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L’Afrique capterait plus de carbone de l’atmosphère qu’elle n’en émettrait

5247 lectures / 6 commentaires26/11/2008, 10:43
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L’Afrique capterait plus de carbone de l’atmosphère qu’elle n’en émettrait
crédit : PNUE
Bien que l’Afrique contribue de manière significative aux gaz à effet de serre (GES) émis à partir d’autres sources que les carburants fossiles, il semble qu’elle absorbe plus de carbone qu’elle n’en relâche dans l’atmosphère, selon CarboAfrica, un programme de recherche international auquel contribuent 15 institutions africaines et européennes ainsi que la FAO.

L'étude par CarboAfrica des feux de forêt dans le parc Kruger (Afrique du Sud), des flux de dioxide de carbone dans les forêts humides du Ghana et des modèles climatiques au Soudan montre qu'en dépit de sa contribution mineure aux émissions de GES à partir des carburants fossiles - moins de 4% du total - l'Afrique apporte une contribution majeure en ce qui concerne les émissions mondiales à partir de sources naturelles.

En ce qui a trait à la déforestation et aux incendies, les émissions de l'Afrique représentent respectivement 17 % et 40 % du total. En outre, l'Afrique influence fortement les variations atmosphériques de CO2 entre les saisons et d'année en année. A cet égard, la moitié des émissions peuvent être attribuées à l'Afrique.

"Les premiers résultats montrent que l'Afrique joue un rôle clé dans le système du climat mondial", indique Riccardo Valentini de l'Université de la Tuscia et coordonnateur pour l'Italie du projet CarboAfrica. Celui-ci avait été créé en 2006 grâce à un financement de 2,8 millions d'euros du Département de la recherche de la Commission européenne.

Le cycle du carbone

Ce qui compte le plus, précise M. Valentini, c'est la différence entre le carbone capté par la photosynthèse dans les vastes savanes et forêts de l'Afrique et le carbone relâché dans l'atmosphère et qui résulte de la déforestation, des feux et de la dégradation des forêts. Autrement dit, le cycle du carbone de l'Afrique.

"Les résultats concrets montrent jusqu'ici que l'Afrique semble être un 'réservoir de carbone', c'est-à-dire qu'elle capte plus de carbone de l'atmosphère qu'elle n'en émet", ajoute M. Valentini. "Si cela se confirme, cela voudra dire que l'Afrique contribue à la réduction de l'effet de serre, atténuant ainsi les conséquences du changement climatique."

CarboAfrica a observé le cycle du carbone en Afrique subsaharienne grâce à un réseau de stations de monitorage dans 11 pays au cours des deux dernières années.

Les résultats préliminaires, qui doivent être finalisés en 2010, font l'objet d'une conférence à Accra (Ghana) du 25 au 27 novembre 2008 à laquelle participent plus de 100 experts gouvernementaux, des Nations Unies et de la communauté scientifique internationale.

L'agriculture est cruciale

"L'agriculture doit jouer un rôle central pour réduire encore davantage les émissions de carbone de l'Afrique", a déclaré notamment Maria Helena Semedo, Responsable du Bureau régional de la FAO pour l'Afrique, lors de l'ouverture de la conférence.

"Nous devons aller au-devant des agriculteurs. Nous devons leur apprendre à utiliser leurs terres et leurs forêts de façon à ce que le cycle du carbone devienne notre allié dans le combat contre le changement climatique", a-t-elle ajouté. "Cela est crucial et possible. De tels efforts contribueront, dans le même temps, à renforcer la sécurité alimentaire."

Selon Mme Semedo, une gestion appropriée des sols, notamment les pratiques de conservation, permettrait de réduire les émissions de GES de l'agriculture tout en améliorant la productivité et en protégeant l'agriculture des aléas du changement climatique.

Autre priorité pour l'Afrique : en conformité avec la Convention des Nations Unies sur le changement climatique, il convient d'éviter la déforestation et d'élargir le couvert forestier.

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Auteur

Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture

6 commentaires sur cette actualité

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commentaire sami aAlgerie - 26/11/2008, 13:43
L'afrique a subit les conseqenses de la pollution des payer indestrieles quin polluent plus qu'elle produises et aussi pour focus la vision vers l'afrique qui est rien gagner sauf la destrection de sa faun et le flore
commentaire Ami des plantes73 - 26/11/2008, 15:40
C'est clair que l'Afrique n'est pas un pays souvent cité dans les études sur le changement climatique !!! Quelle honte !!! Il en va de même dans les négociations commerciales, et dans les enceintes de l'ONU !! J'ai encore lu une étude intéressante sur le thème du changement climatique, mais elle ne parle pas de l'afrique !! Dommage...
Voici le lien si vous voulez lire un peu de trucs sur le sujet :
http://www.fondapol.org/europe-international/publication/titre/environnement_et_competitivite_une_strategie_globale_pour_leurope.html

En espérant qu'il se passe quelque chose à Poznan !!!
commentaire Roland, Suisse - 29/11/2008, 11:39
Il y a beaucoup de verbes au conditionnel dans ce texte... Néanmoins, au vu de la déforestation massive et des changements d'affectation des sols africains ces 100 dernières années, avec pour conséquence le rejets massif de CO2 dans l'atmosphère, à un certain stade, il est quasi évident que le bilan du carbone ne peut que plaider pour l'Afrique (en exagérant, il n'y a plus rien à rejeter dans l'atmosphère, donc ça ne peut que aller "mieux").
Cette étude sur seulement 2 ans peut donc indiquer qu'il y a changement d'affectation des sols et enrichissement de celui-ci. Mais si l'on devait considérer le bilan sur les 100 dernières années, il serait très négatif, la faute à qui ? La réponse est à chercher chez les anciens colons, la pression du monde occidental, etc.
Tout ça pour dire que, même sans cette étude, on aurait pu supposer la même chose, rien que par l'observation et la déduction...
commentaire jean louiis cameroun - 01/12/2008, 15:34
si cette étude est vraie et que l'afrique semblerait être un reservoir de carbone, et contribuerait d'une façon significative à la réduction de l'effet serre, il faudrait que les grandes puissances l'aide à maintenir ce cap pour sauver l'humanité. Et en retour, sa population doit en profiter par une agriculture assez intensive et diversifiée.
commentaire Vinety Québec - 01/12/2008, 16:00
L'afrique comme toujours est un continent qui fait toujours l'envie de lOoccident malgré la pauvreté endémique de certains de ses pays.

Je me demande jusqu'où irons-nous pour faire avaler au monde et surtout à l'Occident, que les changements climatiques qui semble présentement nous affecter, et j'ai bien écrit "semble" par l'émission de CO², est plutot une bénédiction pour les plantes et pour l'homme qu'un désastre catastrophique qui détruira l'humanité dans 100 ou 200 ans. Quelle farce.
Cependant, cete étude a le mérite de faire connaitre un peu plus l'Afrique et des possibilités qu'elle peut apporter à l'humanité.
commentaire Prof. Chems Chitour Alger - 01/12/2008, 22:04
L'Afrique toujours victime cette fois des changements climatiques

Le continent africain est peu responsable de la crise climatique, alors que plusieurs études ont conclu qu'il en serait une victime majeure. Or, sa pauvreté l'empêche de se préparer aux contraintes nouvelles imposées par le réchauffement. Depuis le début des négociations climatiques, les pays africains se sont rangés sous le drapeau du "G 77", qui regroupe les pays en voie de développement aux Nations unies. Mais les leaders de ce groupe - Chine, Inde ou Brésil - n'ont pas vraiment les mêmes intérêts qu'eux. C'est pourquoi, fin novembre, les Etats africains ont adopté à Alger une déclaration manifestant leurs besoins spécifiques. ils insistent sur la question des forêts et sur les mécanismes financiers. Seont-ils entendus ? La question reste posée
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