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Le récif corallien de Nouvelle-Calédonie inscrit au patrimoine mondial de l'humanité

13861 lectures / 2 commentaires10 juillet 2008, 17 h 22

Le récif corallien de Nouvelle-Calédonie inscrit au patrimoine mondial de l'humanitéPlage de Kiki, Lifou - Nouvelle-Calédonie
crédit : Maurice Porthault
Le Comité du patrimoine mondial, réuni pour sa 32ème session, a terminé l'inscription de nouveaux sites sur la Liste du patrimoine mondial de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) le 8 juillet. Au total, 19 sites culturels sites et 8 sites naturels ont été ajoutés à la Liste dont les lagons de Nouvelle-Calédonie pour leur diversité récifale et les écosystèmes associés. Il s'agit du premier espace de l'Outre-Mer français inscrit au patrimoine mondial.

L'inscription sur la Liste du patrimoine mondial d'une grande partie d'une grande partie du récif corallien de Nouvelle-Calédonie a été saluée par Jean-Louis BORLOO, ministre d'État, ministre de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de l'Aménagement du Territoire (MEEDDAT) : " en cette année internationale des océans, un nouveau pas a été franchi vers l'objectif fixé, dans le cadre du projet de loi Grenelle Environnement, de placer 2 % du territoire sous protection forte d'ici 10 ans ".

Les lagons de Nouvelle-Calédonie

Entourée d'une barrière de corail de 1 600 km de long, la Nouvelle-Calédonie est le pays du plus grand lagon du monde. À certains endroits de la côte, la barrière de corail se situe seulement à quelques kilomètres des terres, à d'autres il faut parcourir 65 km pour la rejoindre. Sa flore et sa faune sont uniques au monde et il abrite entre quinze et vingt mille espèces marines telles que les baleines à bosse, les dugongs et les tortues marines.

Selon la liste du Patrimoine Mondial de l'UNESCO, les lagons de Nouvelle-Calédonie constituent "six groupes marins représentant la diversité principale des récifs coralliens et des écosystèmes associés de l'archipel français de Nouvelle-Calédonie, dans le Pacifique, un des trois systèmes récifaux les plus étendus du monde.
On y trouve une diversité exceptionnelle d'espèces de coraux et de poissons et un continuum d'habitats allant des mangroves aux herbiers marins avec la concentration de structures récifales la plus diversifiée de la planète. Les lagons et récifs coralliens de Nouvelle-Calédonie abritent des écosystèmes intacts avec des populations nombreuses et diversifiées de grands prédateurs et de grands poissons. Ils offrent un habitat pour nombre de poissons, tortues et mammifères marins en danger dont la troisième plus large population de dugongs du monde. Ces sites sont d'une beauté exceptionnelle et contiennent des récifs d'âge varié, allant de structures vivantes à d'anciens récifs fossiles, qui offrent une source importante d'information sur l'histoire de l'Océanie."

Le lagon néo-calédonien constitue la deuxième plus grande barrière corallienne continue du monde après celle de l'Australie. La zone reconnue par l'UNESCO se répartit en six sites totalisant quelques 15 000 km², sur les 23 000 km² que constitue la zone totale. Les six sites comprennent notamment :
- dans le Sud, le Grand Lagon Sud et la zone côtière Ouest,
- dans le Nord, la zone côtière Nord et Est et le Grand Lagon Nord,
- aux îles Loyauté, les Atolls d'Ouvéa et de Beautemps-Beaupré,
- et au large, les Atolls d'Entrecasteaux.

Ces six espaces marins représentent la diversité principale des récifs coralliens et des écosystèmes associés de l'archipel français de Nouvelle-Calédonie. Ils seront gérés et suivi sous la coordination de comités locaux associant tous les acteurs.

33ème site français inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO, le récif corallien de Nouvelle-Calédonie est le deuxième à être uniquement naturel, après le Golfe de Porto en Corse.

Une opportunité pour un développement durable de la région

Cette reconnaissance internationale est une formidable opportunité pour la Nouvelle-Calédonie qui intègre le club très convoité des 167 pays possédant des « biens naturels » reconnus à travers le monde pour leur « caractère exceptionnel, universel et inestimable », parmi lesquels, le grand canyon du Colorado, les fjords de Norvège et les îles Galàpagos.
Selon le MEEDDAT, cette inscription devrait favoriser l'essor d'un tourisme durable et respectueux des sites, notamment la plongée sous-marine, et une gestion adaptée des ressources du lagon.

Les autres sites en liste

Le comité d'experts de l'UNESCO, réunit jusqu'au aujourd'hui jeudi à Québec, a également retenu pour la France 12 fortifications construites par Vauban, le célèbre architecte militaire.
Parmi les sites européens inscrits sur la liste, figurent les lotissements sociaux avant-gardistes de Berlin et le centre historique de Saint Marin. De nombreux sites internationaux ont également été ajoutés. Pour les prochaines années, la France prépare les propositions d'inscription du Volcan de l'Ile de La Réunion et des paysages de l'agropastoralisme méditerranéen des Causses et Cévennes.

Situation géographique


Agrandir le plan

Notes

Pour obtenir le label du Patrimoine mondial de l'Unesco, les sites proposés devaient répondre à quatre critères:
- Un processus écologique et biologique remarquables pour l'évolution des écosystèmes.
- La présence d'habitats en excellente conservation pour la biodiversité, y compris pour les espèces menacées et emblématiques.
- Une beauté naturelle exceptionnelle.
- Constituer des exemples représentatifs de l'histoire de la terre.

Auteur

avatar Christophe Magdelaine / notre-planete.info (tous droits réservés)

2 commentaires

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avatar Rivoira Pertuis - 02/08/2008, 14:06

Que la Nouvelle Calédonie reste telle que nous l' avons connue en 2007 , avec ses paysages magnifiques et son accueil chaleureux . La province Nord,(la brousse) nous a emballée , dommage que les usines denotent et degradent les collines , mais il faut bien "une économie" pour le territoire .

Touristes , que vous apportiez beaucoup , ou

de façon moindre vos devises , respectez ,

ce coin de paradis.....et prenez en plein vos mirettes et votre coeur.

Christiane.





avatar Cassiopée - 17/08/2008, 00:46

Félicitations à l'UNESCO pour cette prise de position.



Je fais partie de ceux qui sont pour la reconnaissance de la fôret amazonienne dans le patrimoine mondial de l'universalité.



50% des espèces animales, très souvents inconnus, et aussi végétales, très important pour la régulation du climat ne sont pas reconnus comme patrimoine universel de l'unversalité.



Des espèces animales et végétales sont inconnus de l'espèce humaine, et nos mécanismes de marchés les exterminent. Ainsi que ceux que disparaissent au fur et à mesure de l'exploitation de ces richesses de survies.



Le privé et le public du continent sud-américain ont failli face aux pressions internationales et internes, les instances internationales comme l'UNESCO doivent se lier pour faire à ces menaces qui extermine des espèces vivantes et qui contribue au réchauffement climatique.

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