Températures moyennes de surface par rapport à 1951-1980 (terre et mer)crédit : GISS
Les climatologues de l’Institut Goddard pour les Etudes Spatiales (GISS) de la NASA basé à New York, ont déterminé l’année 2007 comme année la plus chaude depuis 1880, à égalité avec l’année 1998, faisant ainsi de 2007 la deuxième année la plus chaude sur Terre en l’espace d’un siècle.
Selon le directeur du
GISS NASA, James Hansen, " il est peu probable qu’on ait des températures moyennes exceptionnelles en 2008. "Cependant, "sans prendre en compte les nombreuses éruptions volcaniques, nous pouvons nous attendre à un record de températures dans le monde pour les années à venir, et qui dépassera largement celui de 2005. Ce record de températures pourrait avoir lieu pendant la durée du prochain phénomène
El Niño, suite à une tendance au réchauffement climatique provoquée par les émissions de gaz à effet de serre qui ne cessent d’augmenter. "
Parmi les records de températures, les huit années les plus chaudes ont été enregistrées depuis 1998. De même, les quatorze années de plus fortes chaleurs ont eu lieu depuis 1990.
Les chercheurs de l’Institut Goddard ont exploité des données sur les températures provenant de stations météo terrestres, de mesures de la température des banquises réalisées par satellite depuis 1982, ainsi que des données provenant de bateaux en ce qui concerne les années antérieures.
En 2007, un réchauffement considérable a eu lieu dans l’Arctique et dans les régions voisines de hautes latitudes. Le réchauffement climatique touche surtout les régions polaires. Or, la fonte de la glace et de la neige diminue la capacité de ces régions à réfléchir les rayons du soleil, ce qui accroît d'autant plus le réchauffement régional.
La grosse chaleur constatée en 2007 en Arctique est en accord avec les observations faites en septembre de la même année et qui avaient révélé une banquise de petite taille dans cette partie du globe ;
la plus petite superficie jamais enregistrée.
D’après Hansen, « il a fait plus chaud en 2007 qu’en 2006, comme nous l’avions prévu l’année dernière. Ainsi, cela a permis à la tendance au réchauffement présente depuis 30 ans de continuer à sévir, et qui est la principale conséquence des activités humaines, responsables de l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre. »
Une erreur dans les données des Etats-Unis ne change pas la tendance globale
En août 2007, une petite erreur d'analyse a été détectée. En effet, les données de températures réajustées qui sont issues du Réseau Climatologique Historique des Etats-Unis (USHCN) entre 2000 et 2006 montrent au final une baisse de 0,15°C de l'anomalie positive de température, par rapport aux précédentes données. Du coup, c'est l'année 1934, aux Etats-Unis, qui est l'année la plus chaude depuis les enregistrements de température, suivie par 1998 et 2005. Cependant, cette erreur reste de portée limitée puisqu'elle ne touche que 1,6% de la surface de la Terre sur seulement quelques années.
C'est pourquoi, au niveau planétaire, les conséquences sont imperceptibles et le réchauffement climatique n'est pas contredit, si il fallait encore s'en convaincre.
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Références
2007 Was Tied as Earth's Second-Warmest Year - GISS (traduction :
Pamela Sithivong)
1934 and all that - RealClimate
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