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Etat du climat mondial en 2007 : une année encore bien trop chaude

4349 lectures / 8 commentaires02/07/2008, 16:50 - mise à jour : 03/07/2008, 10:45
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Etat du climat mondial en 2007 : une année encore bien trop chaude
Champ d’anomalies de la température à la surface du globe en 2007, en
degré Celsius, par rapport à la période de référence 1961-1990. Chaque
croix désigne, pour le pixel correspondant, l’anomalie positive la plus
marquée des 158 dernières années

crédit : Centre Hadley du Service météorologique national et Section de recherche
sur le climat de l’Université d’East Anglia (Royaume uni)
D’après les analyses effectuées par les grands centres climatologiques, 2007 fait partie des dix années les plus chaudes jamais enregistrées.

Les analyses du Centre Hadley du Service météorologique du Royaume-Uni ont révélé que la température moyenne à la surface du globe en 2007 présentait une anomalie positive de 0,40 °C par rapport à la normale calculée pour la période 1961-1990 (14 °C). Par conséquent, 2007 se place au septième rang des années les plus chaudes depuis le début des relevés.
D’après le Centre national de données climatologiques de l’Administration américaine pour les océans et l’atmosphère (NOAA), l’anomalie positive est de 0,55 °C par rapport à la normale calculée pour tout le XXe siècle (1901-2000), qui est de 13,9 °C, ce qui place 2007 au cinquième rang des années les plus chaudes.

Janvier 2007 a été le mois de janvier le plus chaud jamais enregistré depuis que des relevés ont commencé à être établis à l’échelle du globe.

Calculées séparément, les températures moyennes en surface en 2007 dans l’hémisphère Nord (anomalie positive de 0,62 °C) par rapport à la période 1961-1990, dont la moyenne s’établit à 14,6 °C et dans l’hémisphère Sud (anomalie positive de 0,18 °C par rapport à la moyenne de 13,4 °C) occupent respectivement, d’après les analyses du Centre Hadley, le deuxième et le dixième rang des températures les plus élevées depuis le début des relevés. En janvier, la température moyenne à l’échelle du globe a atteint 12,7 °C, la normale sur ce mois calculée pour la période 1961-1990 étant de 12,1 °C.

Toutes les données de température sont entachées d’incertitudes qui découlent essentiellement des lacunes des réseaux d’observation. Ces incertitudes sont telles que 2007 pourrait être l’année la plus chaude, mais pourrait aussi se placer au neuvième rang des années les plus chaudes depuis le début des relevés, tous les intermédiaires étant statistiquement plausibles.

La température moyenne à la surface du globe a accusé une hausse de 0,74 °C depuis le début du XXe siècle, mais cette progression n’a pas été continue. Sur les cinquante dernières années, le rythme moyen du réchauffement (0,13 °C par décennie) est presque le double de celui calculé pour le siècle écoulé.

Disparités régionales

Sur l’année, les températures moyennes ont été supérieures à la normale dans la plupart des régions continentales, avec quelques anomalies froides dans le sud de l’Amérique du Sud. Les anomalies chaudes les plus marquées ont concerné les hautes latitudes de l’hémisphère Nord, dont une grande partie de l’Amérique du Nord, de l’Europe et de l’Asie. Dans ces régions, les températures annuelles ont dépassé de 2 à 4 °C la normale calculée pour la période 1961-1990. En Fédération de Russie, 2007 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée en 150 ans de mesures hydrométéorologiques.

Des températures nettement supérieures à la normale ont été constatées dans une grande partie de l’Atlantique Nord, situation qui reflète la phase chaude de l’oscillation atlantique multidécennale qui s’est amorcée au début des années 90. En revanche, les températures de surface de la mer étaient inférieures à la normale dans une grande partie de l’océan Austral.

Le début de l’année 2007 a été marqué par des anomalies thermiques records un peu partout dans le monde. Certaines régions d’Europe ont connu un hiver et un printemps parmi les plus cléments de leur histoire, les températures moyennes de janvier et d’avril étant supérieures de plus de 4 °C à la normale pour ces mois.

Des températures torrides ont sévi dans une grande partie de l’Australie-Occidentale entre début janvier et début mars, celles de février dépassant de plus de 5 °C la moyenne. En juin et juillet, deux vagues de chaleur extrême ont frappé le sud-est de l’Europe, où les maxima quotidiens, qui étaient supérieurs à 40 °C et qui ont même atteint 45 °C en Bulgarie, ont pulvérisé les précédents records. Des dizaines de personnes sont décédées et les pompiers ont combattu les brasiers qui ont ravagé des milliers d’hectares. Une forte vague de chaleur a également sévi durant une bonne partie du mois d’août dans le sud des États-Unis, faisant plus de 50 victimes ; pendant cette période, nombre de records absolus de température ont été battus. Août et septembre 2007 ont été extrêmement chauds dans certaines régions du Japon, le maximum absolu de 40,9 °C enregistré le 16 août constituant un nouveau record national.

Le 26 décembre, le mercure a atteint 44,2 °C à Perth, capitale de l’Australie-Occidentale, soit la température la plus élevée jamais constatée en décembre depuis le début des relevés, en 1897 : cette valeur dépasse de presque 2 °C le précédent record, à savoir 42,3 °C le 31 décembre 1968.

En revanche, l’Australie a connu en juin le mois le plus froid de son histoire, la température moyenne étant inférieure de 1,5 °C à la normale. L’Amérique du Sud a connu entre juin et août un hiver inhabituellement rigoureux : des vents violents, de forts blizzards et des chutes de neige exceptionnelles se sont abattus sur plusieurs provinces, la température chutant jusqu’à -22 °C en Argentine et -18 °C au Chili au début de juillet. Le Midwest des États-Unis a connu dans la deuxième semaine de décembre de violentes tempêtes hivernales et des pluies verglaçantes qui ont recouvert d’une épaisse couche de glace des régions très étendues, privant d’électricité des centaines de milliers de foyers.

En savoir plus

Notes

Conformément à la pratique établie, les analyses de la température à l’échelle du globe sont réalisées par l’OMM à partir de deux jeux de données distincts. Le premier est le jeu de données combinées provenant du Centre Hadley du Service météorologique du Royaume-Uni et de la Section de recherche sur le climat de l’Université d’East Anglia (Royaume-Uni). Le second est tenu à jour par la NOAA qui relève du Ministère du commerce des États-Unis d’Amérique. Les deux centres opèrent à partir d’analyses améliorées de la température tout en utilisant des méthodes différentes. Les classements peuvent donc varier légèrement selon la méthode retenue.

Référence

Déclaration de l'OMM sur l'état du climat mondial en 2007 - OMM (format PDF)

Liens

Notre dossier sur le changement climatique
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Auteur

Organisation Météorologique Mondiale

8 commentaires sur cette actualité !

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Christophe Magdelaine - notre-planete.info - 09/07/2008, 22:47
@ Gilbert Suède (Uppsala) : concernant les îlots de chaleur urbain, des corrections sont bien sûr apportées aux mesures effectives.
Gilbert Suède (Uppsala) - 09/07/2008, 21:01
Bonjour,
la carte est seulement une représentation graphique d'anomalie d'une température moyenne sur une année
par rapport à la normale calculée entre 1961-90. ATTENTION: ce n'est pas la température la plus élevée et relevée à 14.00 à Paris ou à Stochkolm.
Si les températures relevées à la surface du sol sont toujours prises dans les stations métérologiques traditionelles, il y a un problèmes majeus qui est quélles sont trop souvent dans un milieux urbains. Si par contre, les températures sont relevées par sattellite, il y a plus de chances d'éviter les points de chaleur urbains "urbain heat".
Deuxièmes points: Il y a peu d'écrit sur la relation entre la trajectoire de la terre par rapport au soleil dans l'espace. Quand le trajectoire du soleil s'approche de celle de la terre, et cela du façon cyclique (voir Milokovith), ajouter à cela, plus d'éruptions solaires et un changement d'inclinéson de la terre, vous avez en résultat un changement de climat au niveau régional, comme des printemps et automnes plus chaud en europe du nord.
Comment comparer? difficile parfois si ce n'est souvent. Comme les masses océaniques changent plus lentement de température, une cartes de température des océans par mois et par année est intéressant à comparé sur plusieurs années avec la carte proposée dans l'article.
/Gilbert
dansoko à Bamako(Mali) - 08/07/2008, 16:42
pour faire face à ce changement climatique nous devons (population du monde) prendre des mesures à fin de mettre fin ou diminuer les émission des gaz à effet de scère. Il ne s'agit pas de s'engager et ne pas respecter l'engagement: car nous sommes habituer à signer des gros dossiers et ne pas les appliquer sur terrain. Notre planette a assez supportée de ce rechauffement climatique. La pauvrété pousse les pays du sud à détruire leur couche de protection qui est la forêt et les riches ne cherchant que l'argent ne songent pas au devenir de notre planette. des catastrophes natureles se multiplient chaque année dans le monde.
Alain AIRAULT (Illkirch 67) - 07/07/2008, 23:44
Une année chaude, mais toujours des disparités régionales. Et ce n'est pas une saison localisée, ex l'été 2007 en France qui change la tendance de fond (voir sur le site http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1317.php que j'avais commenté à l'époque). Le réchauffement en cours est indéniable, mais les variations climatiques ont toujours existé. Le problème, c'est notre degré ou non de responsabilité, car les facteurs humains s'ajoutent aux causes naturelles, et plus fortement que jadis. Et nous ne pourrons jamais "quantifier" notre responsabilité. Les émissions de CO2 peuvent et doivent être maîtrisées, les solutions techniques et comportementales existent mais nous en restons plutôt aux déclarations de bonnes intentions.... n'attendons pas les preuves par des catastrophes que nous pouvons prévenir. Et mieux vaut maîtriser nos émissions de gaz carbonique "pour rien" (concernant les ressources et notre indépendance énergétique c'est tout bénéfice) que de subir des catastrophes irréversibles provoquées par lui le cas échéant.
En ce qui concerne l'Alsace, un graphique très parlant montrant le réchauffement de ce dernières années par rapport à la période 1961-90 (http://www.alertes-meteo.com/stephane/bilan/bilan.htm puis graphique / temperatures). Le chaud l'emporte manifestement même si le second semestre 207 montre un décrochage momentané. Il est vrai aussi qu'en dehors des étés 2003 et Juillet 2006 les dernières saisons estivales (Juillet Août) ont souvent été dépressionnaires et pourries ! Mais ce sont surtout les températures nocturnes qui montent. Sinon l'effet du à l'urbanisation (et là nous devrions limiter la goudronite !) est-il bien pris en compte dans les estimations ?
Pour rejoindre certains commentateurs il est vrai aussi que nos modes de vie sont devenus trop artificiels.
Gabriel TCHATAT Yaoundé Cameroun - 07/07/2008, 20:02
La flambé des prix de carburant nous amène à penser que la demande et la production des énergies fossiles va augmenter avec une augmentation des externalités climatiques comme celles observées en 2007. Et le biocarburant -énergies nouvelles renouvelables? La Banque Mondiale n'en veut pas voir le rapport présenté au G8 ce matin (07/07/2008).

L'adaptation? l'atténuation? c'est un coup d'épée dans l'eau
hervé France (Hérault) - 07/07/2008, 17:39
Bravo Céline, tu as tout compris! Comme toujours avec le matraquage médiatique, il faut se demander à qui le "crime" profite.
Ici l'équation est claire: réchauffement= fin du monde= problème mondial et il faut donc un gouvernement mondial pour le régler.
C'est pas plus compliqué que ça....
Céline France (Isère) - 07/07/2008, 09:04
Bonjour,
il y a quand même quelque chose qui me chagrine...
Cette année j'ai jamais tant chauffé... J'ai commencé la saison de chauffe en octobre !!! alors que d'habitude c'est plutôt dernière semaine de novembre - première semaine de décembre... Et j'ai terminé en 2008 début avril...
Expliquez-moi où est le réchauffement ?!

Je sais qu'il ne faut pas regardé son nombril mais l'augmentation globale des températures à l'échelle du globe. Mais sur votre carte la France est en anomalie positive.
L'été dernier était pourri, on s'est gelé en août, certaines personnes dans les massifs montagneux ont même dû rallumer les cheminées !

Je pense que ces études scientifiques vont toutes dans le même sens : celle du loby des écolos pour faire peur aux gens et crier au loup.
Je ne dis pas qu'il faut continuer à vivre comme nous le faisons en dépit du respect de notre environnement. Mais il faut pas non plus nous prendre pour des imbéciles.
Quand on voit ces données, on ne peut peut que s'interroger et comparer à ce qu'on connait... Et moi je vous dit qu'en 2007 c'était loin loin loin d'être la canicule de 2003.

J'en ai marre de cette pensée unique qui consiste à faire peur pour faire adhérer les masses et qui prend les gens pour des cons.

La protection de la planète doit être dans nos gènes car nous sommes des animaux comme les autres. Il faut que l'Homme revienne à la nature, qu'il se repositionne dans les écosystèmes. L'éducation de l'espèce humaine doit aller dans ce sens. Mais il faut arrêter de nous prendre pour des imbéciles. A force de crier au loup, les gens n'écouteront plus et se détourneront de l'objectif fixé.
Timote Costa Rica - 02/07/2008, 22:23
Hello,
Sans les mesures necessaires, la repetition de ce probleme est possible et peut etre meme pire.If faut envisager les petits pays qui deboisent et les grands qui polluent.S'ils sont tous invites au salon des conventions,les nouvelles mesures peuvent etre mieux efficace.
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