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Le projet Constellation de la NASA va renvoyer des astronautes sur la Lune

2905 lectures / 3 commentaires16/07/2008, 16:00
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Le projet Constellation de la NASA va renvoyer des astronautes sur la Lune
Des astronautes du projet Constellation et le module de descente lunaire
Altair selon la conception d'un artiste de la NASA.

crédit : NASA
Des ingénieurs de la NASA ont fait état de leurs progrès relatifs au projet Constellation, et notamment de l'état d'avancement de l'engin spatial « Orion » et de la fusée « Ares I » en cours de conception qui sont destinés à transporter des explorateurs humains sur la Lune d'ici l'an 2020. Une fois cette mission accomplie, les véhicules se dirigeront vers la planète Mars et vers d'autres destinations du système solaire.

Les efforts entrepris dans le cadre de ce projet représentent les plus importants de la NASA depuis le lancement officiel du projet de la navette spatiale en 1972, et ont démarré alors que la NASA s'emploie simultanément à achever la Station spatiale internationale (ISS).

Les navettes qui constituent actuellement la flotte spatiale américaine (Atlantis, Endeavor et Discovery), doivent être retirées du service d'ici l'an 2010. Le premier lancement habité de l'engin Orion aura lieu en mars 2015. Durant cet intervalle de cinq ans, la navette russe « Soyouz » et peut-être d'autres engins spatiaux transporteront des astronautes et des provisions à l'ISS.

Pour le projet Constellation, la NASA utilisera, modifiés pour leur nouvel usage, les plateformes de lancement ainsi que l'énorme bâtiment d'assemblage des navettes. Cependant, les fusées Ares I et V, une rampe de lancement mobile, l'engin Orion et le module de descente lunaire « Altair » sont tous des nouvelles créations.

« J'espère que les gens auront au moins une petite idée de la difficulté de concevoir à la fois une nouvelle fusée et l'engin qui s'y attache », a déclaré M. Jeff Hanley, le directeur du projet Constellation au Centre spatial Johnson à Houston (Texas), lors d'une conférence de presse le 15 mai 2008. « C'est un défi que la plupart des missions n'ont pas connu. Nous avons toutefois déjà fait des progrès inimaginables. »

La construction d'Orion

L'Orion aura une forme similaire - mais une taille nettement supérieure - à l'engin Apollo. La forme de son bouclier thermique, également comparable à celui d'Apollo, permet la meilleure rentrée connue dans l'atmosphère terrestre lors d'un retour direct de la Lune.

L'engin aura un diamètre de 5 mètres, et pèsera environ 22,7 tonnes. Le volume de son espace intérieur sera plus de 2,5 fois supérieur à celui d'Apollo, afin de loger un équipage de quatre personnes lors des missions lunaires. Quant aux missions à destination de l'ISS ou de Mars, il est prévu d'envoyer un équipage de six personnes.

L'Orion doit avoir entamé ses premières missions vers l'ISS d'ici l'an 2015 et sa première mission lunaire avant 2020.

« Nous sommes actuellement en train de mettre au point les dessins préliminaires » a expliqué M. Mark Geyer, le directeur du projet Orion. La première révision officielle de ces dessins est prévue pour le 21 novembre 2008. « Nous nous réunirons avec nos clients pour déclarer ensemble que nous avons effectivement produit le bon véhicule, et que nous sommes prêts à entamer les étapes suivantes. Il s'agira d'un événement crucial, et il est essentiel que tout soit correct, » a-t-il ajouté.

L'Orion sera capable de transporter un équipage et une cargaison à l'ISS et d'effectuer un rendez-vous avec un module de descente lunaire et un lanceur de départ terrestre en orbite basse. Ceci permettra d'amener des astronautes jusque sur la Lune et, éventuellement, jusqu'à des véhicules destinés à la planète Mars assemblés en orbite basse.

L'engin servira également de véhicule de rentrée terrestre suite aux missions lunaires et martiennes. Sa forme reprend celles des capsules précédentes mais bénéficie de technologies du XXIe siècle, mises au point dans les domaines de l'informatique, de l'électronique, du maintien des fonctions vitales, de la propulsion et des systèmes de protection thermique.

Un système d'avortement de lancement installé dans la capsule de l'Orion pourra rediriger l'engin et son équipage vers un endroit sûr en cas d'urgence sur la rampe de lancement, ou à n'importe quel moment durant la montée.

Lors des missions lunaires, le lanceur de cargaison Ares V précédera le véhicule transportant l'équipage afin de livrer en orbite basse le lanceur de départs terrestres et le module lunaire qui transporteront les explorateurs durant l'étape finale de leur voyage vers la surface lunaire. L'Orion s'amarrera dans l'orbite terrestre avec le module lunaire, et le lanceur de départ terrestre les propulsera tous deux vers la Lune.

Une fois arrivés dans l'orbite de la Lune, les astronautes se serviront du module de descente Altair pour atterrir sur la surface lunaire tandis que l'engin restera en orbite. Lorsque les astronautes auront achevé leur mission, ils regagneront l'engin grâce à un module de montée lunaire. L'équipage emploiera le moteur principal du module de service pour quitter l'orbite lunaire et se rediriger vers la Terre.

La réparation du télescope spatial Hubble

Atlantis sera le premier engin spatial à être retiré du programme de navettes spatiales. Sa mission finale (STS-125), prévue à l'origine pour le 28 août 2008, se déroulera sur onze jours durant lesquels sept astronautes se déplaceront vers le télescope spatial Hubble pour y effectuer des réparations. Mais un nouveau calendrier de traitement du réservoir extérieur a rajouté quatre semaines aux cinq qui figuraient sur le calendrier de lancement de la NASA, ce qui implique que la mission de réparations aura lieu en fin septembre ou début octobre.

Ceci affectera également le programme du premier essai de la fusée Ares I, dénommé l'Ares I-X, qui devait avoir lieu le 15 avril 2009. Ares I-X utilisera un des lanceurs de navette mobiles, qui servira également lors de la mission vers le télescope Hubble.

Les ingénieurs sont à la recherche de travaux qui peuvent être effectués simultanément afin d'atténuer le retard qu'a pris le programme de l'Ares I-X. Mais M. Hanley a indiqué que « si nous ne trouvons rien d'autre et le délai de jour en jour est inévitable… ce sera tout de même faisable. Nous savions dès le début que ce genre de chose pourrait avoir lieu, et l'équipe est unie quant à la résolution de ce problème. »

En savoir plus

Rédactrice

Cheryl Pellerin

Auteur

USINFO, Département d'État des États-Unis

3 commentaires sur cette actualité !

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guigou de la Terre - 02/08/2008, 20:51
avec ça on aura bientôt les transports communs interplanétaires...
mouais;c'est sur que si on bousille notre planète il faudra bien coloniser cet espace;qui sera le christophe colomb de 2020?
jenbari mohamed - 21/07/2008, 17:25
la poesie arabe a etait le 1er a viseé sur la lune, la science arrive, a fait partenariat

pour que hubble face son voyage tranquille

ou il trevra sa plat de fome bien tracee



M'RRAKCHI
charles roncq nord - 17/07/2008, 11:00
et la ceinture de van allen
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