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De nouvelles découvertes pourraient détenir la clef de la survie des amphibiens

3216 lectures / 3 commentaires24/07/2008, 11:39
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De nouvelles découvertes pourraient détenir la clef de la survie des amphibiens
Triton vert à points rouges
crédit : Diane Dufour
L'année 2008 a été déclarée année de la grenouille par l'association des zoos et des aquariums, qui multiplie les initiatives pour lutter contre la crise d'extinction des amphibiens. Les grenouilles et les autres amphibiens sont un élément vital de l'écosystème mondial, et des indicateurs de la qualité globale de l'environnement. Hélas, près de 50% des amphibiens risquent l'extinction. Des chercheurs européens ont peut-être trouvé la clef permettant de renverser cette tendance.

Au niveau mondial, les scientifiques s'interrogent sur le déclin massif et soudain des populations d'amphibiens. Tout ce qu'ils savent, c'est que la propagation à une vitesse sans précédent de maladies infectieuses, comme la chytridiomycose, en est une cause majeure. L'infection est causée par des champignons chytridiomycètes, notamment Batrachochytrium dendrobatidis. On considère que ce champignon est originaire d'Afrique du Sud. Lorsqu'il est introduit dans un nouvel habitat, il se propage le long des cours d'eau ainsi que par contact entre les amphibiens. Il prolifère dans les habitats humides et frais.

Actuellement, il est impossible d'enrayer le développement du champignon dans la nature, et seule une minorité d'espèces semble capable de survivre à une infection, à l'état adulte ou larvaire. Une fois infectés, ces animaux servent de réservoir et de vecteur pour d'autres épidémies. Tous les amphibiens n'y sont pas sensibles, certains y sont mêmes très résistants, par exemple le crapaud buffle, la grenouille-taureau d'Amérique et le crapaud à griffe d'Afrique australe.

La préservation de la faune amphibienne pourrait avoir un nouvel allié. Des chercheurs de l'université Jagiellonian de Cracovie (Pologne) et du centre Helmholtz pour la recherche environnementale (UFZ) ont étudié le génome des amphibiens et découvert plus d'un locus de Complexe majeur d'histocompatibilité (CMH) de classe 2, chez un amphibien urodèle. Ces gènes sont vitaux pour le système immunitaire des amphibiens, car ils produisent des protéines essentielles permettant de lutter contre les pathogènes. Autrement dit, ces gènes sont capables de reconnaître et de combattre les maladies qui se manifestent.

Nos connaissances sur les défenses immunitaires des amphibiens sont encore très restreintes. Avant cette étude, on pensait que le gène CMH n'était pas spécialement important. Cependant, l'étude réalisée par ces chercheurs a remis en question cette théorie. Wieslaw Babik, l'auteur principal, a mené cette étude dans le cadre d'un projet collaboratif entre l'université de Cracovie et l'UFZ à Halle-Saale. Elle a été financée par la fondation Alexander von Humboldt, et les résultats ont été publiés dans la revue Molecular Ecology.

Les scientifiques ont étudié diverses populations du Triton alpestre (Mesotriton alpestris) en Pologne. Cet animal est le premier amphibien urodèle d'Europe chez qui l'on a étudié le CMH, et le premier où l'on ait trouvé plus d'un locus CMH II.

La recherche s'est également basée sur des études antérieures d'ADN, qui avaient montré que la population polonaise du Triton alpestre avait atteint relativement rapidement une diversité génétique importante, en ses 10000 ans d'histoire.

En savoir plus

Référence

New findings on immune system in amphibians - Helmholtz-Centre for Environmental Research - UFZ

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Auteur

© Communautés européennes, 1990-2008

3 commentaires sur cette actualité !

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charles - 31/07/2008, 14:35
si ces animaux disparaissent, c'est qu'il n'y a pas d'adaptation biologique, cette théorie n'existe que dans votre esprit pour valider la théorie de l'évolution des especes.

Théorie qui est à contre sens de la raison, tous les organismes sont faits de fonctions et d'organes qui marchent simultanément, ce qui veut dire que rien ne peut être vivant et se reproduire s'il n'est pas complétement formé, ET QU'EST CE QUI POUSSE A EVOLUER ??

et s'il faut attendre 1 million d'années pour que l'évolution vous apporte l'organe qui vous manque, y a pas de chance de survie.

les animaux perdus ne reviendront jamais.
et dites moi ce qui peut faire venir d'autres espèces pour les remplacer ???
Laurent 13 - 31/07/2008, 10:42
Heu oui effectivement il ya toujours une possibilité d'adaptation biologique et d'évolution et heureusement comme tu le dit.

Par contre je ne suis pas du tout d'accord avec ce que tu écris : "N'est ce pas là une exagération? 50%d'amphibiens!
Dans ce cas on dévrait s'attendre à ce que d'autres espèces animales (y compris l'espèce humaine) soient menacées, puisque on sait que vitalement le cycle biologique est un réseau dont l'équilibre tient à tous les maillons d'une chaine!"
Donc en gros, tu dis qu'une extinction d'espèce est impossible car sinon les hommes (et autres animaux) seraient en péril à cause de la chaine alimentaire ??

Je crois que tu n'es pas au courant de toutes les espèces qui ont disparu ces 10 dernières années et de celles qui sont en voie d'extinction ???!!! Si tu ne le sais pas c'est que cela n'a rien changé dans ton mode de vie et que donc, des milliers d'espèces animales et végétales peuvent mourrir sans qu'aucun humain ne soit affecté.

Pour confirmer ce que je te dit voici un site qui va te rafraichir la mémoire sur les extinctions d'espèces et qui va te rappeler que en 2004, un oiseau sur huit, un mammifère sur quatre, un amphibien sur trois, trois insectes sur quatre ou huit crustacés sur dix sont menacés de disparition. Le problème, c'est que pour nous les humains, qui sommes tout en haut de la chaine alimentaire, l'extinction arrivera en dernier. C'est pour cela que des milliers d'espèces peuvent disparatitre sans que tu ne t'en aperçoive.

Mais dis toi bien que si l'on continue TOUS à vivre comme on vit actuellement, il y aura de très graves conséquences....

http://www.demain-la-terre.net/Arretons-le-massacre
Marianne Barutwanayo - 25/07/2008, 13:39
N'est ce pas là une exagération? 50%d'amphibiens!
Dans ce cas on dévrait s'attendre à ce que d'autres espèces animales (y compris l'espèce humaine) soient menacées, puisque on sait que vitalement le cycle biologique est un réseau dont l'équilibre tient à tous les maillons d'une chaine!
Ne serait ce pas alarmant si cela était vrai?
Heureusement qu'il ya toujours une possibilité d'adaptation biologique et évolution!
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