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Démographie : la vraie vérité qui dérange

50608 lectures / 246 commentaires04 janvier 2008, 11 h 58

Démographie© C. Magdelaine / notre-planete.info
Vivre moins nombreux pour que tout le monde puisse tout simplement vivre. Tout pacte écologique devrait sous-tendre l’idée d’un pacte antinataliste.

Homo sapiens est la pire espèce invasive. Tant que la flore et la faune poursuivront leur rythme effréné d’extinction conférée, toute création supplémentaire d'un d'entre nous reste injustifiable. Il faut quelque chose de plus qu’un couple pour faire un enfant, il faut au moins une Planète viable. Pour un ami de la Terre, toute abstinence à la procréation humaine, toute pénurie des naissances sont reçues comme de bonnes nouvelles. Sans peur ni reproche du métissage, le renouvellement des générations des pays développés devra se faire par les immigrants. Mais si vous estimez que nous n’avons aucune responsabilité ni vis-à-vis des 11 millions d’enfants qui meurent chaque année avant d’atteindre leur cinquième anniversaire, ni à l’endroit des espèces végétales et animales qui disparaissent à la vitesse grand V, que notre reproduction n’est pas excessive ou en tout cas acquittée de telles accusations, alors oui, faites encore et encore des enfants. Mais faites vite !

Certaines vérités ne dérangent plus parce qu’avec le temps elles sont devenues des tabous de Polichinelle. Parmi celles qui dérangent encore et vraiment, qui mettent mal à l’aise et gênent aux entournures, figure l’ineffable choix antinataliste. Contrairement à toute logique, la décroissance démographique reste un problème épineux, un énorme tabou qui n’ose pas dire son nom, un scandale qui provoque tous les courroux ! C’est à peine si on peut l’ouvrir à propos de la décroissance économique ! Suggérer de modérer la démographie d’un Monde en proie à la surpopulation semble relever de l’outrage, de l’infamie, tant le thème appartient à la langue de bois. C’est du domaine de l’indicible, personne ne veut entendre que nous ne devons plus faire autant de petits. Notre Monde est passé de 250 millions à quasiment 6,7 milliards d’habitants depuis l’an 1 de l’ère chrétienne, notre sacro-sainte référence. En augmentant de 4 milliards, la population planétaire a triplé depuis 1950. Stop, ou encore ? On nous donne la preuve par neuf que la Planète ne pourra pas nourrir 9 milliards de Terriens en 2050 ou 17 milliards en 2100, mais en cyniques populationnistes nous voulons continuer à nous multiplier pour atteindre ces 9 ou 17 milliards de Terriens en 2050 et en 2100 ! Et l’on s’inquiète même des nations qui, en Europe, ne montrent plus la même ardeur à procréer !

Une démographie exponentielle adjointe d’un développement économique infini dans un Monde fini, aux ressources non renouvelables pour l’essentiel, en tout cas ne se régénérant pas au rythme de notre folle croissance, telle est l’effarante formule à laquelle nous sommes ancrés. Nous feignons d’ignorer la finitude d’un Monde dans laquelle notre multitude puise allègrement et sans relâche. Nous n’avons nul besoin d’une descendance qui ne recevra en héritage que des lambeaux et des restes. Il y aura toujours suffisamment de candidats pour perpétrer un minimum d’humanité. Je lance un appel au bon sens, au nom des goujats que nous sommes et qui avons tout zigouillé.

Seront-elles donc un jour bonnes à proclamer ces quatre vérités sur le lapinisme humain ? Probablement, mais trop tard. Pour l’immédiat, nous en sommes au secourisme et voir mourir l’humain est insupportable, inhumain. C’est peut-être pourquoi il faudrait dissuader l’humain de trop faire d’autres humains. Ce qui ne nous est nullement insupportable, par contre, c’est voir souffrir et mourir les autres espèces, et notamment nos « mammifères », sacrifiés pour servir et nourrir la cause humaine. Il n’y a pour ainsi dire pas de fraternité interspécifique positive (commensalisme, mutualisme, symbiose…), mais strictement négatives (prédation, parasitisme, pathogénie, antibiose…). C’est aussi dans cet égoïsme écologique, dans cette couverture outrancièrement tirée à nous, que réside l’une des raisons majeures du grand déclin annoncé. Malheur à ceux qui ne savent pas partager ! Parce qu’on le sait maintenant, il sera inutile de patienter 4 milliards d’années pour que le soleil dysfonctionne. D'ici là, l'homme n’aura pas été remplacé par un surhomme mais par une mouche. Ou bien la vie en tant que telle aura fatalement disparu du fait de nos géniales erreurs.

Sauver la Planète se résume à une seule et double option : choisir entre l’homme et Gaïa, en cherchant à désamorcer la bombe démographique. Comme nous n’avons pas d’autre alternative à la Planète bleue, que nous ne pouvons donc ni déménager, ni la recharger, le choix est vite fait. La bombe démographique est pour la biosphère la pire arme de dissuasion massive. Elle stigmatise le chaos manifeste.

Nous souffrons d’un manque incurable de discernement écologique et nous voulons satisfaire des exigences anthropocentristes immodérées. Ces erreurs sont pour l’essentiel l’héritage des religions créationnistes ayant placé, selon le dogme, la Nature à la discrétion illimitée de l’homme. Les considérations démographiques ont donc toujours été perçues dans un concept d’intérêts purement économiques et nombrilistes, strictement repliés sur la famille ou le pays, de préférence dans une compétitivité cocardière entre nations. Même le contrôle des naissances n’avait été pensé que dans l’intérêt du genre humain et non de celui légitime de la Planète et des espèces compagnes. Comme si nous étions déconnectés de la Terre, comme si nous vivions sur une île ou un archipel, ou mieux dit dans une arène, sur un ring ou sur un nuage. C’est un truisme que d’énoncer que la Terre n’est pas extensible. Le surpeuplement humain est un vrai calvaire pour la planète. L’avenir ne nous commande plus l’expansion, mais la récession sous forme de décroissance natale (et économique !).

Quelques générations vouées à seulement un enfant par femme, voire assurer un soutien financier aux couples qui n’enfanteraient pas, serait le programme d’une politique courageuse et écoconsciente. On préfère l’option populiste des allocations familiales, gratification sociale crée en France après l’hécatombe de 1918, augmenter la mort a toujours historiquement augmenté la natalité… Au troisième millénaire de notre transit terrestre, de telles prestations doivent être aperçues comme obsolètes, caduques, surannées, relevant presque du rétro ou du kitch, mais qui viennent d’être tout récemment et étrangement instauré en Espagne, comme si l’Espagne n’était pas solidaire d’une Europe lucide et d’une Planète malade de l’espèce humaine.

Posséder une famille nombreuse est un délit environnemental, une grave atteinte à la Planète et à l’avenir commun. On peut régler le sort de l’homme, non seulement en lui apprenant techniquement à contrôler ses naissances, mais surtout en le persuadant de le faire par éthique écologique et planétaire. Question de conscience. Dénoncer l’hyper capitalisme intégré comme généalogie du saccage et de l'administration de la rareté ne suffit pas, les institutions doivent planifier à l’échelle mondiale la soutenabilité des activités humaines par une sage équation du binôme population et environnement.

La société occidentale consomme à l’excès des ressources naturelles dont elle n’est pas détentrice et qu’elle extorque aux nations qu’elle domine tyranniquement. Nous sommes ainsi débiteurs par rapport aux contrées dont les citoyens exploitent beaucoup moins, comme c’est le cas d’un Indien, d’un Vietnamien, d’un Péruvien ou d’un Soudanais. Pour continuer à vivre sur les modes adoptés, un Français nécessite 3 planètes, un Américain quasiment 6, ce qui projette un besoin moyen de 2 planètes pour un Terrien. Belle leçon de solidarité planétaire quand on constate qu’Américain s’octroie un droit de ponction 100 fois supérieur à un Afghan. Difficile ensuite pour un Occidental de s’arroger le droit de donner des leçons de morale dans des pays écologiquement éreintés par notre faute, ou de tenter imposer un apartheid climatique comme ce fut le cas lors de la conférence de Bali. Un nouveau-né monégasque usurpera sa vie entière sa part amazonienne ou groenlandaise sans jamais poser un pied ni en Amazonie, ni au Groenland, on l’a compris. Mais naître en Amazonie ou en Australie présente le méfait potentiel de menacer directement une biodiversité encore vive et remarquable. C’est pourquoi les populations des contrées naturelles présentent le risque rapproché d’une pression plus dommageable encore. On fera d’autant moins un enfant que l’on habite une région sensible, un des derniers bastions du capital vert de l’humanité. Le surpeuplement de l’homme est un antagonisme à la biodiversité. Contrairement à une vue trop hâtive de la situation planétaire, un enfant de plus à Londres, Mexico ou Hong Kong sera un moindre préjudice qu’un début de surpeuplement et d’inquisition humaine d’une Tasmanie ou d’une Papouasie. Restons absents ou absentons-nous de la Patagonie, du bassin du Congo, de la forêt boréale et de bien d’autres paradis encore sauvages et de riche naturalité, heureusement souvent peu hospitaliers pour l’homme. Ménageons les beaux restes du grand catalogue du Vivant, épargnons les ultimes réservoirs de gènes, les chambres fortes de biomasse et de stocks de carbone, mettons les prédateurs envahissants que nous sommes hors d’état de nuire et d’occire les derniers poumons de cette Terre. L’option du tourisme, même respectueux s’il existe, est un filon tout à fait négatif. Les régions encore partiellement épargnées n’ont besoin que d’une chose, de continuer à l’être. Toute présence d’un humain vivant sur le mode occidental incontournable et incontourné de l’American way of life est une calamité pour les équilibres naturels et une menace pour les ressources. Restons chez nous, confions les derniers berceaux de naturalité au savoir faire millénaire des peuples natifs et n’encombrons de nos progénitures et de nos futurs intrépides adultes que nos propres maternités, asiles et services d’urgence !

La population humaine continue de croître mais à un rythme plus tempéré. Cette modération est le fait des pays riches industrialisés où le renouvellement générationnel n'est plus assuré, exception faite des États-Unis où les populations immigrées se chargent d’entretenir une incidence démographique en hausse.

L'ONU prévoit une telle baisse démographique appréciable en Allemagne, en Italie, au Japon, en Russie et dans la plupart des états issus de l'éclatement de l'ancienne Union soviétique. Mortalité basse et fécondité extrêmement basse, dans ces conditions, la population de ce groupe de pays, d'actuellement 1,2 milliard de personnes, ne devrait pas augmenter d'ici à 2050. Une démotivation aux valeurs de la fécondité, une famille éclatée de plus en plus réduite au couple quand ce n’est pas à un seul parent, une infertilité masculine croissante et une planification des naissances majoritairement adoptée sont quelques uns des facteurs limitants. Une autre cause de cette stabilisation mondiale est la propagation du sida, pandémie qui réduit le taux de longévité dans des proportions considérables, comme en Afrique australe où l'espérance de vie a chuté de 62 ans dans les années 1995 à seulement 48 ans pour la période 2000-2005. Ironie du sort ou instinct de survie contreproductif, la densité humaine sera beaucoup plus élevée dans les pays pauvres qui éprouvent déjà les pires difficultés à assurer la sécurité alimentaire de leurs ressortissants. Dans ces contrées, le contrôle de la natalité est pratiquement inexistant et les familles de cinq à six enfants sont la norme. Au Burkina Faso, au Congo Brazzaville, au Burundi et en République démocratique du Congo, en Guinée-Bissau, au Timor Oriental, au Liberia, en Ouganda, au Mali, au Niger et au Tchad, tout comme en Afghanistan, les populations vont tripler avant le terme de ce demi siècle. La courbe générale est donc à un ralentissement de la croissance démographique et à une lente stabilisation de la population globale, en comparaison aux vives progressions des cinquante dernières années. En dépit de cette accalmie, 2050 verra tout de même un effectif minimum de 9 milliards de Terriens, notamment fourni par la Chine et l’Inde. À la même période, cette dernière nation surpassera la Chine et sera en tête de liste des pays les plus peuplés. La moitié des humains habiteront alors l’Inde et la Chine.

Les écologistes, désespérés par l’épuisement des ressources et le déclin des écosystèmes, font remarquer qu’il nous faudra deux planètes pour survivre. Dans un autre domaine, ces deux planètes existent déjà, tout le monde sait bien qu’il y a une planète des riches et une autre des pauvres. La première, usurpée, n’est pas pour nous déplaire… Un milliard de riches occupe l’Amérique du Nord, l’Europe, l’Australie, le Japon et un club très privé de privilégiés qui règnent tyranniquement sur les pays du Tiers-monde. Ce milliard de riches cache aussi sa misère (qu’on ne saurait voir) : Quart-monde dormant sur les trottoirs des quartiers boursiers, Enfants de Don Quichotte s’adonnant aux joies du camping urbain, gastronomes des restos du cœur, etc. Le solde de la communauté terrienne, soit un peu plus de 5 milliards et demi de gens dont le pauvre destin est joué d’avance, croupit dans le reste (et les restes) du Monde. Le premier Monde s’approprie (en tout bien tout honneur !) les 7/10 de l'énergie, les 4/5 du bois et autant des produits de la pêche, les 3/4 des métaux, les 5/6 des crédits d'éducation, les 9/10 des budgets de recherche et de développement, possède les 3/4 des automobiles, neuf avions sur 10, etc. Voilà des chiffres bien peu consensuels et équitables qui prouvent l’excessive mainmise du milliard de privilégiés dont la liberté de puiser et d’épuiser ne s’arrête pas où commence celle des autres 5 milliards soumis au diktat. Nous garantissons ainsi aux plus pauvres de continuer à stagner, voire à s’enfoncer, dans leur état de pauvreté. En terme d’empreinte écologique insoutenable, un Nord-américain ou un Français valent combien d’Africains ? L'état américain le moins densément peuplé qu’est le Wyoming (510 000 habitants) émet plus de CO2 que 69 pays en développement réunis et totalisant 357 millions de personnes.

Les hectares excessifs que s’octroie chaque habitant chanceux du monde occidental et qu’illustre le calcul éloquent de l’empreinte écologique sont usurpés sans la moindre contrepartie au reste du Monde, à celui auquel nous attribuons des dettes extérieures. Un États-unien ou un Européen ne paie pas le service que leur rendent les forêts brésiliennes ou africaines en recyclant leurs émissions de CO2. C’est ainsi qu’il convient de s’interroger sur un certain nombre d’activités autorisées par le progrès, vocable abusif car à double sens. Progrès pour les uns, déficit pour les autres. Savez-vous, par exemple, que l’on importe quotidiennement, par avions gros porteurs, des chargements de perches du Nil en provenance d’Ouganda et de fleurs coupées cultivées en Chine et en Afrique orientale vers l'aéroport de Vatry, dans la Marne (120 000 tonnes de fret par an) ? De tels comportements ne font jamais la une dans les fourberies des Grenelle de l’écologie, portes de secours du capitalisme masqué. Inutile de rappeler les dégâts collatéraux d’activités comme celle de l’exploitation du poisson cité ou de l’horticulture aux impacts environnementaux et humains néfastes. La contradiction est flagrante et gênante entre le désir de lutter contre l’effet de serre et les nécessités du développement économique dans le concept unilatéral où nos sociétés l’entendent.

La reproduction est un phénomène naturel à toutes les espèces, et notamment chez celles opportunistes qui s’imposent majoritairement, s’accaparant le moindre atout pour dominer l’habitat. Cela existe chez les rats, les cafards, les mouches ou les papillons. L’homme, dont l’instinct est fondu à la conscience, primate calculateur par excellence, a conceptualisé cette tendance naturelle afin d’en tirer une stratégie d’avenir tribal, familial, nombriliste et longévive : celle d’assurer sa descendance, et par là même la sécurité de ses vieux jours. Avant les progrès du XXe siècle en matière d’hygiène et de prophylaxie des maladies infectieuses, la mortalité infantile justifiait une surfécondation, par ailleurs toujours soutenue par les pouvoirs séculiers inspirés des religions dogmatiques. Les Livres assurent que le destin des progénitures sera placé sous les auspices de Dieu. Niaiserie. Jusqu’à preuve du contraire, les progénitures existent mais les preuves d’un dieu protecteur font défaut. Pandémies, famines ou massacres belliqueux étaient là pour écrémer le surplus, en appeler chaque fois à de nouvelles velléités procréatrices et à faire des petits à la louche.

Imaginons un autre monde... Le même mais inversé, où nous ne serions plus dominants mais dominés par une autre espèce de grande taille, où nous devrions fuir, nous cacher, ne plus respirer quand l’autre se manifeste, où l’éviction au mieux, l’extinction au pire seraient nos seules issues. Un enfer. Le bonobo, l’orang-outang ou le gorille, l’un d’eux comme espèce invasive et de fourvoiement au sein d’une société humaine d’un effectif modeste, ça vous irait ? Il s’agirait finalement du même monde, toujours avec Homo sapiens surdoué, mais sans pétrole, non plus dopé par les énergies fossiles, la pétrochimie qui fit la révolution verte et la multiplication des pains (ce type d’âge d’or, ou plutôt de toc, les bricoleurs du monothéisme l’avaient prévu…), mais cette fois à hauteur de seulement un ou deux petits milliards. Avec quasiment les mêmes inventions, les mêmes avancées inventives, le même progrès, à quelques techniques près. Mais sur une Planète envahie, pour telle ou telle raison, par le fléau d’une autre grande espèce, disons les bonobos par sympathie et proximité spécifique. Imaginons nos plages et nos cités encombrées de bonobos, imaginons les bonobos envahissant la cité, s’infiltrant, se fourvoyant pacifiquement partout. 7 milliards de bonobos intrus … Ce n’est pas la Planète des singes, c’est notre Planète subissant l’inquisition insupportable du surnombre d’une autre espèce. Imaginons 7 milliards de rhinocéros, des rhinocéros envahissant nos hypermarchés, nos pitoyables animaleries. Notre impact sur les fragiles écosystèmes planétaires est celui d’éléphants dans un magasin de porcelaine. Voilà ce que nous imposons à la biosphère, sans nous en rendre compte un seul instant, convaincu que cela est dans la raison écologique. Eh bien non, ce n’est qu’une erreur, c’est même l’erreur par excellence.

« Plutôt crever que partager ! » La survie de l’humanité dépend du possible, et non de l’impossible. L’impossible, c’est une meilleure gestion et répartition des ressources. On a tout essayé depuis des lustres et même la morale égalitaire professée par les grands Livres n’a pas donné les résultats escomptés. Notre espèce génétiquement égoïste ne voit pas très loin. Et selon les exégètes, c’est tout au contraire la qualité de vie pour un petit nombre de privilégiés qui va faire l’objet de toutes les prochaines convoitises, tandis que la croissance démographique et tout le drame économique qu’elle va enclencher se concentrera sur une fraction restreinte de la population mondiale : les pauvres. Il y aura une césure nette et croissante entre un Monde développé sans enfants et un mode sous-développé absolument démuni pour nourrir et même rafraîchir toutes ses bouches. Le possible pour cultiver les futurs, c’est d’encourager une mondialisation de la dénatalité. Certains individus devront abandonner une partie de leurs libertés, dont celle de procréer à tout va, au bénéfice de la société universelle. L’éternité de la drôle d’espèce humaine passe par sa décroissance démographique. On passe ou on casse...

Notes

Cette actu n’est pas vraiment une actu parce que nous n’entendons pas inscrire notre démographie à l’ordre du jour des menaces écologiques, accepter notre surpopulation comme la cause majeure des malheurs planétaires. Ainsi, notre fourberie est immense.

Auteur

avatar Michel Tarrier

Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info


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246 commentaires

Vous aussi, vous pouvez ajouter votre commentaire !

avatar Maat Hendaye - 04/01/2008, 12:43

votre article est superbe. Je suis totalement d'accord avec vous. Il faut devenir raisonnables. Pour toutes ces raisons et pour que les enfants soient mieux élevés et mieux traités : "un adulte s'occupe d'un enfant" comme le disait James Redfield dans La Prophétie des Andes. C'est sagesse. Mais, comme beaucoup refuseront de l'admettre, il faudra probablement envisager de supprimer les alloc au delà d'un enfant. C'est mon avis.

avatar hmouarf - 04/01/2008, 12:57

mouais suffit de regarder un peu les sources offcielles des recensements démographiques. la croissance demographique mondiales est globalement en baisse (le pic serait déjà atteint). pas la peine de s'alarmer, tout finira par se stabiliser. puis dans le cas contraire sa ne sera pas grave: la nature reprendra ses droits, le temps des hommes n'est qu'éphèmere dans notre univers :)

avatar Petit Poison, Auvergne - 04/01/2008, 13:10

Bonjour,



Je ne suis pas opposée à l'idée, même si je la trouve un peu pessimiste, je crois qu'il vaut mieux prévenir que guérir.



Cependant, il me semble que la réduction de notre empreinte écologique est tout de même encore possible, et qu'un changement de système est à appeler de nos voeux. Si des individus sont prêts comme vous à se "sacrifier" par éthique , et que la masse apprend à réduire sa croissance, voir un jour à décroître, miracle ! , on aura déjà fait un bon bout de chemin !



En revanche, je ne partage pas du tout votre analyse concernant les allocs. Tout d'abord, elles sont un fruit du système base sur la croissance, et je déplore ce sytèsme, mais c'est pas demain la veille qu'un état prendra 'le risque' de fonctionner différemment (il n'y a qu'à voir les critiques essuyées par les 35 heures ... ) De plus , votre idée est de "taper au portefeuille". Les plus pauvres, ceux qui n'ont pas les moyens d'améliorer leur habitat, de changer de voiture pour une moins pollunate, de se permettre de négocier avec leur patron d'horaires adaptés aux transports en commun, etc, sont encore une fois ceux qui seront pénalisés. Alors que les familles aisées, elles , ne se limiteront pas ... Je ne trouve cela ni éthique, ni efficace, dans le sens où ça ne modifiera que les comportements, pas les consciences ...

avatar L'auteur dénataliste - 04/01/2008, 13:20

Je vous comprends Petit Poisson, mais "les pauvres" ne paient-ils pas l'autoroute, les bagnoles, le carburant et le reste aux mêmes prix que "les riches" ?

avatar Mazzocut Alain à Dijon - 04/01/2008, 13:21

Incorrect mais tellement pertinent. La maitrise de la démographie conditionne le développement humain. Comment le Bengaldesh, un quart de la France, 160000 d'habitants et 2 000 000 de plus chaque année peut il espérer sortir de la misère. Un des préalables au développement de l'Afrique est le contrôle des naissances comme le firent la Chine en 1975, la Corée en 1960, le Japon en 1947. Le contre exemple est l'Algérie qui a été plombée par son explosion démographique avec une population multipliée par 4 en cinquante ans. La plupart des démographes se focalise sur les répartitions par classe d'âge en oubliant la santé, le dynamisme et la créativité des hommes contenus dans ces statistiques. Il suffit de voyager en Europe pour constater que la France qui a la population la plus jeune n'est pas un pays spécialement dynamique. En France on critique la politique de l'enfant unique en Chine qui se traduit aujourd'hui par 10 millions d'accroissement en moins chaque année de la population. On préfère l'Afrique et ses 25 millions d'habitants de plus chaque année et s'apitoyer sur les problèmes sans fin de ce continent.

avatar emile Argelès sur mer - 04/01/2008, 13:56

Dans le dernier livre de Jacques COUSTEAU il a nettement dénoncé cette explosion de la démographie et ses conséquences!!!

Aujourd'hui on semble découvrir cela. Pour faire marche arrière cela sera trés difficile et il faut s'attendre à des vagues d'émigrés sur notre vieille Europe.

avatar Nicolas, Poitou-Charentes - 04/01/2008, 14:22

Rien d'incorrect dans cet article frappé au coin du bon sens ! Ce qui me paraît incorrect, au contraire, c'est de continuer à se voiler la face et de ne pas modifier nos modes de vie pour assurer un avenir décent à nos enfants... mais aussi aux enfants des pays moins favorisés. Le temps est au partage et à la raison, mais saurons-nous le comprendre à temps ?

avatar Jean - Paris - 04/01/2008, 15:04



"Ou bien la vie en tant que telle aura fatalement disparu du fait de nos géniTales erreurs".



Pour ce vaste "chantier" où trouver les leaders qui voudront bien se pencher sur le berceau et servir la leçon aux peuples "fautifs" ?



Par ailleurs, bravo pour la démonstration.

avatar Julien - La Roquebrussanne - 04/01/2008, 15:13

Merci d'avoir su rédiger un tel exposer... Sans entrer dans les détails, je partage globalement votre énoncer... En supputant même, que nous partageons sans doute d'autres idées, qu'il vous est impossible d'écrire dans cet article.



A contrario ; pour ma part ; je voudrai dire que j'ai la conviction que la résolution de cette équation passera forcément par le "chaos" et non par une démarche, une approche "logique"... Elle passera aussi par la "mutation" de certains individus, dans certains milieux... Sommes nous vraiment sur d'être bien placés dans cette course à l'évolution ?...



Aujourd'hui, nous nous approchons toujours plus vite de l'autodestruction "capitalistique" et notre "anthropocentristes immodérées" nous oblige à profliférer sur des monceaux de cadavres, de mensonges et de manipulations !



Nous le savons... Et nous ne pourrons plus longtemps, faire comme si nous ne le savions pas !



Je reste optimiste et confiant car la "réalité objective" de notre "écosytéme" va nous rattraper et nous savons trés bien que l'équilibre, fatalement, se recréera... Sans une grande majorité d'entre nous ; présent ou à venir.



Meilleurs voeux pour 2008 !

avatar odette, morangles - 04/01/2008, 15:14

ça tombe sous le sens : on ne peut indéfiniment croître dans un espace limité.

avatar Brest - 04/01/2008, 16:07



Je suis d'accord mais c'est peut-être un peut plus complexe. S'il n'y avait que le problème de la démographie mondiale galopante c'est que l'homme serait sage. En effet, il n'y aurait pas de polution, pas de trou dans la couche d'ozone, pas de réchauffement climatique etc ... Dans ce cas, il n'y aurait pas de démographie galopante. Je pense que tout est lié et que les boulversements à venir (climatiques) changeront tellement de choses qu'il est difficile de savoir si le nombre de personnes sur terre aura réèlement une influence. (On aura peut-être pas de problème pour nourrir 14 milliards de personne s'il ne reste que 10 millions de personnes).



Ce qui est sur c'est que si du jour au lendemain on passe de 6/7 milliards de personne à 2 personnes les émissions de gaz à effet de serre diminueront. La question est : pour combien de temps ? On peut parier que quelque milliers d'année après on retrouve les mêmes problèmes.

avatar Gael brest - 04/01/2008, 16:40

Bien d'accord avec hmouarf,

Nature reprendra ses droits et bien plus vite qu'on ne le pense sachant qu'ils y a des forces insoupsonnées dans les fondements de la TERRE...

Je pense qu'il faudrait arrêter de La sous estimer .

je sais bien que c'est très difficile .

Je reste persuadé que ce n'est pas l'humain qui reglera les problemes, malgré que parmi notre civilisation il y a encore des hommes bons.

avatar VD de Belgique - 04/01/2008, 16:57

La planète comporte assez de ressources pour nourrir bien plus que sa population actuelle. La vraie question est celle de l'économie de ces ressources et leur répartition. Car on parle bien de nourrir et non de se déplacer ou consommer inutilement des produits débiles,... La décroissance économique est bien la solution. Comme d'habitude, l'article de Monsieur Tarrier est inutilement provocateur. Et a toujours ce même raisonnement superficiel confondant la nature humaine égoïste avec le religion. Quand on a plus que ça pour vendre un livre... C'est ça la tristesse humaine!

avatar Ludo Vosges - 04/01/2008, 17:24

Alors ca ! Voila une belle preuve d'egoisme meme par ceux qui se disent ecolo ou soucieux des pb de ce monde...

Le pb n'est pas le NOMBRE seul. Ce n'est pas une quantité d'humains qui est trop importante. On ne peut en aucn cas dissocier le nombre du comportement et du comportement des ressources disponibles!

Raisonner uniquement sur le nombre d'humains ou uniquement sur le comportement humain est absurde!

Surpopulation s'entend par rapport a quelque chose! S'il ya 10 milliards d'humains qui vivent comme des moines (avec possibilite de reproduction bien entendu) alors il n'ya pas de pb !Ou du moins, largement moindres!

La critique, l'analyse doit s'appliquer sur cette association et non sur l'un ou l'autre independanment.



Vous proposez des solutions d'un cote sur le nombre et d'un autre sur le comportement ecologique (mais furtivement sur ce 2eme point).

En gros pour vous la finalite de de notre societe doit etre ce qu'elle est, le bonheur dans la consommation.

Pour vous elle ne doit etre remise en cause. Ou alors faut etre vraiment desesperé pour arrivé a la conclusion qu'il faille agir sur la natalité.

De toute facon agir sur la croissance demagraphique seul et aussi infaisable que de provoquer une decroissance economique (mais elle peut arriver seule).

Aller on ne baisse pas les bras, on ne regarde pas son voisin comme un ennemi. Et puis soyons optimiste, la cherete du petrole, essence de notre societe, va nous aider a calmer nos ardeurs ou au moins amorcer une prise de conscience que l'on se comporte comme des enfants gatés (a moins qu'on cherche et trouve un substitut.. ce ce point je me fais pas de soucis..pas de substitu possible).

Car votre raisonnement est dans la continuité de ce qui nous a fait conduire la ou nous sommes: La volonté de tout maitriser.



Et puis une autre remarque, (il yen a tant d'autres a faire sur cet exposé): Un enfant qui nait selon vous dans un environnement riche (par sa biodiversité) aura plus d'impact qu'un petit Londonien..(meme si apres il est dit le contraire)..

2 choses:

- Le coupable ce sont donc le pauvres, ceux qui n'ont pas accedé a nos belles richesses, et qui risquent de pomper l'air des nantis..

- Pour assouvir la soif de richesse des nantis Europeens ou autres, nul besoin d'autochtones, l'histoire a bien montré qu'est allé la chercher nous meme.Pas d'autochtones en antartique, on y est venu chercher les baleines ..

Aller autre chose:

Vous dites :"La société occidentale consomme à l’excès des ressources naturelles dont elle n’est pas détentrice et qu’elle extorque aux nations qu’elle domine tyranniquement"

Si on veut vraiment rentrer tete baissée dans les idees recues, on ferait mieux de dire que les ressources naturelles n'appartienent pas a l'homme, et encore moins aux nations.

avatar Neaj Ercaled Le Trou des Gattes Belgique - 04/01/2008, 17:25

Monsieur Terrier,

Il ne sert à rien de donner quelque conseil que ce soit à "homo lapinus". Il n'en tient JAMAIS compte.

Mère Nature rétablira bientôt l'équilibre en nous envoyant une myxomatose humaine qui corrigera notre dérive lapinesque.



avatar L'auteur dénataliste - 04/01/2008, 17:40

Dites-moi VD de Belgium, vous vendez quoi, vous ?

Des crucifix, des biocides, de la viande médicamenteuse, de la nicotine, enfin vous devez bien vendre qq chose ou être à la botte du système, comme tout un chacun.

avatar L'auteur dénataliste - 04/01/2008, 17:45

Cher Ludo, n'avez-vous pas lu le paragraphe final ?

On m'avait prévenu, s'attaquer à la dépopulation c'est avoir maille à partir.

Déjà vérifié mais je le tente de nouveau, en qualité d'éco-malthusien.

avatar julien - La Roquebrussanne - 04/01/2008, 18:27

Cher VD... La question n'est pas que de nourrir l'espèce... La question est de comprendre que la suractivité économique, que les déchets produit pour chaque secteur, à chaque étape, polluent l'eau, polluent l'air, polluent les même aliments qui seraient sensé nourrir la masse !... Ils nous polluent nous, ils polluent les végétaux, les animaux... ect...



C'est bien gentil votre discour mais combien de gens meurent de fin par jour dans le monde... Depuis combien de temps ?



Vous voyez quelqu'un se préoccuper vraiment d'apporter une vrai réponse vous ?

avatar Rosague IDF - 04/01/2008, 18:34

Et oui le mouvement est déjà engagé, nous sommes de plus en plus nombreux à être stériles.

Peut-être qu'il y a assez pour nourrir encore plus d'humains, mais je me dis qu'il y a un certain équilibre à trouver entre le nombre d'humains, l'impossibilité de tous les convertir à une vie d'ascète, les ressources du monde et une vie qui serait correcte pour tous. Mais je suis plutôt utopiste. Je déplore que l'homme ne se lève pas tous les matins en se disant qu'il n'est qu'un des "locataire" de la Terre et qu'il lui doit beaucoup.

avatar frenchkiss IDF - 04/01/2008, 19:05

...



Je pense que la solution n'est pas de condamner le développement économique de pays riches ou pauvres.

Le problème démographique est récurrent je l'accepte. D'après le schéma de la transition démographique, l'Afrique devrait bientot stopper la surnatalité. Pour les dénatalistes, je l'accepte, 5 enfants par femme en moyenne en Afrique, c'est trop, il faudrait que l'on tente de forcer la main, mais la politique de l'enfant unique causeront des soucis : Qui nourriront les plus vieux qui ne peuvent pas travailler. Je pense que dénataliser dans les pays qui ont achevé leur transition démographique est une très mauvaise idée.

Je pense que l'on peut limiter avec facilité la natalité des pays du Tiers-Monde et cela profitera à ces personnes qui pourront posséder plus de choses avec un pouvoir d'achat qui augmentera.

Pour ce qui est du CO2, on travaille sur les centrales thermonucléaires qui seront très rentables et d'une propreté excellente et tout le monde aura de l'électricité, pour les voitures on va faire des biocarburants renouvelables de seconde génération, avec des batiments de récupération du CO2 puis on va également faire des tours pour nourrir la planète et l'on pourra reboiser.

La centrale thermonucléaire sera au point d'ici à 50 ans, les biocarburants renouvelables de seconde génération prochainement, les tours pour nourrir les hommes en 2025, les récepteurs de carbone sont pour l'instant en prototype et verra le jour en 2015.

Encore un peu de patience et la planète bleue pourrait accueillir en 2050 plus de 15 milliards d'humains de façon correcte.

Nous allons entrer dans une passe difficile de l'humanité mais si nous sommes soudés et plus respectueux de l'environnement nous y arriverons.



Avec toute sincérité

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