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L'agriculture doit changer pour nourrir le monde

11519 lectures / 15 commentaires04 février 2009, 17 h 05

blé© C. Magdelaine / notre-planete.info
Les agriculteurs du monde doivent se convertir sans tarder à des systèmes agricoles plus durables et plus productifs si l'on veut nourrir la population croissante de la planète et relever le défi du changement climatique, selon M. Shivaji Pandey, un des meilleurs experts de la FAO en matière de cultures, qui s'adressait aux participants du IVème Congrès mondial sur l'agriculture de conservation (New Delhi, 4-7 février 2009)

Dans une allocution liminaire prononcée devant 1 000 personnes, M. Pandey, Directeur de la Division de la production végétale et de la protection des plantes de la FAO, considère l'agriculture de conservation comme un pilier de ce changement.
"Le monde n'a d'autre choix que d'intensifier la production agricole durable afin de satisfaire la demande croissante d'aliments pour les hommes et les animaux, réduire la pauvreté et protéger les ressources naturelles. L'agriculture de conservation est un volet essentiel de cette intensification", souligne M. Pandey.

L'agriculture de conservation vise des systèmes agricoles durables et rentables. Répudiant les opérations comme le labour mécanique, elle repose sur trois principes fondamentaux : le travail minimal du sol, les associations et les rotations culturales et la couverture permanente du sol. Cela permet d'optimiser la santé et la productivité des terres. Introduite il y a 25 ans environ, elle est désormais pratiquée sur 100 millions d'hectares dans le monde entier.

Dommages à l'environnement

Les méthodes traditionnelles de culture intensive ont, dans de nombreux cas, contribué aux dommages occasionnés à l'environnement, faisant reculer les taux de productivité agricole, alors que le monde a besoin de doubler sa production vivrière pour nourrir 9 milliards d'êtres humains en 2050, affirme M. Pandey.
"Dans maintes régions du monde, au nom de l'intensification, les agriculteurs ont pratiqué à outrance le labour, la fertilisation, l'irrigation et l'application de pesticides", rappelle-t-il. "Ce faisant, nous avons perturbé tous les aspects du sol, de l'eau, des terres, de la biodiversité et des services que fournit un écosystème en bonne santé. Cela a eu pour conséquence la réduction progressive du taux de croissance des rendements."

Si les tendances actuelles se poursuivent, le taux de croissance de la productivité agricole devrait tomber à 1,5% d'ici à 2030, puis à 0,9% de 2030 à 2050, contre une croissance de 2,3% par an enregistrée depuis 1961.

Dans les pays en développement, la croissance des rendements de blé a chuté d'environ 5% en 1980 à 2% en 2005. Pour le riz, elle est passée de 3,2% à 1,2% pour le riz, et de 3,1% à 1% pour le maïs au cours de la même période.

Réduire l'empreinte écologique

L'agriculture de conservation pourrait non seulement aider à relever les rendements mais aussi à fournir divers avantages importants pour l'environnement, poursuit M. Pandey. Outre le rétablissement de la santé des sols, elle abaisse également la consommation énergétique dans l'agriculture, réduisant l'empreinte d'un secteur qui représente actuellement quelque 30 pour cent des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Elle pourrait atténuer davantage les effets du changement climatique en aidant à piéger le carbone dans le sol et économiser 1 200 km³ d'eau par an d'ici à 2030, car des sols sains préservent mieux l'humidité et ont par conséquent moins besoin d'irrigation.

Ce n'est qu'avec l'intensification durable de la production agricole que l'on peut accomplir de véritables progrès vers la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement concernant la réduction de la faim et de la pauvreté et la sauvegarde de l'environnement, affirme l'expert de la FAO. Et d'ajouter: "Or, nous allons actuellement dans la mauvaise direction."

Il a exhorté les gouvernements, les bailleurs de fonds et autres parties prenantes à fournir un soutien stratégique et financier pour garantir une adoption rapide et à plus vaste échelle de l'agriculture de conservation. Il faut accélérer la formation, la recherche participative et le renforcement des associations d'agriculteurs tout en diffusant le nouveau matériel nécessaire à l'agriculture de conservation et, au besoin, en le fabriquant sur place.

Notes

Les délégués réunis au Congrès, qui constitue le plus grand rassemblement de la communauté favorable à l'agriculture de conservation, sont des agriculteurs, des experts ou des décideurs en provenance du monde entier.
La conférence, hébergée par le Conseil indien de la recherche agricole (ICAR) et l'Académie nationale des sciences agricoles (NAAS), a bénéficié du co-parrainage de la FAO, du FIDA et d'autres organisations indiennes et internationales. Elle est axée sur les innovations en agriculture susceptibles d'améliorer l'efficience, favoriser l'équité et protéger l'environnement.

Auteur

Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture ; date originale : 04 février 2009, 17 h 05

Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info

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15 commentaires

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avatar Eléonore Visart Belgique - 04/02/2009, 19:46

Comme quoi parfois tout arrive! Dommage que les sages qui prônaient une agriculture biologique ne sont plus là pour lire ça! Il en faut de la patience pour enfin entendre des discours plus sensés. Ceci dit, comment comprendre qu'en même temps l'Europe veut la mort du bio, sinon à cause des pressions exercées par ces monstres, que sont ceux qui vendent leurs poisons d'engrais chimiques et de pesticides! A partir de cette année certains pesticides et également des OGM seront acceptés dans le bio! Un fameux pas en arrière.



Ce monde est rempli de confusion et de contradiction!

avatar Claude Besnard France - 04/02/2009, 20:41

Il est vraiement dommage que Shivaji Pandey ne précise pas les méthodes agricoles qu'il entend par l'intensification durable de la production agricole ?

J'ai un "doute sérieux" que le travail minimal du sol, + les associations + les rotations culturales et la couverture permanente puissent nous permettre comme ce sera necessaire, une augmentation de plus de 50 % de la production agricole .Avec des surfaces de terres agricoles grignotées par l'urbanisation il faudra avec cette méthode envisager la mise en culture des forêts ce qui serait catastrophique .Je me méfie toujours des discours qui semble une évidence et qui ne résiste pas à l'épreuve.

Si vous refusez la décroissance démographique et l'abandon de l'alimentation carnée, je crois qu'il faudra proposer un autre schéma.





avatar Jean-Paul Deléage, 94200-Ivry-sur Seine- France - 05/02/2009, 10:39

Pour nourrir correctement l'humanité, il est plus urgent que jamais de sortir des utopies productivistes

qui ont déjà causé tant de ravages!

avatar Briançon Antibes - 05/02/2009, 11:57

La productivité d'un sol est liée à sa teneur en humus, or l'agriculture intensive n'a cessé, par une fertilisation essentiellement minérale, de réduire cette teneur. Cette agriculture a pour but de nourrir la plante et non le sol, la solubilité des engrais minéraux permet d'y parvenir. Le sol est alors considéré comme simple support mécanique de la plante, sa fonction nourricière, par le biais des matières organiques disparaît, avec comme conséquence la disparition de la faune et de la flore du sol. Ces organismes du sol, ont pour fonction de " digérer " la matière organique et par les produits divers de cette " digestion " maintenir les propriétés physiques, chimiques et biologiques du sol, donc sa fertilité. C'est ce que se propose de faire l'agriculture biologique.

Mais, cette agriculture biologique ne sera pas en mesure de nourrir, dans quelques décennies, les 10 milliards d'individus et plus, que comptera notre pauvre terre. Alors, je rejoins à 200%, Claude Besnard qui préconise une régulation des populations. Malthus était un visionnaire. Je partage encore son point de vue sur l'alimentation carnée, la transformation d'herbe en viande se fait avec un très mauvais rendement, et il serait plus sage d'orienter l'homme vers une alimentation essentiellement végétale... c'est-à- dire de retourner aux sources.

avatar Diane Lyon - 05/02/2009, 13:55

Pour que l'agriculture puisse nourrir le monde, il faut limiter ou mieux diminuer la population mondiale puisque le réchauffement va désertifier beaucoup de zones, la montée des eaux en inonder d'autre, les engrais, OGM et pesticides rendre stériles beaucoup de terres restantes, les défonçages mécaniques ruiner les terres arables, les fortes pluies les emporter dans les mers. En plus le tarissement des énergies fossiles diminuera très vite le travail mécanique, d'où une baisse importante des productions mais on nous promet les OGM pour sauver tout cela: nous sommes fous (M. Panday aussi), avons perdu le sens des choses et celui du fait que nous sommes tous coincés dans un vaisseau spacial appelé TERRE.

avatar plathey kevin montceau les mines - 05/02/2009, 14:14

c'est malheureux a dire mais nous sommes trop nombreux sur cette petite planète.imaginez un extra terrestre nous regardant au loin nous entasser les uns sur les autres,n'aurait-il pas envie de rire en nous voyant tel de stupides bete qui courent vers des choses insignifiantes a vouloir toujours plus de chiffres et de papiers sans aucune valeur réelle excépté celle que nous leur donnons...

plus sérieusement il faudrait controler les naissances et les limiter notre Terre ne pourra pas subvenir a tout nos besoins.il n'y aura pas assez d'espace pour des champs d'agriculture,des villes croissantes et des forets nécessaire a nos poumons.l'eau n'en parlons pas,on en verra bientot les conséquences.n'oublions pas que tous ceci sont des besoins vitaux,et que dans le sens où l'on va nous allons prochainement en manquer.

il faut admettre une chose aussi nous n'avons les connaissances nécessaires pour réaliser une belle utopie,les OGM étaient dans le but de nourrir tout le monde mais trop dangereux,es seules compétences que nous ayons c'est de modifier la nature dans nos intérés (macrobiologiquement et microbiologiquement) sans mesurer les conséquences a long termes de ceci...

avatar Marie-Thérèse, Chimay - 06/02/2009, 03:25

Ben , oui, trop de voitures, trop de cultures intensives, trop d'élevages industriels confinant les animaux dans la souffrance, trop de misère, trop de pollution, trop peu de place, trop d'espèces qui disparaissent, trop de trous dans la couche d'ozone, trop de déforestation, ....



.....trop de monde sur cette planète... on commencerait par la limitation des naissances, il y aurait déjà une sacrée activité néfaste en moins, la qualité de vie pour toute forme de vie en serait améliorée...



Au milieu de l'année 2008, la population mondiale était estimée à 6,705 milliards , alors qu'elle n'était estimée qu'à 6,1 milliards en 2000, entre 1,55 et 1,76 milliard en 1900...le nombre des éléphants d'Afrique est tombé de 10 millions à 500.000. ... même pas de quoi fournir un repas carné à la population mondiale pour une journée....

avatar Matthieu Calame Paris - 06/02/2009, 08:52

une agriculture qui assure un couvert permanent, qui assure un haut niveau de productivité, qui permet des cultures associées, qui protège les sols et qui assure une bonne régulation du régime hydrique, cela s'appelle... L'agroforesterie ! Rappelons que le département de l'Ardèche était parmi les départements ruraux l'un des plus densément peuplés au 19ème siècle (il était plus densément peuplé qu'aujourd'hui). La raison: la châtaigneraie ! Aujourd'hui un analyste qui reste "blé-maïs-blé" est incapable de concevoir que les montagnes ardéchoises aient pu être un lieu d'intense productivité. Certes l'excès de viande, une démographie excessive peuvent nuire, mais sans doute beaucoup moins que la "céréalisation" du monde et de l'alimentation.

avatar sylviane tours - 09/02/2009, 08:41

Bonjour, l'alimentation n'est pas qu'une question de quantité ; un produit bio est beaucoup plus nutritif qu'un autre. Il suffit de faire cuire quelques cuillères de quinoa bio, par exemple, pour en faire l'expérience. Matthieu a raison quand il parle de la châtaigneraie ; elle a sauvé les Ardéchois de la famine. On ferait bien d'en planter pour notre descendance... après toutes les bêtises qu'on a faites, ce serait un minimum !!

avatar khouatir .batna.algerie - 09/02/2009, 09:41

Dans le monde contemporain ,tous les secteurs ont connu une révolution technologique sauf le secteur de l'agriculture,il est plus politisé que la recherche .le continent africain qui peut à lui seul peu nourrir et subvenir au besoin de la planete à trois fois la population de la planete sans parlé des autres continents.La terre que Dieu a crée au service de l'humanité ,est déséquilbrée par la non sagesse de l'homme,parfois ,on parle des aides aux pays les plus pauvres,ils(habitants) mangent un ou deux jours puis ils sont exposés à la famine.Aidez _les à pecher et non pas les offrir un poisson.Le soudan lui seul peut nourrir le monde arabe,l'agriculture dans la sahara a donné des resultats inattendus.Le probleme ,ce n'est la terre mais c'est l'homme par sa mauvaise gestion et sa vision future trés limitée.

le sol europeen est épuisé,empoisnné par les différents pesticides cancérigenes,les hormones artificielles injectées dans les plantes et d'autres .......

Si ces comportements persitent l'étre humain prendra des gelules des cosmonautes pour satisfaire ses besoins nutritifs journaliers.les cadres de l'agriculture avec la coordinations des autres cadres étudient les problemes et les solutions de moyens et longs termes pour sauver l'homme ,l'animal et surtout le maillon indispensable de la chaine alimentaire la plante et son milieu.

Agissons tous pour sauver notre planete la terre.

avatar France Andrighetto, Isère, France - 10/02/2009, 17:09

Impossible, sur une planète finie, de nourrir une population humaine à la croissance exponentielle.

Déjà les poissons ont diminué de plus de 80% depuis un demi-siècle, à cause de la sur-pêche, et beaucoup d'espèces comme la morue et le thon ont pratiquement atteint le seuil d'extinction.

Même si on arrivait en y mettant de gros moyens, à nourrir 9 milliards de personnes, il faudrait ensuite prévoir le couvert pour 10, puis12 milliards, puis 20, etc ... jusqu'à l'infini !

Plus tôt on arrivera à stabiliser, puis réduire la population mondiale, plus on préservera les espaces naturels (forêts, marais, maquis, savanes ...) indispensables à l'équilibre climatique de la planète et à la préservation de la faune et flore sauvage, éléments essentiels de la biodiversité.

Cette limitation sera plus douce, plus humaine et plus efficace si elle est obtenue par une limitation volontaire des naissances, plutôt que par la famine, la guerre ou des pollutions massives.

C'est même notre seule voie de salut.

Elle passe par le changement des mentalités (ne plus considérer la famille nombreuse comme un idéal de générosité, ni la mère de famille nombreuse comme la plus méritante), et elle passe surtout par l'éducation et l'émancipation des femmes.

avatar Michelle Penn France - 16/02/2009, 17:53

Les différents commentaires sont empreints d'une grande ignorance des choses de la terre et de l'économie.

Combien d'agricultrices ou agriculteurs parmis vous ?



L'Agriculture de Conservation des sols englobe toute une série de techniques agronomiques capables de résoudre beaucoup de problèmes agricoles et sociétaux.



Le modèle utilisé par les agriculteurs consiste à copier le fonctionnement de l'écosystème. Celui-ci a la particularité de fonctionner toute l'année en optimisant la photosynthèse (captation de lumière toute l'année), en produisant un maximum de matière dans un contexte donné (le climax) et en couvrant en permanence le sol sans que celui-ci ne soit travaillé ! Exactement l'inverse de l'agriculture, justement.

En effet, c'est là que le problème survient : le travail du sol détruit aussi sûrement l'écosystème que le buldozer ou la tronçonneuse. Ce sont nos outils de travail du sol qui posent problèmes car ils détruisent la totalité des êtres vivants du sol. Ces êtres sont l'entité de recyclage de la matière organique produite par les plantes. Ils habitent dans le sol. Le sol est leur maison !



Ainsi, toutes les agricultures travaillant le sol, quelles soient chimiques ou biologiques, détruisent l'entité de recyclage que constitue le sol vivant. Il s'en suit, dans l'ordre, une perte de fertilité biologique suivie par la compaction et la battance qui engendrent le ruissellement et l'érosion. Au bout du compte, vous avez le désert, d'autant plus vite que votre région est chaude et sèche.



La problématique agricole suit celle de la société. Sans agriculture, pas de société. A lire certains d'entre vous, il apparaît que les débats réductionnistes et maltusiens soient concidérés comme recevables. Sans agriculture, combien de temps teindront nos villes ? et nos campagnes ?



Par expérience, je sais que les agriculteurs sont les 1eres victimes d'une pénurie. En général, cela se traduit par le pillage des fermes par les hordes affamées. Les guerres et conflits sont d'excellents observatoires. Et, en règle générale, les paysans sont énormément mis à contribution pour financer (par l'impot) le développement des villes (la Chine est un bon exemple).



Alors comment faire? Contribuer à véhiculer des débats hasardeux autour de la surpopulation ou alors analyser correctement les problèmes pour apporter des solutions. A ce titre, l'agriculture de conservation produit des solutions et des résultats importants. Sans travail du sol, en le couvrant toute l'année, il est possible de produire plus et mieux grâce à la régénération biologique des sols que permettent ces techniques. En effet, elles copient au mieux le fonctionnement de l'écosystème. Si, de plus, vous introduisez les arbres dans ces systèmes agricoles, en faisant de l'agroforestrie (voir les commentaires de Mathieu Calame), il est possible d'améliorer la productivité globale du système. Beaucoup d'autres techniques agronomiques viendront améliorer les sytèmes de production. L'agriculture de demain, aujourd'hui déjà à l'oeuvre sur le terrain, sera une agriculture bio-logique.



Les agriculteurs sont actuellement capables de proposer des systèmes de poly-culture, soit plusieurs cultures par an. Il n'y a plus d'opposition entre nourriture et biocarburant, ou biomatériaux. la complémentarité des plantes et des techniques devient la règle. La production pourrait doubler en France sans utiliser plus de surface et avec moins d'intrants. L'Europe pourrait supprimer les importations de soja sans problèmes. Au sahel, ces techniques (agriculture de conservation) multiplient déjà par 8 les rendements la où elles sont testées (sans rien changer au semences locales, uniquement en supprimant le travail du sol et en le couvrant toute l'année par les résidus et les plantes).



Je ne prendrais pas le pari du réductionnisme. La population mondiale est ce quelle est. Son niveau se stabilisera autour de 10 milliards. Nourrir tout ce monde est le meilleur choix que nous pouvons faire pour l'avenir. C'est le seul choix ! Je ne prendrais pas une décision de produire moins en pensant faire mieux. Ce débat n'a plus de place.



Les réseaux agricoles qui testent et mettent en pratiques les techniques de l'agriculture de conservation des sols sont dors et déjà capables de répondre à la demande sociétale du Grenelle de l'environnement. Les sols sont couverts toute l'année, l'énergie fossile utilisée est divisée par 3, les rendements s'améliorent (+ 15 %) et le plan Ecophyto 2018 est déjà atteint. Le lessivage de l'azote est supprimé, de même que l'érosion des sols. La biodiversité des sols augmente de 600 %. Les abeilles se portent bien, ... de même que le gibier sauvage. Qui dit mieux ?



Agricultures destructrices ou constructrices, cherchez les erreurs !



De grosses perspectives sont offertes.

La terre, si elle est mieux gérée, peut largement subvenir aux besoins de 10 milliards d'humains. Soyons audacieux, mettons nous au travail. Je conçoit qu'il est difficile de se mettre en cause et de travailler, mais avons nous d'autres solutions pour construire un autre avenir ?



Allons, un petit effort. Apprécier les paysans est peut être notre seul espoir.... Faîtes leur confiance, ils évoluent plus vite et mieux que l'on ne vous le dit. Plus vite et mieux que la politique qui les contraints a rester dans des cadres débiles.



La FAO encourage le bon dossier. Aidez la a continuer. Relayez les bons débats. Informez vous, renseignez vous, formez vous !

avatar aina madagascar - 11/05/2009, 09:03

voila a Madagascar il y a beaucoup de terre cultivable mais la+part de nous préfère vivre en ville( mitady toerana malemy anorenampangady); c'est a dire que beaucoup cherche la facilité.A MADA la vie a la compagne est dure on manque des moyens pour cultiver la terre et nos conditions de vies sont rudes . pas d'électricité pas de formation la sécurité est a craindre . le gouvernement se fout de nous .On travail la terre avec de la bêche mais pour combien d'hectares alors que le rendement est faible par rapport a l'effort fourni à la fin on est fatigués .Nous on n'a pas de formation on fait ce qu'on peut je ne sais même pas ce que c'est l'agriculture de conservation on nous conseille d'utiliser des engrais chimiques sans se soucier du demain alors que nous on est prêt pour une meilleure conservation de la terre (la terre cé notre richesse).pour moi les paysans comme nous on a besoin de formation pour mieux gérer la terre et pour pouvoir améliorer notre culture

avatar Benoit - Vendée (France) - 06/02/2012, 10:58

Bonjour,
Je vous invite à regarder notre clip, véritable plaidoyer en faveur du monde agricole, afin de faire prendre conscience à tous que le paysan est indispensable à la vie des hommes et de la Terre elle-même, sur toute la planète.
Cliquez sur ce lien :
http://youtu.be/V_cI-qYCpuo

A partager. Merci.

avatar vinaigre - 06/02/2012, 12:28

NON -----L'agriculture doit changer pour nourrir le monde------et NON!!!!
Il faut en premier lieu, arrêter l'explosion démographique et diminuer RAPIDEMENT les populations....
La Terre et les paysan ont bien des limites....les animaux ont aussi besoin de terre (pâturages, nourritures).....L'homme et les systèmes sont à changer et vite...arrêter la politique de l'autruche....Faisons vite, notre temps est compté!

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