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Du mieux aux dangers des émissions des usines d'incinération en France

6497 lectures / 1 commentaire04/07/2003, 00:00
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© C. Magdelaine
Les règles européennes et françaises sur le traitement des fumées.
Les objectifs à respecter pour les traitements des fumées des usines d'incinération d'ordures ménagères ont été fixées par deux directives européennes de 1989 et un arrêté ministériel français du 25 janvier 1991. Ces règlements imposaient deux échéances pour la mise en conformité des usines existantes : fin 1996 pour les plus grosses et fin 2000 pour les autres.
36 usines d'incinération continuaient à fonctionner en infraction avec la réglementation mi 2002, le ministère de l'écologie et du développement durable a mobilisé les élus et les préfets concernés pour mettre bon ordre à cette situation. Au 31 décembre 2002, toutes les usines étaient soit arrêtées, soit en conformité avec la réglementation.Le parc des usines d'incinération en France est ainsi passé de 300 unités en 1998 à 123 en début d'année 2003.
La France possède le plus grand parc d'incinérateurs d'ordures ménagères de l'Union Européenne toutes capacités confondues : 11,4 millions de tonnes d'ordures ménagères et assimilés ont été traitées en 2000.

Une forte baisse des émissions de dioxines.

Cette mise en conformité s'est accompagnée d'une très forte diminution des rejets à l'atmosphère de dioxines par les incinérateurs d'ordures ménagères. Ils sont passés de 1 100 g en 1995 à 220 g en 2002.
Les prévisions pour 2003 montrent une nouvelle diminution de ces émissions qui tomberaient à 115 g, en raison des nombreuses fermetures opérées en 2002.

Les risques sur la santé des émissions de dioxines

Même s'il n'y a plus aujourd'hui en France d'UIOM particulièrement vétustes, des émissions importantes de polluants ont pu avoir lieu dans le passé. La persistance de certains d'entre eux (notamment dioxines, métaux) dans l'environnement pose le problème, à long terme, des effets néfastes sur la santé des populations résidant à proximité. Des études sanitaires notamment épidémiologiques sont nécessaires pour mieux cerner la nature et l'importance de ces risques.

A ce titre, en 2002, l'Afssa et l'InVS ont engagé à la demande du ministère de la Santé une réflexion au plan national sur les effets sanitaires des émissions des usines d'incinération d'ordures ménagères (UIOM). Cette réflexion avait pour objectif d'apporter dans un cadre cohérent et adapté des réponses aux attentes des décideurs et de la population.
Trois groupes de travail se sont penchés respectivement sur l'évaluation des situations locales, l’appréhension de l'exposition de la population aux dioxines autour des incinérateurs et enfin la promotion des études épidémiologiques sur les cancers et les effets sur la reproduction.
Ces trois rapports sont disponibles ici : http://www.invs.sante.fr/publications/2003/incinerateurs_3/index_2.html

Dans le même temps, des épidémiologistes français ont confirmé la corrélation établie il y a trois ans entre le fait de vivre à proximité d'un incinérateur de déchets rejetant des dioxines et la survenue de cancers.

Leurs travaux, effectués sur les habitants de la ville de Besançon, sont publiés dans le numéro de juillet de la revue américaine Epidemiology.

En confrontant une carte modélisée des dépôts de dioxine au sol autour de l'usine d'incinération et le lieu de résidence des personnes ayant contracté un cancer de type lymphome non hodgkinien, l'équipe du Pr Jean-François Viel affirme avoir mis en évidence un risque 2,3 fois plus élevé de développer la maladie chez les individus résidant dans la zone la plus exposée aux retombées. Ce qui confirme les résultats publiés en 2000 par l'équipe du Pr Viel qui, pour la première fois, avait fait apparaître un nombre de cas de cancers supérieur à la normale autour d'un incinérateur.

La principale limite de la nouvelle étude, selon les chercheurs, réside dans la mesure indirecte, car déduite d'une modélisation, des retombées au sol.

Une recherche financée par le ministère de l'Emploi et de la solidarité est actuellement en cours pour doser la concentration en dioxine dans le sang des malades et "approcher un éventuel jugement de causalité" entre exposition et maladie. Les résultats de ces recherches sont attendues sous trois ans.

Auteur

Christophe Magdelaine - notre-planete.info (tous droits réservés)

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1 commentaire sur cette actualité

commentaire Fouras - 02/04/2008, 19:13

VOUS POURRIEZ PAS METTRE DES PHOTOS ???J'AI UN EXPOSE A FAIRE, MOI!!!!!!!!!!!!!!!!!!
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