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16 septembre 2008 : journée internationale de la protection de la couche d’ozone

7965 lectures / 7 commentaires16 septembre 2008, 11 h 52

16 septembre 2008 : journée internationale de la protection de la couche d’ozone© ONU
Célébrée depuis 1995, la Journée internationale de la protection de la couche d’ozone, fixée au 16 septembre en hommage à la signature du Protocole de Montréal, est l'occasion de rappeler les efforts engagés pour lutter contre cette menace planétaire : le trou dans la couche d'ozone.

Le Protocole de Montréal : un partenariat mondial pour des bienfaits mondiaux

Cette année, la Journée a pour thème « Le Protocole de Montréal : un partenariat mondial pour des bienfaits mondiaux ». Ce thème a été choisi pour mettre en relief l’approche multiforme suivie par les Parties pour faire appliquer le Protocole. A ce jour, le Protocole de Montréal a permis de réduire de 95 % les substances qui appauvrissent la couche d’ozone, assurant ainsi la protection de cette dernière pour les générations présentes et futures. Les réductions obtenues se sont accompagnées parallèlement d’une diminution très nette des émissions de gaz à effet de serre, contribuant ainsi de manière significative à la protection du système climatique mondial.

Tous les États Membres des Nations Unies sont invités à célébrer cette journée en proposant des activités et des informations à destination du public. Cette année, seulement 8 pays se sont officiellement manifestés auprès du Programme des Nations Unies pour l'Environnement. Les activités qu'ils proposent peuvent être consultées sur cette page.

Le message du Secrétaire général des Nations Unies, Monsieur Ban Ki-moon

Les turbulences du marché, les crises économiques et le spectre de la récession sont traditionnellement de mauvais augure pour l’environnement. Dans de pareils moments, la protection de la planète est souvent perçue comme un luxe et comme un fardeau qui pèse sur la reprise et le développement économiques. Mais l’histoire remarquable de la couche d’ozone, dont nous célébrons aujourd’hui la protection, montre que ce mode de raisonnement ne tient pas.
Une action multilatérale décisive face aux menaces et aux problèmes de l’environnement peut entraîner de gros avantages sur les plans sanitaire, économique et social. Le Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d’ozone, qui structure ce que nous faisons pour arrêter la dégradation de la fragile couche de protection de la terre, permet également de lutter contre les changements climatiques : beaucoup de substances chimiques – dont l’utilisation est réglementée par le traité – sont aussi celles qui contribuent au réchauffement climatique. Grâce à l’élimination progressive des chlorofluorocarbones (CFC) – qui entraient autrefois dans la fabrication de produits d’usage courant comme les réfrigérateurs – et à la décision prise aujourd’hui d’accélérer le gel et l’abandon progressif des hydrochlorofluorocarbones (HCFC), le traité permet de faire d’une pierre deux coups. J’espère que ces résultats inciteront les gouvernements à relever toute une série de défis sur le plan écologique et pas seulement en période de prospérité. Il faudrait notamment explorer à fond les synergies découlant logiquement des divers accords multilatéraux sur l’environnement.

L’an prochain à Copenhague, les gouvernements se retrouveront à l’occasion d’une grande réunion de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Nous devons obtenir un nouvel accord décisif qui mette le monde sur la voie de la stabilisation des concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère et qui fournisse les fonds dont les pays ont besoin pour s’adapter aux changements climatiques. Cet accord représenterait non seulement un progrès dans la solution d’un des plus graves problèmes de notre temps, mais permettrait aussi de s’attaquer à la pollution atmosphérique urbaine, la déforestation, la perte de la biodiversité et d’autres dangers.

Après avoir subi des assauts chimiques pendant des décennies, la couche d’ozone aura peut-être besoin d’une cinquantaine d’années pour se rétablir pleinement. Comme le montre le Protocole de Montréal, lorsque l’environnement subit une détérioration aussi poussée, il a besoin d’énormément de temps pour s’en remettre. La leçon fondamentale du Protocole est qu’en nous attaquant à un problème, nous pouvons nous attaquer à d’autres. Le progrès constant et la possibilité d’effectuer de nouvelles percées grâce à la réunion de Copenhague et à d’autres tribunes nous aideraient également à atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement. En cette journée internationale, promettons-nous de saisir les diverses occasions qui se présentent et de tout faire pour créer aujourd’hui la nouvelle « économie verte » de demain.

Liens

Site officiel de la Journée internationale de la protection de la couche d'ozone

Auteur

avatar Christophe Magdelaine / notre-planete.info ; date originale : 16 septembre 2008, 11 h 52 - Tous droits réservés

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7 commentaires

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avatar malick diop dakar senegal - 16/09/2008, 20:32

la couche d'ozone est comme un projet a long terme face aux urgences comme l'eau /la nourriture/acces aux soins bref la survie des pauvres populations qui vivent au jour le jour les pays developpes ont tord de bouleverser les priorites tout en continuant a s'enrichir et continue degrader la couche d'ozone.



avatar Larbidon de Vesoul - 16/09/2008, 22:41



C'est bien trop tard !



De toute façon la terre dans 10 ou 15 ans elle sera dans un bel état ! Eau, air, paysage, plus rien...



Les humains ils ont interêt à observer les rats sur une déchargz... pour s'adapter !



J'en 88 ans, et donc plus pour longtemps... Ce que j'ai connu c'était beau ...

Dommage...

avatar Pierre - région parisienne - 20/09/2008, 12:13

Lorsqu'on parle de la couche d'ozone, on cite toujours deux scientifiques américains : Mario MOLINA et F. SHERWOOD ROWLAND qui ont formulé la théorie de l’appauvrissement de la couche d'ozone sous l'impact des ChloroFluoroCarbones (CFC), et qui ont eu le prix Nobel pour ça. Ce sont leurs résultats qui ont été la cause du Protocole de Montréal.

On oublie toujours soigneusement de citer les travaux de Francis D. Pope, Jaron C. Hansen, Kyle D. Bayes, Randall R. Friedl, et Stanley P. Sander, publiés en mars 2007, qui ont démontré que l'effet des CFC était [b]6 fois moins important [/b] que ce que les premiers avaient trouvé (http://pubs.acs.org/cgi-bin/abstract.cgi/jpcafh/2007/111/i20/abs/jp067660w.html).

Autrement dit, les CFC ont, en réalité, un effet réel très faible sur la destruction de la couche d'ozone et ne sont certainement pas la cause de sa disparition.

Mais ça ne fait rien : on continue à célébrer l'événement, parce que c'est un symbole, et qu'on gouverne les gogos à coup de symboles...

avatar michel du 77 - 21/09/2008, 17:07

le trou de la couche d'ozone est naturel encore du pipo a l'instar du sois disant réchauffement climatique qui ne sert d'ailleurs que comme prétexte a nous taxer et surtaxer

a rappeler que dans les années 70 certains scientific prévoyez le fin de notre civilisation pour l'an 2000, mer vide puanteur sur toute la planete

ceci dit ce n'est pas une raison pour faire n'importe quoi et continuer a polluer ne serais se que pour notre santé et la santé de nos descendants

avatar Jeff, Paris - 03/10/2008, 14:25

Le discours du secrétaire général est en langue de bois. La poursuite des mesures de la couche d'ozone stratosphérique, vingt ans après le retrait des CFC, montre qu'il n'y a aucun résultat mesurable. Il n'y a donc aucune raison de se féliciter des résultats de Montréal, encore moins à en généraliser le principe !



La conséquence de cette erreur d'appréciation devrait être que le processus inauguré par Montréal, d'une "alerte" scientifique à partir de modèles abstraits, suivis de décisions plus ou moins consensuelles pour prévenir les effets prédits par les modèles abstraits, on y renonce puisqu'il ne fonctionne pas.



Tant qu'il n'y a pas de confirmation suffisante des prédictions, la politique devrait pouvoir reprendre son autonomie par rapport à ces prophéties modélisées.



Ainsi, au lieu de s'obséder sur le niveau des mers dont on voit bien qu'il n'a pas monté dans les proportions prédites, sur les glaces du Pôle dont on constate qui ne continuent pas de rétrécir, sur le C02 qui n'est pas un polluant, on ferait mieux de s'occuper des polluants de l'air et de l'au, des maladies endémiques, en laissant le climat varier puisqu'on n'y peut rien. Le réchauffement climatique existe aussi sur Mars, c'est dire à quel point le CO2 "anthropique" joue un rôle gravement surévalué.

avatar Christophe Magdelaine - 03/10/2008, 14:40

@ Jeff : il y a bien des résultats visibles, c'est tout simplement l'absence d'agrandissement catastrophique du trou. Laissez les prophètes au mysticisme et redescendez sur Terre ;)

avatar triblan 11 ans de Pelleport - 12/10/2010, 19:24

ce n'est pas encore trop tard,mais il faut pour agir

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