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www.notre-planete.info : environnement, développement durable et sciences de la Terre
3850 lectures / 6 commentaires17 juin 2009, 15 h 10
© C. Magdelaine - notre-planete.infoLes dépenses militaires mondiales battent des records. En 2008, elles ont atteint 1.464 milliards de dollars, soit 2,4% du PIB mondial,en progression de 45% par rapport à 1998.
Ces chiffres sont cités dans une étude du SIPRI (Institut international de recherche pour la paix de Stockholm). Selon les analystes suédois, la guerre en Irak, le retour de la Russie dans l'arène mondiale et la montée en puissance de la Chine sont les principaux facteurs ayant influé sur la progression des dépenses militaires globales. Certes, ces facteurs ne sont pas à négliger. Mais le facteur principal, et qui détermine, notamment, ceux précédemment mentionnés, est la montée générale de la tension dans le monde contemporain.
Selon les estimations du SIPRI, en 2008, les dépenses militaires les plus importantes ont été enregistrées aux Etats-Unis (607 milliards de dollars). Celles de la Chine (84,9 milliards de dollars), de la France (65,7 milliards) et de la Grande-Bretagne (65,3 milliards) ont été bien moindres. La Russie, qui a consacré en 2008, selon le SIPRI, 58,6 milliards de dollars pour sa défense, occupe la cinquième place.
Il y a 25 ans, la guerre froide sévissait sur notre planète, divisée en deux camps opposés. Cette confrontation, qui exigeait d'immenses efforts et dépenses de la part des grandes puissances, s'est avérée, en fait, un facteur stabilisant. Les superpuissances contrôlaient leurs satellites et, malgré la quantité immense d'armements accumulés et la dureté de la rhétorique, le nombre des conflits locaux qui avaient lieu simultanément de par le monde était relativement stable.
Le démantèlement du bloc de l'Est, suivi de la désintégration de l'Union Soviétique, a sapé l'équilibre qui existait et considérablement augmenté la probabilité des conflits dans le monde : de nouveaux acteurs ont tenté de remplir le vide ainsi créé, ce qui n'a pas manqué d'entraîner de nouvelles guerres locales, entre autres, sur le territoire de l'ex-URSS. L'apogée de ces conflits s'est située au début et au milieu des années 90. Les statistiques se présentent à peu près comme suit : 1972 - 1974, 25 à 30 conflits simultanés dans le monde ; 1985 - 1986, 30 à 35 conflits ; 1992 - 1993, 40 à 45 conflits. Leur nombre a considérablement reculé au milieu des années 90, mais il progresse de nouveau dans la décennie actuelle.
Par ailleurs, les adversaires de l'ex-URSS durant la guerre froide ont redoublé d'activité. De nombreux experts sont certains que les conflits que l'on sait n'auraient pu éclater dans le golfe Persique et dans les Balkans à l'époque d'une « URSS forte », jouissant d'une grande influence, qui n'aurait admis ni l'agression de Saddam Hussein contre le Koweït ni, par conséquent, la « Tempête du désert », ni l'ingérence de puissances étrangères dans le conflit yougoslave.
La fin des années 1990 a été marquée par la volonté de l'OTAN et, en premier lieu, des Etats-Unis, de régler leurs propres problèmes et ceux du monde à partir de positions de force, en profitant de la supériorité incontestable de leur puissance militaire. Après l'attentat du 11 septembre 2001, cette volonté a conduit à l'intervention des Etats-Unis en Afghanistan et en Irak. L'objectif initial - la destruction des organisations terroristes et, par conséquent, la diminution de l'activité terroriste mondiale - n'a pas été atteint. Ces deux pays, pris dans une guerre civile assortie d'une ingérence étrangère perçue comme une occupation, sont devenus les foyers d'un terrorisme qui fait des victimes, pour l'essentiel, parmi les civils.
Le danger accru de conflits militaires a incité de nombreux pays à augmenter leurs dépenses de défense, à améliorer l'équipement et la formation de leurs forces armées. Cette tendance s'est révélée propre à toutes les régions du monde, du Sud-Est asiatique à l'Amérique latine.
Outre le danger accru de conflits, un autre facteur influe également sur les dépenses militaires : la hausse considérable du prix des armements et du matériel de guerre de dernières générations. Cela explique, notamment, que l'on assiste à une réduction quantitative des moyens militaires, malgré l'accroissement des dépenses consacrées à la défense. Il suffit de rappeler qu'un chasseur coûte désormais de 30 à 100 millions de dollars, voire davantage, alors qu'il y a 25 ou 30 ans son prix dépassait rarement 8 à 10 millions de dollars. C'est une différence énorme, même si l'on doit tenir compte de la baisse objective du cours du dollar observée ces dernières années.
Voilà pourquoi les Etats-Unis, tout en dépensant aujourd'hui plus de 600 milliards de dollars à des fins militaires, sont contraints de réduire peu à peu leurs principaux types d'armements, des porte-avions aux transports blindés. Il en est de même pour d'autres pays développés, y compris la Russie. Cependant, comme on le voit, la réduction quantitative des armements dans les pays développés ne débouche nullement sur un monde plus calme.
Par Ilia Kramnik
Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info
douds - 17/06/2009, 21:47
quand j'ouvre la page de Novosti, je lis ça :
MOSCOU, 17 juin - RIA Novosti. La présidentielle du 12 juin dernier en Iran remportée par le président sortant Mahmoud Ahmadinejad a été absolument démocratique, a estimé mercredi lors d'une conférence de presse à RIA Novosti Pavel Zarifoulline, rédacteur en chef du portail analytique Geopolitika (Russie).
" A titre d'observateur, j'ai participé à bien des élections, notamment en Biélorussie et en Moldavie, mais je n'ai vu nulle part d'élections aussi démocratiques qu'en Iran", a dit l'expert qui a suivi parmi les observateurs russes la dernière élection présidentielle en Iran.
Et d'expliquer qu'au cours de la campagne électorale en Iran, les journaux d'opposition se vendaient librement, alors que la télévision locale transmettait les meetings de contestataires du régime en place.
Selon M.Zarifoulline, l'ampleur des heurts éclatés dans la capitale iranienne à l'annonce samedi dernier de la réélection de Mahmoud Ahmadinejad a été excessivement "exagérée" par les médias occidentaux.
"Les troubles étaient plutôt localisés et n'avaient principalement lieu que dans deux quartiers de Téhéran, alors que le reste de la capitale continuait à vivre tranquillement", a-t-il dit.
Le calme régnait aussi dans les provinces iraniennes, ce qui s'explique, selon l'expert, par le fait que toute la province soutient Mahmoud Ahmadinejad, et c'est seulement dans la capitale que son principal rival Mir Hossein Moussavi a des positions solides.
"Dans les régions du pays, on ne voyait que des portraits de Mahmoud Ahmadinejad, alors que ceux de Mir Hossein Moussavi étaient arrachés à peine accrochés", a indiqué M.Zarifoulline.
Le président sortant Mahmoud Ahmadinejad a remporté l'élection présidentielle avec 62,63% des voix au 1er tour. Son principal rival Mir Hossein Moussavi a clamé sa victoire même avant l'annonce officielle des résultats du scrutin et a crié à la fraude.
Les sympathisants de Mir Hossein Moussavi ont contesté la victoire du président sortant et sont descendus dans la rue. Des milliers de manifestants ont participé à des accrochages avec la police, en saccageant des magasins et en se livrant à d'autres excès.
Le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, qui a qualifié la réélection de M.Ahmadinejad de "grande fête", a concédé ensuite qu'un recomptage partiel des résultats sujets à caution pourrait être nécessaire.
Franchement !!! on se moque de la démocratie ouvertement à l'Est comme à l'Ouest
Christophe Magdelaine - 18/06/2009, 09:53
Il est très difficile de juger de l'extérieur mais c'est vrai que la Russie soutient plutôt le régime actuel en Iran, car il représente une "opposition" à l'occident. Enfin, la démocratie n'a plus beaucoup de sens même dans notre pays où les abstentionnistes sont majoritaires, du coup les élus demeurent non représentatifs de la volonté souveraine et majoritaire du peuple...
Gregory loire atlantique - 19/06/2009, 12:59
Et si le pétrole ou plutôt le "peak oil" était en arrière plan ! On le sait il va avoir bientôt de graves problèmes de pénuries en tout : pétrole, nourriture,......et une nécessire implosion démographique (retour à 1-2 milliards) !
La 3ème GM fait partie de mes scénarios possibles, pire sa probabilité augmente au fil des mois.....Faites des gosses !
Rozé, Montigny le bretonneux - 22/06/2009, 15:52
Inquiétant, le fait que les pays les plus riches du Monde accroissent leur effort militaire ! Pour les nantis, la bonne vieille recette de la destruction des biens et des personnes reste une idée fixe encore bien ancrée. De même que l'élévation de frontières anti migratoires, la création de zones sécurisées (presque militarisées) pour les plus riches, et le développement des guettos, favelas, camps de réfugiés pour les plus pauvres ! Si tout ce fric était utilisé pour investir dans le développement durable et coopératif (c'est à dire partagé par tous), notre planète irait bien mieux. Moins de tensions, moins d'objets inutiles, moins de voyages polluants et stériles, plus de compréhension, de solidarité, plus d'amour !
Amour, ce mot là fait malheureusement peur à ceux qui comptent leur sous !
citoyen, algerien - 29/06/2009, 12:38
la démocratie est un concept créé et utilise par les grandes puissances pour arriver a des fins politiques et en réalité les grandes puissance s'est des payes pragmatique qui agissent pour leurs intérêt (voyez ce qui est entrain de se passé en Algérie) j'espère qu'un jour on aura des cheffes d'état moins égoïste .
Cassiopée - 06/01/2011, 16:47
A l'ouest rien de nouveau.
"Je vais vous dire comment ça devrait se passer. Chaque fois qu'une guerre se prépare, on devrait délimiter un champ par une corde.
Et le jour de la déclaration de guerre, tous les gouvernants, les rois et leurs ministres se seraient mis dans le champ avec les généraux.
Et puis, les laisser se tabasser avec des gourdins, du champ prévu à cet effet. Et la meilleure équipe gagnerait."
Extrait de A l'ouest rien de nouveau.
Ce film date de 1930, et n'a pas pris une ride.
La qualité de ce film (même de nos jours) méritait son oscar du meilleur film, avec la scène entre le jeune soldat allemand et l'âgé soldat français mort.
Quand je lis ça je me dis, pour paraphraser ce chef d'oeuvre qui dénonce la guerre.
A Terre rien de nouveau.
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