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Bali : menace d’échec lors de la phase critique des négociations

1933 lectures / 4 commentaires13/12/2007, 15:16
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Bali : menace d’échec lors de la phase critique des négociations
Au moment où les discussions techniques touchent à leur fin et que les négociations ministérielles commencent, beaucoup craignent que la conférence de Bali n’aboutisse pas à un cadre de négociation solide qui permettrait de parvenir à un accord concernant la réduction des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Hier, le 12 décembre, le commissaire européen à l’Environnement Stavros Dimas a fait part aux délégués du manque de flexibilité de l’UE concernant le fait que la feuille de route de négociation à Bali devait inclure des engagements contraignants de la part des pays en développement pour réduire leur gaz à effet de serre en termes absolus.

Mais la délégation des Etats-Unis à Bali s’est braquée sur cette question, s’opposant fermement à l’introduction d’engagements contraignants, malgré des commentaires précédents qui suggérait une position plus conciliante.

De leur côté, la Chine et l’Inde résistent également aux appels de l’UE qui souhaite davantage d’engagement pour réduire leurs émissions à l’avenir.

Cette impasse suscite la crainte que les discussions produisent un cadre de négociation trop large pour aboutir à un accord international solide sur le changement climatique, qui inclurait des engagements significatifs pour les grands pays pollueurs. Ces inquiétudes augmentent d’autant plus que les négociations touchent à leur fin.

Les ministres ont jusqu’au vendredi 14 décembre, date de clôture de la conférence de Bali, pour parvenir à un accord.
Malgré cette mauvaise passe apparente dans les négociations, il semble que certains progrès ont été réalisés sur la question des transferts financiers aux pays en développement les plus touchés par l’augmentation du niveau des mers, la désertification et les autres conséquences du changement climatique.

Le Fonds pour l'environnement mondial (Global Environnement Facility), un fonds d’adaptation au changement climatique pour les pays en développement créé à l’origine comme élément du protocole de Kyoto en 1997, est actuellement en cours d’actualisation.

D’après un accord conclu le 11 décembre, ce fonds, actuellement relativement limité (40 millions de dollars), sera alimenté par un impôt sur les transactions de 2 % dans le cadre du mécanisme de développement propre (MDP). Ce mécanisme consiste pour les pays riches à investir dans des projets propres dans les pays en développement en échange de crédits d’émissions de CO2.

D’après les prévisions de l’ONU, si le MDP fonctionne bien, le fonds pourrait augmenter de un à cinq milliards d’euros par an d’ici 2030.
Pourtant, certains observateurs estiment que le fonds est insuffisant pour les pays en développement, qui auraient besoin de 50 milliards par an pour s’adapter au changement climatique, selon Kate Raworth d’Oxfam International.

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EurActiv.com
4 commentaires sur cette actualité !
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Sofiane Alger - 15/12/2007, 15:20
Bonjour,

Je tenais à réagir au commentaire posté par Monsieur DAOUD,
La relation que vous faites entre ‘‘l’échec’’ du sommet de Bali et l’exploitation et l’entretient des puis carbone, me paraît un peut simpliste comme raisonnement.

A mon humble avis si échec il y a il faudrait le rechercher dans les intérêts économiques interétatiques en jeux, tout est une question de volonté politique, vous avez d’un coté les Etats Unis (sous la gouvernance de l’administration actuelle) qui s’oppose à tout accord international contraignant qui viendrait à ralentir l’économie américaine, et d’un autre coté, la Chine (pays émergeant bien que membre au protocole de Kyoto n’est pas concerné par les obligations de restrictions de GES), mais aussi l’Inde, qui résiste à tout accord qui viendrait à constituer un obstacle à leur développement économique légitime, la problématique du réchauffement climatique porte en elle même une autre problématique celle du développement durable, en fait, l’essence du problème est bien là, comment concilier développement économique et préservation de l’environnement ?

Il est à déplorer également l’absence même d’une conscience environnementale dans un grand nombre d’Etats en développement, en ce qui concerne l’Algérie par exemple la question du réchauffement climatique est quasiment passée sous silence que ça soit la presse (publique et privée) ou les pouvoirs publiques, à mes yeux aucun des deux n’arrive à exposer correctement (sur ce point je ne parle que de la prise de conscience) la problématique du réchauffement climatique ainsi que les enjeux et défis qui en découlent au grand public.

Pour revenir au commentaire de Mr DAOUD, il est à signaler que le reboisement n’est qu’un des moyens de lutte contre le réchauffement climatique est pas nécessairement le meilleur (étant donné le risque du relâchement dans l’atmosphère du CO2 emmagasiné), néanmoins en terme de coût c’est une solution financièrement attractive et logistiquement facile à mettre en œuvre d’où son succès.

Mettant les taxes environnementales de coté, car d’une efficacités limitées, il me semble que les solutions telles que les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, ou encore la solution économique qu’on retrouve à travers le sytéme Emission Trading System (sur ce point, je vous invite à consulter particulièrement le système modèle en la matière qu’est le système communautaire d’échange de quotas d’émission) peuvent constituer dans le cadre des mécanismes de flexibilités mises en place par le protocole de Kyoto à savoir les projets MDP/MOC des moyens de lutte certes financièrement plus lourds mais d’une efficacité durable.

Il est également important d’investir dans la recherche et le développement notamment en vue de rechercher des substituts aux énergies fossiles.

Par dessus tout, la solution réside dans le changement, au combien difficile, de notre mode de vie et c’est là que réside la responsabilité quotidienne de chacun d’entre nous.

Un cadre d'une entreprise algérienne préoccupé, par les défis du Monde
sofiane0@yahoo.fr
DAOUD Alger - 15/12/2007, 08:19
bonjour!

l'echec du sommet de Bali n'a-t-il pas pour cause l'éventuel marché des certificats verts?
en effet le développement de ce marché en particulier par l'exploitation et l'entretien de puits de carbone, moyen par exélence à ne pas négliger pour lutter contre les changements climatiques du fait précisément qu'il contribue à la diminution des GES émis par les Pays rétissant à la démarche du sommet, semble mettre dans la gène ces derniers
d'un coté ils exploitent les forêts sans procéder à des plantations
d'un autre coté ils refusent de contribuer aux financement du reboisement à l'effet de réer des puits de arbone dans des régions où il serapossible
comme si cette situation ne suffit pas à aggraver les dégats voilà que l'on parle de biocarburant au détriment des surfaces boisées alors que l'on sait que ces même biocarburant ne sont pas exanr émission des ges
le problème c'est de continuer la lutte pour amener ces Pays décideurs y compris le chine et l'Inde à finance les puits de carbone qu'il faut en tout état de cause créer et développer
en notre qualité de membre de la sociéta civile pensons que décideurs d'aujd'hui ne le seront plus dans quelques années et ne réfléchissent pas au sort que subiront leurs propres enfants
notre ssociation continuera de militer pour un reboisement à grande échelle y compris dans le Sahara Africain
c'est d'ailleurs, selon nos convictions, la solution pour les Pays Européens qui commence à souffrir de la désertification et de la fonte des glaciers de ce continent
le Président de l'association reboiserlesahara@yahoo.fr

gaëlle 29 - 14/12/2007, 10:01
ECOEURANT
paul J. de Graauw/Lentilly/69210 - 13/12/2007, 20:10
Mon message à ces trois nations :
STOP BEING SELFISH AND EGOCENTRIC
ARRETEZ VOTRE EGOISME ET EGOCENTRISME
Paul J. de Graauw
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