait l'uranium. Et comment on transporte tout ça. Et le béton des centrales
La voiture électrique n'a pas d'avenir sauf dans la tête des écobobos
C'est le concept qui pause un probleme pas la technologie

commentaire jerome guillaume, Lille - 03/10/2009, 08:30

ah lala
toutes ces remarques sont justes et ne doivent pas nécessairement se contredire.
le pire est que l'article lui même donne une solution plutôt intéressante à tout point de vue.
réguler le transport urbain par un système complet interdisant tout autre circulation est bien plus novateur et séduisant que la reprise d'un modéle de circulation qui ne fonctionne deja plus...
resterait à transformer les mentalités... mon dieu l'absence des voitures dans la vie de certains risque d'etre dure à vivre. (c'est surtout sur ce point là qu'il faut travailler d'ailleurs)
bref le pb n'est pas la voiture electrique... mais encore une fois la courte portée de vision de nos soit-disant novateur.
quitte à imaginer un changement autant en imaginer un qui résoud plus d'un pb et non une rustine pour réparer un pneu qui a deja crevé plusieurs fois deja.

bien écologiquement votre.

commentaire Phil - 03/10/2009, 13:45

Article intéressant.

Le développement du photovoltaïque chez les particuliers pourrait compenser cette hausse de la consommation électrique.

commentaire Benali/ Allemagne - 03/10/2009, 16:28

On doit petit à petit reprendre le cheval à toutes autres montures, cela fait partie de la nature, tout ce qui est industrialisé est néfaste pour la nature, voir pour l'homme.

Peut-être après la troisième guerre mondiale !

commentaire az - 03/10/2009, 17:12

"Véhicule propre" n'existera jamais, c'est du greenwashing !

commentaire Renault - 03/10/2009, 17:21

-Voitures actuelles:.................;fin du pétrole
-Voitures hydrogène................, polluer pour fragmenter les molécules et carboner ou irradier le monde pour électrolyse
-voitures électriques;...............;pas d'autonomie et pollution des batteries, épuisement lithium.
-voitures air comprimé:............faible rendement et énergivore pour comprimer l'air.
- biogaz.. très faible quantité,
- boidiesel et éthanol....famine mondiale
- etc...etc..
Alors arrêtons tous de tordre le cul pour chier droit , et passons nous des voitures. Après tout depuis des centaines de milliers d'années que l'homme existe, même pas 100 ans de voitures, alors réfléchissons à une autre culture, bonne pour la terre et tous les êtres humains, animaux, végétaux, minéraux........etc...

commentaire jean-serge, Ciboure - 03/10/2009, 17:56

Bonjour, Renault a répondu en partie à ma contribution, j'allais vous demander à quel moment vous alliez faire un reportage sur le véhicule à air comprimé?
Sinon, je suis d'accord avec lui et avec René Tregouët, il va falloir très sérieusement se pencher sur les raisons qui nous poussent à nous déplacer de façon "frénétique" et parfois compulsive. Beaucoup de choses sont encore à inventer en matière de façon de vivre.
A bientôt.

commentaire Bruno, Herblay - 03/10/2009, 21:08

D'accord avec Renault.

Il n'y a pas de solution pour que 9 milliards de personnes puissent vivre comme les européeens. Les constructeurs font feu de tout bois pour maintenir leur industrie le plus longtemps possible mais c'est un combat sans espoir à plus ou moins long terme. L'objectif devrait être de réfléchir avant que tout le monde pleure.

Personnellement je ne veux pas qu'on mette du nucléaire partout pour que les gens puissent rouler électrique 10 ans de plus (et pourtant je suis pour le nucléaire mais raisonné).

Quant à l'hydrogène, mes pauvres amis il faut aller rouler sur jupiter ou sur le soleil il y en a plein mais sur terre il n'y en a pas. Manque de chance, il va falloir beaucoup d'énergie pour en faire! retour à la case départ.

Il est temps d'apprendre à rouler moins.

commentaire André MOLSHEIM - 03/10/2009, 21:41

On peut regretter toute cette agitation qui dispense de se poser les vraies questions. On agit dans l'urgence, où sont les visions à long terme de notre avenir? Dès le 1er choc pétrolier (1973!) on pouvait commencer à réfléchir à des schémas de développement différents. Et que s'est-il passé depuis? Fermetures de voies ferrées dites "non rentables", transfert accéléré du fret de la SNCF au transport routier, développement irraisonné des infrastructures routières, dispersion de l'habitat causée par la fuite des citadins rêvant d'un logis dans la verdure etc... Tout a contribué au développement anarchique du transport individuel motorisé, au transport de marchandises par route, bref, tout cela nous a conduits dans une impasse. Pseudo-"Solutions" choisies pour en sortir: élargir ou doubler les autoroutes engorgées (par ex. Saint-Etienne-Lyon) construire des contournements hyper coûteux (à tous points de vue) comme le GCO (Grand contournement Ouest) dans la région strasbourgeoise. On peut espérer que les projets encore dans les tiroirs ne seront pas réalisés, vu la crise. On est prêt à sacrifier des terres agricoles, des sites pittoresques pour satisfaire la folie automobile. Où sont les visionnaires capables de nous proposer une véritable alternative à cette société qui massacre notre environnement?

commentaire JP Aix-en-Provence - 04/10/2009, 00:31

Mr Tregouet commet une grosse erreur quand il dit qu'en France "il faudrait augmenter de 50% notre production totale d'électricité pour faire rouler nos 30 millions de véhicules". En effet , un véhicule en France fait en moyenne 8000km/an et consommerait 20Kwh d'électricité/100km (rendement de charge compris), soit 20*80=1600Kwh/an. 30.000.000 de véhicules consomment donc 4,8 dix puissance 10 Kwh. Les (58) centrales nucléaires EdF ont chacune une puissance moyenne de 1100Mw et fonctionnent 85% du temps. Chacune produit annuellement 1100*8760*0,85=8,2 dix puissance 9 Kwh. Il suffit donc de moins de 6 (48/8,2) centrales actuelles , soit 10% du parc EdF , pour alimenter 30.000.000 de véhicules. Dans la réalité,le parc actuel pourrait peut être suffire , la recharge des batteries s'effectuant principalement la nuit , à un moment de moindre consommation électrique. Conclusion : oui la voiture électrique est une excellente solution , qui nous liberera pour les tranports de surface du joug du pétrole.

commentaire Lionel N. de Cannes - 04/10/2009, 09:29

"...le principal obstacle au développement massif de la voiture électrique est lié aux infrastructures et à l'augmentation considérable de la production électrique ... il est absolument indispensable que l'augmentation considérable de la production électrique nécessaire dans la perspective d'un parc automobile majoritairement électrique se fasse sans impact sur l'environnement, c'est-à-dire sans augmenter d'un gramme nos émissions de carbone ... le "bilan carbone" d'une voiture électrique est proche de celui des voitures thermiques récentes car la part des énergies fossiles dans la production électrique européenne reste très importante. Avec l'arrivée massive de voitures thermiques ou hybrides émettant moins de 100 grammes de CO2 par km à l'horizon 2015, ce "bilan carbone" des voitures électriques pourrait même devenir moins bon que celui des véhicules thermiques ou hybrides de dernière génération, au moins au niveau européen ..."

Que des erreurs de concept !
Prenons un principe absurde pour éclaircir le problème :
1- Nous allons utiliser "des véhicules thermiques ou hybrides de dernière génération" pour produire de l'électricité et charger des batteries, cela produira

commentaire Lionel N. de Cannes - 04/10/2009, 09:45

(suite à une erreur de clavier)
...
==> cela produira moins de CO2 qu'aujourd'hui puisque le moteur thermique fonctionnera à régime fixe proche de son couple maxi.

2- Nous échangeons les batteries tous les 50km, manipulation robotisées qui ne prend que quelques secondes (concept que j'ai maintes fois proposé et repris par Renault depuis mars 2009),
==> les batteries peuvent être chargées aux heures creuses sur le réseau ou sur un parc de générateurs propres à la station service.
==> voitures électriques allégées, moins énergivores.

3- Les voitures électriques récupères l'énergie au freinage et en descente, le thermique ne rempli pas le réservoir d'essence !
==> les pertes énergétiques dues au rendement de charge des batteries sont compensés

Globalement :
1- le rendement énergie est meilleur avec un parc tout électrique
2- le CO2 émis par un parc "automobiles immobilisés" pour produire de l'électricité est plus faible
=============================================
Au bout du compte il s'agit de produire de l'énergie électrique avec les moyens les plus appropriés (non nucléaire, peu polluant SVP) à la place d'énergie thermique polluante en CO2, etc...
=============================================

commentaire Bruno Lalouette - 05/10/2009, 13:55

Bonjour à tous,

Ce qu'il faut bien comprendre c'est que cette nouvelle mode du tout électrique et en fait du big business sous fond de copinage élyséen.

M. bolloré vient de prendre une forte participation dans des mines de lithium en Bolovie, M. Bouygues lui lorgne sur une grosse participation dans Areva et Total s'intèresse aussi au nucléaire...

Pourtant la situation est critique, Areva doit rembourser 3 milliards d'euro pour son EPR finlandais, soit le prix de vente, contrairement à ce que l'on pourrait croire la consommation en électricité des pays industrialisés baissent du fait des écrans plats, frigos triple AAA, et autres ampoules basse consommation, et pour la mode du néclaire est en train de faire exploser le prix de l'uranium pronostiqué à plus de 200$ la livre pour 2020 alors qu'elle ne valait que 7$ en 2002.

Par ailleurs, EDF qui produit déjà de l'énergie soit disant verte à partir de solaire et d'éolien va facturer 20% plus cher, ce qui est logique quand une part de votre production est 5 fois plus chere.

Donc le contribuable paye déjà pour une énergie non compétitive qui existe grâce à des subventions à hauteur de 50%

Rappelons que les panneaux solaire qui consomment des quantités d'eau astronomique, ainsi ques des produits très polluants pour leur fabrication n'ont rien d'écologique et qu'en plus rien n'est prévu pour leur démantellement.

Demain, j'anticipe la même choses pour les batteries, qui vont aussi être subventionné, mais qui ne se vendront pas quand même car électricar sera facturé le prix d'une Porsche suite à l'explosion du prix du lithium que ne compenseront pas l'industrialisation à grande échelle de ce type de véhicule...

Et en plus tout ceci va se faire à crédit... Très chere voiture électrique...

Pour ne pas être totalement négatif, je vous dirais que la France à produit 374 millions de tonnes déchets verts en 2004, et que 4kg de biomasse sèche égale 1 litre d'ethanol, plus des milliers d'emplois sur l'ensemble du territoire... (source Ademe)

Cerise sur la gateau, une diminution drastique des rejets de CO2 et de méthane!

Mais cela n'intèresse pas M. Sarkozy et ses amis, parce que si l'agriculteur devient pompiste, comment va t'on faire du big business entre amis, hein, comment, je vous le demande?

commentaire Stéphane LAGASSE BRUXELLES - 05/10/2009, 22:05

C'est quoi le progrès?
Toujours plus de "prothèse" technologique ou plus d'"orthèse" culturelle, spirituelle...
Prothèse: renoncer à son autonomie.
Orthèse: la retrouver.
En vélo, je suis plus automobile et, en moyenne, 20 fois moins taré que ceux qui déplace une tonne de ferraille pour déplacer leur viande quasi inerte! (50x si vous roulez seul(e) dans votre 4x4).
Quant à ma production de co2, j'aimerais qu'on me la calcule. Surtout dans les côtes.

commentaire Maques Mulhouse - 07/10/2009, 10:45

Notre particularité à la critique est bien connu dans le monde et j'ene suis fier. Cependant la situation de notre pays ne nous permet pas de faire façe aux géants comme la Chine et l'Inde voir le Brésil question énergetique. Ces grands pays auront besoin de beaucoup de pétrole et celui ci dejà bien entamé ne fera que couter très cher jusqua son envol dû à sa rarefaction. La VE est une alternanive à cette nouvelle contrainte. Ensuite l'hydrogène "propre" fera son aparition avec la securité qu'il faudrait pour le démocratiser. L'argent debloquer pour l'Etat est minime (encore une fois) et le pire de situations risque de se produire avec des avantages pour le "mieux placés" autour de notre president. Je parle évidement de Bolloré, Dassault et bien des autres clients elyséens. On a vu la grand distribution de 15 milliards on verra des autres!! Si on veut voir la VE democratique il faut surtout pas négocier avec les monopôles EDF, Areva ou l'Etat lui même car leurs ambitions c'est de serrer encore l'étaut autour des citoyens avec une seule énergie et très polluante: l'uranium. Claude Allegre est optimiste mais j'ai participé sous son mandat à la création entreprises innovantes. Le thème: Piles à Combustibles. Le juris: EDF, GDF, Total, Air Liquide....On vie dans un pays d'interêts et de puissants en détriment du savoir et de l'intérêt générale!!

commentaire MAMOSA Jeanlou (REUNION) - 23/02/2010, 19:35

Une expérience pilote pour la planète gràce au projet vert.
Notre planète est riche mais fragile, préservons-la par des gestes simples et sauvons-la aussi en investissant dans une énergie propre et durable.
Gràce à GERRI, L île de la Réunion vient de faire un grand pas pour l'avenir de notre Planète.

commentaire Titilayo latif Niamey Niger - 06/04/2010, 19:54

Toutes ces contributions sont savantes mais me semblent encore à l'état prospectives. Nous ne sommes pas donc près de trouver une solution révolutionnaire aux problèmes environnementaux créés par la boulimie énergétique de l'homme moderne. Avant de trouver les solutions technologiques adaptées et efficaces il est nécessaire à mon avis de passer par des phases médianes de régulation de la consommation des énergies à émission de CO2. on peut envisager de spécialiser les moteurs des véhicules suivant les types de consommation et les performances utiles dans chaque catégorie de consommation. Pour la circulation urbaine il n'est point besoin d'offrir aux clients des voitures à grandes vitesses très énertégivores. On peut envisagerde circonscrire les zones et les domaines d'utilisation des véhicules à haute consommation d'énergie. Les constructeurs pourront proposer des moteurs en fonction de la nature et de la spécifité du besoin. l'imposition des transports en commun sur les grandes distances pourrait aussi agir immédiatement sur la consommation. Ces solutions peuvent mettre à mal l'industrie automobile mais il faut déjà penser à migrer vers des activités futures créatrices de richesses dans la révolution nécessaire du comportement humain pour la préservation de l'environnement et la survie de l'espèce. l'appoint des énergies renouvelables et nos polluantes dans la consommation domestique serait aussi vertueux. il nous faux juste changer nos habitudes.

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