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Critique des critiques envers les écologistes

4225 lectures / 18 commentaires03/09/2008, 10:52
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L’écoconscience est-elle un écocentrisme ? Les Verts sont-ils les écofascistes d’un nouveau type ? L’écologisme est-il un romantisme aux tendances autoritaires et contradictoires ? Les écolos sont-ils en proie à une exaltation et à une fétichisation naturaliste ? Les protectionnistes sont-ils des prophètes de la panique, de l’alarmisme, du catastrophisme ? Le développement durable est-il une imposture, une démagogie verte ? Etc. Autant de questions qui surgissent des critiques de certains, du principe de défiance de quelques autres, voire de railleries communes.

Critique de nos critiques

« Un bon écologiste, c'est un type qui voit loin et qui a peu de foi dans le progrès, la science et la technique. » Jacques-Yves Cousteau

« Depuis une quinzaine d'années, l'ethnologue prend davantage conscience que les problèmes posés par les préjugés raciaux reflètent à l'échelle humaine un problème beaucoup plus vaste et dont la solution est encore plus urgente : celui des rapports entre l'homme et les autres espèces vivantes ; et il ne servirait à rien de prétendre le résoudre sur le premier plan si on ne s'attaquait pas aussi à lui sur l'autre, tant il est vrai que le respect que nous souhaitons obtenir de l'homme envers ses pareils n'est qu'un cas particulier du respect qu'il devrait ressentir pour toutes les formes de la vie. » Claude Levi-Straus

La présente perte planétaire de biodiversité par le saccage des habitats et l’érosion des espèces qui en sont tributaires, revêt le scénario d'un épisode d'extinction massive. Certains analystes fondés comparent le phénomène à une glaciation ou à une catastrophe égale à celle de la fin du Crétacé (65 millions d’années). Rappelons qu’il s'est produit entre le Crétacé et le Tertiaire, période où la vie proliférait, un phénomène d'origine cosmique (la collision planétaire d’un astéroïde étant l’hypothèse la plus souvent avancée) ayant rendu le milieu totalement anoxique. La rupture de nombreuses chaînes alimentaires engendra alors une apocalypse écologique qui fut fatale à un très grand nombre d’espèces, parmi lesquelles les dinosaures. Un tel scénario à solution finale se produirait présentement, mais cette fois sous forme d’un écocide lent provoqué par les égarements d’une fourmilière humaine rendue maîtresse tyrannique de la planète à force d’« intelligence ». Ce n’est peut-être pas un postulat trop osé... Bien des preuves irréfutables sont engrangées pour étayer cette théorie extrême. Vivre en catastrophe n’empêche pourtant pas certains de continuer impassiblement à vaquer à leurs occupations, à consommer, à stocker. Fatalisme suicidaire ? Incrédulité face à l’énormité d’une prophétie jugée affabulatrice ? Égoïsme d’une extrême inconscience ? Réponse presque unanime par un « Seul je ne peux de toute façon rien changer... ! » D’autres s’en inquiètent, un peu, beaucoup, passionnément.

L’écoconscience est-elle un écocentrisme ? Les Verts sont-ils les écofascistes d’un nouveau type ? L’écologisme est-il un romantisme aux tendances autoritaires et contradictoires ? Les écolos sont-ils en proie à une exaltation et à une fétichisation naturaliste ? Les protectionnistes sont-ils des prophètes de la panique, de l’alarmisme, du catastrophisme ? Le développement durable est-il une imposture, une démagogie verte ? Etc. Autant de questions qui surgissent des critiques de certains, du principe de défiance de quelques autres, voire de railleries communes. Ces objections à nos critiques et au salutaire combat pour le respect du Vivant proviennent généralement d’un tissu social dont l’univers de proximité n’est pas encore menacé par la politique de la terre brûlée et qui, dans une indifférence de marbre, cherche à protéger quelques privilèges en mal de caducité. Il est donc intéressant de noter que les blâmes trouvent toutes leurs résonances dans la classe la plus responsable du cynisme ambiant et de la disparité sociale, que les diatribes sont le fait de détracteurs n’opposant pas la moindre objection aux exactions des compagnies qui tendent à scalper l’Amazonie, à trouer l’Alaska ou à dénaturer l’Afrique.

Plutôt que de répondre à ces questions, à ces doutes, à ces critiques, par « La bonne parole de l’homme de bonne volonté », les écologistes ont eu trop longtemps la manifeste tendance à former des cercles, à se replier en clans, à se réunir en chapelles, à recourir à un code ésotérique, à une rhétorique amphigourique dont l’usage se résume à ne convaincre que des convaincus. L’humanisme naturaliste était alors force politique à effet nul, avec le risque sectaire de se mentir à lui-même pour la seule autosatisfaction, quand ce n’était pas de l’autoflagellation. C’était une dérive propre aux balbutiements d’une force novatrice.

Qu’il soit taxé de naïf ou d’extrémiste, d’idéaliste ou d’intolérant, d’exalté ou de réactionnaire, ce qu’on reproche finalement à l’écologiste serait une ingratitude aveugle. On lui fait le procès d’intention d’être insensible aux problèmes de grande pauvreté et de s’émouvoir sur l’éradication d’un végétal, d’évaluer le degré de naturalité bien au-delà de la valeur humanitaire.

Il n’a pourtant jamais été du propos d’aucun écolo-conservationniste d’extraire l’homme de la biosphère, de tomber en pâmoison devant une espèce rare dont un dictat conservatoire engendrerait une famine. C’est prétendre à une perverse esthétique qui confinerait au romantisme nazi de quelques « khmers Verts ». Que l’on prenne garde, il peut en exister en ces temps de djihads bellicistes à 360 degrés ! Mais jeter l’anathème sur l’écologiste ordinaire en estimant que sa préoccupation serait doublée du dédain pour la misère humaine est d’autant un mauvais procès que cette pauvreté est étroitement corrélée à la détérioration de l’environnement. Ce sont les plus démunis qui subissent de plein fouet les effets de la dégradation du capital naturel, de l’épuisement des ressources et bientôt d’une mondialisation néolibérale dont ils seront la cinquième roue de la charrette. Pas plus que le Quart-Monde n’a le moindre contrôle de ce que les transnationales mettent dans son assiette occidentale (autre débat...), le Tiers-Monde n’a pas toujours les moyens de s’abstenir d’une moindre prédation pour sa survie journalière. Pauvreté et dégradation de l'environnement sont des phénomènes à rétroaction positive, à savoir que les conséquences de l'une rendent l'autre inévitable. Quand on parle de sauvegarder le biopatrimoine, le souci humanitaire est toujours en contrepoint. Aucune déontologie verte ne peut nous faire négliger l'éthique envers notre propre espèce, particulièrement envers ceux qui n’ont voix au chapitre. Il n’est nulle question de soustraire cette dernière pousse comestible que coupe la mère s’il s’agit de nourrir son enfant. Même si nous faisons l’éloge de la Nature et condamnons la civilisation, même si nous mettons une majuscule à « Nature » et une minuscule à « humain » parce que le second est champion dans l’art de décevoir mais que la première tient toujours ses promesses et ses floraisons... La précarité sans cesse plus nombreuse, sans cesse marginalisée davantage et rejetée en périphérie des métropoles, exerce une pression sans commun rapport avec la capacité du support naturel. Ce dont les classes privilégiées peuvent le plus souvent s’épargner, ayant d’ailleurs pour la plupart de leurs représentants perdus tout contact avec le moindre écosystème puisque survivant luxueusement bunkérisés en système calfeutré. On court l’inévitable risque de voir détruire des milieux fragiles parce qu'on n'a pas su assurer le nécessaire à des populations démunies, démunies parce que pillées.

Non, l’écologisme – même maladroit – n’est pas un démon à exorciser. L’accusation de se détourner de l’humanité en cherchant à sauvegarder une biocénose ou à ralentir le dépérissement d’une forêt est ainsi fallacieuse. Si elle s’avérait exacte, ce serait un reproche fait à l’endroit d’une idéologie, d’un dogmatisme. Mais l’écologisme est un humanisme naturaliste, non une révélation ! Et l’écologie qui ne se préoccupe que de comprendre les écosystèmes est une science. Point.

Auteur

Michel Tarrier
Les opinions exprimées dans cet article sont laissées à la stricte responsabilité de son auteur.

18 commentaires sur cette actualité

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commentaire georges polian, epinay s/orge, Essonne - 03/09/2008, 12:30
Beaucoup de verités et d'analyses exactes dans le plaidoyer vigoureux de Michel Tarrier en faveur de "l'Ecologie" et des écologistes raisonnables. En particulier quznd il fustige l'égoïsme, l'inconscience suicidaire (l'autisme?) des classes dirigeantes. MAIS, dans les causes de la dégradation inquiétante de l'environnement, du climat, des conditions de vie des plus pauvres, il oublie un facteur majeur, tout aussi important que la pollution industrielle et agricole, ou que le pillage inconsideré des ressources non-renouvelables de la Terre. Ce facteur, dont l'évocation semble etre un tabou, c'est l'explosion démographique du Tiers-Quart monde, qui continue!! Il est EVIDENT que si la population de l'Afrique et des pays musulmans n'avait pas été multipliée par DIX en un peu plus d'un siècle, par TROIS en 40 ans, malgré épidémies, guerres, massacres, famines (1 exemple parmi 50 : Algérie, 9 millions d'habitants en 1962, 32 ou 33 aujourd'hui), si donc, comme en Europe (en cours de décroissance!), la population avait stagné, ou bien augmenté faiblement, la destruction de l'environnement, la progression des déserts stériles, la destruction des forêts tropicales, l'épuisement des ressources aquifères, etc., n'aurait pas le caractère dramatique actuel. Occulter systématiquement cet aspect majeur du problème de survie de l'Humanité (par peur, complexe de culpabilité, ???), condamne à ne pas comprendre et à ne pas pouvoir agir efficacement.
commentaire L'auteur de l'actu - 03/09/2008, 12:48
Certes et ici, pour une fois, j'ai esquivé la surpopulation.
Sans doute pour respirer un peu entre les menaces et les insultes que je reçois en pleine gueule depuis que j'ai publié mon pamphlet brûlot : FAIRE DES ENFANTS TUE aux éditions du Temps.
C'est justement l'éloge de la dénatalité.
Cf mon communiqué sur notre-planète.info :
http://www.notre-planete.info/actualites/com.php?id=1593
Achetez le livre, mon cher Georges, puisque nous partageons ce souci éco-malthusien.
Cordiaux sentiments.
commentaire L'auteur de l'actu - 03/09/2008, 12:55
Complément à ma réponse de l'ami Georges...

Michel Tarrier & Daisy Tarrier
Faire des enfants tue
Surpopulation : la vraie vérité qui dérange
Aux Éditions du Temps

"Fatwa" catholique contre les auteurs prônant l'enfant unique et le libre flux migratoire pour soulager la planète.

Placer la Nature avant l'homme, s'en prendre à la natalité en général, mais aussi à la natalité des Blancs également trop élevée, qui plus est faire l'apologie du métissage n'a pas l'heur de plaire à la France conservatrice et les fondamentalistes chrétiens ruent dans les brancards.

Il faudrait bien sûr pour avoir leur assentiment ne parler que de la natalité des autres, toujours des autres. C'est là une position largement partagée et c'est celle-là même qui nourrit la concurrence démographique entre les pays, entre les religions, entre les "races". Chaque pays ou plutôt chaque classe dirigeante tend à ne voir les autres qu'à travers le prisme déformant de sa situation géopolitique. Avec à la clef, la catastrophe en cours, le désastre généralisé annoncé...

La solidarité humaine n’a toujours été que rhétorique vide de sens.

Il fallait donc s'y attendre et c'est réussi : pour sortir de la torpeur démographique le livre se voulait pamphlétaire !

La sainte famille a la dent dure et en annonçant la couleur par un appel au lynchage, les intégristes chrétiens montrent leur vrai visage, empli de haine à l'idée même d'une Terre-patrie et d'une solidarité ad hoc. Ces adeptes de l'humanité contre les autres espèces sont aussi et ce n'est que conséquence logique les adeptes de l'idée d'une humanité étriquée.

La leur!

Ils sont le miroir fidèle des autres fanatismes, car ils se nourrissent à la même source. Celle de l'anthropomorphisme qui toujours réducteur devient comme partout où il sévit ethnocentrisme. Européocentrisme, face à sinocentrisme ou arabocentrisme, etc.

À travers leurs sites, ces suprémacistes blancs et fanatiques incitent à la vindicte publique contre les auteurs et l'éditeur du livre, menaces téléphoniques à l'appui, et ont lancé une campagne de boycott des librairies proposant l'ouvrage.

Le droit d'expression appartient à tous les citoyens, sans distinction.

Réagissons face à l'ignoble et aux menaces d'un vrai Ku Klux Klan à l'européenne !

No pasaran !

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C'est ainsi qu'au beau milieu d'une cataracte de commentaires répondant à de multiples articles dénonçant le "scandale", on peut lire aujourd'hui en ligne ce qui suit.
La virulence des propos induit évidemment leur anonymat (toute relative...).

François Desouche
Le premier blog de la diaspora des descendants de Gaulois
http://www.fdesouche.com:80/?p=3277

(Charmant, commentaire 15 du 22 mai) :
"Donald et Daisy Tarrier peuvent aller se faire mettre chez les bonobos de ma part. Ils auront également droit à 2 cartouches le moment venu."

(Star Wolf, commentaire 26 du 22 mai) :
“Michel et Daisy Tarrier”. Si la résistance se remet en place en France dans les années à venir, vos noms ne seront pas oubliés et vous entendrez parler de nous à l’heure de grimper sur l’échafaud."

(Star Wolf, commentaire 30 du 22 mai) :
"Ces deux-là ne devront attendre aucune clémence de notre part. C’est peut-être manichéen, mais ils ont choisi leur camp."

(VilaineFille, commentaire 53 du 22 mai) :
"Et bien sûr l’idée de “compenser par des flux migratoires”, là j’ai juste envie de lui mettre une bonne baffe dans sa tête, à l’auteur..."

(Bébert, commentaire 56 du 22 mai) :
"Les auteurs sont des têtes à claques, il faudrait qu’ils sachent qu’une batte de baseball dans les dents, ça tue aussi. Comme les cartouches de Charmant n°15."

(Jacques Bonhomme, père de onze enfants, commentaire 93 du 22 mai) :
"Il y a des ordures qu’on n’arrêtera qu’avec une bonne dose de plomb."

De pareils débats du même acabit et argumentés de telles menaces sont engagés ou repris sur des forums de même confession, tels :

Le Salon beige, blog quotidien d'actualité par des laïcs catholiques : http://lesalonbeige.blogs.com:80/my_weblog/2008/05/faire-des-enfan.html

Seulement Blanc, SOS France, forum pour dénoncer l'albophobie :
http://seulementblanc.sosfrance.com/forum/viewtopic.php?p=48353&sid=3762613f0076350490d59bae6685bd48

Chrétienté info :
http://www.chretiente.info:80/eglise_catholique.php?page=news&id_syndic_article=13702

E-deo :
http://e-deo.net/?p=2599

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Faire des enfants tue est partout en vente.
La page du livre :
http://web.mac.com/jdelacre /Enfants/enfants.html
L’acquérir en ligne : (livraison économique et immédiate)
http://www.amazon.fr/Faire-Enfants-Surpopulation-Tarrier-Michel/dp/2842744403

Illustrons en chanson notre désapprobation aux arguments fondamentalistes de l'extrême droite française :
http://www.youtube.com/watch?v=Ay5lnY_Dk1E

commentaire Salva - 03/09/2008, 13:48
Bonjour,

Je suis atterré par le discours de M. Polian. Il semble dire que les problèmes viennent uniquement du tiers-quart monde et des musulmans. C'est inacceptable.
Oui Il faut la décroissance et la dénatalité mais non il ne faut pas stigmatiser des états, des religions, des populations. Ce n'est pas par complexe de culpabilité, mais justement par générosité. Nous occidentaux avons une très lourde responsabilité, se sont nos modèles capitalistes et de consommation à outrance qui place la planète toute entière en danger.
La dénatalité doit être expliqué et comprise pour être appliqué partout sur la planète.
Pas par la force, mais par le consentement et la prise de responsabilité individuel.
La surpopulation est facteur de misère, la « juste » population sera facteur d’épanouissement.


commentaire Matthieu - 03/09/2008, 13:48
Mais faut arrêter de planer des fois ! Qui consomme le plus de ressources fossiles (et donc pollue le plus) ? C'est l'Afrique vous allez dire ? Regardez notre niveau de vie ! vous ne pouvez pas comparer ça aux habitants du tiers-monde, on pollue plus qu'eux en étant moins nombreux, voilà l'aberration.
Il faut arrêter de désigner les pays du tiers-monde comme coupables de toux les maux parce qu'il sont en pleine explosion démographique. Nous (occidentaux) somme passés par la aussi : personne ne se souvient ?
En tout cas on est bien content quand il s'agit de les faire fabriquer nos produits manufacturés pour quelques centimes de l'heure, quand il s'agit de les piller de leurs ressources locales (bois, nourriture, énergies fossiles...) bien sur avec l'accord de leur dirigeant, mais eux, sont-ils d'accord ?
commentaire Héloïse, Paris - 03/09/2008, 15:21
Cela fait environ 2 siècles que nous avons pu constater les dégâts de notre activité, pourtant nous avons pu repousser le problème en exploitant les richesses d'autres terres, aujourd'hui appelées Tiers ou Quart monde. Nous avons allègrement piller et saccager bien avant qu'ils puissent le faire leurs ressources, nous leur avons (et continuons toujours) même montrer comment faire. De plus, s'ils détruisent leurs ressources c'est bien souvent pour survivre dans un monde occidental où subsiste un système d'échange cruel et complètement injuste : le commerce international.

Pourtant malgré cela, ces pays émergents tentent déjà de mettre sur pied des actions de protection et de maitriser tant bien que mal cette population qui cherche par tous les moyens à vivre (et non plus survivre).
Nous avons les moyens et le confort de faire de grandes choses pour la planète et les humains et pourtant nous ne faisons quasiment rien et ce depuis bien trop longtemps.

Je veux bien croire que ce n'est pas facile de réduire son petit confort, mais prendre les transports en communs plutôt que son 4x4 c'est déjà trop demander à nous les européens. Imaginez vous un instant les enjeux auxquels ils font face.

C'est clair que leur empreinte est d'autant plus importante qu'ils sont nombreux, mais plutôt que de les accuser ou de les laisser de débrouiller tout seul, pourquoi ne pas les aider? Pouvons nous même nous autoriser à leur donner des conseils alors même que nous sommes si peu à agir?
commentaire georges polian, Essonne - 03/09/2008, 15:30
Merci Michel pour votre réponse, (je vais lire le livre!). Je regrette (beaucoup) le ton haineux, voire hystérique, de certains commentaires. Imprécations, menaces et anathèmes sont purement destructifs.
Quand les humains auront compris qu'ils sont tous solidaires, tous embarqués sur le même paquebot planétaire, que le salut sera collectif ou pour personne, un grand premier pas aura été franchi. Les torts sont très rarement d'un seul coté: Ils sont partagés, et le reconnaitre est la condition "sine qua non" pour avancer.
-- Un mot quand même à propos de l'Europe, qui a "efficacement" maitrisé sa démographie, "grâce" à l'industrialisation du XIX ème et début XXème siècle, ce qui "permit" d'exterminer les surplus de populations rurales, en France, Allemagne, Gde Bretagne, Russie, etc, dans les mines et les usines (relire Zola, Dickens, etc). Une "contribution" majeure supplémentaire a été fait avec les 2 guerres de 14-18 et de 39-45. Triste "solution" qu'on peut encore (?) espérer éviter, non pour l'Europe, mais pour l'Humanité. Peut-être n'est-il pas trop tard ?
commentaire Pierre - région parisienne - 03/09/2008, 20:08
"Et l’écologie qui ne se préoccupe que de comprendre les écosystèmes est une science. Point." Si c'était ainsi on verrait aussi des partis politiques qu'on appelerait" les astronomes", "les physiciens" ou "les chimistes". Or, on n'en voit pas. C'est donc que l'écologie n'est pas une science comme les autres.
" Un bon écologiste, c'est un type qui voit loin et qui a peu de foi dans le progrès, la science et la technique. » Jacques-Yves Cousteau". Alors, c'est qu'il y a aussi des mauvais écologistes. Comment classer Mme Voynet qui, lorsqu'elle était ministre, a eu la peau du canal du Rhône au Rhin pour une question d'écosystèmes perturbés, forçant ainsi les transports par camions, et n'ayant jamais vu venir la crise de l'énergie. Et je ne parle pas du démontage saccage (à la tronçonneuse) du projet expérimental Superphénix, pourtant un des espoirs pour résoudre cette crise...
Finalement, ce texte, très théorique, ne tient pas face à la réalité. Oui, il y a beaucoup de fanatiques chez les les écolos, non ils ne voient pas plus loin que les autres.
commentaire François, Strasbourg, Alsace, France - 04/09/2008, 00:04
Merci pour cette approche honnète, pour moi, comme pour beaucoup d'entre nous ici bas: le problème c'est l'homme.
Auto-destruction ammorcée il y a des centaines de milliers d'années, "jusqu'ici tout va bien" s'est fini le jour où chaque français, européen, citoyen de ce monde bouffe de l'écoconscience en regardant leur écran bleu, prêchant la bonne parole, quel article, service, entreprise ne se préoccupe pas de l'environnement ? Une poignée de billets pour un spot permet de vendre un nouveau modèle de plus dans chaque sous compartiment du marché mondial. Sur un air de Debussy, moi je vois la planète en feu, des gens sans abri, enfouis sous la crasse, retournant la terre à mains nues pour trouver pitance. Un magnifique coupé audi blanc immaculé s'arrête dans le décor, le chauffeur claque la porte, et brandissant sa mastercard demande gentiment si la prochaine station de bioethanol est loin... Pancarte noire, nouveau A5, 100g de CO2/km... vision de rêve
Espérons n'emmener, dans dégringolade, que le strict minimum, après avoir mit fin à la plus courte ère géologique; l'anthropocène. Que le reste survive, évolue, et préserve la planète bleue pour les quelques milliards d'années qui lui restent à vivre. "Le plus dur ce n'est pas la chute, c'est l'atterrissage"
Nous sommes le paradoxe de cette époque. Je rêvais d'une vie simple, d'enfants, à qui j'aurais pû enseigner l'amour des autres, des ressources, de la vie. Ces cinq années à étudier les sciences de la terre m'en ont dégouté, tout simplement parce que nous sommes déjà bien trop nombreux et mal élevés.
"vous êtes le virus de cette planète".
Alors merci à vous pour ces magnifiques démonstrations d'hypocrisie, ma naissance même a presque nécessité le forage d'un puit de petrole, c'est la même pour tous, alors à qui la faute, on s'en fout!
Merci encore de vous soucier de ça, des fois on se sent seul,coupable, et on envie les gens qui ne sont responsables de rien dans tout ça.
Moi je retourne en cours, pour essayer de trouver un boulot dans lequel je me sente utile, pour le bien de tous, notre salut passera par nous. Seul on peut déjà faire quelque chose.
commentaire lionel chantilly - 04/09/2008, 08:56
Quand je vois le commentaire de pierre j'ai une irrésistible envie de faire mentir l'article de michel Tarrier tout le monde ne s'appelle pas Ghandi
commentaire Cassiopée - 04/09/2008, 18:05
Le niveau d'éducation des populations (comme les nôtres auparavant) décline la démographie. Toutefois, l'accès au savoir dans l'état actuelle de nos connaissances développe une idéologie consumériste.

L'accès au "développement" suit une voie industrielle à notre époque : Chine, Inde,etc... Il est tant de remettre en cause ce type de développement destructeur pour la planète.

Pour les "kmers verts", les photos satellites témoignent de la destruction de la Nature (pour la majuscule, qui a participé au développement de l'espèce humaine?).
commentaire Cassiopée - 05/09/2008, 02:52
Si j'aurai choisi, je n'aurai pas écrit ceci.

La biodiversité est tellement imaginative, et si peu créée par l'espèce humaine que beaucoup d'écologistes n'arrivent pas à leurs meilleures niveaux d'imaginations pour exploiter progressivement les ressources de la planète.

Pourquoi rechercher sous-terrre des exploitations mortes, comme elles nous emmènent, alors que la Vie sur Terre n'est qu'un processus de développement.
commentaire DAOUD Alger - 05/09/2008, 10:28
bonjour!

voila un article qui mérite des lectures avec méditation
seulement pour moi il plus gagné si celui ci avait adopté une vision plus large en ce sens que les problèmes de l'environnement ne peuvent être contenus dans des frontières matérialisés par l'homme
donc traiter de ces questions l'on ne doit pas se limiter à des frontières physiques et mentales
le réchauffement de la planète touche également l'environnement de la terre
A+
commentaire Alexia VAN DER CRUYSSEN - 06/09/2008, 13:48
Au vu de certains commentaires et ceux listés par Michel la dénatalité est une urgence; il apparaît clairement que notre espèce perd son bon sens et ses neurones.
Je relis le livre de Michel Tarrier pour la 3ème fois car je travaille 7j/7 et mes instants de solitude active sont très rares.
Je suis émerveillée de tout le travail de recherches qu'il a fallu faire, quant au style et aux mots choisis c'est un régal.
Je le conseille vivement , une petite lueur d'intelligence sortira peut-être de certaines cervelles, c'est ce que je leur souhaite.
Pour ce qui concerne les pays du tiers ou quart monde, étant moins engoncés que nous dans une graisse paralysant la libre circulation de nos connections électriques, il y a fort à parier qu'ils sauront dans leur majorité concevoir et éviter les écueils de notre civilisation occidentale, à nous de les y aider, pour le salut de tous .
Il serait stupide de ne pas leur prouver à quel point nous avons débloqué. J'espère que des livres comme celui de Michel seront rapidement traduits dans les langues ad'hoc.
Ce n'est pas parce qu'un fumeur invétéré détruit sa santé et celle des autres qu'il laisse ses enfants suivre la même voix.
Et puisqu'il est question de religion monothéïste, il est juste de voir toutes les morts qu'elles ont générées.
Je conseille le livre : "Un juif nommé Mohamed".
ainsi que quelques cures de jeunes.... Le corps ne se nettoie pas que de l'extérieur!
commentaire Valérie, Montréal - 06/09/2008, 14:56
Aurions-nous oublié que les pays en pleine expansion, considérés par beaucoup comme les futurs responsables de la destruction de la planète, que nous avons notre part de responsabilité la-dedans. Ils ne font que suivre l'exemple prôné par les civilisations capitalistes. Qui sommes-nous pour leur reprocher de vouloir vivre plutôt que survivre et profiter de la manne que nous avons eu. Ils doivent payer les pots cassés de la pollution engendré par notre inconscience. Quand on voit que les êtres humains ne sont même pas capables de se respecter entre eux, comment pourrait-il en être autrement vis à vis de la planète. On blâme les autres, mais sommes nous rééllement prêts à diminuer notre niveau de vie de façon si drastique pour permettre à tous de vivre décemment. Nous devons assumer et réparer nos erreurs.
commentaire Ecolagon, Nouvelle-Calédonie - 08/09/2008, 08:55
Ne nous inquiétons plus, Gaïa règlera le problème toute seule. Les militants écologistes ont si peu de moyens dans ce contexte de mondialisation et de surconsommation à outrance. Le problème c'est que ceux qui vont le plus souffrir des bouleversements climatiques vivent dans les pays pauvres et ont une empreinte écologique qui doit être 1000 fois inférieure à celle des citoyens des pays développés.
Drôle de justice et d'égalité des hommes...
commentaire Philippe Gillard,charleroi,belgique - 17/09/2008, 10:46
Sans critiquer l' auteur , que je n' ai pas lu , je me demande parfois si un écologiste c' est quelqu' un
qui se préoccupe plus du rhinocéros blanc que de
l' enfant noir......
commentaire Michel, Malaga - 17/09/2008, 14:38
Qui pourrait dire si le rhino blanc a plus d'importance que l'enfant noir, le rhino gris que l'enfant blanc, le rhino de toutes les couleurs que l'enfant de toutes les couleurs ? Un humaniste...? Ben voyez où íl nous a mené cet humanisme ayant écarté judicieusement dieu pour mettre incidieusement l'homme anthropocentriste à la place. Ce qu'on peut dire c'est qu'une fois le rhinocéros blanc éteint, l'enfant noir n'aura plus grand avenir. Et moi, ce que je veux, c'est que vivent le rhinocéros blanc et l'enfant noir. Et ceci 'est un voeu de biocentriste.
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