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www.notre-planete.info : environnement, développement durable et sciences de la Terre
5389 lectures / 16 commentaires10 juin 2009, 17 h 43
Le premier rapport exclusivement consacré à l’impact humain mondial du changement climatique jamais publié évalue à plus de 300 millions le nombre d’individus gravement touchés par le changement climatique pour un coût économique total de 125 milliards de dollars par an.
Kofi A. Annan, président du Forum humanitaire mondial, a présenté le 29 mai 2009 un nouveau rapport important sur l’impact humain du changement climatique. Human Impact Report : Climate Change – The Anatomy of a Silent Crisis est le premier rapport exhaustif jamais publié relatif à l’impact humain du changement climatique.
Ce rapport a été publié immédiatement avant les pourparlers officiels préparatoires à Bonn en vue d’une nouvelle convention internationale des Nations Unies sur le climat destinée à succéder au Protocole de Kyoto, qui expire en 2012. Ces pourparlers s’intensifieront lors de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques de Copenhague en décembre 2009. Le rapport a été validé par des experts internationaux de premier plan dont Rajendra Pachauri du GIEC, Jeffrey Sachs de l’Université de Columbia et Barbara Stocking d’Oxfam.
Le rapport estime que le réchauffement climatique est aujourd'hui responsable de plus de 300 000 décès dans le monde chaque année, soit l’équivalent d’un tsunami dans l’Océan indien tous les ans. D’ici 2030, le nombre de victimes du changement climatique s’élèvera à un demi-million de personnes par an.
Il indique également que le changement climatique exerce actuellement un grave impact sur la vie de 325 millions d’individus. En l’espace de vingt ans, ce nombre fera plus que doubler, pour atteindre, selon les estimations, 660 millions, en faisant le défi humanitaire émergeant le plus important au monde, ayant des répercussions sur la vie de 10 % de la population mondiale.
Les pertes économiques dues au réchauffement climatique s’élèvent déjà à plus de 125 milliards de dollars par an. C’est plus que le PIB respectif de 73 % des pays, et ce chiffre dépasse le montant total de l’aide actuellement fournie chaque année par les pays industrialisés aux pays en voie de développement. D’ici 2030, les pertes économiques imputables au changement climatique auront quasiment triplé, pour atteindre 340 milliards annuels.
Le Forum humanitaire mondial a chargé Dalberg Global Development Advisers de rédiger le rapport en décembre 2008 en rassemblant toutes les informations pertinentes et les statistiques actuelles relatives à l’impact humain du changement climatique. Dans les limites de la recherche existante, le rapport présente l’estimation la plus plausible de l’impact du changement climatique sur la société humaine aujourd’hui.
Lors d’une conférence de presse à Londres, Kofi Annan, le président du Forum humanitaire mondial, a déclaré : "Le changement climatique est le défi humanitaire émergent le plus important de notre époque, car il fait souffrir des centaines de millions de personnes de par le monde. Comme le montre ce rapport, les groupes les plus pauvres du monde sont ceux qui sont les premiers et les plus gravement touchés, et pourtant ce sont eux qui ont le moins contribué à l’apparition du problème."
Faisant référence à la prochaine réunion COP15 à Copenhague en décembre 2009, M. Annan a déclaré : "J’espère que tous les Etats-Membres se rendront à Copenhague avec la volonté politique de signer une convention ambitieuse pour s’attaquer au changement climatique. Pour rendre justice aux besoins fondamentaux des individus dans le monde, la conférence de Copenhague doit déboucher sur une solution qui soit mondiale, efficace, équitable et juridiquement contraignante. Comme le montre ce rapport, l’alternative est une majoration du risque de famines, de migrations et de maladies à très grande échelle."
Selon le rapport, une majorité de la population mondiale n’a pas la capacité de faire face à l’impact du changement climatique sans que cela n’entraîne une perte potentiellement irréversible de son bien-être et un risque de mortalité. Les populations les plus gravement exposées sont plus d’un demi-milliard d’habitants des régions les plus pauvres qui sont aussi les plus exposées au changement climatique – en particulier, les pays de la ceinture sèche semi-aride du Sahara jusqu’au Moyen-Orient et à l’Asie centrale, l’Afrique sub-saharienne, l’Asie du Sud et l’Asie du Sud-Est, ainsi que les petits Etats insulaires en voie de développement.
M. Annan a été rejoint lors du lancement par Barbara Stocking, experte et relectrice du rapport, également directrice générale d’Oxfam GB et membre du conseil d’administration du Forum humanitaire mondial. D’après elle : "Le changement climatique est une crise humaine qui menace d’anéantir le système humanitaire et de faire reculer le développement. C’est également une grande injustice – les pauvres des pays en voie de développement supportent plus de 90 % du fardeau – par les morts, les maladies, l’extrême pauvreté et le déclin économique – pourtant ce sont eux les moins responsables de la création du problème. Malgré cela, le financement des pays riches pour aider les pays pauvres et vulnérables à s’adapter au changement climatique ne correspond même pas à 1 % des sommes nécessaires. Il s’agira de s’attaquer à cette injustice flagrante à Copenhague en décembre. »
Forum de discussions sur le changement climatique
Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info
geneghis, Lausanne, Suisse - 10/06/2009, 19:47
Je n'arrive pas à comprendre pourquoi, en sachant cela, rien ne change dans beaucoup de pays riches. Même si la crise financière fait de nombreuses victimes, de nombreux chômeurs, le rêve de chacun reste de possèder encore une voiture, le dernier iphone, le dernier truc à la mode.
Je n'arrive pas à comprendre pourquoi nous n'arrivons pas à changer notre style de vie, de comportements et consommons encore à souhait, comme hypnotisés par une publicité intrusive dont la société a besoin, afin de créer des emplois.
Nous sommes comme un serpent qui se mord la queue.
Nous avons des colloques représentés par de nombreux pays pour dire que notre planète explose tansid que les entreprises pétrolières continuent à déforester la forêt de l'Amazonie pour trouver des gisements...
Eric, Lyon - 11/06/2009, 10:35
Cet article me laisse perplexe : il ne fait que reprendre ce qu'on trouve dans le rapport, aucune critique, aucune explication, aucune analyse sur les estimations et les ratios utilisés. Le titre lui-même est faux : "serait responsable" serait plus approprié compte tenu du fait qu'il ne s'agit que d'estimations parfaitement subjectives de données par nature impossibles à mesurer.
Pas glop pour ce qui est de l'information "intelligente" du lecteur.
Bref du bon publireportage, sans plus.
DAOUD Alger - 11/06/2009, 10:51
bonjour!
les changements à suggérer seraient que ceux ci se facent dans les mentalités des "citoyens" des Pays riches et pourquoi pas dans celles des autres Pays !!! A+
Christophe Magdelaine - 11/06/2009, 16:22
@ Eric, Lyon : c'est une information relayée, l'auteur est également l'organisation qui a réalisé ce rapport, c'est clairement indiqué.
Stéphane LAGASSE BRUXELLES - 11/06/2009, 22:42
Voir HOME de Yann Arthus-Bertrand et "Nos enfants nous accuseront" de Jean-Paul JAUD.
Ensuite agir en citoyen-électeur, en consom_acteur, en objecteur face à tout ceux qui nient ou ne veulent pas savoir.
michele delpech couëron - 13/06/2009, 09:27
300 000 décès d'humains, ce n'est pas suffisant. Comptons aussi tous les êtres vivants dont le biotope est détruit par ces changements, et nous arriverons à des milliards de morts qui s'ajoutent aux milliards d'êtres vivants qui meurent sous les coups de notre mécanisation et de notre folie meurtrière. Quand nous prendrons en compte toutes les formes de vie, nous aurons avancé d'un plus grand pas qu'Armstrong sur la lune. Nous aurons enfin compris que nous sommes une partie d'un tout et non une espèce supérieure aux autres sans relations avec le reste de la biomasse. Alors, 300 000 décès par an dû au réchauffement climatique, ce n'est pas assez pour notre espèce. Il en faut cent fois plus pour que nous nous décidions enfin à changer d'orientation politique et économique.
Maumaj, Gatineau, Québec - 14/06/2009, 00:13
Tous ces décès sont le résultat d’un grand ménage entamé par Dame Nature. C'est très désagréable pour ceux et leurs poches qui subissent mais le fait demeure que nous sommes trop d'humains sur cette terre.
Selon certains experts notre terre peut remédier aux effets d'un demi-milliard (500 000) d'humains sans conséquence à l’écosystème. Conséquemment, il va falloir s'habituer à voir encore beaucoup de gens mourir jusqu'à ce que l'équilibre se rétablisse. Un premier geste logique serait d’arrêter de se reproduire ou du moins à un rythme moindre que ce qui se fait actuellement.
Il a été dit que l'humain est la seule espèce qui n'a pas de prédateur mais nous constatons que la Nature peut bien jouer ce rôle et le fera de plus en plus à l'avenir. Nous avons libéré le monstre, à nous maintenant d'en subir les conséquences. Dommage que les autres espèces écoperont aussi de nos bêtises.
Nicole Montreal - 14/06/2009, 15:16
N'est-ce pas les changements climatiques qui ont permis au genre Homo de peupler la Terre ? Nous allons migrer, réagir, nous accommoder un temps pour nous adapter ensuite. Que les plus forts subsistent ! A nous de nos donner les moyens d'être le plus fort. Réagissons .. et commençons à être responsables de notre avenir et de celui de la planète. Faut-il juste que les "petits" disparaissent pour que les "Grands" les entendent !
Loui HERVE 37 rue René Paquet Metz 57050 - 14/06/2009, 22:05
Le réchauffement planétaire du à l'homme ,une des plus grande arnaque depuis des lustres.Tout le poids de l'humanité représente environ 500millions de tonnes ( le calcul est vite fait ,chaque homme pesant un peu moins que 100 kilos multiplié par 6 milliards).
Et bien l'humanité ne represente même pas la moitié du poids d'un gros cumulonimbus qui lui fait environ 1 milliard de tonnes!!
L'humanité n'est qu'un fétu de paille par rapport à l'énormité de la planète. En co2, il ne produit que un six millionième de la masse de l'atmosphère par an et avec cela on veut nous faire croire que cette quantité négligeable influe le climat!!
Non c'est essentiellement le soleil qui est cause du petit réchauffement que l'on constate actuellement.
L'optimum du Moyen Age où il faisait beaucoup plus chaud qu'actuellement puisque le Groenland était vert comme son non l'indique n'avait pas besoin de l'homme pour surchauffer!
Louis Hervé
Christophe Magdelaine - 15/06/2009, 11:14
@ Loui HERVE 37 rue René Paquet Metz 57050 : votre raisonnement est catastrophique et extrêmement réducteur, informez-vous, par exemple sur ce site et débattez-en sur nos forums, cela devrait vous éclairer un peu...
LAMIRI Mustapha - 15/06/2009, 23:16
Je propose quatre méthodes simples pour réduire le dioxyde de carbone, gaz principal à effet de serre : 1) On peut avoir un tube d'échappement avec deux sorties, une grande orifice à côté d'une petite orifice. Si on introduit la grande orifice dans un récipient qui contient la péridotite en petit morceaux ou dans une solution de chaux, le dioxyde de carbone va se transformer en carbonate qui après recyclage par décarbonatation, on obtiendra respectivement la péridotite ou la chaux ET CO2 qu'on peut enterrer dans le sous sol. Avec cette méthode, on piége une grande quantité de CO2 et par conséquent on aura diminution de l'effet de serre. 2) Arrêter les moteurs des véhicules aux feus rouges et surtout dans les embouteillages, heure de pointe ou dans un voyage pendant les vacances....etc. Cela va avoir un impact positif sur l'environnement. 3) Lorsque vous voulez penser à chauffer votre maison, vous à un moyen pour avoir un plafond plus bas ou en réduisant le volume qui va être chauffé car plus la surface à chauffer est plus haute plus cela nécessite plus d'énergie. 4) Utiliser des trains qui transportent en même temps les voyageurs et les voitures entre les villes qui ont les chemins de fer. Je m'explique : il y a des gens qui voyagent seuls ou en famille dans leurs voitures, par exemple entre deux villes, alors qu'ils peuvent voyager par train avec leurs voitures dans d'autres wagons (Il existe des wagons pour voitures). Cela va avoir un impact positif à court et à long terme sur l'environnement car il y aura moins de pollution. En outre moins de consommation de carburant, moins d'accidents et peut être moins de dépenses. La même chose peut s'appliquer en utilisant les bateaux pour les villes cotières, essayez cette idée, ça tombe moins cher avec moins d'accidents et moins de pollution.
LAMIRI Mustapha - 15/06/2009, 23:19
J'ai oublié de signaler également l'avantage de covoiturage et d'une manière générale, le transport en commun dans le milieu urbain: bus, métro....etc.
Il faut encourager les gans à l'échelle internationale.
Loui HERVE Metz - 16/06/2009, 20:40
A Christophe Magdelaine@
Il ne suffit pas de souffler dans la même corne que le consensus général du moment entretenu par une propagande délirante pour avoir raison.
J’ai posé une question tout à fait cohérente et non réductrice auquel doit normalement suivre une réponse cohérente. Oui ou non l’optimum du Moyen Age soigneusement occulté par les tenants d’une cause anthropique du réchauffement avait-il besoin de l’homme pour se développer ?
Les arguments d’autorités sont tout à fait insuffisants.
Louis HERVE
Christophe Magdelaine - 16/06/2009, 20:59
@ Loui HERVE Metz : vous pouvez en débattre sur notre forum : http://www.notre-planete.info/forums/index.php/board,11.0.html mais l'optimum médiéval, tout comme l'influence du soleil sont bien sûr pris en compte. Je vous invite vivement à lire le rapport du GIEC, il est passionnant et vous éclairera grandement. Vous constaterez que la nuance et le recul sont de mise !
enfin bref - 21/04/2011, 00:56
Il faudra m'expliquer dans quelles circonstances un humain peut mourrir a cause d'un hypothétique réchauffement...
Des études indépendantes sur le réchauffement ont montré que le GIEC avaient sous evalué d'un facteur 20 l'influence du soleil sur le climat
Arcticman - 21/04/2011, 09:57
sécheresses, inondations, mauvaises récoltes qui touchent en particulier les populations déja fragilisées.
Quelles sont ces études indépendantes qui montrent une telle influence solaire ?
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