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L'eau potable et le cancer : recommandations de consommation

4217 lectures / 7 commentaires23/06/2009, 12:10
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Pour protéger sa santé : eau en bouteille ou eau du robinet ? Le choix se fera au cas par cas...Pour protéger sa santé : eau en bouteille ou eau du robinet ? Le choix se fera au cas par cas...
crédit : © C. Magdelaine - notre-planete.info

L’eau du robinet est en général de bonne qualité en France si l’on prend comme critères d’évaluation les normes réglementaires. Cependant, les personnes malades du cancer ou qui sont passées par la maladie doivent bénéficier d’une eau potable de qualité irréprochable au nom du principe de précaution. Or, de nombreuses études établissent des liens entre cancer et polluants de l’eau.

En France, la qualité de l’eau varie selon les régions et selon les périodes de l’année, en raison de l’activité agricole. De fait, des personnes fragilisées peuvent être exposées sans le savoir à des taux de nitrates et de pesticides supérieurs aux normes.

De plus, les normes de qualité n’ont pas évolué malgré les nouvelles connaissances sur des polluants à effet hormonal (certains pesticides, certaines hormones, le bisphénol A...) ou sur la présence de dérivés médicamenteux.

Il convient donc de prendre des précautions. Nous conseillons aux personnes malades du cancer ou qui sont passées par la maladie de ne boire quotidiennement de l’eau du robinet que si elles sont sûres de sa qualité, et sinon de s’équiper d’un filtre de qualité ou de boire de l’eau en bouteille. Ce sont des solutions de court terme qui demandent à être appliquées de façon précise : il faut respecter le mode d’emploi pour les filtres et recycler les bouteilles.

Par ailleurs, il est important que chacun agisse, à son niveau, pour améliorer la qualité des eaux des rivières et de nappes phréatiques de notre pays afin que l’eau du robinet soit un jour de très bonne qualité de façon constante et partout en France.

Impacts des eaux polluées sur la santé

Il existe plusieurs contaminants possibles des eaux de boisson quelle que soit leur origine.

Les pesticides (produits phytosanitaires) sont principalement utilisés dans le cadre de l’agriculture, mais aussi dans les usages domestiques ou pour l’entretien des espaces verts. Ce sont des insecticides, raticides, fongicides, et herbicides (désherbants). La norme est fixée à 0,1μg/L (microgramme par litre) pour chaque type de pesticide et la totalité de ces produits ne doit pas dépasser 0,5μg/L. Des publications scientifiques récentes ont mis en évidence des liens entre une exposition professionnelle ou domestique aux pesticides et le développement de certains cancers (prostate chez l’homme, lymphomes non hodgkiniens et leucémie chez l’enfant). De plus, la combinaison de plusieurs pesticides dans l’eau (« effet cocktail ») a des effets toxiques même lorsque chaque composé est individuellement au seuil toléré par les autorités. Enfin, plusieurs pesticides ont des actions hormonales démontrées (changement de sexe des têtards ou féminisation des poissons dans les rivières). Comme ils ne sont pas tous éliminés par les unités de traitement de l’eau, des dépassements sont constatés. Il est possible que l’eau contaminée agisse de façon délétère sur les personnes porteuses de cancers sensibles aux hormones (sein, ovaire, utérus, prostate, cerveau, par exemple).

Les apports en pesticides liés à l’eau représentent 10% des apports totaux par ingestion selon l’Organisation Mondiale de la Santé. La consommation quotidienne d’eau contaminée doit être prise en considération pour les personnes fragilisées et dont les conditions médicales peuvent être sensibles à un effet de seuil.

Les nitrates sont des résidus de la vie végétale naturellement présents dans le sol. Ils sont surtout concentrés et en forte proportion dans les lisiers (déjections animales) et la plupart des engrais agricoles. Lorsque ces derniers sont répandus en excès, ils peuvent contaminer les eaux de surface par ruissellement et les eaux souterraines par infiltration. La norme européenne est fixée à 50 mg/L (l’OMS recommande 25 mg/L) pour prévenir certaines pathologies des jeunes enfants, notamment de la méthémoglobinémie. Même si les résultats ne sont pas toujours consistants d’une étude à l’autre, la présence de nitrates en excès dans l’eau potable a été associée dans plusieurs études au développement de certains cancers (notamment la vessie, mais aussi dans certaines populations aux cancers de la prostate et de l’estomac). Dans les études où il est détecté, le risque associé n’est pas négligeable. Il est de la même magnitude que celui associé aux hormones substitutives de la ménopause en matière de cancer du sein.

Les substances médicamenteuses, qui ne sont pas mesurées de manière systématique par les autorités. Plusieurs médicaments sont aujourd’hui retrouvés dans les eaux des rivières et les nappes phréatiques, car les stations d’épuration ne sont pas suffisamment équipées pour les éliminer. Il s’agit en particulier de médicaments anticancéreux, d’antibiotiques, d’hormones féminisantes, d’antidépresseurs, antiépileptiques, et analgésiques. Certaines de ces substances se retrouvent dans l’eau potable car elles sont mal éliminées par les unités de traitement avant distribution de l’eau de boisson dans le réseau publique. Il n’y a pas d’étude à ce jour associant spécifiquement la présence de ces contaminants à des maladies humaines. Toutefois, plusieurs de ces contaminants ont un effet biologique avéré sur les poissons notamment au niveau hormonal (féminisation principalement mais aussi des effets cancérigènes et d’affaiblissement du système immunitaire). Bien que la concentration dans l’eau potable de chaque médicament pris individuellement soit extrêmement faible, les mélanges de substances multiples pourraient être néfastes pour des personnes fragiles comme le foetus, les enfants en bas âge, mais aussi les personnes affectées de cancer.

Le chlore ne présente aucun risque sur le plan sanitaire mais ses dérivés, dont notamment certains trihalométhanes (THM) peuvent constituer un risque sur la santé humaine en favorisant les cancers de la vessie et en engendrant des troubles au moment de la grossesse, au-delà de 0,1 mg/L, seuil fixé par le Code de la Santé Publique. Une épuration de qualité des eaux usées avant le traitement de l’eau potable limite l’apparition de ces sous-produits car les THMs se forment uniquement lorsque le chlore est en contact avec les matières organiques présentes dans l’eau. Cette épuration est efficace dans la plupart des grandes villes en France, mais pas toujours dans les plus petites communes et il est important de vérifier la présence de THMs dans l’eau de boisson.

Le plomb est rarement présent à l’état naturel : il se trouve dans les canalisations anciennes, en plomb. La présence de plomb en excès dans l’eau potable est associée à un risque accru de mortalité de toutes causes, de maladies cardiovasculaires et de troubles du développement cérébral chez l’enfant. Certains dérivés du plomb sont classés comme carcinogènes possibles chez l’homme (avérés chez l’animal) par l’OMS.

Les risques microbiologiques sont actuellement bien maîtrisés, avec l’injection d’un désinfectant dans les réseaux de distribution d’eau potable, généralement le chlore, et des contrôles fréquents pour l’eau du robinet et les eaux embouteillées. Lorsque l’eau potable ne respecte pas les normes bactériologiques (rare en France), le risque est infectieux (gastroentérites par exemple).

Etat des eaux de boisson en France

Eaux du robinet

Les eaux du robinet font l’objet de nombreux contrôles : 56 paramètres microbiologiques et physico-chimiques sont surveillés régulièrement. Toutefois, plusieurs pesticides et les résidus de médicaments ne font pas l’objet de contrôles systématiques.

Dans leur grande majorité, les grandes villes de France (Paris, Lyon, Lille, Strasbourg, Nantes, etc.) distribuent de l’eau « conforme » qui dépasse rarement les seuils de nitrates et pesticides réglementaires (dans certains cas, de l’eau « non-conforme » est distribuée sans qu’une restriction d’usage soit considérée nécessaire). Toutefois, il existe une variabilité importante dans la fréquence des contrôles et dans la qualité des eaux selon les régions, la saison et la taille de la ville. Par exemple, on peut lire dans le rapport de la DGS 2008 qu’une « analyse de pesticides tous les 5 ans pour les plus petites UDI (unités de distribution) est réalisée ». Le même rapport mentionne également que, dans le département de l’Eure-et-Loir, 28 % des stations de traitements distribuaient des eaux potables avec des teneurs en nitrates supérieures au seuil réglementaire de 50 mg/L en 2006, ce qui concernait 49 080 personnes. De la même façon, les dépassements de la limite autorisée pour les pesticides dans l’eau ont concerné, en 2007, 1 398 unités de distribution d’eau. Ainsi, pour 5,1 millions de personnes, soit 8,4 % de la population française, l’eau du robinet a été mesurée au moins une fois comme non-conforme au cours de l’année 2007.

C’est pourquoi seule une démarche auprès de sa mairie permet de connaître exactement la composition de l’eau distribuée ainsi que la fréquence des contrôles effectués (en sachant qu’une fréquence faible des contrôles, ou des contrôles qui ne correspondent pas aux saisons d’epandage, risquent de ne pas permettre de détecter localement des épisodes de nonconformité alors que statistiquement on sait que ces épisodes existent). Il faut aussi encourager les mairies à obtenir des mesures des substances potentiellement nocives de plus en plus présentes dans l’eau et qui ne font pas partie des contrôles réglementaires, et à publier ces résultats.

Filtres à eaux

Les filtres à eaux peuvent être utiles pour enlever des odeurs ou des goûts désagréables de l’eau potable. Différents systèmes agissent sur différents contaminants possibles. Il suffit de laisser l’eau du robinet dans une carafe pendant une heure pour éliminer le chlore et les dérivés chlorés (THMs) par évaporation.

Les carafes filtrantes et les filtres sur robinet, grâce au charbon actif en poudre, éliminent le chlore et dérivés chlorés et certains pesticides non solubles dans l’eau comme le lindane et l’atrazine, ainsi que certains résidus médicamenteux.. Certaines carafes éliminent en plus les nitrates si elles possèdent une résine échangeuse d’ions.

Il faut par contre faire attention aux risques de relargage des contaminants contenus dans la cartouche au-delà de la date d’expiration du filtre et donc respecter scrupuleusement les instructions d’utilisation. Quant aux filtres plus sophistiqués avec un mécanisme d’osmose inverse, qui s’installent sous l’évier ou sur le plan de travail, ils filtrent 97% des nitrates, 98% des pesticides, 99% du plomb ainsi que certains la plupart des résidus de médicaments. Ce sont les filtres les plus  efficaces mais aussi les plus onéreux.

Eaux en bouteilles

Les eaux minérales naturelles et les eaux de source ont une origine souterraine, elles sont microbiologiquement saines et ne subissent pas de traitements. Les contrôles fréquents garantissent que les contaminants mesurés ne dépassent pas les seuils tolérés pour les eaux potables tout au long de l’année. Pour les plus grandes marques, les zones de captage sont protégées (par l’agriculture biologique notamment). Les eaux minérales bénéficient aussi de la filtration naturelle à travers les couches géologiques pendant plusieurs années avant l’extraction pour la consommation humaine.

Les eaux minérales peuvent contenir des nitrates d’origine naturelle dus à la biologie des plantes et du sol mais au-delà de 20mg/l, les nitrates seraient considérés comme un indicateur de pollution. De plus, pour les eaux destinées aux bébés, la réglementation leur impose une limite stricte de 10mg/l. Certaines eaux minérales sont très chargées en minéraux et sont impropres à une consommation quotidienne, particulièrement par des personnes ayant des troubles rénaux ou sujettes à la déshydratation.

Une eau minérale naturelle a une composition constante, tandis que ce critère n’est pas obligatoire pour les eaux de sources.

En ce qui concerne les matières plastiques des bouteilles d’emballage :

- Le PET (polyéthylène téréphtalate) est le matériau utilisé pour la fabrication des bouteilles d’eau et également de jus de fruits ou sodas. Le PET peut être repéré par le chiffre 1 dans un triangle dans le fond de la bouteille. Le PET ne contient pas de bisphénol A (un perturbateur endocrinien notable) mais certains résidus du plastique ayant une activité de perturbateur endocrinien peuvent être libérés lors du chauffage de certaines bouteilles (exposition au soleil dans une voiture par exemple). Le PET est recyclable mais malheureusement en France certaines villes ne recyclent pas plus de 2% des emballages des eaux en bouteilles.

- Certains PVCs (polychlorure de vinyle), un plastique dur, très résistant, et le polycarbonate qui contiennent du bisphénol A ne sont pas utilisés dans les bouteilles d’emballage d’eau. Ils sont utilisés, par contre, dans les bonbonnes réutilisables

Recommandations de consommation

Actions individuelles

Actions collectives

Vérifiez régulièrement les analyses de l’eau de votre réseau auprès de votre mairie. Elles ont une obligation d ‘information.

Ne jetez pas vos médicaments n’importe où, et surtout pas dans les toilettes. Rapportez-les à votre pharmacien.

 

Si les normes ne sont pas respectées, ou pendant les périodes d’épandage privilégiez une eau de bonne qualité en bouteille ou filtrée

Respectez les consignes d’élimination des produits chimiques que vous utilisez pour l’entretien de votre maison, vos travaux et le jardin (nettoyants ménagers, solvants, désherbants…). Ne dépassez pas les doses minimum.

Si votre eau est très chlorée, laissez aérer au moins une heure dans une carafe l’eau du robinet avant de la boire, pour éliminer le chlore et ses dérivés

Pour les professionnels (agriculteurs, industriels, hôpitaux et cliniques), faites le bilan des rejets de votre activité et vérifiez qu’ils ne polluent pas l’eau de votre région.

Economisez l’eau : en consommer moins, c’est faciliter une production de bonne qualité

Pour les collectivités locales,

- protégez les lieux de captage de votre région, notamment en privilégiant l’agriculture biologique,

- pratiquez des tests de qualité de l’eau de boisson supplémentaires en période d’épandage dans les zones agricoles,

- demandez des tests sur des substances récemment mises en cause pour leur lien avec le cancer : certains pesticides, le bisphénol A... et aussi pour la présence de résidus médicamenteux (comme le Diclofenac qui sert de marqueur pour la présence d’autres médicaments)

Consommez si possible des aliments issus de l’agriculture biologique ou responsable : ils diminuent l’utilisation de produits chimiques

 

Modérez votre consommation de viande, car les déjections animales des élevages intensifs polluent les nappes et les rivières et l’élevage est un gros consommateur d’eau.

 

Utilisez les produits labellisés eco label pour l’entretien de votre maison, vos travaux et le jardin

 

En savoir plus

Notes

Ces informations et recommandations ont été dressées par le WWF et le site www.guerir.fr. Un comité scientifique a validé ce texte, il comprend les personnes suivantes : 

  • Pr David Servan-Schreiber, Médecin, Docteur en Neurosciences Cognitives, Président de GUERIR.FR, Auteur de GUERIR et de ANTICANCER
  • Bernard Cressens, Directeur Scientifique du WWF-France
  • Pr Jean-Claude Lefeuvre, Professeur émérite au Muséum National d’Histoire Naturelle et Ancien Président de l’Institut Français de la Biodiversité, Rapporteur sur l’évaluation de la qualité des eaux brutes françaises destinées à l’alimentation en eau potable: 1981, 2000 et 2005
  • Pr Luc Montagnier, Médecin, Chercheur, Prix Nobel de Médecine
  • Pr Jean-Marie Pelt, Agrégé de Pharmacie, Professeur de Biologie, Président de l’Institut Européen d’Ecologie, Membre du comité scientifique de l’agence de l’Eau Rhin-Meuse
  • Pr Gilles-Eric Séralini, Président du Conseil Scientifique du CRIIGEN, Co-Directeur du Pôle Risques – MRSH, Université de Caen
  • Jean-Pierre Cravedi, Docteur en Biologie, Directeur de Recherche INRA au sein du laboratoire des xénobiotiques, Expert à l’Agence Européenne de Sécurité Sanitaire des Aliments.
  • Benoit Roig, Enseignant chercheur à l'école des mines d'Alès- Coordinateur du projet européen KNAPPE sur les produits pharmaceutiques dans les eaux (Knowledge and Assessment on Pharmaceutical Products in Environmental Waters)
  • Gauthier Chapelle, Ingénieur Agronome, Docteur en Biologie, ancien Officier Scientifique de l’International Polar Fondation
  • Philippe Desbrosses, Agriculteur, Docteur en Sciences de l’Environnement, Expert consultant auprès de l’Union Européenne, Chargé de Mission pour le Grenelle de l’Environnement
  • Pr Lucien Israël, Professeur émérite d’Oncologie Médicale, Membre de l’Institut
  • Pr Franco Berrino, Directeur du Département de Médecine Préventive et Prédictive de l’Institut National du Cancer, Milan, Italie
  • Dr Annie Sasco, Médecin, Docteur en Epidémiologie, Directrice de l’Equipe d’Epidémiologie pour la Prévention du Cancer – INSERM, Université Victor Segalen Bordeaux 2
  • Pr Devra Lee Davis, Docteur en Epidémiologie, Directrice du Département de Cancérologie Environnementale, Université de Pittsburgh, Etats-Unis
  • Dr Thierry Dorval, Oncologue Médical, Institut Curie, Paris
  • Dr Jean-Loup Mouysset, Oncologue Médical, Diplômé en Sciences de l’Environnement et Santé (DEA), Polyclinique Parc Rambot-Provencale, Aix en Provence
  • Dr David Carpenter, Médecin, Docteur en Epidémiologie, Directeur de l’Institut pour la Santé et l’Environnement, Université de New York à Albany, Etats-Unis
  • Dr Philippe Presles, Médecin, Diplôme Universitaire d’Ethique de la Santé, Directeur de l’Institut Moncey de Prévention Santé, Auteur de « PREVENIR »
  • Dr Pierre Souvet, Cardiologue, Président de l’Association Santé-Environnement-France

Liens

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Forum de discussions sur l'eau

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à votre pharmacien.
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pendant les périodes d’épandage privilégiez
une eau de bonne qualité en bouteille ou
filtrée
Respectez les consignes d’élimination des
produits chimiques que vous utilisez
pour l’entretien de votre maison, vos travaux
et le jardin (nettoyants ménagers, solvants,
désherbants…). Ne dépassez pas les doses
minimum.
Si votre eau est très chlorée, laissez aérer au
moins une heure dans une carafe l’eau du
robinet avant de la boire, pour éliminer le
chlore et ses dérivés
Pour les professionnels (agriculteurs,
industriels, hôpitaux et cliniques), faites le
bilan des rejets de votre activité et vérifiez
qu’ils ne polluent pas l’eau de votre région.
Economisez l’eau : en consommer moins,
c’est faciliter une production de bonne
qualité
Pour les collectivités locales,
- protégez les lieux de captage de votre
région, notamment en privilégiant
l’agriculture biologique,
- pratiquez des tests de qualité de l’eau de
boisson supplémentaires en période
d’épandage dans les zones agricoles,
- demandez des tests sur des substances
récemment mises en cause pour leur lien
avec le cancer : certains pesticides, le
bisphénol A... et aussi pour la présence de
résidus médicamenteux (comme le
Diclofenac qui sert de marqueur pour la
présence d’autres médicaments)
Consommez si possible des aliments issus de
l’agriculture biologique ou responsable : ils
diminuent l’utilisation de produits chimiques
Modérez votre consommation de viande, car
les déjections animales des élevages intensifs
polluent les nappes et les rivières et l’élevage
est un gros consommateur d’eau.
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Auteur

Organisation mondiale de protection de la nature

Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info


7 commentaires sur cette actualité

commentaire Yo de Paris - 23/06/2009, 23:43

Cette manipulation médiatique est inadmissible. Un titre accrocheur et alarmiste (sachant que 90 % des gens ne lisent que les titres) et dans le fond de l'article bien vers la fin ils disent que 92 % de l'eau en France est de bonne qualité. A t-on le droit de discréditer ainsi toute une filière pour une suspission (car rien n'est scientifique là dedans) sur 8 % de l'eau. En plus ce n'est pas honneter de mettre au pilori les petites communes.
commentaire Christophe Magdelaine - 24/06/2009, 00:21

@ Yo de Paris : un peu de retenu dans vos critiques, le titre n'est pas accusateur ici, il introduit sur un article qui approche et synthétise l'état des connaissances sur le sujet. Après si cela vous gêne que ce type d'information soit diffusé... C'est une autre histoire.
commentaire vivian Var - 27/06/2009, 16:11

je serais d'accord pour les eaux minérales en bouteilles ,lorsque nous reviendrons aux bouteilles de verre consignées.
La terre et les océans sont en train de devenir des poubelles à cause entre autre de ces containers plastiques qui sont jetés partout, car pour 1 personne ayant un comportement écologique, il y en a au moins mille qui s'en fichent complètement ou pensent que les autres sont leur larbins.
commentaire Noëlle Vaudancourt - 27/06/2009, 21:01

Je bois de l'eau en bouteille plastique mais m'inquiète pour ces particules de plastique que j'ingurgite à chaque fois!
Je suis doublement d'accord avec Vivian, des bouteilles en verre consignées ou mieux encore, un distributeur à l'entrée des PMS et sur la place public serait plus sain et plus écolo. Il en existe déjà un pour le lait : http://www.autourdubio.fr/?post/Du-lait-cru-bio-en-distributeur-automatique-public
retenons l'idée et développons là à grande échelle!
commentaire jeandb - 28/06/2009, 13:16

Les eaux de source en altitude devraient être acheminées sur les courbes de niveau pour déservir les villes par les lignes de crêtes comme le faisaient les Romains. Au lieu de ça nos chers responsables(hum!) préfèrent utiliser ces eaux pures pour dilluer les pollutions en tous genres et aggraver les inondations afin de permettre d'avoir des périodes de pénurie pour se sentir obligés pomper et traiter les eaux pour vous les envoyer par des tuyaux et compteurs dans vos maisons( plus c'est cher plus ils font des bénéfices ).
Il ne faut pas s'étonner que les produits chimiques indispensables pour faire de l'argent fassent aussi des maladies....
commentaire Sartori, Pantin - 29/06/2009, 17:23

L'eau puisée dans les rivières, pour arroser ou irriguer les cultures, est-elle exempte de toute pollution ?
Celle qui est utilisée au lavage des fruits et légumes respecte-t-elle toutes les garanties de pureté ?
Celle qui entre dans la conception de tous les plats préparés ou de conserve, est-elle sujette à des doutes de pollution ?

Le départ de toute action d’envergure ne commence-t-elle pas par la recherche et l’élimination de toutes les « produits » recensés ou ignorés qui perturbent les défenses immunitaires et qui sont soupçonnés de provoquer directement des dérèglements ou insidieusement, en prenant tout leur temps, en se combinant et en créant les conditions d’un déclenchement à retardement ? ? ?
commentaire Sartori, Pantin - 29/06/2009, 17:26

REACH… un espoir ?

L’adoption du projet « REACH », concernant l'enregistrement, l'évaluation et l'autorisation des substances chimiques, ainsi que les restrictions applicables à ces substances par le Parlement Européen le 28 novembre 2205, nous prouve que cette volonté de régulation et de surveillance des produits chimiques, entrant dans la composition de tous les produits de consommation, sont devenus le problème le plus important de notre époque.

Nous sommes en droit de nous poser une foule de questions :
• Aurions-nous été en contact avec des produits dangereux ?
o Sans en être informé ?
o A l’insu du plein gré de responsables, irresponsables
• Quels sont les organismes qui fournissent l’autorisation de mise sur le marché ?
o Sous quels critères d’évaluation ?
• Pour quelles raisons a-t-on laissé des produits non testés, qui sont ou peuvent se révéler dangereux, envahir tous les secteurs de la consommation ?
• N’est-il pas trop tard pour juguler un phénomène qui touche toutes les couches de la population ?
o Combien d’agents toxiques attaquent et anémient nos défenses immunitaires ?
• N’est-il pas trop tard pour préserver les futures générations ?
o Les séquelles que subissent les géniteurs humains ne peuvent-elles pas perturber et troubler les facultés de reproduction et/ou créer des anomalies congénitales ?
o Les doses « acceptables » tolérées tiennent-elles compte du phénomène d’accumulation des mêmes composants et/ou de la combinaison avec d’autres agents qui peuvent générer des effets primaires ou secondaires agressifs ?
o Combien de maladies sont-elles imputables à des dérèglements d’origines chimiques ?
• Aurait-on exposé toute une population à des risques majeurs pour des questions d’intérêts ?
o Quel est le taux « acceptable » de morts et de victimes des progrès de la civilisation et des leurres de la chimie miraculeuse ?
o Le principe de précaution est-il caduque dès qu’il est question de gros sous ?
• Les chimistes, industriels, importateurs et services de contrôles ne sont-ils pas tenus de mettre sur le marché que des substances n’ayant aucun effet de nuisance ?
• Le fait de fabriquer, d’importer et de vendre des produits dangereux, ne correspond-il pas à un délit ?
• Le fait de connaître les conséquences liées à l’utilisation de ces produits dangereux, sans prévenir l’utilisateur des risques qu’il encourt, est-il considéré comme un empoisonnement ?
• Le fait de mettre sur le marché des produits, qui sont nuisibles à la santé d’une partie ou de l’ensemble de la population, ne doit-il pas être considéré comme un crime ?
Le fait, de fabriquer, d’importer et de vendre des agents toxiques, qui sont susceptibles d’affecter irrémédiablement la survie de l’Homme, doit être jugé comme un crime contre l’Humanité.

Rappel : Cancer 130 à 150 000 morts tous les ans
1e ) Progression annuel : 1980 = 150 000 nouveaux cas
: 2000 = 278 000 nouveaux cas
Les causes : ??????????????
Les effets :
Une maladie en progression constante qui s’alimente d’elle-même aux sources d’une bienheureuse pourvoyeuse qui se nomme : consommation, aidée, il est vrai, par une comparse redoutable ; la PUB.
Une égérie qui ne recule devant aucun subterfuge pour vanter tous les bienfaits homériques des dernières molécules extraites, avec acharnement, du Grand Puit des Sciences, grâce au Génie des Grands Savants exerçant tout leur Grand Art dans le laboratoire promoteur.
Une égérie qui oublie tous les effets primaires ou secondaires désastreux !…

2e ) La mortalité affectée au cancer du fumeur n’est-elle imputable qu’au seul tabac ?

Le programme REACH, qui s'étalera sur 11 ans est devenu beaucoup moins contraignant. Il prévoit des mesures progressives étalées dans le temps :
- 3 premières années : les substance chimiques produites à plus de 1 000 tonnes par an devront prouver leur innocuité.
- 6 ans pour les substances chimiques produites entre 100 et 1 000 tonnes par an
- entre 10 et 100 tonnes certains tests (notamment sur les animaux) pourront être évités
- entre 1 et 10 tonnes (entre 17 500 et 20 000 molécules), les tests ne seront pratiquement pas obligatoires. Néanmoins un rapport de sécurité complet sera exigé pour les substances potentiellement à risques.

Utilisation des pesticides en France en 2000
- Fongicides : 52834 T
- Insecticides : 3103 T
- Herbicides : 30834 T
- Divers : 7911 T
- Total : 94682 T
Selon l’INRS, 550 000 tonnes de solvants neufs sont utilisées chaque année dans le pays.
Si ces produits chimiques sont « incontournables » pour leurs propriétés,
« aucun n’est inoffensif » , a rappelé l’institut.


3e ) Les autres maladies et séquelles ???????????


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REACH (Registration, Evaluation and Authorisation of Chemicals) signifie en français "Enregistrement, évaluation et autorisation des produits chimiques". Rappelons que depuis la Seconde Guerre mondiale, plus de 100 000 substances chimiques ont été commercialisées, la plupart du temps, sans qu'aucun test sur la santé humaine n'ait été réalisé

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