Recevoir gratuitement et régulièrement la lettre d'information notre-planete.info

Le site de référence en environnement,
développement durable et
changements climatiques
english deutsch   accueil recommander plan du site imprimer Actualités > Les insectes : bestioles répugnantes ou mets de choix ?
 
connexion  Se connecter
Login (e-mail)  
Mot de passe mémoriser
 
[ Devenir membre ] [ Retrouver vos identifiants ]
[ votre publicité ci-dessus ]

Les insectes : bestioles répugnantes ou mets de choix ?

17518 lectures / 17 commentaires20/02/2008, 10:27
[ recommander Recommander cette actualité à un(e) ami(e) ] [ alerte mail Recevoir une alerte mail à chaque nouvelle actualité ]
Les insectes : bestioles répugnantes ou mets de choix ?Plat d'insectes au Cambodge
crédit : Philip C. Jacob
Avec plus de 1 400 espèces consommées par l’homme dans le monde entier, les insectes représentent un créneau prometteur tant sur le plan commercial que nutritionnel, a déclaré l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) hier. L’atelier organisé cette semaine par l’Organisation des Nations Unies examinera le potentiel de développement du secteur dans la région Asie-Pacifique.

Si l’idée de manger des insectes peut sembler étrange ou peu ragoûtante, c’est une coutume en réalité très répandue de par le monde. Au moins 527 insectes différents sont consommés dans 36 pays d’Afrique ; 29 pays d’Asie et 23 des Amériques en consomment également.

Source de protéines, vitamines et sels minéraux

Sur les centaines d’espèces consommées par l’homme, les principaux insectes appartiennent à quatre grands groupes: punaises ; fourmis, abeilles et guêpes ; sauterelles et criquets ; teignes et papillons. Les insectes possèdent une valeur nutritive élevée. Certains contiennent autant de protéines que la viande et le poisson. Séchés, ils ont souvent une teneur en protéines double par rapport à la viande et au poisson frais, mais généralement pas plus que la viande ou le poisson séché ou grillé. Certains insectes, en particulier au stade larvaire, sont également riches en graisses et contiennent d’importants minéraux et vitamines.

La plupart des insectes comestibles sont récoltés dans les forêts naturelles. Mais si les insectes représentent la plus grande part de biodiversité dans les forêts, ils sont les moins étudiés de toute la faune. “Il est surprenant de constater que l’on sait si peu de choses sur les cycles de vie, la dynamique des populations, le potentiel commercial et de gestion de la plupart des insectes comestibles des forêts”, a indiqué Patrick Durst, forestier principal à la FAO.
“Les responsables des forêts ont des connaissances très limitées sur le potentiel de gestion et de récolte durables des insectes”, fait remarquer M. Durst. “En revanche, les habitants des forêts et les populations qui en sont tributaires possèdent souvent des connaissances étonnantes sur les insectes et leur gestion”.

Dans certaines régions, les insectes ne sont consommés que sporadiquement pour conjurer la famine. Mais dans la plupart des régions où les insectes font partie de l’alimentation, ils sont souvent considérés comme un mets de choix. En Thaïlande, où se tient la consultation, près de 200 espèces d’insectes sont consommées, dont beaucoup sont très prisées. Les vendeurs d’insectes sont monnaie courante dans tout le pays, y compris la capitale, Bangkok.

Traditionnellement, les hommes utilisent surtout les insectes pour la production de miel, de cire et de soie, comme source de teinture, voire comme aliments et médicaments.

Lorsque les insectes font partie de l’alimentation, ils sont généralement recueillis dans la nature, essentiellement sous forme de larves et de nymphes, les plus consommées. Ils sont ensuite soumis à une préparation et à une cuisson simples et l’exploitation de la ressource requiert une gestion minimale.

Certains insectes tels que les vers à soie et les abeilles ont été domestiqués il y a des siècles, mais ce n’est que récemment que l’élevage d’autres espèces a suscité un intérêt pour l’alimentation. Par exemple, il est désormais courant de trouver au nord de la Thaïlande des agriculteurs qui élèvent des vers de bambou ou des criquets pour les vendre aux acheteurs locaux.

Potentiel commercial

En dehors de leur valeur nutritionnelle, de nombreux experts estiment que les insectes comestibles détiennent un potentiel considérable de création de revenus et d’emplois pour les populations rurales qui s’occupent de leur capture, de leur élevage, de leur transformation, de leur transport et de leur commercialisation.

Ce potentiel pourrait bénéficier de la promotion et de l’adoption de normes alimentaires modernes pour les insectes qui sont vendus vivants, séchés, fumés, grillés ou sous toute autre forme. Il faut cependant s’assurer que les insectes présentent des garanties d’hygiène pour la consommation et ne contiennent pas de quantités excessives de résidus chimiques tels que les insecticides.
“Il existe en outre des possibilités d’améliorer le conditionnement et la commercialisation pour rendre les insectes comestibles plus attrayants aux acheteurs traditionnels et pour ouvrir le marché à de nouveaux consommateurs, en particulier en milieu urbain”, selon M. Durst.

Durant l’atelier de trois jours organisé par la FAO et l’Université de Chiang Mai, les spécialistes se pencheront sur la gestion, la collecte, l’exploitation, la transformation, la commercialisation et la consommation des insectes comestibles des forêts.
La réunion vise à renforcer la prise de conscience du potentiel des insectes comestibles des forêts en tant que source nutritive, documenter la contribution des insectes aux moyens d’existence ruraux et évaluer les liens avec l’aménagement durable et la conservation des forêts.

Auteur

Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture

Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info


17 commentaires sur cette actualité

commentaire Michel Malaga - 20/02/2008, 10:36

C'est vrai, et si on bouffait tout, absolument tout ?! Enfin, c'est presque fait, reste les restes, comme ces invertébrés. Moi, ce que je souhaite pour la planète, c'est que les restes nous mangent, sans rémission... C'est quoi cette plaie d'Homo sapiens surnuméraires, sinon la grande lèpre de la Terre ?
Reproduisons-nous encore davantage et bouffons, bouffons, bouffons...
commentaire nénèc - 20/02/2008, 10:54

Bon appétit à tous!
il y a 1 million d'especes d'insectes, ne vous génez pas, mangez.! moi je préfère le poulet, du boeuf, du poisson et je vous laisse tout le reste: et n'oubliez pas de manger les cafards, punaises et ver de terre
commentaire Eléonore Visart Belgique - 20/02/2008, 11:59

Je ne peux qu'applaudir le message de Michel Malaga!!!
commentaire Stéphane Le Rille - Bretagne - 20/02/2008, 15:08

Il vrai que Michel Malaga à entièrement raison... à force de tout bouffer, il n'y aura plus rien et on pourra pleurer mais ce sera la fin, et ce sera bien fait pour notre "gueule"... et comme d'habitude, on réagira bien trop tard !!!
commentaire Christophe Magdelaine - notre-planete.info - 20/02/2008, 16:15

D'après les estimations de la FAO, manger des insectes serait plus efficace que de manger de la viande. Avant de crier famine sans raison, n'oublions pas les conséquences de plus en plus dramatiques des élevages massifs et industriels des mammifères et oiseaux pour nourrir les populations.
commentaire jb, vendome - 20/02/2008, 20:33

Ca ressemble a une pratique millénaire avec un impact environnemental nul et bénéfique pour les populations locales.
Pourquoi intégrer ca dans une politique de consommation et de sur-exploitation ? Laissons ces pauvres gens en paix. Sinon on va juste réussir a les affamer car deviendra plus rentable pour eux de les vendre a l'étranger que de les manger, ne faisant qu'amplifier les problèmes actuels.
commentaire Michel Malaga - 21/02/2008, 09:24

Alors on se demande pourquoi, quand on se bat contre les campagnes antiacridiennes chimiques, nous ne sommes pas entendus. Le choix des groupes chimiques est évidemment prééminent auprèsde la corruption africaine et aller dire qu'on peut stocker les criquets pour nourir les populations revient à prendre les gens pour des sous-hommes. On en mange, nous, des criquets au Fouquet's ?
Consulter la bataille que j'ai mené lors des dernières soi-disantes invasions de criquets en Afrique du Nord :
http://homepage.mac.com/jmdelacre/criquets/
Sachez bien que les invasions de criquets, tout comme les incendies de forêts, permettent au grands groupes de faire leur beurre. Sur la peur, sur l'ignorance, voire par la terreur de la sacro sainte désinformation distillée au quotidien.
Alors, le menu entomo restera folklo ou très spécialisé.
MANGER DES CÉRÉALES !
commentaire gounou alain - 23/02/2008, 00:06

j'apprecie l'idée car etant moi meme africain j'ai un tel projet en vue. je demande donc des conseils supplémentaires pour mieux mener mon affaire. mon mail est le suivant kwano@web.de
commentaire Lacuisse France Reims - 23/02/2008, 02:35

Je vise un projet de vie en auto suffisance alimentaire à la campagne. J'aime les animaux et je ne me sent pas de taille à tuer ceux à sang chaud (qui sont si proches de nous humains. )
On peut lire la terreur dans leur regards alors que les animaux à sang froid (poisson, insectes, reptile) ne me font pas pitié.
Je souhaite acquérir des connaissance et une maitrise pour mettre en place à l'échelle familiale des élevages d'insectes, de mollusques (escargots) et de poisson d'eau douces. éclairez moi ?
E-mail : lacuisse.sebastien@neuf.fr
commentaire Jan - 23/02/2008, 16:08

Un ami d'origine cambodgienne a ramené des insectes cuits de son pays et j'ai pu gouter du criquet grillé (très bon), l'araignée frite, la salade parfumée aux fourmis et du ver à soie (gout proche du pois chiche). J'ai pas essayé les espèces de scarabées, la coquille est trop dure.
Dans nos contrées, nous avons plutôt l'habitude de les écraser, mais les insectes sont nourrissants et représentent un gisement inexploité de nutriments. Et je pense leur élevage ou ramassage est bien couteux et émetteur de CO2 que la viande par exemple.
J'avais vu qu'au Mexique, on préparait des galettes avec des mouches pillées. Il parait que c'est très nourrissant.
Miam!
commentaire ABDERRAHMANE FATNI IFRANE MAROC - 23/02/2008, 21:20

slt tt le monde,
je suis du Maroc, et je viens de visiter la Chine où j'ai pu voir ce régime alimentaire riche en proteine à base d'ainsectes,
pour recevoir des photos que j'ai clichés, écriver moi sur :
afatni@yahoo.fr
commentaire Jeanne Ile de France - 23/02/2008, 21:26

ma première réaction : oui, pourquoi pas, on pourrait s'y faire. Mais c'est Michel Malaga qui est le plus sage !
on ne peut pas s'arrêter de bouffer tout le temps, des mets souvent sans aucun intérêt gustatif , ça me sidère...
n'y a t-il pas des choses plus intéressantes? on peut faire mettons deux ou trois repas sortant de l'ordinaire, comportant de la bonne viande, par semaine, par exemplle. Mais cette consommation de cochonneries comme les poulets ou le porc d'élevage industriel, alors là....
commentaire kedaid - 02/03/2008, 13:19

nous n'avons pas encore maximisé les possibilité des autres groupes d'animaux et végétaux que l 'on pense aux insectes : mangés lors des périodes de famine lorsque la récolte est ravagée et mieux pour diminuer leur impact avenir J e pense que les océans et mer continueront à nous fournir en proteines demain ....
commentaire manon 9 ans - 07/06/2008, 18:41

Je pense que l' on devrait faire pareil comme sa on serait sur que c'est naturel(rires)
commentaire O-O - 21/09/2008, 19:24

( Vous savez pas écrire)
Le plus important (les protéines on s'en fout) c'est le goût, l'aspect et la texture et autant le dire tout de suite ça n'a pas de goût, c'est répugnant et c'est croquant mais au mauvais sens du terme.
ps: Michel Malaga pense au psy ça peut t'aider.
commentaire Louis Champod Naturaliste Lonay Suisse - 13/04/2009, 08:50

Un tier de la surface de la terre émergée sert à l'élevage du bétails et un tier de l'eau potable sert à donner à boire au bétails en 2050 la population aura doublé donc une des solution faire comme Jean-Batiste quand il a traversé le désert il s'est nourrit d'insectes comme le criquet pélerin (vaut mieux le manger que de le sulfaté " bravo pour les nappes fréatique!") voir mon site www.beautesdumonde.ch
commentaire Willy galway - 29/12/2009, 13:03

quelqu'un serait tenté de se lancer dans la production et distribution d'insectes,dans un but purement lucratif et histoire de fournir une alimentation qui plus équilibrée pour ce qui est des protéines.
Si vous êtes membre du site, pensez à vous identifier avant de poster votre commentaire
Votre nom et lieu de résidence :



Pour éviter les abus des robots spammeurs, merci de répondre à cette question pour enregistrer votre commentaire :

Notre planète s'appelle la
Votre commentaire :
Tout commentaire qui est injurieux, incompréhensible (style SMS), non constructif, promeut des produits ou services, sera immédiatement supprimé.

Page mise à jour le 20/02/2008, 10:27  40 connecté(e)sFlux RSS     © 2001-2010 notre-planete.info - tous droits réservés     Mentions légales     Plan du site     Presse     Publicité     Contact