Al Gore lors d'une conférence La fortune d’Al Gore est présentement évaluée à plus de 100 millions de dollars. Les risques du changement climatiques ne sont pas un mauvais deal ! Et alors ?
Dans le supplément économique du journal espagnol El País du 23 décembre, j’apprends le montant des cachets demandés par Albert Arnold Gore, Jr. pour ses interventions de sauveur planétaire : 100 000 à 175 000 dollars pour un discours de 75 minutes. Pour ce qui me concerne, c’est une vérité qui me dérange.
Pour le coup du réchauffement, ça m’a fait froid dans le dos. Il faudra chronométrer son intervention de faire-valoir au joli Grenelle de la myopie écologique made in France pour connaître les émoluments versés par Nicolas Paul, Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa.
Nous, les petits Français, ça nous choque les idéalistes qui se font graisser la patte. Je me souviens de ma déception quand j’avais appris qu’Yves Montand encaissait des chèques pour hurler contre le Chili de Pinochet dans les années 1980, ou quelque chose de ce genre. Nous, les Franchouillards, on ne nous dira pas combien gagne le fils de Monsieur Hulot. La France est vertueuse, un peu coincée, un peu chaisière de cathédrale. « L’argent n’a pas d’odeur, mais pas d’odeur sent mauvais ».
La fortune personnelle du temps où Al Gore était vice-président de Clinton avait connu quelques déboires fin 2000, après la bataille perdue contre Bush. Le patrimoine familial de la famille Al Gore n’était plus alors que de quelque 2 millions de dollars.
Mais aujourd’hui, son nom est une franchise (qui dérange…)
Pionnier de l’Internet, il est depuis 2001 conseiller de Google dont les actions sont passées de 85 dollars des débuts boursiers de 2004 à quelque 660 actuellement. Membre du conseil d’administration d’Apple, les actions Apple ont grimpé de 10 à 164 dollars. Al Gore détient un stock options de 30 millions de dollars de Google et de 6 millions d’Apple.
Le prix Nobel, réparti avec les Nations Unies, fut couronné de 1,5 millions de dollars.
Les recettes de son film Une vérité qui dérange atteignent à ce jour 50 millions de dollars.
Il est propriétaire, avec David Blood, de la GIM (Generation Investment Management), dont le siège est à Londres, compagnie boursière spécialisée dans le créneau environnemental. Il vient enfin d’annoncer sa participation dans une société de la Silicon Valley : Kleiner Perkins Caufield & Byers, spécialisée dans la lutte contre les effets du changement climatique.
La fortune d’Al Gore est présentement évaluée à plus de 100 millions de dollars.
Les risques du changement climatiques ne sont pas un mauvais deal ! Et alors ?
Mais se faire payer pour chaque discours, je n’ose pas y croire.
Auteur
Michel Tarrier Les opinions exprimées dans cet article sont laissées à la stricte responsabilité de son auteur.