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L'Europe ne parvient pas à freiner les émissions générées par le secteur des transports

2450 lectures / 13 commentaires11/03/2008, 14:08
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Selon un nouveau rapport publié par l'Agence européenne pour l'environnement (AEE), le secteur des transports de l’Union européenne (UE) doit mettre en œuvre des mesures rigoureuses afin d'aider l'Europe à atteindre ses objectifs en matière d'émissions de gaz à effet de serre. En effet, L’Union européenne ne parvient pas à restreindre les émissions générées par le secteur des transports : il s’avère nécessaire de procéder à des améliorations en profondeur et à la définition d’objectifs clairs.

Alors que les volumes de passagers sont en croissance constante et que le transport de marchandises croît plus rapidement que l'économie, l'efficacité énergétique de la circulation des produits diminue, et ce, en dépit des progrès technologiques. L'étude intitulée «Climate for transport change» invite instamment les décideurs politiques à établir des objectifs ambitieux mais réalistes pour ce secteur, tout en répondant «de manière sérieuse et impartiale» à la demande en matière de transports.

Le professeur Jacqueline McGlade, directrice exécutive de l'AEE, se déclare «convaincue que nous pouvons limiter la croissance vertigineuse des émissions générées par le secteur des transports». Selon Mme McGlade, «la croissance effrénée des activités de transport engendre trop d’effets secondaires qui nous concernent tous, tels que le bruit et la pollution atmosphérique. Elle est également la cause de graves dommages pour la biodiversité en Europe».

Le professeur McGlade souligne que «la politique communautaire des transports doit agir sur cette évolution à la hausse des émissions», arguant que « si les transports, et notamment les transports routiers, avaient suivi une tendance identique à celle observée dans d’autres secteurs économiques, nous aurions pu revendiquer une position de leader à l’échelle internationale en atteignant nos objectifs en matière d’émissions de gaz à effet de serre au titre du protocole de Kyoto il y a plusieurs années.»

Le rapport, présenté le 3 mars 2008 à Bruxelles au comité temporaire sur le changement climatique du Parlement européen, va bien au-delà de la présentation de données en matière d’émissions provenant du secteur des transports, et ses auteurs plaident instamment pour une intégration des problématiques d’occupation des terres et des transports dans la planification urbaine. Au sein de l'UE-15, les villes sont responsables d’environ 80 % des coûts résultant des embouteillages, y compris la perte d’heures de travail.

Le professeur McGlade attire l’attention sur le fait que « le secteur des transports a été trop longtemps exempt de régulation coercitive en ce qui concerne la lutte contre le réchauffement de la planète et les émissions de carbone. Les gouvernements et les citoyens doivent repenser en profondeur leur approche de la politique des transports, ne fût-ce que par souci de protection sanitaire. Nous ne pouvons continuer à octroyer des privilèges à des modes de transport peu efficaces ».

Cette étude réalisée à l’échelle de l'Union européenne révèle que les engagements volontaires des fabricants automobiles à améliorer l'efficacité des véhicules n’ont pas généré de gains suffisants. En outre, les taux d’occupation des véhicules privés ont progressivement diminué. Environ 12 % des émissions de CO2 dans l’UE proviennent de carburant consommé par des voitures particulières.

Les obligations formulées dans le protocole de Kyoto ne portent pas sur les activités internationales de transport aérien et maritime, en raison, en partie, des difficultés à imputer les émissions à un pays spécifique.

En savoir plus

Notes

Le rapport de l'AEE, intitulé «Climate for a transport change», est la publication annuelle du Mécanisme de Rapport Transports et Environnement (TERM) de l'AEE, qui surveille l'évolution et l'efficacité des efforts déployés en vue d’intégrer les stratégies en matière de transports et d’environnement. Le rapport vise à couvrir tous les États membres de l'AEE.
À propos de l’Agence européenne pour l’environnement (AEE)
L'AEE est située à Copenhague. Elle a pour objectif de contribuer à une amélioration significative et mesurable de l’environnement européen en fournissant des informations opportunes, ciblées, pertinentes et fiables aux décideurs politiques et au public.

Liens

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Auteur

Agence Européenne pour l'Environnement
13 commentaires sur cette actualité !
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Nièvre - 15/05/2008, 15:41
les éudes sont bien mais il faut encore prendre des mesures convenables.Les pouvoirs publics doivent réagir à ses études pour limiter les effets de la pollution liés aux transports.
A quand les actes?
optimiste - 21/04/2008, 11:33
bonjour,
Il faudrait quand même rechercher de vrais solutions pour essayer de moins polluer l'air de nôtre planete;
DEs gens travaillent depuis longtemps pour celà et sont arrivés malgré les embuches et des batons dans les roues,a de grandes avancées technologiques: veillez consulter le site : www.mdi.lu pour avoir des informations qui seraient trop longues a vous décrire, il y en a bien d'autres!!!!!!!!! Par exemp. moteur pant. à eau sur tracteur agricoles...... Aidez-les à avancer en les faisant connaître, si non ! Nôtre France sera toujours à la traine et à la solde des autres pays..... et! nous avons les TECHNICIENS,ne les laissons pas partir SVP.
Pierre (Reims) - 11/04/2008, 14:36
Je pense que notre avenir environnemental plus sain passe par l'innovation, les nouvelles technologies qui donnent des résultats et ne vont pas perturber l'alimentation mondiale vitale, et enfin par un changement d'attitude et d'habitudes!
Par exemple le prix du carburant en constante augmentation est en train de nous rappeler que c'est maintenant qu'il faut se bouger!
Jan - 12/03/2008, 14:26
"Vivre sans voiture - impossible"
Sais tu que plus de la moitié des foyers parisiens ne possèdent pas de voiture ?
La preuve que dans une zone urbaine dense, le besoin de voiture est réduit.
HanumaN - Laragne (Hautes-Alpes) - 12/03/2008, 14:15
Le problème des transports n'est qu'un problème sous-jacent du contexte global, de la manière qu'a notre société mondialisée de fonctionner. Surproductivisme > surconsommation > surtransport de marchandises.

En réalité, la logique libérale ne laisse pas la place à la logique humanisto-écologisto raisonnable. Par définition, toute entreprise doit faire des profits. Il faut bien produire plus pour vendre plus. Pour vendre plus, il faut plus de transports, plus de carburant, plus de pollution ...

Il ne faut pas rêver, tant que le monde ne changera pas, personne ne changera rien au problème de la pollution par les transports.

Une chose est sûre, avec la crise du pétrole tout cela ne durera pas éternellement . On le voit bien, le prix du baril s'enflamme et ce n'est probablement pas prêt de s'arrêter. Il va fatalement y avoir un moment où l'impact du prix du pétrole sera tel sur les prix des produits que nous consommons, que la société devra trouver des réponses efficaces sous peine de voir le peuple se révolter ... Mais peut-être que tout cela est voulu après tout ...
Ludo Vosges - 12/03/2008, 11:28
"Vivre sans voiture - impossible" ? Alors comment faisaient nos grands parents? c'etait des genies sans doute... on a la memoire courte ... a ce rythme on va reinventer l'eau chaude...
nénèc - 12/03/2008, 11:02
Vivre sans voiture - impossible
Vivre sans argent -impossible
Vivre sans polluer - impossible
Accelerer et freiner en même temps - impossible
Alors que faire ??? rien, on continue, on fonce et on verra bien.
Vincent (Belgique) - 12/03/2008, 09:08
"L'Europe ne parvient pas...". Je dirais plutôt "L'Europe ne veut pas ...". Les lobbies routiers sont puissants. C'est la gangrène de nos démocraties. Que voulez-vous que nos politiques prennent comme décisions quand on les voit traîner avec tout ce que la planète compte comme pollueurs? Ils vivent (et nous vivons) dans une douce torpeur en pensant que l'argent peut sauver de tout. Eh bien non messieurs, quand la planète dépérira, les plus démunis viendront chercher les restes chez vous, avec la violence qui anime souvent les ventres affamés.
MURRAY Christopher - 12/03/2008, 01:16
Pour qui voter dimanche ? Chacun des principaux candidats (à St Etienne où j'ai le plaisir de résider) met en avant le caractère indispensable de l'A45 Lyon - St Etienne et d'un contournement ouest de la ville, à quatre voies. Combien de temps faudra-t-il avant que ces nouveaux axes soient à leurs tour saturés (puisqu'ils sont appelés à générer du "développement" un peu plus loin dans le territoire, Massif Central au premier chef ) ?
Devant le nouveau Zénith HQE que nous allons bientôt inaugurer, - également à Saint-Etienne - que verra-t-on ? Un parking de combien de fois 1000 places pour cet équipement à rayonnement "régional" ?
Et quel transport collectif pourrait répondre aux besoins attendus par le développement espéré par les promoteurs d'une station nordique comme Chalmazel par exemple (Monts du Forez) ?
Effectivement, à l'intérieur des villes la voiture recule. Mais à l'extérieur, comment parvenir à une diminution des véhicules à moteurs alors que l'essentiel de vie économique, mais aussi, dans une certaine mesure les loisirs et la culture, réclament de plus en plus d'adaptabilité, d'étalements des horaires, de mobilité, de volumes à transporter, de distances à parcourir?
Enfin, je trouve qu'il y a une tragique ironie à voir les mots "développement durable", "environnement", etc ... systématiquement récupérés par "le sourire imbécile de la publicité" (l'expression est de Kundera), laissant croire à croire à bon compte qu'en continuant d'acheter à peu près les mêmes produits (et si possible en plus grande quantité), nous sommes tous devenus d'ardents defenseurs de la planète ! Qu'est-ce qu'on est beaux sur les spots !
Alain A (Illkirch 67) - 11/03/2008, 22:38
La lutte contre l'explosion des transports passe par une revue de l'aménagement du territoire : l'étalement urbain et le "mitage", constructions isolées en pleine campagne génératrices de déplacements motorisés à la moindre course doivent être stoppés, les villes doivent être densifiées sans bien sur tomber dans le défaut de la concentration : la voiture sera moins souvent indispensable. L'étalement urbain impose généralement plus d'infrascructures routières consommatrices d'espace par habitant de surcroit, avec les effets négatifs sur la biodiversité et la consommation des terres agricoles. Les zones urbanisables doivent se rapprocher des réseaux de transport en commun et utiliser au maximum les friches urbaines, la rénovation (reconstruire la ville sur la ville).
Par ailleurs le citadin souhaite des villes vertes (voir l'article de l'autre jour http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1569_francais_villes_vertes.php) mais réclame souvent des places de parking en centre ville pour pouvoir garer sa voiture lorsqu'il circule.
Côté marchandises, il est indispensable de privilégier quand c'est possible le produit local. En effet le transport n'est pas évalué à son vrai coût en terme d'effets en aval (consommation des ressources et d'espaces pour les infrastructures, bruit, embouteillages, pollution). Le libre échangisme ne tient pas compte de ces paramètres. A ce niveau ce sont aussi les règles du commerce intarnational qui doivent évoluer (ce sera très difficile je pense) en étant plus tolérant sur le refus de certaines importations.
Pour les investissements pour les transports collectifs, peut mieux faire. Au niveau de Strasbourg, le Grand Contournement Ouest a été déclaré d'utilité publique par nos dirigeants en pleine contradiction avec l'esprit du "Grenelle" et l'opinion des habitants du Kochersberg (région agricole au N.O de Strasbourg), cet argent devrait servir en priorité à booster les transports collectifs (tram-train, tramway Strasbourgeois) et au niveau routier à entretenir le réseau existant en améliorant certains points noirs.
Dernier point : pourquoi concentrer les emplois tertiaires dans les grandes villes avec les migrations quotidiennes forcées ? Développer aussi le télétravail même à temps partiel (un jour chez soi, un jour au bureau) là où les techniques et les contraintes liées au poste le permettent.
Une hausse accrue du prix de l'essence (voir le livre "Le plein s'il vous plait" de Jean-Marc jancovici, polytechnicien spécialisé dans l'énergie) sera certainement indispensable pour faire évoluer les comportements et encourager les véhicules sobres. Pour les biocarburants, attention à ne pas tirer sur les ressources et tomber dans le piège des cultures intensives au détriment aussi de notre alimentation : manger ou conduire il faut choisir !
Mornantet - Chassagny - 11/03/2008, 21:37
Il a été facile de délocaliser l'industrie du territoire national vers la Chine ou l'Inde. Le résultat fut très positif pour nos objectifs de Kyoto.
Par contre, il sera beaucoup plus difficile de délocaliser les autoroutes.
Cela va donc entrainer de tailler dans de nombreux objectifs de développement. Il va falloir abandonner la sacro-sainte idée de croissance et envisager la vie différemment.
La prise de conscience populaire n'est pas encore là. Les beaux discours politiques ont encore de beaux jours devant eux.
LOURD Bernard à ST-CHAMOND (Loire) - 11/03/2008, 16:24
Je ne suis pas sûr qu'il faille attendre si longtemps. Le réchauffement climatique se développe de façon exponentielle, un effet en agravant un autre etc... La vraie réflexion est de savoir si le point de non retour n'est pas atteint ou proche. Il serait bon néanmoins de ne pas cèder aux lobbies routiers entre autres et de prendre des mesures coercitives, et en rendant à l'argent sa valeur d'outil d'échange, donc de moyen, et lui retirer la valeur de but à atteindre qu'il a aujourd'hui. J'ai 5 petits-Enfants, je sais qu'ils ne verrons jamais ce que j'ai vu (et même déjà mes enfants), et j'ai des doûtes sérieux sur la possibilité qu'ils auront d'avoir une vie longue et heureuse (par notre faute, pour n'avoir pas convaincu... Même les prix Nobel ne sont plus entendus, dès qu'on parle d'intérêts financiers.
COLLOMB Noël - 11/03/2008, 14:35
Quand remplacera-t-on les discours et les études par des actes et des mesures énergiques pour développer les transports en commun (train, tram-train, métro, bus...) ? Quand réduira-t-on le nombre de camions sur les routes et autoroutes en développant le ferroutage sur les longues distances ou le transport fluvial ou maritime ? Au lieu de cela, en France, on envisage la construction de 2500 km d'autoroutes d'ici l'an 2020 ! On marche sur la tête et ce sont nos enfants qui en pâtiront !
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