Mangrove du parc des Sundarbanscrédit : WWF/ Mauri Rautkari
Le cyclone qui a tué plus de 3 000 personnes au Bangladesh à la mi-novembre a également dévasté le parc des Sundarbans, inscrit sur la Liste du patrimoine mondial, selon les experts de l’UNESCO qui ont visité cette forêt de mangroves située dans le delta du Gange, du Brahmapoutre et de la Meghna.
D’après les experts, 40% du site ont été gravement touchés par le cyclone Sidr. Ce dernier a frappé le cœur de la partie Est des Sundarbans, la portion présentant la plus grande richesse biologique de ce site du Bangladesh. Les feuillus ont été dépouillés de leurs branches dans 30% de la surface de la zone. De grands arbres ont été abattus par le vent et les cimes de nombreux autres gravement abîmées.
Les Sundarbans qui s’étendent sur 140 000 ha constituent un des plus grands écosystèmes de mangroves du monde. Ils sont sillonnés par un complexe réseau de canaux alimentés par les marées, de vasières et d’îlots et abritent une faune très diverse, notamment 260 espèces d’oiseaux, le tigre du Bengale et d’autres espèces menacées comme le crocodile d’eau de mer et le python molure. L’étendue des dommages causés à la vie sauvage par le cyclone reste à déterminer.
Les experts craignent que le braconnage et les autres intrusions ne compromettent la régénération de l’écosystème des Sundarbans, régénération qui devrait normalement prendre 10 à 15 ans. Les stations locales, bateaux, embarcadères et l’équipement du Département des forêts ont été emportés par la tempête, ce qui nuira gravement à la capacité des autorités à gérer ce site, inscrit en 1997 sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Les Sundarbans sont le lieu de reproduction de poissons, crevettes et crabes qui, lors de leur migration hors du site du patrimoine, procurent un moyen d’existence à près de 300 000 personnes de la région.
La mission a exhorté les bailleurs de fonds à appuyer le Bangladesh dans ses efforts pour rendre au Département des forêts sa capacité de gestion du site, en remettant en état et en reconstruisant les infrastructures (stations isolées, embarcadères) et en remplaçant le matériel perdu, comme les bateaux et les équipements de communication.
Situation géographique
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Notes
L’UNESCO, au côté d’autres agences du système des Nations Unies et d’organisations non gouvernementales, travaille avec les autorités du Bangladesh à la reconstruction du pays. Le Bureau de l’UNESCO à Dhaka travaille aussi avec le gouvernement afin d’aider à la réhabilitation des institutions touchées, en particulier les écoles.
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UNESCO