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Démographie : la vraie vérité qui dérange

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141 143 lectures / 388 commentaires04 janvier 2008, 11 h 58

Démographie© C. Magdelaine / notre-planete.info

Vivre moins nombreux pour que tout le monde puisse tout simplement vivre. Tout pacte écologique devrait sous-tendre l'idée d’un pacte antinataliste.

Homo sapiens est la pire espèce invasive. Tant que la flore et la faune poursuivront leur rythme effréné d’extinction conférée, toute création supplémentaire d'un d'entre nous reste injustifiable. Il faut quelque chose de plus qu’un couple pour faire un enfant, il faut au moins une Planète viable. Pour un ami de la Terre, toute abstinence à la procréation humaine, toute pénurie des naissances sont reçues comme de bonnes nouvelles. Sans peur ni reproche du métissage, le renouvellement des générations des pays développés devra se faire par les immigrants. Mais si vous estimez que nous n’avons aucune responsabilité ni vis-à-vis des 11 millions d’enfants qui meurent chaque année avant d’atteindre leur cinquième anniversaire, ni à l’endroit des espèces végétales et animales qui disparaissent à la vitesse grand V, que notre reproduction n’est pas excessive ou en tout cas acquittée de telles accusations, alors oui, faites encore et encore des enfants. Mais faites vite !

Certaines vérités ne dérangent plus parce qu’avec le temps elles sont devenues des tabous de Polichinelle. Parmi celles qui dérangent encore et vraiment, qui mettent mal à l’aise et gênent aux entournures, figure l’ineffable choix antinataliste. Contrairement à toute logique, la décroissance démographique reste un problème épineux, un énorme tabou qui n’ose pas dire son nom, un scandale qui provoque tous les courroux ! C’est à peine si on peut l’ouvrir à propos de la décroissance économique ! Suggérer de modérer la démographie d’un Monde en proie à la surpopulation semble relever de l’outrage, de l’infamie, tant le thème appartient à la langue de bois. C’est du domaine de l’indicible, personne ne veut entendre que nous ne devons plus faire autant de petits. Notre Monde est passé de 250 millions à quasiment 6,7 milliards d’habitants depuis l’an 1 de l’ère chrétienne, notre sacro-sainte référence. En augmentant de 4 milliards, la population planétaire a triplé depuis 1950. Stop, ou encore ? On nous donne la preuve par neuf que la Planète ne pourra pas nourrir 9 milliards de Terriens en 2050 ou 17 milliards en 2100, mais en cyniques populationnistes nous voulons continuer à nous multiplier pour atteindre ces 9 ou 17 milliards de Terriens en 2050 et en 2100 ! Et l’on s’inquiète même des nations qui, en Europe, ne montrent plus la même ardeur à procréer !

Une démographie exponentielle adjointe d’un développement économique infini dans un Monde fini, aux ressources non renouvelables pour l’essentiel, en tout cas ne se régénérant pas au rythme de notre folle croissance, telle est l’effarante formule à laquelle nous sommes ancrés. Nous feignons d’ignorer la finitude d’un Monde dans laquelle notre multitude puise allègrement et sans relâche. Nous n’avons nul besoin d’une descendance qui ne recevra en héritage que des lambeaux et des restes. Il y aura toujours suffisamment de candidats pour perpétrer un minimum d’humanité. Je lance un appel au bon sens, au nom des goujats que nous sommes et qui avons tout zigouillé.

Seront-elles donc un jour bonnes à proclamer ces quatre vérités sur le lapinisme humain ? Probablement, mais trop tard. Pour l’immédiat, nous en sommes au secourisme et voir mourir l’humain est insupportable, inhumain. C’est peut-être pourquoi il faudrait dissuader l’humain de trop faire d’autres humains. Ce qui ne nous est nullement insupportable, par contre, c’est voir souffrir et mourir les autres espèces, et notamment nos « mammifères », sacrifiés pour servir et nourrir la cause humaine. Il n’y a pour ainsi dire pas de fraternité interspécifique positive (commensalisme, mutualisme, symbiose…), mais strictement négatives (prédation, parasitisme, pathogénie, antibiose…). C’est aussi dans cet égoïsme écologique, dans cette couverture outrancièrement tirée à nous, que réside l’une des raisons majeures du grand déclin annoncé. Malheur à ceux qui ne savent pas partager ! Parce qu’on le sait maintenant, il sera inutile de patienter 4 milliards d’années pour que le soleil dysfonctionne. D'ici là, l'homme n’aura pas été remplacé par un surhomme mais par une mouche. Ou bien la vie en tant que telle aura fatalement disparu du fait de nos géniales erreurs.

Sauver la Planète se résume à une seule et double option : choisir entre l’homme et Gaïa, en cherchant à désamorcer la bombe démographique. Comme nous n’avons pas d’autre alternative à la Planète bleue, que nous ne pouvons donc ni déménager, ni la recharger, le choix est vite fait. La bombe démographique est pour la biosphère la pire arme de dissuasion massive. Elle stigmatise le chaos manifeste.

Nous souffrons d’un manque incurable de discernement écologique et nous voulons satisfaire des exigences anthropocentristes immodérées. Ces erreurs sont pour l’essentiel l’héritage des religions créationnistes ayant placé, selon le dogme, la Nature à la discrétion illimitée de l’homme. Les considérations démographiques ont donc toujours été perçues dans un concept d’intérêts purement économiques et nombrilistes, strictement repliés sur la famille ou le pays, de préférence dans une compétitivité cocardière entre nations. Même le contrôle des naissances n’avait été pensé que dans l’intérêt du genre humain et non de celui légitime de la Planète et des espèces compagnes. Comme si nous étions déconnectés de la Terre, comme si nous vivions sur une île ou un archipel, ou mieux dit dans une arène, sur un ring ou sur un nuage. C’est un truisme que d’énoncer que la Terre n’est pas extensible. Le surpeuplement humain est un vrai calvaire pour la planète. L’avenir ne nous commande plus l’expansion, mais la récession sous forme de décroissance natale (et économique !).

Quelques générations vouées à seulement un enfant par femme, voire assurer un soutien financier aux couples qui n’enfanteraient pas, serait le programme d’une politique courageuse et écoconsciente. On préfère l’option populiste des allocations familiales, gratification sociale crée en France après l’hécatombe de 1918, augmenter la mort a toujours historiquement augmenté la natalité… Au troisième millénaire de notre transit terrestre, de telles prestations doivent être aperçues comme obsolètes, caduques, surannées, relevant presque du rétro ou du kitch, mais qui viennent d’être tout récemment et étrangement instauré en Espagne, comme si l’Espagne n’était pas solidaire d’une Europe lucide et d’une Planète malade de l’espèce humaine.

Posséder une famille nombreuse est un délit environnemental, une grave atteinte à la Planète et à l’avenir commun. On peut régler le sort de l’homme, non seulement en lui apprenant techniquement à contrôler ses naissances, mais surtout en le persuadant de le faire par éthique écologique et planétaire. Question de conscience. Dénoncer l’hyper capitalisme intégré comme généalogie du saccage et de l'administration de la rareté ne suffit pas, les institutions doivent planifier à l’échelle mondiale la soutenabilité des activités humaines par une sage équation du binôme population et environnement.

La société occidentale consomme à l’excès des ressources naturelles dont elle n’est pas détentrice et qu’elle extorque aux nations qu’elle domine tyranniquement. Nous sommes ainsi débiteurs par rapport aux contrées dont les citoyens exploitent beaucoup moins, comme c’est le cas d’un Indien, d’un Vietnamien, d’un Péruvien ou d’un Soudanais. Pour continuer à vivre sur les modes adoptés, un Français nécessite 3 planètes, un Américain quasiment 6, ce qui projette un besoin moyen de 2 planètes pour un Terrien. Belle leçon de solidarité planétaire quand on constate qu’Américain s’octroie un droit de ponction 100 fois supérieur à un Afghan. Difficile ensuite pour un Occidental de s’arroger le droit de donner des leçons de morale dans des pays écologiquement éreintés par notre faute, ou de tenter imposer un apartheid climatique comme ce fut le cas lors de la conférence de Bali. Un nouveau-né monégasque usurpera sa vie entière sa part amazonienne ou groenlandaise sans jamais poser un pied ni en Amazonie, ni au Groenland, on l’a compris. Mais naître en Amazonie ou en Australie présente le méfait potentiel de menacer directement une biodiversité encore vive et remarquable. C’est pourquoi les populations des contrées naturelles présentent le risque rapproché d’une pression plus dommageable encore. On fera d’autant moins un enfant que l’on habite une région sensible, un des derniers bastions du capital vert de l’humanité. Le surpeuplement de l’homme est un antagonisme à la biodiversité. Contrairement à une vue trop hâtive de la situation planétaire, un enfant de plus à Londres, Mexico ou Hong Kong sera un moindre préjudice qu’un début de surpeuplement et d’inquisition humaine d’une Tasmanie ou d’une Papouasie. Restons absents ou absentons-nous de la Patagonie, du bassin du Congo, de la forêt boréale et de bien d’autres paradis encore sauvages et de riche naturalité, heureusement souvent peu hospitaliers pour l’homme. Ménageons les beaux restes du grand catalogue du Vivant, épargnons les ultimes réservoirs de gènes, les chambres fortes de biomasse et de stocks de carbone, mettons les prédateurs envahissants que nous sommes hors d’état de nuire et d’occire les derniers poumons de cette Terre. L’option du tourisme, même respectueux s’il existe, est un filon tout à fait négatif. Les régions encore partiellement épargnées n’ont besoin que d’une chose, de continuer à l’être. Toute présence d’un humain vivant sur le mode occidental incontournable et incontourné de l’American way of life est une calamité pour les équilibres naturels et une menace pour les ressources. Restons chez nous, confions les derniers berceaux de naturalité au savoir faire millénaire des peuples natifs et n’encombrons de nos progénitures et de nos futurs intrépides adultes que nos propres maternités, asiles et services d’urgence !

La population humaine continue de croître mais à un rythme plus tempéré. Cette modération est le fait des pays riches industrialisés où le renouvellement générationnel n'est plus assuré, exception faite des États-Unis où les populations immigrées se chargent d’entretenir une incidence démographique en hausse.

L'ONU prévoit une telle baisse démographique appréciable en Allemagne, en Italie, au Japon, en Russie et dans la plupart des états issus de l'éclatement de l'ancienne Union soviétique. Mortalité basse et fécondité extrêmement basse, dans ces conditions, la population de ce groupe de pays, d'actuellement 1,2 milliard de personnes, ne devrait pas augmenter d'ici à 2050. Une démotivation aux valeurs de la fécondité, une famille éclatée de plus en plus réduite au couple quand ce n’est pas à un seul parent, une infertilité masculine croissante et une planification des naissances majoritairement adoptée sont quelques uns des facteurs limitants. Une autre cause de cette stabilisation mondiale est la propagation du sida, pandémie qui réduit le taux de longévité dans des proportions considérables, comme en Afrique australe où l'espérance de vie a chuté de 62 ans dans les années 1995 à seulement 48 ans pour la période 2000-2005. Ironie du sort ou instinct de survie contreproductif, la densité humaine sera beaucoup plus élevée dans les pays pauvres qui éprouvent déjà les pires difficultés à assurer la sécurité alimentaire de leurs ressortissants. Dans ces contrées, le contrôle de la natalité est pratiquement inexistant et les familles de cinq à six enfants sont la norme. Au Burkina Faso, au Congo Brazzaville, au Burundi et en République démocratique du Congo, en Guinée-Bissau, au Timor Oriental, au Liberia, en Ouganda, au Mali, au Niger et au Tchad, tout comme en Afghanistan, les populations vont tripler avant le terme de ce demi siècle. La courbe générale est donc à un ralentissement de la croissance démographique et à une lente stabilisation de la population globale, en comparaison aux vives progressions des cinquante dernières années. En dépit de cette accalmie, 2050 verra tout de même un effectif minimum de 9 milliards de Terriens, notamment fourni par la Chine et l’Inde. À la même période, cette dernière nation surpassera la Chine et sera en tête de liste des pays les plus peuplés. La moitié des humains habiteront alors l’Inde et la Chine.

Les écologistes, désespérés par l’épuisement des ressources et le déclin des écosystèmes, font remarquer qu’il nous faudra deux planètes pour survivre. Dans un autre domaine, ces deux planètes existent déjà, tout le monde sait bien qu’il y a une planète des riches et une autre des pauvres. La première, usurpée, n’est pas pour nous déplaire… Un milliard de riches occupe l’Amérique du Nord, l’Europe, l’Australie, le Japon et un club très privé de privilégiés qui règnent tyranniquement sur les pays du Tiers-monde. Ce milliard de riches cache aussi sa misère (qu’on ne saurait voir) : Quart-monde dormant sur les trottoirs des quartiers boursiers, Enfants de Don Quichotte s’adonnant aux joies du camping urbain, gastronomes des restos du cœur, etc. Le solde de la communauté terrienne, soit un peu plus de 5 milliards et demi de gens dont le pauvre destin est joué d’avance, croupit dans le reste (et les restes) du Monde. Le premier Monde s’approprie (en tout bien tout honneur !) les 7/10 de l'énergie, les 4/5 du bois et autant des produits de la pêche, les 3/4 des métaux, les 5/6 des crédits d'éducation, les 9/10 des budgets de recherche et de développement, possède les 3/4 des automobiles, neuf avions sur 10, etc. Voilà des chiffres bien peu consensuels et équitables qui prouvent l’excessive mainmise du milliard de privilégiés dont la liberté de puiser et d’épuiser ne s’arrête pas où commence celle des autres 5 milliards soumis au diktat. Nous garantissons ainsi aux plus pauvres de continuer à stagner, voire à s’enfoncer, dans leur état de pauvreté. En terme d’empreinte écologique insoutenable, un Nord-américain ou un Français valent combien d’Africains ? L'état américain le moins densément peuplé qu’est le Wyoming (510 000 habitants) émet plus de CO2 que 69 pays en développement réunis et totalisant 357 millions de personnes.

Les hectares excessifs que s’octroie chaque habitant chanceux du monde occidental et qu’illustre le calcul éloquent de l’empreinte écologique sont usurpés sans la moindre contrepartie au reste du Monde, à celui auquel nous attribuons des dettes extérieures. Un États-unien ou un Européen ne paie pas le service que leur rendent les forêts brésiliennes ou africaines en recyclant leurs émissions de CO2. C’est ainsi qu’il convient de s’interroger sur un certain nombre d’activités autorisées par le progrès, vocable abusif car à double sens. Progrès pour les uns, déficit pour les autres. Savez-vous, par exemple, que l’on importe quotidiennement, par avions gros porteurs, des chargements de perches du Nil en provenance d’Ouganda et de fleurs coupées cultivées en Chine et en Afrique orientale vers l'aéroport de Vatry, dans la Marne (120 000 tonnes de fret par an) ? De tels comportements ne font jamais la une dans les fourberies des Grenelle de l’écologie, portes de secours du capitalisme masqué. Inutile de rappeler les dégâts collatéraux d’activités comme celle de l’exploitation du poisson cité ou de l’horticulture aux impacts environnementaux et humains néfastes. La contradiction est flagrante et gênante entre le désir de lutter contre l’effet de serre et les nécessités du développement économique dans le concept unilatéral où nos sociétés l’entendent.

La reproduction est un phénomène naturel à toutes les espèces, et notamment chez celles opportunistes qui s’imposent majoritairement, s’accaparant le moindre atout pour dominer l’habitat. Cela existe chez les rats, les cafards, les mouches ou les papillons. L’homme, dont l’instinct est fondu à la conscience, primate calculateur par excellence, a conceptualisé cette tendance naturelle afin d’en tirer une stratégie d’avenir tribal, familial, nombriliste et longévive : celle d’assurer sa descendance, et par là même la sécurité de ses vieux jours. Avant les progrès du XXe siècle en matière d’hygiène et de prophylaxie des maladies infectieuses, la mortalité infantile justifiait une surfécondation, par ailleurs toujours soutenue par les pouvoirs séculiers inspirés des religions dogmatiques. Les Livres assurent que le destin des progénitures sera placé sous les auspices de Dieu. Niaiserie. Jusqu’à preuve du contraire, les progénitures existent mais les preuves d’un dieu protecteur font défaut. Pandémies, famines ou massacres belliqueux étaient là pour écrémer le surplus, en appeler chaque fois à de nouvelles velléités procréatrices et à faire des petits à la louche.

Imaginons un autre monde... Le même mais inversé, où nous ne serions plus dominants mais dominés par une autre espèce de grande taille, où nous devrions fuir, nous cacher, ne plus respirer quand l’autre se manifeste, où l’éviction au mieux, l’extinction au pire seraient nos seules issues. Un enfer. Le bonobo, l’orang-outang ou le gorille, l’un d’eux comme espèce invasive et de fourvoiement au sein d’une société humaine d’un effectif modeste, ça vous irait ? Il s’agirait finalement du même monde, toujours avec Homo sapiens surdoué, mais sans pétrole, non plus dopé par les énergies fossiles, la pétrochimie qui fit la révolution verte et la multiplication des pains (ce type d’âge d’or, ou plutôt de toc, les bricoleurs du monothéisme l’avaient prévu…), mais cette fois à hauteur de seulement un ou deux petits milliards. Avec quasiment les mêmes inventions, les mêmes avancées inventives, le même progrès, à quelques techniques près. Mais sur une Planète envahie, pour telle ou telle raison, par le fléau d’une autre grande espèce, disons les bonobos par sympathie et proximité spécifique. Imaginons nos plages et nos cités encombrées de bonobos, imaginons les bonobos envahissant la cité, s’infiltrant, se fourvoyant pacifiquement partout. 7 milliards de bonobos intrus … Ce n’est pas la Planète des singes, c’est notre Planète subissant l’inquisition insupportable du surnombre d’une autre espèce. Imaginons 7 milliards de rhinocéros, des rhinocéros envahissant nos hypermarchés, nos pitoyables animaleries. Notre impact sur les fragiles écosystèmes planétaires est celui d’éléphants dans un magasin de porcelaine. Voilà ce que nous imposons à la biosphère, sans nous en rendre compte un seul instant, convaincu que cela est dans la raison écologique. Eh bien non, ce n’est qu’une erreur, c’est même l’erreur par excellence.

« Plutôt crever que partager ! » La survie de l’humanité dépend du possible, et non de l’impossible. L’impossible, c’est une meilleure gestion et répartition des ressources. On a tout essayé depuis des lustres et même la morale égalitaire professée par les grands Livres n’a pas donné les résultats escomptés. Notre espèce génétiquement égoïste ne voit pas très loin. Et selon les exégètes, c’est tout au contraire la qualité de vie pour un petit nombre de privilégiés qui va faire l’objet de toutes les prochaines convoitises, tandis que la croissance démographique et tout le drame économique qu’elle va enclencher se concentrera sur une fraction restreinte de la population mondiale : les pauvres. Il y aura une césure nette et croissante entre un Monde développé sans enfants et un mode sous-développé absolument démuni pour nourrir et même rafraîchir toutes ses bouches. Le possible pour cultiver les futurs, c’est d’encourager une mondialisation de la dénatalité. Certains individus devront abandonner une partie de leurs libertés, dont celle de procréer à tout va, au bénéfice de la société universelle. L’éternité de la drôle d’espèce humaine passe par sa décroissance démographique. On passe ou on casse...

Notes

Cette actu n’est pas vraiment une actu parce que nous n’entendons pas inscrire notre démographie à l’ordre du jour des menaces écologiques, accepter notre surpopulation comme la cause majeure des malheurs planétaires. Ainsi, notre fourberie est immense.

Auteur

avatar Michel Tarrier

388 commentaires

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Commentaires 1 à 50 sur 388
Maat Hendaye le 04/01/2008, 12:43
votre article est superbe. Je suis totalement d'accord avec vous. Il faut devenir raisonnables. Pour toutes ces raisons et pour que les enfants soient mieux élevés et mieux traités : "un adulte s'occupe d'un enfant" comme le disait James Redfield dans La Prophétie des Andes. C'est sagesse. Mais, comme beaucoup refuseront de l'admettre, il faudra probablement envisager de supprimer les alloc au delà d'un enfant. C'est mon avis.alerte
Hmouarf le 04/01/2008, 12:57
mouais suffit de regarder un peu les sources offcielles des recensements démographiques. la croissance demographique mondiales est globalement en baisse (le pic serait déjà atteint). pas la peine de s'alarmer, tout finira par se stabiliser. puis dans le cas contraire sa ne sera pas grave: la nature reprendra ses droits, le temps des hommes n'est qu'éphèmere dans notre univers :)alerte
Petit Poison, Auvergne le 04/01/2008, 13:10
Bonjour,

Je ne suis pas opposée à l'idée, même si je la trouve un peu pessimiste, je crois qu'il vaut mieux prévenir que guérir.

Cependant, il me semble que la réduction de notre empreinte écologique est tout de même encore possible, et qu'un changement de système est à appeler de nos voeux. Si des individus sont prêts comme vous à se "sacrifier" par éthique , et que la masse apprend à réduire sa croissance, voir un jour à décroître, miracle ! , on aura déjà fait un bon bout de chemin !

En revanche, je ne partage pas du tout votre analyse concernant les allocs. Tout d'abord, elles sont un fruit du système base sur la croissance, et je déplore ce sytèsme, mais c'est pas demain la veille qu'un état prendra 'le risque' de fonctionner différemment (il n'y a qu'à voir les critiques essuyées par les 35 heures ... ) De plus , votre idée est de "taper au portefeuille". Les plus pauvres, ceux qui n'ont pas les moyens d'améliorer leur habitat, de changer de voiture pour une moins pollunate, de se permettre de négocier avec leur patron d'horaires adaptés aux transports en commun, etc, sont encore une fois ceux qui seront pénalisés. Alors que les familles aisées, elles , ne se limiteront pas ... Je ne trouve cela ni éthique, ni efficace, dans le sens où ça ne modifiera que les comportements, pas les consciences ... alerte
L'auteur dénataliste le 04/01/2008, 13:20
Je vous comprends Petit Poisson, mais "les pauvres" ne paient-ils pas l'autoroute, les bagnoles, le carburant et le reste aux mêmes prix que "les riches" ?alerte
Mazzocut Alain à Dijon le 04/01/2008, 13:21
Incorrect mais tellement pertinent. La maitrise de la démographie conditionne le développement humain. Comment le Bengaldesh, un quart de la France, 160000 d'habitants et 2 000 000 de plus chaque année peut il espérer sortir de la misère. Un des préalables au développement de l'Afrique est le contrôle des naissances comme le firent la Chine en 1975, la Corée en 1960, le Japon en 1947. Le contre exemple est l'Algérie qui a été plombée par son explosion démographique avec une population multipliée par 4 en cinquante ans. La plupart des démographes se focalise sur les répartitions par classe d'âge en oubliant la santé, le dynamisme et la créativité des hommes contenus dans ces statistiques. Il suffit de voyager en Europe pour constater que la France qui a la population la plus jeune n'est pas un pays spécialement dynamique. En France on critique la politique de l'enfant unique en Chine qui se traduit aujourd'hui par 10 millions d'accroissement en moins chaque année de la population. On préfère l'Afrique et ses 25 millions d'habitants de plus chaque année et s'apitoyer sur les problèmes sans fin de ce continent.alerte
Emile Argelès sur mer le 04/01/2008, 13:56
Dans le dernier livre de Jacques COUSTEAU il a nettement dénoncé cette explosion de la démographie et ses conséquences!!!
Aujourd'hui on semble découvrir cela. Pour faire marche arrière cela sera trés difficile et il faut s'attendre à des vagues d'émigrés sur notre vieille Europe.alerte
Nicolas, Poitou-Charentes le 04/01/2008, 14:22
Rien d'incorrect dans cet article frappé au coin du bon sens ! Ce qui me paraît incorrect, au contraire, c'est de continuer à se voiler la face et de ne pas modifier nos modes de vie pour assurer un avenir décent à nos enfants... mais aussi aux enfants des pays moins favorisés. Le temps est au partage et à la raison, mais saurons-nous le comprendre à temps ?alerte
Jean - Paris le 04/01/2008, 15:04

"Ou bien la vie en tant que telle aura fatalement disparu du fait de nos géniTales erreurs".

Pour ce vaste "chantier" où trouver les leaders qui voudront bien se pencher sur le berceau et servir la leçon aux peuples "fautifs" ?

Par ailleurs, bravo pour la démonstration.alerte
Julien - La Roquebrussanne le 04/01/2008, 15:13
Merci d'avoir su rédiger un tel exposer... Sans entrer dans les détails, je partage globalement votre énoncer... En supputant même, que nous partageons sans doute d'autres idées, qu'il vous est impossible d'écrire dans cet article.

A contrario ; pour ma part ; je voudrai dire que j'ai la conviction que la résolution de cette équation passera forcément par le "chaos" et non par une démarche, une approche "logique"... Elle passera aussi par la "mutation" de certains individus, dans certains milieux... Sommes nous vraiment sur d'être bien placés dans cette course à l'évolution ?...

Aujourd'hui, nous nous approchons toujours plus vite de l'autodestruction "capitalistique" et notre "anthropocentristes immodérées" nous oblige à profliférer sur des monceaux de cadavres, de mensonges et de manipulations !

Nous le savons... Et nous ne pourrons plus longtemps, faire comme si nous ne le savions pas !

Je reste optimiste et confiant car la "réalité objective" de notre "écosytéme" va nous rattraper et nous savons trés bien que l'équilibre, fatalement, se recréera... Sans une grande majorité d'entre nous ; présent ou à venir.

Meilleurs voeux pour 2008 !alerte
Odette, morangles le 04/01/2008, 15:14
ça tombe sous le sens : on ne peut indéfiniment croître dans un espace limité.alerte
Brest le 04/01/2008, 16:07

Je suis d'accord mais c'est peut-être un peut plus complexe. S'il n'y avait que le problème de la démographie mondiale galopante c'est que l'homme serait sage. En effet, il n'y aurait pas de polution, pas de trou dans la couche d'ozone, pas de réchauffement climatique etc ... Dans ce cas, il n'y aurait pas de démographie galopante. Je pense que tout est lié et que les boulversements à venir (climatiques) changeront tellement de choses qu'il est difficile de savoir si le nombre de personnes sur terre aura réèlement une influence. (On aura peut-être pas de problème pour nourrir 14 milliards de personne s'il ne reste que 10 millions de personnes).

Ce qui est sur c'est que si du jour au lendemain on passe de 6/7 milliards de personne à 2 personnes les émissions de gaz à effet de serre diminueront. La question est : pour combien de temps ? On peut parier que quelque milliers d'année après on retrouve les mêmes problèmes.alerte
Gael brest le 04/01/2008, 16:40
Bien d'accord avec hmouarf,
Nature reprendra ses droits et bien plus vite qu'on ne le pense sachant qu'ils y a des forces insoupsonnées dans les fondements de la TERRE...
Je pense qu'il faudrait arrêter de La sous estimer .
je sais bien que c'est très difficile .
Je reste persuadé que ce n'est pas l'humain qui reglera les problemes, malgré que parmi notre civilisation il y a encore des hommes bons.alerte
VD de Belgique le 04/01/2008, 16:57
La planète comporte assez de ressources pour nourrir bien plus que sa population actuelle. La vraie question est celle de l'économie de ces ressources et leur répartition. Car on parle bien de nourrir et non de se déplacer ou consommer inutilement des produits débiles,... La décroissance économique est bien la solution. Comme d'habitude, l'article de Monsieur Tarrier est inutilement provocateur. Et a toujours ce même raisonnement superficiel confondant la nature humaine égoïste avec le religion. Quand on a plus que ça pour vendre un livre... C'est ça la tristesse humaine!alerte
Ludo Vosges le 04/01/2008, 17:24
Alors ca ! Voila une belle preuve d'egoisme meme par ceux qui se disent ecolo ou soucieux des pb de ce monde...
Le pb n'est pas le NOMBRE seul. Ce n'est pas une quantité d'humains qui est trop importante. On ne peut en aucn cas dissocier le nombre du comportement et du comportement des ressources disponibles!
Raisonner uniquement sur le nombre d'humains ou uniquement sur le comportement humain est absurde!
Surpopulation s'entend par rapport a quelque chose! S'il ya 10 milliards d'humains qui vivent comme des moines (avec possibilite de reproduction bien entendu) alors il n'ya pas de pb !Ou du moins, largement moindres!
La critique, l'analyse doit s'appliquer sur cette association et non sur l'un ou l'autre independanment.

Vous proposez des solutions d'un cote sur le nombre et d'un autre sur le comportement ecologique (mais furtivement sur ce 2eme point).
En gros pour vous la finalite de de notre societe doit etre ce qu'elle est, le bonheur dans la consommation.
Pour vous elle ne doit etre remise en cause. Ou alors faut etre vraiment desesperé pour arrivé a la conclusion qu'il faille agir sur la natalité.
De toute facon agir sur la croissance demagraphique seul et aussi infaisable que de provoquer une decroissance economique (mais elle peut arriver seule).
Aller on ne baisse pas les bras, on ne regarde pas son voisin comme un ennemi. Et puis soyons optimiste, la cherete du petrole, essence de notre societe, va nous aider a calmer nos ardeurs ou au moins amorcer une prise de conscience que l'on se comporte comme des enfants gatés (a moins qu'on cherche et trouve un substitut.. ce ce point je me fais pas de soucis..pas de substitu possible).
Car votre raisonnement est dans la continuité de ce qui nous a fait conduire la ou nous sommes: La volonté de tout maitriser.

Et puis une autre remarque, (il yen a tant d'autres a faire sur cet exposé): Un enfant qui nait selon vous dans un environnement riche (par sa biodiversité) aura plus d'impact qu'un petit Londonien..(meme si apres il est dit le contraire)..
2 choses:
- Le coupable ce sont donc le pauvres, ceux qui n'ont pas accedé a nos belles richesses, et qui risquent de pomper l'air des nantis..
- Pour assouvir la soif de richesse des nantis Europeens ou autres, nul besoin d'autochtones, l'histoire a bien montré qu'est allé la chercher nous meme.Pas d'autochtones en antartique, on y est venu chercher les baleines ..
Aller autre chose:
Vous dites :"La société occidentale consomme à l’excès des ressources naturelles dont elle n’est pas détentrice et qu’elle extorque aux nations qu’elle domine tyranniquement"
Si on veut vraiment rentrer tete baissée dans les idees recues, on ferait mieux de dire que les ressources naturelles n'appartienent pas a l'homme, et encore moins aux nations.
alerte
Neaj Ercaled Le Trou des Gattes Belgique le 04/01/2008, 17:25
Monsieur Terrier,
Il ne sert à rien de donner quelque conseil que ce soit à "homo lapinus". Il n'en tient JAMAIS compte.
Mère Nature rétablira bientôt l'équilibre en nous envoyant une myxomatose humaine qui corrigera notre dérive lapinesque.

alerte
L'auteur dénataliste le 04/01/2008, 17:40
Dites-moi VD de Belgium, vous vendez quoi, vous ?
Des crucifix, des biocides, de la viande médicamenteuse, de la nicotine, enfin vous devez bien vendre qq chose ou être à la botte du système, comme tout un chacun.alerte
L'auteur dénataliste le 04/01/2008, 17:45
Cher Ludo, n'avez-vous pas lu le paragraphe final ?
On m'avait prévenu, s'attaquer à la dépopulation c'est avoir maille à partir.
Déjà vérifié mais je le tente de nouveau, en qualité d'éco-malthusien.alerte
Julien - La Roquebrussanne le 04/01/2008, 18:27
Cher VD... La question n'est pas que de nourrir l'espèce... La question est de comprendre que la suractivité économique, que les déchets produit pour chaque secteur, à chaque étape, polluent l'eau, polluent l'air, polluent les même aliments qui seraient sensé nourrir la masse !... Ils nous polluent nous, ils polluent les végétaux, les animaux... ect...

C'est bien gentil votre discour mais combien de gens meurent de fin par jour dans le monde... Depuis combien de temps ?

Vous voyez quelqu'un se préoccuper vraiment d'apporter une vrai réponse vous ?alerte
Rosague IDF le 04/01/2008, 18:34
Et oui le mouvement est déjà engagé, nous sommes de plus en plus nombreux à être stériles.
Peut-être qu'il y a assez pour nourrir encore plus d'humains, mais je me dis qu'il y a un certain équilibre à trouver entre le nombre d'humains, l'impossibilité de tous les convertir à une vie d'ascète, les ressources du monde et une vie qui serait correcte pour tous. Mais je suis plutôt utopiste. Je déplore que l'homme ne se lève pas tous les matins en se disant qu'il n'est qu'un des "locataire" de la Terre et qu'il lui doit beaucoup.alerte
Frenchkiss IDF le 04/01/2008, 19:05
...

Je pense que la solution n'est pas de condamner le développement économique de pays riches ou pauvres.
Le problème démographique est récurrent je l'accepte. D'après le schéma de la transition démographique, l'Afrique devrait bientot stopper la surnatalité. Pour les dénatalistes, je l'accepte, 5 enfants par femme en moyenne en Afrique, c'est trop, il faudrait que l'on tente de forcer la main, mais la politique de l'enfant unique causeront des soucis : Qui nourriront les plus vieux qui ne peuvent pas travailler. Je pense que dénataliser dans les pays qui ont achevé leur transition démographique est une très mauvaise idée.
Je pense que l'on peut limiter avec facilité la natalité des pays du Tiers-Monde et cela profitera à ces personnes qui pourront posséder plus de choses avec un pouvoir d'achat qui augmentera.
Pour ce qui est du CO2, on travaille sur les centrales thermonucléaires qui seront très rentables et d'une propreté excellente et tout le monde aura de l'électricité, pour les voitures on va faire des biocarburants renouvelables de seconde génération, avec des batiments de récupération du CO2 puis on va également faire des tours pour nourrir la planète et l'on pourra reboiser.
La centrale thermonucléaire sera au point d'ici à 50 ans, les biocarburants renouvelables de seconde génération prochainement, les tours pour nourrir les hommes en 2025, les récepteurs de carbone sont pour l'instant en prototype et verra le jour en 2015.
Encore un peu de patience et la planète bleue pourrait accueillir en 2050 plus de 15 milliards d'humains de façon correcte.
Nous allons entrer dans une passe difficile de l'humanité mais si nous sommes soudés et plus respectueux de l'environnement nous y arriverons.

Avec toute sincéritéalerte
Loic Paris le 04/01/2008, 20:00
Le développement durable commence par l'écologie interne. Tant que les pays développés resteront des enfants gatés et tous puissants et qu'ils traiteront la terre comme leur mère, nous ne sommes pas sortie de l'auberge. L'écologie, la démographie, le capitalisme et tuti fruti n'est qu'affaire de conscience.
Les humains en général sont des prédateurs, perver, égocentrique, violent et ignorant, peu ont une vision claire et arrivent sur le chemin de la voie. Si l'humanité disparait c'est une bonne chose pour le reste du vivant, dont la planète . alerte
Ben le 05/01/2008, 02:21
Je suis d'accord qu'il risque d'y avoir un problème démographique et je pense comme d'autres : çà sera le chaos. Mais avant cela, le problème numéro 1 sera l'argent. Tant que l'argent fera tourner le monde, les problèmes de mère Nature resteront en retrait.

L'Homme est et restera bien trop égoïste de toute façon. Et ce jusqu'à son extinction. La preuve n'est pas loin., il n'y a qu'à voir sur ce site. Combien d'enfants ont toutes les personnes qui sont en accord avec cet article? Combien de personnes sont d'accords avec le fait qu'il faut avoir des gestes écologiques et respecter l'environnement mais qui continuent à surfer sur le net, à lire des articles sur leur ordinateur qui consomment beaucoup d'énergie?

Toute façon tout çà est vraiment trop complexe, et je ne pense pas qu'on puisse savoir combien l'on sera dans 50 et encore moins dans 100 ans. Les mentalités vont-elles changer? Quels évênements vont surgir et perturber la démographie (guerre, climat, ...)?

Et en ce qui concerne un des commentaires, vu la faiblesse des allocations lorsqu'il y a 2 enfants, je ne pense pas que les supprimer (les alloc' pas les gosses...) changent grandement le problème.alerte
Eléonore Visart Belgique le 05/01/2008, 06:36
Tout à fait d'accord avec l'analyse de Michel Tarrier.
et voici à ce sujet un extrait d'une analyse également pértinente de Michèle Pêcheux::

La notion de croissance implique qu'un corps peut croître indéfiniment, comme un ballon qui poursuit son expansion jusqu'à l'infini, alors que notre Terre est limitée en taille, et en ressources. Nous le constatons depuis une cinquantaine d’années, elle ne peut plus supporter nos impacts dévastateurs. Comme la grenouille de la fable, qui voulait se faire plus grosse que le bœuf, elle risque bien d’exploser de notre inconscience !
« Notre planète finie ne peut pas soutenir un système économique basé sur la croissance infinie. Pourtant, le principe de la mondialisation est qu’il faudrait encourager encore plus de monde à adhérer à ce système destructeur. » (Nicholas Georgescu-Roegen)
Selon la bioéconomie la Croissance - avec un grand C -, que les politiciens nous vendent à longueur d'antennes pour justifier leurs prise de décisions anti-Vie, est un mythe d'une extrême dangerosité. Le mythe de la croissance matérielle implique que nous pourrions ainsi croître démesurément. Or, toutes les études le prouvent, si nous vivions tous comme les Etasuniens, il nous faudrait plusieurs planètes pour combler nos besoins. Ces planètes, nous ne les avons évidemment pas. Nous avons donc deux solutions : diminuer notre impact environnemental par une décroissance soutenable, une simplicité volontaire ou, comme l’exprime Pierre Rabhi par une « sobriété heureuse » et réduire drastiquement notre natalité, par la mise à disposition gratuite de tous les moyens contraceptifs et de vigoureuses campagnes d’information.
Car, si le système monétaire dément régnant au XXIème siècle est la cause de bien des problèmes, la seconde source est bien la démographie galopante de l’espèce humaine. Parce qu’un jour, un chef de tribu a transmis à ses contemporains « Croissez et multipliez », quand ceci était utile pour la survie de sa petite société, toutes les civilisations continuent de marcher dans cette injonction impérative sans voir qu’elle est devenue obsolète et extrêmement dangereuse. Comme l’a rappelé Albert Jacquard dans « Cinq Milliards d'Hommes dans un vaisseau », lorsque les religieux de toutes confessions brandissent cette phrase inscrite dans la Bible pour s'opposer à la contraception ou l'avortement, ils en oublient la seconde moitié. En effet, l'injonction entière faite aux Hommes est exactement celle-ci: «Croissez, multipliez, et EMPLISSEZ LA TERRE ». Il est évident que la Terre est remplie : nous pouvons donc arrêter de procréer sans retenue. Nous avons accompli notre mission… A cause de notre surnombre, nous détruisons tout notre environnement, nous vivons mal, nous élaborons des systèmes pervers. Notre surnombre porte en lui le germe de notre propre apocalypse : qu’aurions-nous besoin de tant d’armées, de bombes nucléaires, de virus mortels, si nous étions mille fois moins sur terre ? Avant qu’il ne soit trop tard, il est important de régler notre problème de démographie.
L’apprentissage de la maîtrise de la fécondité est une priorité.
Tous les moyens contraceptifs et les connaissances s’y rapportant doivent être mis gratuitement à la disposition des populations.

alerte
AULX le 05/01/2008, 10:30
Bravo pour cette analyse ...Je le dis partout où je le peux mais on trouve cela sans intérêt. En tout cas tous nos problèmes viendront de là et même maintenant viennent de là alerte
Bertrand G , Saintes le 05/01/2008, 11:31
Bravo pour cet article
Pour moi aussi, la surpopulation humaine est LA cause des problèmes écologiques.
Le plus dur est de le faire admettre en douceur à nos contemporains imprégnés de bons sentiments natalistes par leurs cultures religieuses (croissez et multipliez...) ou par leur modèle économique (pensée unique : la croissance ...)


alerte
VD de Belgique le 05/01/2008, 12:49
L'égoïsme occidental, toujours: "Que ceux qui crèvent de faim fassent moins de gosses, non mais..." Je rappelle que les populations les plus pauvres font plus d'enfants justement pour se nourrir. Il faut en effet beaucoup de bras pour cultiver une terre lorsque l'on ne dispose pas de machines et de produits insecticides/pesticides. Et ces gens crèvent de faim car on entretient leur famine, pas parce qu'ils sont trop.

Mais c'est vrai qu'aborder un problème en le supprimant, c'est la solution de facilité, qui ne nous concerne pas, nous, Européens, dont la natalité stagne. Mon voisin tond sa pelouse le dimanche: je le supprime, c'est plus facile. L'Homme pollue la planète: on le supprime, c'est plus facile. La Terre va mal: on la supprime, c'est plus facile!alerte
Thierry de La Rouge le 05/01/2008, 13:53
Je suis en accord avec le maux mais les solutions ne sont pas sur les alloc (purement europeen) mais sur une prise de consience mondial des risques de famines et de la gestion politique de l'agrochimie (principal argument à l'utilisation des bequilles chimiques )
Le projet de notre société c'est quand meme d'appliquer les principe agricole des 30 glorieuses à l'elevage humain en derentabilisant la production des matieres vivrieres poussant à l'exodes dans des bidons villes les paysans des zones rurale et en aglomerants les terres ainsi libérées pour des productions "rentables" revendu aux meme paysans spolié et entassé en periferie de ville qui y trouve de la mains d'oeuvre pas chere.
Alors maintenir de quelque moyen que ce soit la population sur son lieu de vie permet egalement de prendre en compte cette notion de surpopulation ,de l'etat de son petit coin et de tout faire pour le respecter.
C'est peut etre egoiste mais il faut se servir des "qualité de l'etre humain"
Merci pour cet article qu'il faut diffusé pour une prise de conscience nécessaire.alerte
Sade Père Lachaise le 05/01/2008, 14:42
Je ne comprends pas : j'ai encore regardé Ushuaïa hier soir et la planète est belle, les ressources sont immenses. Des espèces disparaissent, et alors ? Laisser la planète aux fourmis et aux rats, bof. Je vis en Europe et je suis conscient de ma chance, je vais pas m'arrêter de vivre pour autant. Ais-je le choix ? J'achète mes aliments le plus prés de chez moi au moins cher, je fais le jeu des centrales d'achats et des multinationales. Les OGM ? Ca m'est égal si ça se mange. La surpopulation sera réglée par des famines, tsunamis, canicules éliminatrices de vieux, guerres de religions et virus mutants. S'il faut mourir de vieillesse autant que ce soit pas trop tard, vers 70/80 ans, d'un coup, sans souffrance inutile, sans acharnement thérapeutique. La planète se réchauffe, et alors ? elle se régule et nous avec. La diminution des ressources nous oblige à l'inventivité, la gestion de l'homme n'y changera rien, on est à l'échelle de la macro-économie. Aucune des "solutions" proposées ne marchera, trop utopique, trop romantique, trop cérébral. La réalité c'est que tout le monde s'en fout, et tant mieux. Je n'ai déjà pas de prise sur ma vie, mes espoirs et ce qui m'arrive, alors comment je pourrais changer la planète ? A mon niveau je ne suis rien. Tous ensemble on sera jamais foutus de s'entendre. Laisse tomber.
Continuez à manger du poisson, des bananes et à rouler au diesel. Quand il n'y en aura plus, on trouvera autre chose. et quand il n'y en aura plus non plus, on sera déjà morts depuis longtemsp. Alors ...alerte
Lili Paris le 05/01/2008, 14:44
à VD de Belgique:
Ce n'est pas parce qu'on réduit la natalité qu'on ne limite pas aussi les consommations des riches , et qu'on n'essaye pas de ne pas affamer le reste de la planète.
Dire qu'une mesure est mauvaise parce que soi disant elle servirait à oublier toutes les autres mesures nécessaires, c'est un raisonnement erroné à la base. alerte
PEYRE Robert FOURQUEUX le 05/01/2008, 15:47
L’article est à la fois pertinent et erroné !
Oui la population mondiale croit trop vite,
NON ce n’est pas la faute aux pays développés chez lesquels la démographie n’assure pas le renouvellement, si la France a un « bon taux démographique » mais inférieur à 2, c’est grâce ou à cause des immigrés qui ont un taux de reproduction plus élevé que les « gaulois ».
extrait du site AVEVA:
1. Appliquer le « Malthusianisme » ou – contrôle des naissances -
Cette doctrine émise par Robert MALTHUS au 18e siècle fut très controversée.
Pourtant il faut se rendre à l’évidence sur 6 Milliards d’individus la moitié « crèvent » de faim et cela ne fera qu’empirer avec la déplétion.
La procréation doit être freinée, il est urgent d’entreprendre une campagne d’information ( sur les méthodes contraceptives ) - en particulier auprès des pays pauvres - éventuellement prendre des dispositions fiscales afin de réduire la natalité à un niveau tel que les parents n’aient pas plus d’enfants qu’ils ne peuvent en nourrir.


alerte
Bertrand - Belgique le 05/01/2008, 17:05
Analyse poussée très érudite qui donne plaisir (?) à lire!!! Toutefois Michel Tarrier semble oublier l'autorégulation des systèmes... En connaissant le taux de mortalité infantile des pays les plus pauvres de la planète (Afganisthan: 143 pour 1000, Liberia 132 pour 1000) comparé à celui des pays les plus riches (Japon: 3 pour 1000, Suisse: 4 pour 1000, Luxembourg : 5 pour 1000), on pourrait croire, d'après sa thèse, qu'il serait peut-être bon d'augmenter le taux de mortalité des pays pauvres à près de 500 pour 1000 et cela pourrait régler l'essentiel du problème, puisque se sont ces pays qui explosent démographiquement, tout aussi bien que la Chine et l'Inde (taux de mortalité infantile de 25 pour 1000 et de 60 pour mille respectivement). Sacré carnage!!!
La Terre (ou l'humanité) vue comme Système ou comme organisme aura plutôt la capacité de s'autoréguler: Elle a connu 2 guerres mondiales; l'essor et la prolifération de l'arme nucléaire accompagnés du chaos économique et politique mondial préparent l'avènement inéluctable et imminent d'une troisième guerre mondiale. Que monsieur Tarrier soit rassurré: cela constituera un remède on ne peut plus efficace pour le problème démographique humain, et collatéralement et tristement, biologique en général... Le remède sera proportionnel à la maladie...
D'autre part, en tant que biologiste, monsieur Tarrier devrait considérer le principe de l'organisation des Systèmes. Nous ne sommes qu'un "insignifiant" maillon de la chaîne cosmique, et malgré notre arrogance d'êtres vivants rationnels et "conscients" nous ne connaissons pas les limites des niveaux d'organisation supérieurs de notre planète par rapport au système solaire, à notre galaxie, etc. En reprenant l'exemple d'une invasion de rats ou de cafards, que de plus simple pour les niveaux d'organisation supérieurs de notre planète que de nous "gazer" au Baygon, au Shelltox ou autre pesticide fulminant?
Les prophètes et visionnaires des différentes traditions culturelles de l'humanité n'ont sûrement pas parlé en vain en relatant une fin de l'humanité (ou du monde tel que l'on connait) apocalyptique...
Même les mystérieux Mayas, détenteurs d'un précis calendrier cosmique comprenant les origines des temps préhistoriques s'arrête en 2011 (selon certains en 2012) ... Coïncidence? J'en doute fort...
Et pour finir, même si la guerre nucléaire n'est pas pour demain (...) la propagation environnementale de nouvelles substances toxiques au niveau hormonal et testiculaire issus de la nanotechnologie et autres "progrès" chimiques se chargeront de freiner la croissance démographique;
sinon, en ultime recours, la popularité des "gays parades" et autre manifestations homosexuelles pourront faire l'affaire...
J'ai trois petits garçons et une jeune fille; monsieur Tarrier ne veut-il pas que j'en tue deux ou trois pour satisfaire à ces besoins urgents de "décroissement démographique"???
alerte
Georges, ile de france le 05/01/2008, 17:20
Bonjour,
Mil Bravos à Michel Tarrier pour avoir osé aborder -enfin- l’un des 2 problèmes capitaux qui menacent très gravement l’avenir de l’Humanité et de la Terre. Le 1er étant évidemment le problème industriel et climatique les pays industriels, ‘nous’, étant les principaux coupables) Le second, au moins aussi grave pour notre avenir, celui de la démographie, étant «tabou».
Ce tabou et l’auto-censure sont tellement virulents que tout n’est pas dit. En particulier que le problème démographique vient essentiellement de l’Afrique et des pays islamiques (dans une moindre mesure, Indes et Amérique latine). Pour l’Afrique, je crois que la cause est en bonne part l’insouciance et l’inconscience. Pour l’Islam, il s’agit de pays aussi divers que le Kossovo, le Pakistan ou l’Indonésie : ce qui prouve bien qu’il ne s’agit PAS d’un problème ethnique, mais socio-culturel et religieux. Certes, le Vatican prône la même politique suicidaire nataliste à outrance et anti-contrôle des naissances. Mais, à part une infime proportion des populations chrétiennes, personne ne lui obéit. – Ce qui n’est, hélas pas le cas des Musulmans, dont par ailleurs, je respecte totalement la foi. Mais il faut oser le dire! Et il est flagrant que, hormis en cas de surexploitation aggravée de la Terre (surdéveloppement de l’agriculture industrielle intensive, ce qui ne ferait que précipiter la catastrophe finale), il est impossible de faire vivre décemment 8 ou 12 milliards d’humains. Le professeur F. Ramade, disait et écrivait il y a 15 ou 20 ans que notre environnement ne peut faire vivre correctement plus de 2 ou 3 milliards d’habitants. Et nous sommes presque à 7! La seule solution (s’il n’est pas trop tard), consisterait à faire d’intenses campagnes d’explications, et de lier de façon draconienne l’aide aux pays en développement à une politique de réduction drastique de la natalité (à la chinoise?). Un temps viendra peut-être ou un taux d’expansion démographique par pays égal ou supérieur à 2% sera un crime contre l’Humanité (taux actuel égal ou supérieur à 3% par an pour la plupart des pays africains ou musulmans). La règle doit devenir : stabilité, ou mieux, faible décroissance. Comme… les Européens ! Par contre, nous demander d’avoir 0 ou 1 d’enfants est absurde: c’est prôner à terme la disparition des 450 millions d’européens remplacés par 5 ou 10 fois plus d’immigrants venus du tiers monde. Sans aucune amélioration pour ces pays exportateurs massifs d’hommes, donc pour la Terre (voire l’Algérie!). Ce serait «reculer pour mieux sauter» dans le désastre écologique et humanitaire (déjà bien commencé!). L’Europe, avec ses familles de 2 enfants en moyenne donne le bon exemple (malheureusement pas dans le domaine des carburants fossiles par exemple). Quand tous les êtres humains, blancs, noirs, jaunes, chrétiens, musulmans, bouddhistes et autres, auront compris que nous sommes tous embarqués sur le même paquebot planétaire, et que le salut sera collectif ou ne sera pas, un grand progrès aura été accompli !
- Certitude : si nous ne faisons rien ou pas grand chose, la «Nature» s’en chargera, comme au Moyen-âge lorsque, à coups de guerres, massacres, épidémies (la peste!), 80% de la population d’une région et 50 % de celle d’un pays mourrait. Ce ne sera plus la peste certes, mais pire sans doute. Réagissons très vite ; espérons !
alerte
L'auteur dénataliste le 05/01/2008, 17:25
Cher Bertrand,
L'infanticide était pratiqué en cas de force majeure (comme chez nous l'avortement) par bien des peuples racines, ces "sauvages" dont les curés me parlaient quand j'étais enfant.
Chez nous, il n'y a plus de force majeure, il y a seulement 900 000 millions de crève-la-faim (et moi, et moi, et moi !).
Mais désolé, vos enfants sont trop grands pour servir de victimes expiatoires.
Moi j'en ai deux (miraculés de l'IVG) et je suis inquiet pour leur avenir.alerte
Rozé Montigny le bretonneux le 05/01/2008, 17:32
Bravo pour cet article extra lucide (au sens vrai) et merveilleusement bien développé.
Non seulement il faudrait diminuer la population mondiale mais aussi, en même temps, limiter l'emprise des plus riches sur les ressources de la planète. Il est probable que la pollution croissante de notre planète qui provoque de nombreuses destructions du vivant ait pour effet de limiter la population mondiale. Par contre il n'est pas évident du tout que les plus riches d'entre nous comprennent et acceptent de limiter leur emprise sur les ressources; nous sommes trop habitués à la facilité (combien de machines quasi inutiles), au confort (on chauffe trop nos maisons au lieu de se couvrir plus en hiver), au luxe (combien d'objets décoratifs achetés ou remplacés pour le seul plaisir des yeux). J'essaie bien modestement, à mon échelon, de faire changer un peu les choses. Néanmoins force est de constater que tout semble continuer comme avant. Je ne vois pas d'issue favorable à notre avenir. C'est assez terrible à dire ! Pire encore, les classes dirigeantes de nombreux pays, de mèche avec les plus riches auraient presque intérêt à déclencher une guerre mondiale. Il semble que l'horreur des effets de la bombe nucléaire ait, jusqu'à présent interdit d'actualiser ce scénario. Le renouvellement actuel des dirigeants du monde n'incite guère à l'optimisme. M'enfin, comme le disent indirectement certains intervenants, qu'importe, on a profité, on en profite encore, après nous le déluge !
Et la Terre survivra bien sans nous !
Christian de Lillealerte
Bertrand - Belgique le 05/01/2008, 17:42
Cher Michel,
Moi aussi, je suis inquiet pour l'avenir de mes efants, mais je chercherai plutôt un abri dans une région très reculée pour les proteger de l'hécatombe nucléaire qui s'avoisine... Il est déjà trop tard pour des solutions "miracle" à long terme. On ne peut pas prétendre guérir une tumeur avancée en phase terminale avec de la médecine préventive!!! Bien à vousalerte
StéphanieB-Marseille le 05/01/2008, 18:08
Article très pertinent. Il est vrai qu'on est trop nombreux sur cette terre. Je pense qu'il faudrait limiter les naissances car les hommes sont trop égoïstes pour se limiter eux-même. Il est vrai que je serais pour un système sociale qui serait d'aider plus les parents qui ont un ou deux enfants et si tu en veux un troisième ben c'est ton problème, donc tu l'assumes entièrement ! Car ce troisième enfant polluera plus rien qu'en étant dans son berceau avec ses couches... (plus de couches, plus de déchets, plus de pesticides, voitures plus grosses de ce fait plus polluantes, plus de voitures qui rouleront quand il aura 18 ans...) déjà c'est la société qui va payer ou qui paye la facture (d'une façon ou d'une autre) du mal qu'on fait à la terre à cause de notre surnombre, alors on n'a pas à donner de sous pour les aider à polluer, consommer plus d'eau et surtout pour encourager cela...
Peut être que ça ne sera pas les mêmes parents également et que les "gaulois" (comme beaucoup d'entre vous en parlent) qui se limitent à un seul enfant car ils ont conscience du coût de la vie et pas droit aux prestations sociales du fait de leurs revenus et qui se privent d'en avoir un second, au profit des enfants d'allocations. Et ne me faites pas croire que (en mettant le matériel de côté) humainement on peut s'occuper aussi bien d'un ou de deux enfants que de cinq six... ! Il ne faut pas se leurrer, se sont les grands frères ou les grandes soeurs qui doivent mettre la main à la patte et sortir de leur enfance trop tôt.
Et pour votre gouverne je n'ai pas d'enfants, pas envie de procréer car d'autres en font trop et me remplacent, mais si jamais d'autres procréeront moins peut-être aurais-je la chance d'avoir un enfant car je ne suis pas stérile.
De toute façon rien n'est fait pour encourager cette démarche car le premier critère pour être aidée à vivre de durs moments dans nos vies chez les assistantes sociales... (gros problèmes de santé, de handicap...) est d'avoir des enfants, si tu as des enfants on t'aidera, sinon tu crèveras.
Mais ce problème est comme tous les autres. Peu de personnes investiront dans le lombricompost par exemple car ils continueront à payer autant d'impôts, du moins à Marseille car tel n'est pas le cas en Alsace par exemple, où chacun paye en fonction du poids de ses ordures (d'après ce que j'ai lu dans d'autres articles).
Tout le monde s'en fout de savoir s'il y a une grosse différence pour la terre s'ils sont parents de sept enfants, car de toute façon on leur donnera autant de sous. Et je n'ai jamais croisé personnellement de famille réellement nombreuses et riches. Je précise ça pour ceux qui disent que ça limiterait seulement les pauvres. Non les riches se limitent déjà eux-mêmes pour des raisons d'héritage... Mais au moins se limitent !
Et le second avantage de donner plus et à plus de familles qui se limiteront à un ou deux enfants maximum et qu'elles auront les moyens d'avoir des enfants en polluant moins en investissant dans des produits ou systèmes bio... afin d'élever leurs enfants sur une "terre idéale" enfin surtout moins polluées et salies. Car pour faire de l'écologie il faut du temps ce n'est pas en élevant dix enfants et en étant creuvé qu'on prendra du temps pour faire attention dans les magasins à ce que l'on achète non on va à la simplicité qui mène à la destruction de la terre.
Quant aux pays pauvres, je pense comme d'autres que leur problème de natalité se résolve tout seul car pas de traitements, de vaccins, et malheureusement problèmes de SIDA... Donc c'est normal qu'ils procrées plus car c'est instinctif.alerte
Bertrand - Belgique le 05/01/2008, 18:23
J'ajouterai seulement que personnellement je suis plus pour l'organisation sociale et la désobéissance civique, la rébéllion et la contestation ainsi que le refus de participer à la "croissance économique" via les habitudes de consommation (n'acheter que le strictement essentiel), plutôt que de pénaliser les familles nombreuses du Tiers-monde ou des pays "en voie de développement"... Après tout, s'il y a des crève-la-faim sur notre Terre c'est dû bien plus à la cupidité et à la criminalité des transnationales industrielles et financières qui font table rase des richesses de notre planète que des familles nombreuses du monde... Si l'on te vole ce qui t'appartient de droit, tu vas t'attaquer au voleur ou à ses victimes?alerte
VD de Belgique le 05/01/2008, 18:39
A Lili de Paris:

Je n'ai pas dit que la mesure est mauvaise parce qu'elle fait oublier les autres; c'est juste un de ses effets pervers. Dans ma première intervention, j'ai bien dit que la planète comporte bien assez de ressources pour tous si on limite fortement notre consommation. C'est pour ça que cette mesure n'est pas la bonne. Si les fourmis ne se contentaient pas du nécessaire pour vivre, elles seraient elles aussi trop nombreuses.

Nous sommes bien, nous, le c... dans le beurre, à dire aux pauvres qu'il faut arrêter de procréer. C'est le même raisonnement qui tend à interdire aux pays pauvres de se développer car cela engendrerait de la pollution supplémentaire. Montrons l'exemple et puis nous pourrons leur dire ce qu'il faut faire.alerte
Dominique - Avignon le 05/01/2008, 19:41
Bonjour et merci pour cet article dont je reprendrai certainement des points sur mon blog en nommant la source, biensûr, car je suis tout à fait d'accord sur beaucoup de points. Pour moi nous sommes exagérément nombreux sur une planète aux ressources non extensibles. Le simple bon sens suffit pour se rendre compte que nos villes deviennent invivables à cause du nombre d'humains ( qui en plus, ont besoin de chiens et de chats !). Tout devient plus compliqué, plus difficile, encore plus polluant. Plus nous sommes nombreux, plus nous consommons, plus il faut produire, plus il y a de déplacements, plus il y a de déchets..... c'est exponantiel. Le premier robinet à fermer, ou a limiter drastiquement, c'est la procréation ! L'humain est bien le pire prédateur de la planète et celui de sa propre espèce. Mais il se croit tellement supérieur ! Lui, il sait, il pense.... Dramatique. ;-(((alerte
Pierre en Bourbonnais le 05/01/2008, 19:41
Très bonne analyse d'un des principaux problèmes qui nous attendent et cause de la plupart des autres .alerte
Sophie France le 05/01/2008, 20:47
Entre les cataclismes naturels, les famines, les épidémies et autres pandémies, sans parler des agités du bocal qui veulent exterminer les infidèles et autres individus qui ne pensent pas comme eux (bombe atomique, gaz sarin, épidémies déclenchées volontairement...), la régulation de l'espèce humaine se fera.

Pour ma part j'ai des enfants, des petits enfants que j'aime et je n'ai aboslument pas l'intention de les détruire pour permettre à dautres de vivre à la place de ma descendance!
Je n'ai jamais attendu après des allocations quelconques pour entretenir ma famille, par contre je connais les valeurs du travail et du respect de soi.
Pour le reste, il est impossible d'empêcher l'être humain de faire des enfants, cela me semble inhumain. Quand on crève de faim, on ne fait pas d'enfant!alerte
L'auteur dénataliste le 05/01/2008, 21:06
Merci pour vos réactions souvent sagaces et sensibles.
Il n'est pas facile de trouver un aussi bel écho à une communication, ce site est exemplaire par la qualité de sa fréquentation.
En conclusion, il y aurait bel et bien matière à débattre plus amplement de la démographie et il est parfaitement stupide et incompétent que les ténors de l'écologisme n'osent l'aborder en face.
Il faudrait savoir s'il faut "sauver la planète" (comme ils disent) ou seulement ne pas fâcher !
Cordialement.alerte
Jean Delacre Mellet le 05/01/2008, 21:08
Je suis assez impressionné par la qualité des intervenants sur l'article de mon ami Michel. Chapeau à quasi vous tous !
Le chef de tribu (bien jolie litote de l'un des commentateurs) qui a lancé le mot d'ordre "Croissez, multipliez vous et emplissez la Terre" ... n'avait-il pas des arrières pensées pour détruire ce qu'il pensait avoir raté ?
Tel Attila, il lançait ses hordes destructrices, non pas pour razzier, mais pour éliminer son oeuvre complètement loupée !alerte
Didier 66200 Elne le 05/01/2008, 22:51
100% d'accord, mais la surpopulation n'est qu'une des nombreuses composantes de la désastreuse situation de la planète Terre.

L'égoïsme de l'homme est aussi insondable que son inconscience et le raisonnable lui est devenu inaccessible.

Qui est prêt à se priver immédiatement d'une grande partie de son confort: voiture, climatisation, appareils électriques inutiles, résidence secondaire, piscine privée, sports d'hiver, voyages en avion, aliments préemballés et la liste est très loin d'être exhaustive?

Qui est prêt à réduire d'au moins 50% sa consommation d'eau?

Qui est prêt à devenir immédiatement végétarien pour respecter ses frères animaux?

Qui est prêt à recultiver la terre pour se nourrir et à prendre le temps de recuisiner des aliments naturels?

Regardons-nous et regardons autour de nous, malheureusement, une toute petite minorité.

Beaucoup parlent et très peu agissent. Il est toujours plus facile de demander un effort aux autres, surtout aux "pauvres", qui ne font qu'aspirer légitimement aux mêmes conditions de vie que celle de la majorité des hommes des pays développés.

Honte à nous les hommes blancs qui avons colonisé, pillé, exterminé, corrompu le reste de l'humanité sous la bannière de la religion judéo-chrétienne.

Aujourd'hui, aucun pays en voie de développement n'est libre de ses choix. Les multinationales les exploitent sans limite en bafouant les lois et les droits humains les plus élémentaires, nos gouvernements corrompent leurs dirigeants et les manipulent, notre système financier les étrangle.

Qui peut penser un seul instant que quoi que ce soit puisse s'améliorer dans un tel monde pourri?

Nous sommes tous corresponsables de ce désastre annoncé et comme les précédentes, cette humanité disparaitra rapidement victime de sa folie collective.

Que ceci n'empêche pas l'homme de bonne volonté de tout faire, en son âme et conscience, pour atténuer les douleurs de ce génocide.

Puisse la Mère Nature et la Force de Vie nous pardonner ce matricide suicidaire.alerte
Nathalie Bordeaux le 06/01/2008, 01:50
J'ai 37 ans, pas d'enfant pour l'instant. Peut-être un, un jour. Un seul. Et sinon, tant pis. Néanmoins cela fait plaisir de lire enfin quelqu'un qui partage mon opinion sur la question notamment des allocs, de l'égoïsme des parents de famille nombreuse et de l'impact écologique de ces choix de sociétés. Je confirme qu'il est très mal vu de tenir ce type de discours auprès des "biens-pensants"! alerte
Alain terieur Ile de France le 06/01/2008, 10:15
Cet article évoque un problème qui a été soulevé dès le début du 19 ème siècle par Malthus. A l'Epoque la population mondiale allait passer le cap du milliard d'habitants et suite à de mauvaises récoltes dans sa province, Malthus emis sa théorie sur le rapport entre l'augmentation démographique et la production de ressources. Cette dernière démontrait que la situation de croissance démographique était une impasse, qu'il fallait limiter la population pour survivre. 2 siècles plus tard nous avons passé le cap des 6 milliards et les famines se font de plus en plus rares (je parle bien de famines et non de disettes).
Autre point : Dans les années 50-60 les économistes avaient prédi que l'Inde n'arriverait jamais à nourrir une trop grande population, encore loupé, les techniques archaïques de l'agriculture indiennes ont permis d'approcher le milliards d'habitants sans trop de gros problèmes (même si certains secteurs souffrent encore de disettes).
Nouveau point : la biodiversité est réellement menacé, mais non par des problèmes démographique mais par des calculs économiques : la principe des forêts décroissantes est réel pour de nombreux pays, mais prenons le cas des pays européens de la CEE (et non de L'UE). En France et en Allemagne la forêt regagne régulièrement de la surface d'occupation, de nombreuses époques on vu des surface de forêt nettement plus réduite pour ces pays. La gestion actuelle des forêts est plus problématique, des essances identiques sont plantés car plus porteuse de valeur ajoutée. Donc là où la forêt aurait reprit sa place en se diversifiant, l'homme plante uniquement une essence uniqe entrainant ainsi une perte de biodiversité.
Deuxième exemple : les transformations des paysages agricoles pour l'augmentation de la productivité (remembrement, intensification...) sont aussi source des chute de biodiversité (par exemple la disparition des bocage a entrainé la baisse des espèces liées aux haies et aux talus).
En résumé, les problèmes écologiques actuels sont certainnement liées aux développement économique, mais les liens avec la démographie sont encore plus que opaques, si ce n'est inexistant. L'autoflagélation est une chose qu'il faut essayer de dépasser. Un de mes profs de geo, alors que la thématique du changement climatique émergé juste vraiment dans l'opinion (début 2000), nous a dit ce n'est pas ce qu'il y aura après qui fait peur aux hommes mais le principe du changement, car par réflexe l'homme n'aime pas les changements. De plus, ce changement est inévitables, on en est encore à palabrer sur comment l'éviter alors qu'on ne peut plus le faire, ne vaut il pas mieux commencer à réfléchir à comment gérer ce changement, prendre en compte les futurs réfugiers climatiques, la diminution des surfaces émergées et l'augmentation des évensments climatiques dangereux...
Il faut entrer dans une autre forme de croissance (sans parler de décroissance) développer des technologies propres (hydrogène pour la combustion, énergies renouvelables, systèmes de gestion des risques plus propres et plus sains pour les écosystèmes)...
De nombreuses choses sont à faire mais le discours malthusien est réellement dépasser et à des refluxs nauséabonds qui on conduit aux troubles de la charnière du 20 siècle.alerte
L'auteur réaliste et écoradical le 06/01/2008, 10:19
Il est grand temps d'emmerder la bienpensance, ses bonnes paroles et ses vertus, son nombrilisme et son faux-semblant,.
Nos amis bien-pensants portent la totale responsabilité ET CULPABILITÉ du piètre état de la planète, avec leurs grands Livres dogmatiques, leurs manigances et leur diktat..
Il est l'heure de remplacer le manque de discernement écologique et l'irrespect envers les peuples autochtones, les autres races, la femme et les autres espèces, par une vérité de terrain.
Si vraiment l'humain est sapiens, c'est à dire intelligent, sage, raisonnable, voire prudent...
Il ne nous reste que peu de temps pour le prouver.
Rien n'est gagné quand on constate l'impact inouï de la propagande des dominants.
Amen !alerte
Alain.... biarritz..... le 06/01/2008, 12:40
merci michel pour ce brillant exposé....... La tache est rude nous sommes tous acteurs, complices de cette transformation, soyons responsables, assumons donc et mettons nous au travail, nous seuls avons la solution, décroissance démographique, décroissance tout cour et replaçons l'être humain au cœur de notre système. N'oublions pas que "ces pauvres", ne rêvent (légitimement) que de notre style de vie de nos voitures, de nos supermarché et qu'ils sont comme des nouveaux nés dans l'œil des multinationales de la consommation, bientôt,il faudra 20 ou 30 planètes pour que tout le monde vive ici bas....alerte
Ivun-paris le 06/01/2008, 15:33
Soustraire l'Economie des thèses écologistes, c'est comme soustraire l'écologie aux considérations économiques : inutile voire dangereux. Faisons confiance à la technologie et à l'ingéniosité de certains de nos senblables pour nous assurer un futur formidablement viable. Les excès se paieront, quoi qu'il arrive, c'est le lot commun de la navigation à vue (l'Homme ne sait pas faire autrement).alerte
Guis st tropez le 06/01/2008, 15:49
la solution!!!!!!!helas la 3em guerre mondialealerte
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Vous êtes un humain ? Prouvez-le ! Sur quelle planète vivons-nous ? C'est la

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