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Repentance et corrida : l'horreur d'une barbarie festive

31896 lectures / 67 commentaires11 janvier 2008, 10 h 53

corrida : horreurCorrida à Arles (France) en septembre 2004
crédit : Jérôme Lescure, CRAC
Après avoir voué toute sa vie à la corrida et avoir tué plus de 500 taureaux au cours de sa carrière, Chiquilín, alias Rafael Jiménez González, torero de Cordoue, est en plein repentir et parle de l'amour dont peuvent témoigner nos amis « les bêtes ».

« Désormais, je ne puis supporter d’assister à une mise à mort, les animaux ressentent la douleur et souffrent comme nous, les taureaux nous regardent comme avec un air de gentillesse. Maintenant j’ai pitié d’eux et je ne serai plus capable de tuer un taureau. Il m’en a coûté de porter mes dernières estocades quand j’ai compris la bonté de l’animal. Une fois, un taureau qui me tenait au sol, me regarda puis m’épargna. J’ai vu des taureaux pleurer. C’est une chienne que j’ai depuis huit ans et qui m’a incité à un nouveau regard vis-à-vis des animaux. Avant, j’allais à la chasse très souvent, mais maintenant je suis incapable de tuer une mouche. L’autre jour, un grillon m’a empêché de dormir une partie de la nuit, jusqu’à ce que je me lève et le découvre dans un pot de fleur. Je l’ai observé et je l’ai sorti. Il s’est passé quelque chose de très curieux dans mon rapport avec tous les animaux. » (D’après un article dans le journal espagnol ABC du 28 octobre 2007)

La tauromachie : une barbarie festive

« Il m’a toujours semblé que lorsque le taureau était tué, une part même d’humanité périssait avec l’animal. » Angelo Rinaldi

La puissance du taureau a toujours fasciné l'homme et bien des cultures ont sublimé le sacrifice du noble animal, mi-bœuf, mi-fauve, selon des rites collectifs ou initiatiques. Transfuge contemporain des jeux du cirque, la corrida moderne doit ses fondements aux divertissements taurins médiévaux, organisés pour divertir la noblesse espagnole. Bien qu’en appelant à des critères strictement païens, cette boucherie sanguinaire fait bon ménage avec le christianisme affiché par l’Espagne la plus conservatrice.

De nos jours, on compte un torero tué pour 33 000 taureaux. Le risque de périr dans l’arène est donc quasiment nul pour le bourreau. À titre d’exemple comparatif, l’éventualité pour un patient de succomber à une anesthésie générale est de 1 pour 8000… Le taureau, quant à lui, n’a aucune chance, c’est clair. En Espagne, un cachet de 200 000 euros n’est pas exceptionnel pour un torero de renom. Depuis le XVIIIe siècle, et pour des millions taureaux mis à mort, les chiffres de la nécrologie tauromachique ne révèlent que 55 matadors, 111 novilleros, 59 picadors et 120 bandilleros tués dans l’arène. Quant au cheval, compagnon d’infortune du taureau, le caparaçon ne protégeant pas l’abdomen, il fini souvent éventré. Les yeux bandés, entre un mors sévère et des éperons acérés, la plus belle « conquête » de l’homme (l’expression révèle l’état d’esprit !) supporte un purgatoire. Ces chiffres tant disparates sont expliqués tant par le formatage des animaux, que par le panel de manigances qui président au combat. Vierge de toute intervention dans son patrimoine génétique, le taureau sauvage pèse plus de 600 kg et sa puissance le rend inabordable. Dès la fin du XIXe siècle, des élevages spécialisés parviennent à produire une race plus inoffensive et ne pesant que 400 kg. L’apprentissage au combat consiste à faire endurer au jeune animal une série de tests sélectifs et souvent cruels. Les taureaux « recalés » deviendront souffre-douleur pour l’entraînement des candidats matadors, ou prendront le chemin des fêtes populaires barbares. Les plus dignes subiront la préparation cosmétique susceptible d’épargner les hommes qui feront semblant de les affronter. Tout d’abord, le rite de l’afeitado qui veut que l’on scie 5 à 10 cm de corne. La mutilation qui dure une demi-heure consiste à repousser la matière innervée (telle celle d’une dent) vers sa racine et à reconstituer la pointe en résine synthétique qui sera poncée, puis vernie. Les sabots sont limés et incisés afin d’y encastrer entre les onglons des coins de bois. Le « grand jour » du combat arrivé, les yeux du taureau sont enduits de vaseline afin de lui faire perdre le sens de l’orientation, puis on lui administre tranquillisants, paralysants et hypnotisants. La brûlure causée par l’essence de térébenthine dont on enduit ses pattes fait qu’il n’aura de cesse de s’agiter. Des aiguilles dans les testicules l’empêcheront de se coucher, du coton au fond des narines lui rendra la respiration pénible, on lui inflige des coups de planche sur l’échine et les reins, plusieurs dizaines de fois on lui bombarde les reins de sacs de sable de 100 kg. Le reste n’est plus que l’épouvantable torture qui pendant vingt minutes va mettre en émoi les pires instincts d’un public aussi fat que de mauvaise éducation.

La fanfare fait retentir son minable paso doble, la cuadrilla des « poupées aux costumes de papier » (Francis Cabrel) fait crânement son entrée dans les arènes, « Un peu de sable du soleil et des planches / Un peu de sang pour faire un peu de boue. » (Jacques Brel), le spectacle affligeant peut commencer ! Le protocole est quasiment toujours le même : les peones affolent, essoufflent et fatiguent l’animal. Les deux picadors le lardent de leurs longues piques plantées entre les quatrième et septième vertèbres dorsales, afin de toucher les muscles du cou, puis entre les quatrième et sixième vertèbres cervicales pour sectionner les ligaments de la nuque. Chaque pique pénètre à 15 cm jusqu’à huit fois de suite. C’est un travail d’artiste-boucher… L’animal gardant la tête baissée donne une impression de bravoure et les spectateurs l’imaginent prêt à charger, alors qu’il est déjà à moitié décapité. Arrivent ces harpons de 5 cm que sont les banderilles. L’objectif est de laisser le sang s’évacuer et d’empêcher une hémorragie interne mettant une fin précoce au « beau » spectacle. Quand les trois paires de banderilles sont plantées et que le bain de sang est à son comble, arrive le tercio, le dernier acte, celui de la mort du loyal animal. Une faena de muleta habile et raffinée annonce la mort prochaine. Avec des poses efféminées que l’Église réprouve (!), le matador porte l’estocade. Le premier coup est la plupart du temps raté et l’épée mal plantée dans le garrot ne fait que transpercer un poumon ou ressort par les flancs. Les taureaux peuvent recevoir jusqu’à dix coups d’épées avant de « mordre la poussière ». Un peon lui assénera le coup de grâce, un poignard planté dans la nuque sectionnant la moelle épinière. Encore secoué de spasmes, le corps du taureau est tiré par un attelage, précédé d’un tour de piste en cas de corrida « réussie ». Sous une pluie de fleurs, la « danseuse » exhibe fièrement les oreilles et la queue coupées. En transes, le public d’aficionados est en complet délire. Le raffinement de l’ « humanerie » est à son apogée. Six taureaux se succèdent ainsi lors de chaque lidia (corrida). « Ah! / Est-ce qu'en tombant à terre / Les toros rêvent d'un enfer / Où brûleraient hommes et toreros défunts ? » (Jacques Brel).

Les corridas en Espagne, au Portugal et en France

Dans les années 1960, il y avait en Espagne 400 corridas par an. Leur nombre actuel évolue autour de 1 600 ! Ceux qui pensaient qu’il s’agissait d’un spectacle franquiste, à savoir instrumentalisé par le dictateur pour amuser les foules frustrées, ont eu tout faux. La barbarie la plus primitive triomphe encore dans la jeune démocratie et les citoyens libres d’aujourd’hui n’ont rien gagné en dignité et en conscience par rapport aux sujets opprimés d’hier. Mais il est rapporté qu’aujourd’hui seul un quart de la population espagnole resterait fidèle à l’innommable fête. La majorité des Ministres du gouvernement Zapatero serait disposée à édulcorer la « fête nationale » en interdisant la mise à mort par estocade en public. L’Espagne suivrait alors l’exemple du Portugal où, au terme de la corrida, le taureau est tué hors plaza. On baisse d’un cran dans l’horreur. Le combat du gouvernement socialiste en faveur du statut des animaux, depuis si longtemps persécutés dans ce pays, s’est déjà illustré par l’adhésion, non transformée, au projet Grands singes, par la prohibition des combats de coqs et de chiens, par le durcissement des peines de prison à l’encontre des bourreaux d’animaux. La tradition taurine n’est pas partout dans la Péninsule aussi bien ancrée : Barcelone s’est autoproclamée ville antitaurine depuis 2004. Mais les Catalans sont-ils Espagnols ? Moins que les Nîmois, semble t’il !

La France ne compte guère plus de 5 000 énergumènes amateurs de corrida, essentiellement dans les villes dites taurines du Sud-Ouest, là où, selon Claude Nougaro, l’Espagne « pousse un peu sa corne ». Bien qu’interdite par la Loi Grammont depuis 1850, pour combler le déficit de ses activités coupables, la filière « tauro-machiste » profiterait indûment des subventions agricoles européennes à destination des bovins mâles et des vaches allaitantes. Les élevages français de taureaux destinés aux corridas présentant l’avantage de ne pas être identifiés comme tels, l’estimation des subventions ainsi « détournées » n’est pas facile à calculer. Selon l’Anti Bullfighting Committee Belgium, elle atteindrait 2 millions d’euros.

L'abandon et les tortures chez les chiens de chasse

L'indignation légitime contre la corrida espagnole ne doit pas servir à cacher d'autres pratiques et traditions qui ne sont pas davantage à l'honneur d'un État de notre communauté. Un secteur traditionnel de chasseurs espagnols, les galgueros, pratique la chasse avec lévriers. D'autres lévriers courent dans des épreuves non officielles avec des paris engagés. Après ses jeunes années (deux-trois ans), le galgo cesse d'être « utile » et en aucun cas les propriétaires n'envisagent d'assurer à leur compagnon une retraite heureuse. Qui plus est lorsque le brave chien a « déshonoré son maître » par son inaptitude à courser le lièvre ou par un mauvais score lors des compétitions. Nous sommes au pays de l'honneur ! Absolument dépréciés en Espagne, nullement considérés comme chiens de compagnie, les lévriers sont relégués au rang de matériel jetable, ils sont bons à éliminer quand jugés... en fin de course. Même les refuges ne peuvent les proposer à l'adoption et s'ils les recueillent, c'est en qualité d'anti-chambre de la mort. Alors, les « utilisateurs » de galgos les fusillent, les brûlent, les mutilent avant de s'en débarrasser sur une décharge, les pendent, les balancent dans des puits ou les abandonnent massivement (10 000 abandons annuels). Il est difficile de comprendre que l'on puisse abandonner son chien, mais qu'on lui impose des tortures raffinées et des sévices sadiques auparavant relève alors d'une psychopathie collective, pour ne pas dire toute nationale. Et pourtant, d'innombrables lévriers sont retrouvés éborgnés, pendus les pattes frôlant à peine le sol afin que la mort tarde, ou agonisant sur des bords d'autoroutes avec une patte volontairement brisée. Telle est, en Espagne, la mort cauchemardesque des lévriers, ces non-chiens dont la courte vie peuplée de brutalités « inhumaines » aura été un pénible purgatoire. Ici, d'étranges hommes ont promulgué l'apartheid dans le monde canin.

Auteur

avatar Michel Tarrier ; date originale : 11 janvier 2008, 10 h 53

Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info

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67 commentaires

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avatar JM 64 - 11/01/2008, 11:24

c'est écoeurant; ça m'a toujours révolté, mais je crois que les humains qui aiment ça, sont des malades, et des sous développés mentaux. Ils sont pire que des fauves. Ils seront éliminés d'ici peu lors du Grand Avertissement. Tout ce qui est cruel et méchant doit disparaitre, (3/4 de l'humanité) car les bas sentiments n'auront plus court dans le passage où nous allons changer de niveau vibratoire. ceux qui n'auront pas évolué à temps vont disparaitre, car ils ne seront plus adaptés et supporteront pas cette élévation du niveau vibratoire de la terre dans leur corps et dans leur tête. Il va y avoir un grand ménage.

avatar Christophe Magdelaine - 11/01/2008, 11:27

@ JM 64 : pourquoi les fauves et les "animaux" en général doivent ils toujours être plus cruels que l'Homme ? Enfin, votre histoire de vibration...

avatar GUY OLIVIER ST.QUENTIN - 11/01/2008, 12:06

Que font les sociétés protectrices des animaux? Les humains sont un vréritable paradoxe . Ou l'on couche avec son chien ou son chat, ( Il a dans ce cas un "papa" ou une "maman" humains )ce qui dénote une véritable déviance ( Comment peut-on être le père d'un chien ou d'un chat ?...) ou bien l'on se trouve confronté à la sauvagerie liée à un sois-disant respect de traditions d'époques révolues. De là à retourner aux sacrifices humains...

avatar nadine Durand Azur 40140 - 11/01/2008, 12:52

Que font les sociétés protectrices des animeaux? Elles se battent;Si vous voules les rejoindre, allez surlesite du CRAC(comité radicalement anti corrida) ;Avec la SPA, nous menons des actions de plus en plus populaires.Je vis dans une région de tauromachie et je vous assure que beaucoup de gens (plus que je le pensais) ont signé ma pétition anti corrida.Il est vrai que devant les ar^nes les jours de corrida, nous avons besoin de la poilce contre l'agressivité des afficionados, mais ils sont minoritaires.Courage, l'abolition est pour bientôt, croyez moi et allez donc sur CRAC .Merci à tous ceux qui voudrons sourenir notre combat

avatar Séb - Dk - 11/01/2008, 15:49

Entièrement d'accord avec cet article fort bien écrit ...

Certains humains ne mériteraient pas (ou plus) de l'être au regard de tels agissements.



Ps : JM64, je ne sais pas ce que vous prenez mais ça a l'air puissant !! C'est quoi ce grand avertissement et ce niveau vibratoire ?

avatar hématite - 11/01/2008, 16:51

C'est le genre d'article que je ne peux pas lire.. tellement que je me mets à la place de l'animal et que ça me dégoute... je savais que c'était horrible et je le comdannais mais je ne savais pas qu'il y avait une "préparation" (torture) pour que l'animal ne puisse pas se défendre, qu'il soit en position de faiblesse dès le départ... C'est horrible! Et je ne comprends pas que l'on puisse affliger ce genre de traitement à tout être.

Je précise qu'il y a eu un mouvement de campagne de pub anti-corrida il y a peu de temps avec la voix de Renault et d'autres je crois, et bien elle a été refusée par l'organisme qui visionne les pubs... et ceci par trois fois!!! J'ai regardé les 3 pub proposées et franchement la 3eme on voyait rien... et le refus n'est pas compréhensible dans le sens de heurter la sensibilité...la 1ere est un peu dure, mais c'est la réalité finalement! La 2eme était un bon compromis!!

Il faut signer la pétition.. et c'est innacceptable, au nom de la "tradition" de continuer ce genre de chose!! Certains diront y a l'ambiance! L'ambiance de quoi? du sang de la mort? de la souffrance? ... y a pleins d'autres supports pour faire la fête!!

Il y a aucune bravoure dans ces faits.. et de surcroit après ce que j'ai lu.

avatar Michel CAMBOULIVES - POIGNY LA FORET - 11/01/2008, 17:42

Remarque article de synthèse. Bravo.

Je suggère toutefois que la corrida ne soit pas un rite mais une cérémonie. Le rite (sauf erreur) s'ancre dans la croyance; c'est par exemple le sacrifice d'un poulet pour qu'il pleuve, autrement dit on exécute une action dont on attend un bénéfice en retour. Ce n'est pas le cas pour la corrida : rien à en attendre en retour sinon le plaisir d'y assister. Elle est donc encore plus dégueulasse que si elle pouvait être assimilée à un rite mais au fond, plus dégueulasse que dégueulasse je ne vois pas bien et le taureau s'en fout.

avatar Michel CAMBOULIVES - POIGNY LA FORET - 11/01/2008, 17:48

A HEMATITE....



Le BVP n'a pas refusé le clip de Renaud car il n'en a pas le pouvoir; ce n'est qu'un organisme consultatif et à ce titre il n'émet que DES AVIS. On peut (c'est mon cas) contester son avis MAIS s'il y a à hurler c'est sur la lâcheté et la couardise des médias qui n'ont pas diffusé le clip alors qu'il pouvaient très bien le faire.

avatar sgwenn haute loire - 12/01/2008, 08:30

POur ceux que le sort des Galgos intéressent, je vous conseille de joindre Levrier en Detresse, association qui s'occupe depuis plus de 10 ans du sort des chiens espagnols, mais aussi des retraités et rescapés des cynodromes. J'aaccueille d'ailleurs, direct from irland, 10 greyhound samedi prochain, pour qu'ils soient récupérés par leur familles d'adoptions. Quelque uns attendant encore des adoptants... Je met un post dans le forum pour ceux que cela interessent.

Quand aux vibrations, cf le 21/12/2012 !

avatar Barbara Yvelines 78 - 12/01/2008, 10:42

Toutes les pétitions à signer en ligne sont regroupées dans la section "AGIR" du Bulletin !



REJOIGNEZ-NOUS, pour les aider vos souris ont du pouvoir, leur détresse est immense !



MERCI !



Barbara LEFRANC-



le Bulletin Des Lévriers

http://levriersyveline.site.voila.fr

http://bulletinlevrier.blogspot.com



Pétition en ligne :

http://www.thepetitionsite.com/1/il-faut-sauver-les-galgos

avatar schollaert ath - 12/01/2008, 10:50

quand est ce que ces horreurs de corridas seront enfin a tous jamais bannies, stop a ces actes monstreux ignobles et indignes, stop a la barbarie!!

avatar Jean Delacre Mellet - 12/01/2008, 11:18

La cruauté « gratuite » de l’homme, et son aveuglement devant les conséquences de ses actes contre la NATURE sont tels, qu’on ne peut plus avoir le moindre doute sur la finalité de l’humanité. Nous créons notre propre enfer, et nous allons vers notre destruction inéluctable.

Même s’il reste quelques humains lucides hors du commun, goutte d’eau dans un océan de bêtise, ces « sages » qui espèrent éveiller un début de repentir salvateur, ne changeront rien à rien. Je crois, que dis-je je suis certain que rien n’arrêtera le train fou qui nous conduit à notre perte. En définitive, c’est peut-être notre éradication de la Terre qui la sauvera pour rétablir un équilibre que nous avons rompu il y a 10 000 ans quand nous avons commencé notre dérive fatale en devenant éleveurs, agriculteurs, industriels avant de terminer « homo touristicus » pour traîner notre ennui dans le monde entier.

Puisque RIEN ne peux arrêter la barbarie humaine, c’est notre barbarie qui nous arrêtera dans dans un holocauste nucléaire final ou nous nous battrons pour la dernière goutte de pétrole, le dernier litre d’eau non pollué, les céréales-OGM.

Amen



avatar Isabel Silva de Pomés- TOULOUSE - 12/01/2008, 11:30

En Espagne (mon pays) la jeunesse est saturée par toutes ces cruautés, et la lutte anti-corrida est bien plus forte qu'ici, où certains ont voulu faire une mode snobinarde d'un spectacle décadent au fumet franquiste. (allez visiter "latortura.es" et le blog flac-aquitania.org) J'ai vécu sous el Caudillo et je sais de quoi je parle! J'ai à votre disposition la photo des arènes de Madird avec les drapeaux SS,. J'ai même un extrait de fim tiré du NO-DO qui pasait dans les salles du cinema. Franquistes et nazis applaudissant la torture de 6 taureaux ensemble, voila ce qu'on a ramassé en France comme "tradition"! Avec les subventions données par l'UE et les C Régionaux de notre Sud on pourrait loger tous les SDF .de Paris. Notre argent sert a soutenir cette cruauté malsaine. Pire encore des enfants assistent à l'horreur de la tuerie. En Catalogne les moins de 14 ans ne peuvent pas aller aux corridas. FRANCE QUE FAIS-TU? Tu n'aimes plus ta jeunesse?.

Isabel Silva de Pomés

avatar L'auteur entre Occitanie et Andalousie - 12/01/2008, 11:46

Bravo Isabel Silva de Pomés, vous avez toute ma tendresse.

avatar J-P. A de Midi-Pyrénées - 12/01/2008, 12:48

Entièrement d'accord avec l'analyse pessimiste de Jean Delacre quant-au devenir inéluctable de l'espèce humaine .......

C'est de notre disparition que dépendra la pérennisation de la Vie sur notre planète ....

Triste fin de règne pour la pensée et l'intelligence qui sont censés être la raison de notre supériorité vis-à-vis de "la bête" !

Mais "la bête" nous survivra .....

avatar Michel, Malaga - 12/01/2008, 16:26

« La corrida est un spectacle magnifique. Je comprends la passion de ceux qui s’enthousiasment pour cela. » (Ségolène Royal, novembre 2006).

avatar Pierre Normandie - 12/01/2008, 22:16

Bonjour,

J'adore la chanson de Francis Cabrel et je vous mets un lien pour en savourer les paroles.

http://www.paroles.net/chanson/13287.1

Merci à lui d'avoir écrit ce texte contre les corridas.

Cordialement.

Pierre

avatar Coralie Fambrini - 12/01/2008, 22:53

Il faut en finir avec cette barbarie qu'est la corrida ! Je souhaite qu'en 2008 l'on voit des avancées significatives contre ces spectacles ignobles.

Les animaux ne sont pas des objets, mais des êtres sensibles qui ressentent évidemment la peur, la panique, la souffrance...

Merci Michel Tarrier pour cet article détaillé qui devrait faire réfléchir ceux (de moins en moins nombreux) qui défendent encore cette pratique odieuse au nom d'une improbable "tradition"...

avatar Michel, Malaga - 13/01/2008, 11:37

Renvoi à une autre horreur :

http://www.geos-nature.org/forum.html#Le_pays_de_la_corrida









avatar JC Ferrette - 13/01/2008, 11:54

C'est une honte pour la France, que de telles exhibitions ont encore lieu en 2008, et tous ça pour remplir les poches de quelque ayatollah du fric. En constatant qu'il y a des gens qui puissent s'amuser avec des horreurs pareil, il ne faut pas s'étonner que les guerres ne cessent jamais que la violence s'installe dans nos foyers, que nos enfants n'ont plus de repères. Et ne venez pas me dire que c'est la faute à l'éducation, c'et qu'il n'y a plus éducation possible avec ce genre de spectacle. Et pour finir à ce train là je n'envie pas du tout les générations, à venir. (Je suis peut être un peut plus âgé mais je sais reconnaître les belles choses de la nature...!

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