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Les Français rêvent de « villes vertes » !

3708 lectures / 11 commentaires21/02/2008, 17:07 - mise à jour : 21/02/2008, 18:33
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Les Français rêvent de « villes vertes » !
Bry sur Marne, Ile-de-France
crédit : © C. Magdelaine - notre-planete.info
Les Français veulent plus de vert dans leur cadre de vie ! L’enquête 2008 de l’UNEP (Union Nationale des Entrepreneurs du Paysage), menée en partenariat avec IPSOS, révèle que les parcs et jardins sont devenus indissociables de leurs attentes en matière d’aménagement urbain. Pour 72 % d’entre eux, la présence d’espaces verts à proximité de leur habitation a été un critère essentiel dans le choix de leur lieu de vie. Près d’1 Français sur 3 juge insuffisants les budgets que les collectivités consacrent aux parcs et jardins, et plus de la moitié réclame que soit instaurée l’obligation d’un pourcentage minimum d’espaces verts dans chaque projet immobilier ou commercial.

Les Français font rimer « verdure » et « cadre de vie »

L’enquête UNEP-IPSOS révèle qu’un quart des Français n’ont pas accès à un jardin privé, qu’il soit individuel ou collectif. Dans les grandes villes, ils sont 1 sur 3 dans ce cas, et jusqu’à 1 sur 2 en région parisienne. Leur seule opportunité de satisfaire leur désir de nature est donc de se réfugier dans les parcs et jardins publics. Rien d’étonnant, dans cette configuration, qu’ils soient 72 % à considérer la présence d’espaces verts à proximité de leur lieu d’habitation comme un critère "important", voire "prioritaire" lorsqu’ils emménagent. Visiblement jamais rassasiés de verdure, ceux qui disposent d’un jardin privé sont également les plus attentifs à l’existence d’espaces verts publics près de chez eux (82 %).

La prise en compte du végétal au sein de l’aménagement urbain : peut mieux faire !

A la faveur de l’imminence des élections municipales, la fin de l’année 2007 a vu l’éclosion de nombreux projets d’embellissement urbain à travers toute la France. Selon l’enquête TNS de novembre 2007 pour l’Observatoire de la Ville, un peu plus d’un élu sur deux a déjà créé des espaces verts respectant la biodiversité, et 28 % prévoient de le faire.

Mais ces efforts, s’ils sont réels, sont visiblement insuffisants aux yeux des Français : près d’1 sur 3 estime que les budgets consacrés par les collectivités aux parcs et jardins ne sont pas assez élevés. Sans doute faut-il lire dans cette demande l’expression d’un besoin plus profond, celui du développement des espaces verts urbains sur le long terme, pour une rénovation durable de leur cadre de vie.

Dans la même veine, plus d’1 Français sur 2 souhaiterait que, dans tout projet immobilier ou commercial, un pourcentage minimum d’espaces verts soit imposé.

Fait rassurant : les élus semblent bien sensibilisés aux attentes de leurs administrés en matière de développement durable et d’environnement. 44 % des maires estiment que, lors des élections municipales à venir, l’environnement et le cadre de vie compteront davantage qu’en 2001 (sondage IPSOS-Courrier des Maires, oct. 2007), et 99 % pensent que les problématiques liées au développement durable auront une place importante dans la façon dont ils géreront leur commune dans les années à venir (enquête TNS-Observatoire de la Ville).

1, 2, 3, nous irons au parc… !

Le constat le plus dur de l’enquête est sans doute celui-ci : 4 Français sur 10 iraient au parc s’ils en avaient un près de chez eux. Loin d’être réfractaires à l’idée de s’y rendre, bien au contraire, ces « orphelins de la verdure » n’ont tout simplement pas la possibilité de le faire. Les jeunes sont les premières victimes de ce phénomène.

Au rayon des bonnes nouvelles, notons tout de même que la moitié des Français fréquentent les parcs, squares ou jardins publics plus d’une fois par mois. Cette pratique est plutôt masculine (82 % des hommes vs 69 % des femmes). Les moins de 50 ans sont en général plus adeptes de parcs que leurs aînés (81 % vs 69 %). Quant aux usages régionaux, les Franciliens détiennent le record de la fréquentation d’espaces verts publics (9 sur 10 s’y rendent au moins de temps en temps).

Des espaces verts aux vertus apaisantes

La majorité des Français qui fréquentent les espaces verts régulièrement le font pour se détendre. En effet, ces "bulles de nature" sont associées à une meilleure qualité de vie et au bien-être.
Ce sont également des lieux privilégiés pour faire jouer les enfants (27 %), pratiquer un sport (10 %) ou encore promener son chien (10 %). Ceci explique sans doute que, parmi les réalisations végétales les plus demandées par les Français, on retrouve les aires de jeux en première place (31 %), suivies par les parcours de santé (28 %). Les murs et toitures végétalisés, réalisations esthétiques par excellence, sont également plébiscités : 15 % des personnes interrogées souhaiteraient en voir davantage.

La ville rêvée des Français : quand le végétal donne vie au bâti

2 Français sur 3 voient leur ville idéale comme un équilibre harmonieux entre architecture et espaces verts. Les hommes sont 70 % à penser ainsi. Les femmes vont encore plus loin : au-delà de celles qui aspirent à une harmonie entre végétal et bâti (63 %), plus d’un quart rêvent d’une ville où le végétal prendrait totalement le pas sur les constructions.

Une inclination qui trouve un écho favorable, semble-t-il, dans les représentations des élus locaux : d’après l’enquête TNS-SOFRES pour l’Observatoire de la Ville, 46 % d’entre eux considèrent que l’environnement fait partie des principaux enjeux pour les villes de France dans les 10 prochaines années.

Du travail en perspective pour les entreprises du paysage, qui ambitionnent de « remettre le végétal au cœur de la ville » !

En savoir plus

Référence

"Les Français et les espaces verts" - UNEP-IPSOS, février 2008 (format PDF, 4 Mo)

Notes

L’UNEP est la seule organisation professionnelle représentative des 13 450 entreprises du paysage reconnue par les pouvoirs publics. Ses missions consistent à défendre et promouvoir les intérêts de la profession, mais aussi à informer et aider ses adhérents (89% d’entre eux ont moins de 10 salariés) dans leur vie d’entrepreneur. Son organisation en unions régionales lui permet d’entretenir des relations de proximité avec ces mêmes adhérents.

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Auteur

Union Nationale des Entrepreneurs du Paysage

11 commentaires sur cette actualité !

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Etienne ( de Strasbourg) - 25/02/2008, 21:21
Je me suis trompé sur le site internet du CSA. Il n'ya pas de www.
C'est le csa.cren.free.fr
Etienne ( de Strasbourg) - 25/02/2008, 20:59
Réponse à Ludo des Vosges

Ludo, tu ne te rends pas compte de la perversité de ce que tu affirmes. Je ne peux pas accepter tes déclarations selon lesquelles :
1) L'étalement urbain en Alsace n'empiète pas sur les espaces naturels
2) Par conséquent l'urbanisation à la campagne serait créateur de biodiversité, car c'est mieux que la monoculture de maïs.
C'est faux ! L'étalement urbain empiète bel est bien sur des milieux naturels. C'est même le principal facteur du recul des zones boisées : tu n'a qu'à voir ce scandaleux lottissement de Barr, qui a nécessité le déboisement de toute un versant d'une colline au pied des Vosges ( le Zimmerberg). Citer tous les exemples de grignotage dans les espaces naturels est ici impossible.
L'étalement urbain (et routier), lorsqu'il ne concerne que les zones d'agriculture intensive, provoque aussi un impact indirect sur les zones naturelles. Les agriculteurs cherchent à récupérer des surfaces lorsque leurs terres sont sacrifiées, et cette récupération de terre se fait au détriment des espaces naturels : on appelle cela les remembrements. L'étalement urbain n'est pas créateur de biodiversité vu la conception des espaces verts encore trop souvent admise. C'est vraiment de la provocation !
Lorsque tu parles de La Robertsau, en déclarant que c'est l'un des quartiers les plus verts, tu penses sans doute à des quartiers anciens. Les petites copropriétés dont tu parles ne sont pas celles auxquelles je pensais. Près du Parlement Européen, il s'agit d'un lotissement du début du 20e siècle, avec une architecture et des espaces verts plus riches que le quartier auquel je pense. Je parlais des copropriétés des années 1990-2000. Les espaces verts y sont pauvres, aseptisés. C'est moi qui habite La Robertsau depuis 17 ans, pas toi. Je sais de quoi je parle, et quand j'évoque les nuisances sonores des tondeuses et des souffleurs, je n'exagère pas.(Ces nuisances existent aussi dans les parcs publics, mais gênent moins justement car ils sont à l'écart des habitations). Les jardins, s'ils remplaçaient les espaces verts, seraient bien plus appréciables, car le matériel pour leur entretien n'est pas le même. Et justement, ce sont ces fameux jardins, parfois très petits, qui existent dans les quartiers anciens ! Revisite Strasbourg plus attentivement la prochaine fois.
Tes autres déclarations sont tout aussi incompréhensibles. Tu sous-entends que je préconise le bétonnage, parce que les espaces verts ne sont pas parfais. C'est honteux et démagogique : je suis membre d'Alsace Nature, qui préconise la lutte contre l'étalement urbain.

Quand tu affirmes "l'espace vert ne doit pas se consommer que de 10 h à 12 h le dimanche avant la choucroute chez belle-maman", j'y vois là une insulte méprisante. J'exige des excuses.
La suite de ton raisonnement me montre que tu n'a pas compris, ou ne veux pas comprendre, ma position. Tu a tort de prétendre qu'un "quartier bétonné avec un parc à côté" fait perdre en qualité de vie : c'est faux ! J'en suis une preuve, car avant d'habiter La Robertsau (la nouvelle) en 1991, j'habitais dans un quartier plus dense avec "un parc à côté". Eh bien, je trouve que mon ancien quartier était plus agréable (j'y retourne parfois). Je suis un témoin direct de cette arnaque écologique que constituent les espaces verts : pour le peu de valeur esthétique et écologique qu'ils ont, cela ne valait pas la peine de gâcher du foncier !

"Le Rhin est artificiel" : le Rhône aussi !
Les forêts ne sont pas naturelles : c'est aussi le cas dans les Vosges, ma parole ! Certaines forêts vosgiennes sont tellement artificialisées par les plantations de douglas et d'épicéas que certaines forêts de la plaine d'Alsace sont plus belles, sans exagérer !
Les bras morts du Rhin sont progressivement reconnectés, en général au canal de drainage du Rhin, parfois au fleuve lui-même, encore heureux. Rendez-vous sur le site www.rhin-vivant.com
Rendez-vous aussi sur www.csa-vren.free.fr

Le CSA, c'est le Conservatoire des Sites Alsaciens. Créé en 1976 sur le modèle du Conservatoire du littoral, reconnu d'utilité publique, sa mission est justement d'empêcher que l'Alsace soit vraiment championne dans les espaces artificiels.
Grâce à l'action du CSA, des prairies à haute valeur botanique et riche en micro-faune n'ont pas cédé la place à des monocultures de maïs. Certes, cela ne représente que quelques dizaines d'hectares pour les plus grands sites. Mais si ça vous intéresse, soutenez cette association.

Loin de "consommer de 10 h à 12 h le dimanche"
les espaces verts, je consacre de nombreux samedi dans l'année à aider bénévolement à l'entretien de ces milieux ouverts, considérés comme des milieux naturels, idem pour les mares, les vergers. Je n'accepte pas l'accusation de "consommer les espaces verts de 10 h à 12 h le dimanche" !
Ludo Vosges - 25/02/2008, 18:23
Pour ce qui concerne Strasbourg, l'universite est certe bien verte mais a coté on a l'esplanande qui ca est une horreur d'architecture et d'urbanisme.
La Robertsau (quartier au Nord-Est du parlement Europeen pour les utilisateurs de GooogleMap), ancien quartier de Maraicher est un des endroits les plus verts parceque justement les petites coproprietes ont des petit espaces verts. La somme de tous ces espaces confere a ce quartier un cadre de vie agreable.
Certe le bemol de ce genre de quartier est l'etalelement urbain car beaucoup de petits immeubles de la taille de maisons divisés en plusieurs appartements. Disons que c'est moins pire qu'un lottisement.
L'etalement urbain genere un pb de deplacement mais pas comme il est dit de biodiversité, du moins pas dans le cas alsacien ou on empiete pas sur des zones naturelles. On peut meme dire qu'il contribue a la biodiversité.. c'est un autre sujet mais dans le cas alsaciens qui est le cas de regions riches, s'il n'ya pas de maison, il ya des champs .. en terme de biodiversité, les champs de cereales voués a l'agriculture intensive sont tres pauvres.Les prairies cela fait longtemps que ca n'existe plus. Et l'alsace est championne en terme de zones artificielles. Meme le Rhin n'est pas naturel, canalisé sur des centaines de kilometres..
Alors comme toute region, tout pays qui se voit avoir une empreinte forte sur son environement, crée de zones naturelles. La foret de la Robertsau est un exemple (en cours de discussion de classement). Ce n'est certainement pas une friche ou du moins ne repond pas a la connotation pejorative de friche. Zone non geree ou peu par l'homme mais qui ne compte pas comme parc puisque non integré a la ville.
Mais avec l'etalement urbain en effet elle sera bientot encerlée.
Ainsi ce type d'espace vert privé ne provoque pas d'etalement urbain. c'est la structure des immeubles, leur "capacité d'acceuil" qui est en cause. Vu comment a ete acceuilli le projet de tour a Paris, on est pas pres d'avoir des villes qui s'elevent...
L'espace vert ne doit pas se consommer que de 10h a 12h le dimanche avant la choucroute chez belle maman. Ce doit etre un element du quotidien. Il doit etre une composante de l'urbanisme, disséminé entre les habitats. Et l'urbanisme doit se faire avec des constructions en hauteur. Et non un quartier betonné et a coté un parc car on perd en qualité (aldebo, ecoulement des eaux, pollution sonore, chimique, visuelle (ce dernier etant subjectif)...)et on gagne rien en etalement urbain...
Et c'est ce que propose une commune qui preferera gerer un parc plutot que pleins de petits parcs .. En ca la gestion privé a du bon.

Quant au changement de mentalité, faut pas rever, une ville ne peut integrer de zones naturelles ou alors il faut y vouer des hectares (ou adapter la notion de naturel). La duree de vie d'un terrain vierge en ville et largement inferieur au temps necessaire a la creation d'un biotope, pression immobiliere oblige. De la a laisser que du gazon, ou des prairie (certe il ya plus de ptites fleurs mais pauvres quand meme en diversité...) On ne peut pas couper a l'intervention de l'homme.
"Exiger" des espaces vert en tant qu'element contraire au betonnage et goudronnage et deja pas mal.
Exiger que le contenu des espaces verts soient naturels .. Meme nos forets ne sont pas naturelles si on est puriste ..Ainsi je m'attache plus a l'aspect fonctionnel de la vegetation en milieu urbain.

"Sous les pavés, la terre ! "
Christophe Magdelaine - notre-planete.info - 25/02/2008, 11:32
@ Ludo Vosges : bien sûr que non, un espace vert c'est tout de même bien mieux qu'un espace stérile goudronné mais il faut que les mentalités évoluent sur la fonction de l'espace vert.
Ludo Vosges - 25/02/2008, 11:26
Donc...? On preconise le betonnage car les espaces verts ne sont pas parfaits?
Ca me navre de voir une continuité parfaite entre route, trottoir et facade.. Mais apres tout c'est une question de gout..

Pas franchement favorable a la creaction de parc non plus car ils prennent de la place et genere donc des distances de deplacement plus importante ..
Le vegetale a sa place dans les rues .. Quant au manque de biodiversité, certes on va pas voir bambi cavaler dans les rues.. Mais en levant les yeux on peut voir epervier, faucon crecerelles et rapaces diurnes ...dernier mailon d'une chaine qui prouve son existence.
Quant aux nuisances du a l'entretien ...franchement ...la il faut habiter dans une grotte.. perso ca me rappelle mon enfance et les tondeuses qui annocaient le printemps...
Certe on peut mieux faire .. je prefere donner mes impots pour les espacesverts meme imparfaits que pour les constructeurs de routes..
Christophe Magdelaine - notre-planete.info - 25/02/2008, 10:06
@ Etienne ( de Strasbourg) :
Je partage malheureusement votre constat : les espaces verts artificiels sont d'une biodiversité affligeante et de plus, dangereux, de par les épandages de pesticides et les nuisances sonores et les pollutions qu'ils occasionnent dans leur entretien. Heureusement, quelques parcs qui favorisent la biodiversité apparaissent timidement.
Etienne ( de Strasbourg) - 25/02/2008, 09:58
Je suis attaché à la protection de la nature, pourtant j'ai horreur des espaces verts.
En effet, ce qu'on appelle "espaces verts" ne sont en général que du vulgaire gazon, avec quelques plantations minables sans le moindre intérêt écologique. La création d'un espace vert se traduit souvent par ce scénario : les arbustes sauvages (sureaux, prunelliers...), considérés comme de la mauvaise herbe, sont exterminés et remplacés par des arbustes ornementaux qui n'attirent presque pas les oiseaux. Les espèces sauvages font concurrence aux pépiniéristes et paysagistes car ils poussent tout seuls, alors vous comprenez....
Les arbres sont souvent mal choisis : des sapins qui meurent à la moindre canicule; des platanes plantés trop près des immeubles qui seront donc taillés à outrance et ne deviendront jamais beaux...

Certains quartiers denses, dépourvus d'espaces verts, ne sont pas forcément plus désagréables à vivre que les quartiers récents moins denses pourvus d'espaces verts. Une explication s'impose, avec Strasbourg comme exemple.
Les quartiers de l'époque 1870- début 20e siècle sont composés d'immeubles serrés les uns aux autres, et la verdure se limite à de tout petits jardinets. Mais l'architecture diversifiée des immeubles, la présence du jardin botanique de 4 hectares, ainsi que 5 autres hectares de verdure répartis dans les propriétés de l'université Louis Pasteur, rendent ces quartiers agréables.
A l'opposé, les quartiers récents en périphérie de la ville (la Robertsau par exemple), sont moins denses et bien pourvus en espaces verts. Mais les immeubles sont d'une architecture contemporaine navrante : des séries de constructions identiques, comme "clonées", donnent un aspect impersonnel au cadre de vie. Les espaces verts n'ont plus rien à voir avec de l'espace naturel : la création de ces espaces soi-disant verts a même fait reculer la nature. Les pelouses ont remplacé la prairie, et sont tondues à une fréquence telle que l'herbe ne pousse quasiment pas. Le passage trop répété de la tondeuse provoque des nuisances sonores qui n'existent pas dans les quartiers anciens plus denses. Ajouter à cela les souffleurs de feuilles, très bruyants, qui nous sont imposés non seulement durant tout l'automne, mais aussi en plein hiver, lorsque les feuilles restantes sont rares, feuilles qu'on pourrait laisser se décomposer dans les "jardins", qui n'ont de jardin que le nom. Contrairement aux parcs et jardins botaniques, qui sont publics, ces espaces verts sont privés et gérés par les syndicats de copropriété. En principe destinés à faire plaisir aux résidents, ceux-ci ne s'y intéressent pas. Ils parcourent des kilomètres pour continuer à fréquenter les vrais parcs, quand ils ne vont pas carrément en forêt ! Dans le cas précis de La Robertsau, les espaces récréatifs sont tous antérieurs à la construction des nouveaux immeubles avec leurs "espaces verts" : jardins familiaux, forêt de la Robertsau, restes de friche non encore transformés en espaces verts aseptisés... Je vous jure que c'est la réalité !
Dans ces conditions, la création d'espaces verts est plutôt anti-écologique, surtout que cela gaspille du foncier et donc favorise l'étalement urbain ! L'espace vert constitue donc à mes yeux une escroquerie collective, une caricature de l'écologie.
Halte à la tyrannie de l'espace vert aseptisé et à l'étalement urbain !
Oui à la préservation des espaces naturels et des vrais parcs !
Le Gascon Frontignan - 23/02/2008, 17:09
Repenser une ville, c'est oublier de faire de la clentelle. On construit des immeubles, on pense aux lieux de stationnement, parce que ces point de vie sont rentables à la ville. Augmenter la population c'est en ce moment une ouverture pour la marque de popularité des candidats de tous bord.
Faire une ville pour les habitants, redorer lles centres ville, permettre une vie harmonieuse pour nos enfants, cela oblige d'avoir une autre pensée. Créer des jardins, des espaces verts c'est impensable pour les esprits des politiques. Vous qui êtes le quidam de service, n'avez-vous pas une pensée sincère pour les monopoles des parcmetres !
Auriez-vous oublié les constructeurs de grattes- ciel qui non qu'une envie se remplir leur compte en banque !
Vous, utilisateurs de machine à moteur polluantes à tout va, vous réclamez des places devant chez vous, des rues bien larges pour favoriser vos sorties !
Penser une ville demande énormement de réflexion, mais aussi prendre des décisions qui seront draconniennes et pas populaires pour les élus.
Tout le monde demande, mais surtout que cela ne touche pas à MES avantages !
C'est une autre éducation de la population qui faudrait refaire ...
Si on posait la question de laisser sa voiture au garage, 98 % de réponses seraient défavorables à ce projet. A suivre
Ludo Vosges - 22/02/2008, 14:26
Voila qui fleur bon le lobbying, le bon lobbying. Pas le pseudo "bon lobbying" pour faire croitre les groupes en nous vendant des voitures propres ou energies eoliennes garantissant l'alimentation dans le futur de nos climatisseurs !*

A voir nos villes, en efffet c'est largement insuffisant..

Comme le rappel Alain, beaucoup d'avantages au verdissement des villes. Et en cette epoque ou l'on cri a la fin du monde a cause du rechauffement, l'une des principales solutions et bien la douceur de l'air que procure la vegetation.

Pas besoin de faire les guignols a Bali ou dans ldes conferences aux 4 coins du monde, pour reinventer l'eau chaude. Des raisonnement simples nous donne les solutions aux maux sociaux actuels..
Mais c'est surement "pas assez cher mon fils"...

Le nombre de victimes de la canicule de 2003 tient bien plus a la structure des villes, des zones urbaines, qu'au rechauffement climatique.

C'est quand meme frappant de voir les ecarts de temperature entre les zones urbanisées et les zones naturels !

Alors des parcs oui ! mais les rue les trottoirs peuvent etre bien plus vegetalisés.
Les facades peuvent et doivent etre vegetalisées (car elles absorbent la pollution, couvre le bruit, tempere les batiment et limite la surchauffe des rues (l'effet de four du au rayonnement) et ces franchement plus joli que du beton !)

Mais aussi certainement que l'on prefere confier aux labo pharmacieutique le soin de s'occuper des depressifs plutot que de leur proposer un cadre de vie agreable. quoique on va trouver quelques individus pour nous dire que le chant des oiseaux est stressant..

Ainsi, avant les elections, sans vouloir faire de la politique,ravi de voir que l'on souhaite mettre un peu beaucoup de vert dans nos villes, un peu moins de goudrons (meme pas du tout !) dans vos lottissements, moins de beton pour vos maisons, moins de gazon dans vos jardins..

Seul bémol aux parc urbains: S'il vous plait les sportifs du dimanche, ne prenez pas votre voiture pour aller au parc !!
Alain A (Illkirch 67) - 21/02/2008, 22:34
Le (re)verdissement des villes, outre l'amélioration de l'impact visuel, comporte d'autres avantages :
absorption des particules polluantes par les plantes (effet épuratif)
réduction de l'effet de "chaleur urbaine" du à l'extension des surfaces dures et des goudronages (après une journée d'été ensoleillée, il peut faire 5°C de plus dans le centre d'une grande agglomération que dans la campagne environnante) donc canicules moins dures à supporter
limitation du ruisselage des eaux et des risques de crues si des zones végétalisées remplacent des surfaces goudronnées ou exclusivement bétonnées ou pavées.
Néanmoins la végétalisation devra privilégier la diversité des espèces. La présence de certains arbres ou arbuses en trop grand nombre peut avoir des effets allergisants.
Sur Illkirch dans le Bas Rhin, l'initiative heureuse a été peise l'année dernière de remplacer des étendues de pelouse par des prairies fleuries, moins exigeantes en tonte et arrosage et plus favorables à la biodiversité.
En parallèle une lutte contre les émissions polluantes rendra les pollens moins agressifs.
mysteriousme - 21/02/2008, 21:18
sympa cet article! de bonnes nouvelles pour les villes et leurs habitants!
en espérant que cela ne reste pas un simple sondage de préélections?!!!

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