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Recevoir une alerte mail à chaque nouvelle actualité ]Un nouveau rapport publié par l'organisation IFAW (Fonds international pour la protection des animaux) fait état d'une augmentation massive de l'activité d'observation des baleines dans le monde ces dix dernières années. Ce nouveau rapport intitulé "Observation des baleines dans le monde", est publié au moment où 85 pays débattent sur l'avenir de la chasse à la baleine et sur la conservation des cétacés à la 61e réunion annuelle de la Commission baleinière internationale (CBI) qui se tient à Madère, au Portugal.
La nouvelle analyse économique pays par pays, réalisée par IFAW, montre que plus de 13 millions de personnes ont participé à des activités d'observation des baleines l'an dernier dans 119 pays du monde, produisant des ventes de tickets et des recettes touristiques supérieures à 2,1 milliards de dollars US en 2008. Le rapport montre également la croissance fulgurante de l'activité d'observation des baleines en Asie, Amérique du Sud, dans le Pacifique, les Caraïbes et en Europe, qui dépasse largement les taux globaux de croissance du tourisme de la décennie écoulée. Plus de 3000 organisations d'observation des baleines emploient aujourd'hui environ 13 200 personnes dans le monde. Le rapport d'IFAW résulte des recherches internationales, de la collecte et de l'analyse des données réalisées ces dix-huit derniers mois par Economists at Large and Associates de Melbourne en Australie.
Le ministre australien de l'Environnement, Peter Garrett, a salué ce nouveau rapport que l'Australie présente officiellement aux délégations gouvernementales qui assistent à la réunion de la CBI à Madère. « Je félicite IFAW pour ce rapport qui tombe à point. Alors que l'économie mondiale, les grands cétacés et les efforts internationaux de conservation des baleines sont menacés, il est encourageant de constater que des communautés côtières en Australie, dans la région Asie-Pacifique et dans le reste du monde tirent des bénéfices importants de la croissance dynamique de cette forme d'écotourisme », a-t-il déclaré. « La conclusion est simple : les baleines valent beaucoup plus vivantes que mortes », a affirmé M. Garrett. « Une pratique responsable de l'observation des baleines est la plus durable, la plus respectueuse de l'environnement et la plus rentable des formes d'exploitation des baleines au 21e siècle. »
« Pendant que les délégations gouvernementales réunies ici débattent sur ce qu'il faut faire des baleines, leurs citoyens montrent la voie », a déclaré Patrick Ramage, Directeur du Programme sur les baleines d'IFAW. « En 2009, nous devrions préserver les baleines et nous contenter de rafales de photographies plutôt que de remettre en cause les mesures de conservation ou d'envisager la chasse commerciale. Les animaux et les gens se portent mieux quand les baleines sont admirées et non agressées. »
Alors que le premier bateau baleinier de la flotte islandaise a pris la mer le 18 juin pour lancer ses harpons sur 150 rorquals communs, une espèce menacée, IFAW presse le gouvernement islandais de renoncer dès à présent à ce massacre inutile et illégal.
IFAW condamne la chasse à la baleine laquelle demeure d’une cruauté inacceptable. Des études et recherches ont prouvé que les baleines abattues par des harpons explosifs agonisent plus d'une demi-heure avant de mourir. Il n’existe aucune façon de les tuer humainement. Le fait de cibler une espèce menacée soulève également de sérieuses questions de conservation car cette pratique menace les rorquals communs d’extinction.
Les sondages d’opinion et des recherches économiques indépendantes entreprises en Islande depuis 2006 révèlent le peu d’intérêt des habitants pour la viande de baleine. En effet, seuls 1,1% des Islandais assurent manger de la viande de baleine au moins une fois par semaine, alors que 82,4% des 16-24 ans n’en mangent jamais (sondage Gallup réalisé en Islande en 2006).
En revanche, le tourisme responsable d’observation des baleines suscite, quant à lui, un engouement croissant. En effet en Islande cette activité est devenue l’une des principales attractions touristiques et s’avère lucrative.
Robbie Marsland, Directeur d’IFAW Royaume-Uni, le confirme: "à un moment où l'Islande lutte pour reconstruire son économie, il est primordial de ne pas mener d’activités pouvant nuire à sa réputation internationale et à ses intérêts économiques."
"Il n'existe aucun argument valable permettant de justifier la chasse à la baleine, qui plus est en Islande où le marché est moribond. Il serait plus bénéfique pour le gouvernement d’opter pour un arrêt immédiat de la chasse et de se consacrer au développement du marché porteur qu’est celui de l’observation des baleines. Il génère près de 6 millions d’euros par an pour les communautés côtières de l'Islande et représente une alternative humaine, durable et rentable à la chasse à la baleine."
Selon des chiffres publiés par le Ministre des Pêches au Parlement islandais le 9 février 2009 :
Les quotas actuels de chasse à la baleine, qui étaient alloués pour les cinq prochaines années, ont été définis début 2009 par le Ministre des Pêches et de l’Agriculture sortant, Einar K Gudfinnsson. Ils prévoyaient annuellement jusqu'à 150 rorquals communs (espèce menacée) et 100 petits rorquals.
Cependant, le nouveau ministre des Pêches Steingrimur J Sigfusson, conscient d’un marché intérieur limité pour les petits rorquals et inexistant pour les rorquals communs, ne maintient qu’une année de chasse de ce plan quinquennal mais double le quota de capture des petits rorquals (200).
Le Japon pourrait offrir le seul marché viable pour les exportations de viande de baleine islandaises, mais celui-ci est en déclin car saturé (selon l’ouvrage « Marketing Whale Meat – Study on Current and Possible Markets and Cost of Operations in Minke Whaling, » de Thorsteinn Siglaugsson). Actuellement, le Japon a encore en stock 3 000 tonnes de viande de baleine issues de chasses précédentes (statistiques officielles du Japon).
D'après une déclaration de l'association de l’industrie touristique islandaise, publiée en janvier 2009 en réponse aux quotas fixés par M.Gudfinnsson, "la chasse à la baleine a déjà considérablement nuit à l’observation des baleines et le nombre d’animaux visibles dans les zones où les bateaux d’observation des baleines se rendent, est en diminution constante. L’observation des baleines est le secteur qui a connu la croissance la plus rapide au sein de l’industrie touristique ces dernières années, notamment en termes de création d’emplois et de revenus générés pour l’économie islandaise. Il est donc évident que cette décision nuira au développement de l’industrie touristique, tout en accroissant le gaspillage des fonds publics "
Les rorquals communs sont listés comme espèce en danger sur la Liste Rouge élaborée par l’Union mondiale pour la conservation de la nature (UICN) et le Livre Rouge estime également que la population mondiale a chuté de plus de 70% au cours des trois dernières générations (1927-2007).
Fonds international pour la protection des animaux
Forum de discussions sur la protection des animaux
lio bretagne - 26/06/2009, 17:15
michele delpech couëron - 26/06/2009, 21:23
Stéphane LAGASSE BRUXELLES - 26/06/2009, 23:35
aetos france - 27/06/2009, 17:26
Getro Mathieu, ASA-Haiti - 23/07/2009, 23:32
Hamster - 05/08/2009, 23:34