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5615 lectures / 2 commentaires04 juin 2009, 11 h 46
Lors de la Journée internationale des populations autochtones le 9 août 2008Les Bakas, dans l’est du Cameroun, se servent de caméras vidéo fournies par le PNUD et les partenaires du Fonds mondial pour l’environnement afin de documenter la façon dont les changements climatiques abîment les forêts où ils vivent. C’est ainsi, entre autres, que le PNUD aide les peuples autochtones, dont les représentants vont se retrouver au siège des Nations Unies à New York du 18 au 29 mai pour débattre de la mise en application de l’accord historique de 2007 concernant les droits des peuples autochtones.
Les Bakas, qui vivent dans les forêts d’Afrique centrale, ont créé une organisation appelée Okani (« Debout ! ») pour aider à former d’autres communautés dans l’art de filmer et de raconter une histoire, afin qu’ils puissent parler de leur vie. Leur premier film montre comment ils réagissent aux impacts du changement climatique et à la transformation brutale de leur habitat.
« Les arbres portent moins de fruits, le sol a perdu de son humidité, explique un chasseur-cueilleur devant la caméra. Les femmes bakas aiment pêcher. Cela fait partie de nos traditions. Mais le cours d’eau commence à s’assécher et les poissons meurent. La Terre a changé. »
Okani est l’un des nombreux projets permettant aux communautés autochtones, partout dans le monde, de s’armer de caméras pour exprimer leurs préoccupations. Cette initiative est financée par le Programme de microfinancements du Fonds pour l’Environnement Mondial (GEF-SGP), avec une aide du Programme mondial de renforcement des droits de l’homme du PNUD.
« Des vidéos participatives, filmées par des populations locales ou autochtones, donnent à celles-ci une voix pour expliquer au monde entier quels sont leurs besoins, explique l’expert en biodiversité du PNUD Terence Hay-Edie. C’est un processus qui permet de construire des ponts entre les communautés et les décideurs politiques et donne aux personnes vulnérables et démunies un contrôle plus grand sur leur propre développement, les droits de l’homme et les décisions qui affectent leur vie. »
Les peuples autochtones ont aussi recours à la vidéo pour soumettre des propositions, pour recevoir des subventions et… pour obtenir des résultats.
« Il s’agit de former des autochtones, qui apprendront ensuite à d’autres membres de leur communauté à filmer leurs initiatives, reprend Hay-Edie. Une fois le projet terminé, le groupe expliquera, avec ses mots à lui, ce qu’il a obtenu et quelles leçons il a apprises. »
Le programme de microfinancement a investi plus de 300 millions de dollars dans des initiatives qui ont trait essentiellement à la sauvegarde de la biodiversité, l’atténuation des changements climatiques et la prévention de la dégradation des sols. Environ 15 pour cent des fonds sont contrôlés par des organisations de peuples autochtones et des zones de gestion communautaire dans plus de 100 pays.
L’Internet est un outil essentiel pour se faire connaître. Les films sont téléchargés sur divers sites web, comme PNUD-Youtube, le Programme de microfinancement du FEMetConversations avec la Terreou projetés lors d’importantes conférences autochtones.
La vidéo participative faite par les Bakas a ainsi été montrée pour la première fois pendant le Sommet mondial des peuples autochtones sur les changements climatiquesle 24 avril en Alaska.
Quelque 2000 représentants des communautés autochtones du monde entier se retrouveront lors de la huitième session de l’Instance permanente sur les questions autochtones, ou des délégués de divers gouvernements, organisations de la société civile et agences des Nations Unies (dont le PNUD) discuteront de la prochaine mise en œuvre de la Déclaration sur les droits des peuples autochtones de septembre 2007. La nécessité de recourir à plus grande échelle aux pratiques de responsabilité sociale est également à l’ordre du jour, puisque l’impact du secteur industriel sur les communautés autochtones est particulièrement négatif.
Les quelque 370 millions d’autochtones constituent près de 5 pour cent de la population mondiale mais comprennent 15 pour cent des pauvres et un tiers des 900 millions de personnes extrêmement pauvres qui vivent dans les zones rurales. Leur accès à des services adéquats, comme la santé et l’éducation, est largement en dessous des moyennes nationales.
Les peuples autochtones sont des partenaires clés d’un type particulier de développement, qui respecte leur système économique et social et œuvre en leur faveur sans violer leur culture et leurs traditions. Le PNUD travaille en partenariat avec les pouvoirs publics et les organisations autochtones du monde entier pour mettre en pratique la Déclaration sur les droits des peuples autochtones, en général par le truchement de processus décisionnels participatifs.
Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info
Sami Touraine - 06/06/2009, 23:02
... c'est triste...
jonas sylvie - 26/07/2009, 22:24
algues filamenteuses consomme oxygéne, pcb nitrates +effet de serre+ centrale electrique+ eaux usée s'évapore par la chaleur polution atmosphérique feux usines voitures produits chimiques autres+électron des villes
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