Le site de référence en environnement
et sciences de la Terre depuis 2001

english deutsch
Envoyer cette page
Actualités  rss  Plan du site

connexion Se connecter

Login (email)  
Mot de passe mémoriser
 
Devenir membreRetrouver vos identifiants

Plus que 18 jours pour gagner 5 jeux !

Marre de la pub ? Devenez membre premium !

actu21 décembre 2012 : la fin du monde ?
actu"Il est déjà trop tard" : l'espèce humaine devrait s'éteindre ce siècle
actuDémographie : la vraie vérité qui dérange
actuLes abeilles, témoins du bon état de notre environnement, disparaissent massivement
actuUn nouveau "continent" de déchets a été découvert dans l'océan Atlantique Nord !
actuManger autant de viande est une aberration pour l'environnement et la santé
actuLe pic pétrolier mondial : on doit s'y préparer dès maintenant !
actuLimiter l'augmentation de la température planétaire à 2 ºC n'est plus réalisable
actuLe déclin de l'industrie nucléaire
actu7 milliards d'habitants sur Terre
actuPollution de l'air : plus de 2 millions de morts par an

Marre de la pub ? Devenez membre premium !

Sondage Février 2012

Découvrez l'agenda du mois
> > Février 2012 < <

Marre de la pub ? Devenez membre premium !

www.notre-planete.info : environnement, développement durable et sciences de la Terre

Recevoir une alerte mail à chaque nouvelle actualitéFlux RSS

Une conférence internationale sur la pollinisation souligne l'importance des abeilles

8826 lectures / 3 commentaires18 novembre 2008, 16 h 36

Le nombre d'abeilles, d'oiseaux et d'autres insectes pollinisateurs est en voie de diminution, ce qui constitue une menace pour des milliers de végétaux utilisés à des fins alimentaires, médicales et industrielles, ont indiqué des scientifiques et de hauts fonctionnaires lors de la huitième conférence internationale annuelle de la Campagne pour la protection des pollinisateurs en Amérique du Nord.

Des scientifiques, des agriculteurs et des écologistes se sont réunis à Washington, du 22 au 24 octobre, en vue de trouver les moyens de sensibiliser davantage l'opinion publique à une situation que le président de cette campagne, M. Robert Lang, a qualifiée de « crise sanitaire potentielle pour notre planète ».

La pollinisation est indispensable pour que les plantes et les arbres à fleurs puissent se reproduire et donner des fruits. Les abeilles, les oiseaux, les chauves-souris, les papillons et même le vent transportent le pollen d'une fleur à une autre.

Selon une étude récente publiée dans la revue Ecological Economics, on estime que la valeur économique de la pollinisation dans le monde atteint plus de 215 milliards de dollars, soit environ 9,5 % de la production agricole mondiale.

La Campagne pour la protection des pollinisateurs en Amérique du Nord (NAPCC) est administrée par une association à but non lucratif, Pollinator Partnership, qui regroupe quelque 120 organismes publics et privés ainsi que des particuliers qui encouragent et mettent en œuvre des mesures destinées à protéger tous les insectes et animaux pollinisateurs en Amérique du Nord. Sa conférence annuelle a été organisée cette année sous l'égide du département d'État.

La pollinisation à des fins commerciales

Les abeilles en particulier jouent un rôle fondamental en matière de pollinisation. Des agriculteurs louent fréquemment des colonies d'abeilles pour la pollinisation de leurs végétaux. Des ruches peuvent être ainsi transportées d'une exploitation agricole à une autre dans divers coins du pays.
Selon un spécialiste du ministère américain de l'agriculture, le nombre des colonies d'abeilles utilisées à des fins commerciales a diminué de 31 % en 2007.

En outre, un rapport publié en 2006 par le Conseil national de la recherche indique que le nombre d'abeilles était si faible aux États-Unis qu'il a fallu en importer, pour la première fois depuis 1922, de pays situés en dehors de l'Amérique du Nord, en dérogation à la loi qui interdit cette importation de crainte que les abeilles importées introduisent de nouveaux insectes nuisibles.

Ces statistiques alarmantes ont poussé certains à comparer la diminution de la population des pollinisateurs aux indicateurs économiques annonçant la crise financière de 2008.

Le directeur général du Pollinator Partnership, Mme Laurie Davies Adams, a déclaré aux participants de la conférence que la forte diminution du nombre des pollinisateurs constituait un signe avant-coureur de l'effondrement de la production agricole. Le Pollinator Partnership, a-t-elle dit, veut sensibiliser l'opinion publique en vue d'empêcher une telle crise. « Si une vache sur trois mourait, on ferait quelque chose », a-t-elle fait remarquer.

La disparation massive des colonies d'abeilles

Une des causes principales de la mort des abeilles est ce qu'on appelle en anglais « Colony Collapse Disorder » (CCD, « trouble lié à l'effondrement d'une colonie »), phénomène qui se manifeste par l'absence à peu près complète d'abeilles adultes. Sans leur travail, une colonie ne peut que disparaître.

Les scientifiques ne savent pas exactement quelles sont les causes du CCD. Selon une étude publiée dans la revue Science Magazine, il existerait une corrélation entre la disparition de colonies et le virus IAPV (« Israeli Acute Paralysis Virus ») découvert en 2004 en Israël. Toutefois, les chercheurs n'ont pu démontrer que ce virus causait le CDD. D'autres scientifiques ont émis l'hypothèse selon laquelle un ensemble de facteurs telles qu'une mauvaise alimentation, le contact avec des pesticides et des infections virales ou dues à des mites causerait le CDD.

Lors de la conférence, Mme Adams a indiqué qu'il était essentiel d'améliorer l'habitat des pollinisateurs pendant que les chercheurs continuaient à examiner les causes de la diminution de leur population.

Le département d'État collabore avec la NAPPC depuis 2001 et œuvre actuellement en faveur de la protection des pollinisateurs en plantant des espèces de végétaux indigènes qui leur sont favorables et en utilisant des techniques écologiques de lutte contre les insectes nuisibles dans les jardins des ambassades et des consulats des États-Unis, a indiqué un haut responsable de la direction des océans, de l'environnement et des sciences, M. Daniel Reifsnyder.
« Certaines ambassades des États-Unis donnent l'exemple en créant des jardins favorables aux pollinisateurs », a-t-il dit en citant les ambassades d'Athènes, de Bangkok, de Londres, de Niamey et de Yaoundé.

Les États-Unis ont également donné 26 millions de dollars en 2008 au Fonds mondial de l'environnement en vue du financement d'un projet d'une durée de cinq ans destiné à protéger les pollinisateurs en Afrique et en Asie du Sud. Ce fonds qui regroupe 178 pays, institutions internationales, organisations non gouvernementales et des entreprises du secteur privé s'attaque à des questions mondiales relatives à l'environnement tout en finançant des projets nationaux de développement durable. Depuis 1991, il a financé des projets à hauteur de 7,6 milliards de dollars.

En Amérique du Nord, le Pollinator Partnership et la NAPPC ont publié des guides qui recommandent la plantation de végétaux favorables aux pollinisateurs en fonction de diverses zones géographiques et que l'on peut consulter sur l'Internet. Mme Adams a fait part de la préparation d'autres guides intéressant le Canada, le Mexique et Porto-Rico.

L'avenir des abeilles

Dans le cadre de ses activités de protection, la NAPPC remet chaque année un prix à une personne ou à une famille qui a beaucoup contribué à la protection d'espèces de pollinisateur sur des terres cultivées ou à l'état sauvage. Le lauréat de cette année est M. Chuck Hurd dont l'exploitation, Lister Acre Farms, est située à Harrington (Delaware).

M. Hurd utilise le moins possible de pesticides et uniquement après le coucher de soleil en vue de protéger les abeilles butineuses. Il entretient aussi un champ de fleurs sauvages indigènes et a créé sur sa propriété un jardin d'arbustes et de fleurs qui attirent les papillons.

La NAPPC finance aussi des travaux de recherche portant sur la santé des abeilles, dont certains résultats ont été présentés lors de la réunion de Washington. Entomologiste de l'université du Minnesota, Mme Marla Spivack étudie la propolis, substance résineuse qui protège les bourgeons contre les infections et que les abeilles ramassent.

Il s'est révélé que la propolis a des propriétés antimicrobiennes et qu'elle empêche la reproduction du virus du sida en laboratoire. Les abeilles tapissent leur essaim de propolis. Selon les résultats préliminaires des travaux de Mme Spivack, le traitement des abeilles de laboratoire avec de la propolis réduit le nombre des bactéries et renforce leur système immunitaire. À l'heure actuelle, Mme Spivack fait des essais sur le terrain dans l'espoir que la propolis constituera une arme utile dans la lutte pour la survie des abeilles.

Rédacteur

Daniel Gorelick

Auteur

USINFO, Département d'État des États-Unis ; date originale : 18 novembre 2008, 16 h 36

Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info

Sur le même sujet

Actualités

3 commentaires

Vous aussi, vous pouvez ajouter votre commentaire !

avatar lionel bretagne de marsan - 19/11/2008, 11:05

et les pesticides et les ogm,les médicaments,la polution ,etc, les polinisateur sont des sentinelles de l'environnement, qu'ils le disent haut et fort plutot que de chercher des mauvaises causes (parasites etc) qui ne font que profiter du piteux états de santé des abeilles!!

avatar Élaine Hébert - 22/11/2008, 19:50

M. Jean-Pierre Chapleau, apiculteur du Québec, a perfectionné une méthode qui consiste à compter les varroas et à subséquemment faire usage d'acide formique pour se débarasser de ces parasites ou en diminuer le nombre de façon raisonnable avant et après les miellées. Il sélectionne également les reines les plus résistantes et préconise un hivernage qui favorise une certaine ventilation des ruches. Cette méthode est originaire de Suisse et est également utilisée en Nouvelle-Zélande. Vous trouverez son site sur Internet. Il faut évidemment être un apiculteur attentif!

avatar gilles en cevennes - 16/12/2008, 10:35

comme les baleines les abeilles en ont assez des bruits et ondes de nos portable allo t'es ou du coup elle ne retrouve plus leur mére

Votre nom et lieu de résidence :

Pour éviter les abus des robots spammeurs, merci de répondre à cette question :

Sur quelle planète vivons-nous ? C'est la

Votre commentaire :

Tout commentaire qui spam, flood, troll, est irrespectueux, choquant, incompréhensible (style SMS), religieusement ou politiquement trop engagé, non constructif ou qui promeut des produits, services ou sites web, sera immédiatement supprimé. Toute récidive entraînera le bannissement définitif du posteur.


Haut de page ^ Offres d'emploi et CV     Livres et DVD     Associations     Communiqués     Agenda     rss Flux RSS     Partenaires

Page mise à jour le 18/11/2008  21 connectés© 2001-2012 notre-planete.info® v. 5.69 - tous droits réservés
notre-planete.info est un site indépendant qui informe et sensibilise objectivement sur l'environnement, l'écologie, les sciences de la Terre et le développement durable
Mentions légales  |   Presse  |   Publicité  |   Contact  |   Liens et logos  |   Soutenez notre-planete.info !