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Une seule et unique certitude : une vie invivable

4143 lectures / 32 commentaires03/11/2007, 21:08
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Une seule et unique certitude : une vie invivable
crédit : NASA
Ce que donne à penser notre incapacité à une révolution verte autre que purement rhétorique

Le plus affligeant n'est pas de constater l'érosion de l’inestimable capital naturel que nous avions reçu en legs, mais d'en diagnostiquer le caractère imparable du processus écocidaire.

Les préjudices sont déjà palpables puisque la Terre n’est pas rechargeable et que les ressources se tarissent. L’essentiel des ressources terrestres nous a désormais été crédité. Il ne sera guère possible de vivre débiteur de la Terre et toute assurance-survie confine à l’utopie. Ce qui angoisse tout autant les éco- que les égoconscients, tous prochainement conviés à une existence qui tiendra plus du parcours du combattant que du nirvana.

Les plus optimistes, ou ceux qui ont tout intérêt à se montrer ainsi, prédisent que le pic pétrolier surviendrait vers 2030. D’autres avancent la date de 2010. C’est la croissance économique de l’Inde et de la Chine qui incite à avancer une date si proche. Ce pic pétrolier est une analogie à la règle du pic de Hubbert relatif à l’exploitation de toute ressource primaire. Il désigne le maximum de production prévisible, après quoi l’exploitation ne fera que décroître et les prix n’auront de cesse d’augmenter. Nos infrastructures et nos modes de vie ne sont nullement préparés pour l’après pic pétrolier, toutes les solutions alternatives restent anecdotiques. Il conviendrait, pour faire face, d’un si grand réajustement notre comportement qu’il est totalement utopique. La production agricole s’effondrera en raison de la pénurie d’engrais dépendant de la pétrochimie, les transports seront aux prises de coûts exorbitants, l’essentiel de nos modes de vie sera hypothéqué. Bien avant 2050 !

Inutile donc de montrer patte blanche, le mal est fait. Les actuelles gesticulations, quand elles ne sont pas pure mauvaise foi, ne concourent qu’à faire amende honorable en gérant un incontournable déclin.

Nous ne changerons plus notre morale de gouvernance, il est d’ailleurs bien tard. Le prêt à penser de nos religions monothéistes et nos mauvais choix de société ont eu raison de la Terre nourricière.

Continuons donc à baptiser le matin, et dans l’épectase la plus cocardière, un lancement d’Airbus chaque fois plus générateur de dommages collatéraux pour la biosphère (une tonne est la quantité de CO2 émise par chacun des passagers d’un aller-retour Paris-New York en Airbus 380), et à déclamer sur l’effet de serre dans un symposium faux-semblant du soir. Ce n’est ici qu’un simple et prosaïque exemple de la schizophrénie médiatisée devenue monnaie courante.

L’oligarchie se rie de nos inquiétudes et nos « camarades prospères » se croient malins, avec leurs signes extérieurs de confort et leurs quelques longueurs d’avances bancaires. Blindé par les sbires d’un service d’ordre de mieux en mieux récompensé, le pouvoir occidental se saignera encore de quelques compassions face aux foules d’évacués des contrées rendues exsangues et qui viendront naïvement frapper à la porte de notre Titanic. Pour toute réponse à leur désespoir (« Je préfère mourir en Europe que de vivre en Afrique », nous n’aurons d’autre alternative que de les refouler, avec quelques envolées diplomatiquement correctes. Ce seront bientôt les dernières, l’Occident re-sortira alors ses armes contre l’accostage clandestin des pirogues, mais cette fois, ce ne sera pas pour coloniser et christianiser.

Ce qui est pris n’est plus à prendre. Le mal est fait et tout pronostic d’avenir ne vise qu’à gérer les préjudices.

La langue de bois et l'omerta ne sont même plus de mises si l'on veut gagner du temps, quelques siècles au plus. Navrés, nous n'avons plus le luxe de ménager les susceptibilités.

Le mal est fait, sombre est l’avenir.

Auteur

Michel Tarrier
Les opinions exprimées dans cet article sont laissées à la stricte responsabilité de son auteur.
32 commentaires sur cette actualité !
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varenga Allier - 21/06/2008, 11:35
Allons, rassurons-nous, face à la crise alimentaire la FAO prévoit de doubler les surfaces cultivables (lesquelles) mais ne propose même pas de tenter de stabiliser la population. Non!
Les bidonvilles pullulent, les enfants meurent de faim, la planète se désertifie mais c'est pas grâve, nous ne sommes pas encore les 12 milliards qu'un irresponsable à pensé que la Terre pourrait nourrir.
Plas, Guillaume, 143, Zittert 1730 Asse Belgique - 15/06/2008, 16:36


LA SURPOPULATION MONDIALE ET L'AGROCARBURANT FAMINOGENE

Le 28 avril 2008-04-28

Par Guillaume

Les défis auxquels l'homme devra faire face en ce 21ième siècle, menacent la survie même de l'espèce humaine. Rien que leur énumération donne la chair de poule: le réchauffement climatique, la désertification , la pollution de l'air, de la terre et de l'eau, la pénurie d'eau potable, la surpopulation la disparition du pétrole en 2040, le gaz et l'uranium en 2050, la pénurie de matières premières, les guerres religieuses et le terrorisme religieux au nom de Dieu, d'Allah, de Mahomet, de Jésus et tous les autres gourous qui rendent les gens "fous".

L'énumération de ces diverses catastrophes qui menacent la planète entière, qu'elles soient naturelles ou provoquées par l'homme, nous font croire que la deuxième moitié du 21ième siècle, risque d'être apocalyptique.

On aurait du pratiquer le "malthusianisme " depuis au moins cinquante ans, pour éviter la surpopulation, cause "principale" des catastrophes actuelles, afin de sauvegarder assez de matières premières et d'énergies non renouvelables pour les générations futures. Mais comment faire une politique démographique restrictive avec les curés, les imams, les rabbins, etc., tous opposés à la contraception, préférant que les enfants meurent de faim, plutôt que d'empêcher leur naissance.


Le 3ième Congrès du WWF admettait déjà en 1973 que l'explosion démographique était la cause principale de la crise de l'environnement et affirmait sa conviction que tous les gouvernements avaient le devoir d'envisager les mesures à prendre sur le plan mondial pour stabiliser et finalement ramener la population humaine à un niveau adapté à la capacité de charge des terres et des océans. Ces mesures devaient être prises de toute urgence, non seulement en vue d'assurer la conservation des ressources naturelles, mais également pour permettre à l'humanité de jouir d'une qualité optimale de vie Rien de cela ne s'est réalisé.

Chaque jour il y a environ 400.000 personnes en plus sur la terre et la population actuelle de 6,5 milliards d'êtres humains s'accroît chaque année de plus de 80 millions de personnes. A ce rythme on estime qu'en 2050 il y aura 4 milliards d'êtres humains en plus. La population de l'Inde a dépassé le milliard d'habitants et s'accroit chaque année de 19 millions de personnes. En un an l'Inde s'accroît de plus d'habitants que la population totale des Pays-Bas, pays surpeuplé, de presque 17 millions d'habitants.

La France elle-même fait une politique de natalité. C'est une politique dangereuse et irresponsable. Le chanoine Sarkozy s'est vanté de l'accroissement démographique en France dans son interview à France 3 le 21.4.2008. Est-ce que la France avec une population de 64.473.140 personnes (1.1.2008-Wikipedia) n'a pas assez d'habitants? Le président de tous les croyants catholiques, Sarkozy, veut-il que la France devienne "Hong Kong" et que les bidonvilles s'agrandissent?

L'Egypte dont le territoire est à 94 % désertique, compte 78.887.007 d'habitants. En 2050 ils seront 120 millions. Un enfant naît toutes les 23,5 secondes (évaluation de 1995). Comment trouver une solution à ce fléau démographique, dans un pays si pauvre, miné par l'islam, qui empêche l'émancipation de la femme égyptienne. Cette émancipation est une condition sine qua non, à tout progrès culturel, social et économique ou à toute politique restrictive en matière démographique dans cette république pauvre et surpeuplée.

Si l'on ne veut pas comprendre que la population au lieu d'augmenter doit diminuer, il n'y a aucun espoir de voir la situation dans le monde s'améliorer. Comment l'Inde pourrait –elle trouver le nécessaire pour entretenir chaque année 19 millions de personnes en plus? Chaque année les terres cultivables se rétrécissent tandis que la population augmente? L'Inde, contrairement à la Chine, n'a aucune politique de planning familial, pour la population, malgré sa situation démographique désastreuse.

Le Cirad estime que 40% ou 5, 2 milliards d'hectares sur 13 milliards de terres émergées sont menacées par la désertification . La Chine avec sa population de 1,3 milliards d'habitants a perdu 2,6 millions de km2 de terres désertifiées, soit 27,3 % de la superficie totale de son territoire .

On considère qu'en 2040 il n'y aura plus de pétrole alors qu'il intervient dans la fabrication de quelques centaines de produits indispensables. Beaucoup de produits indispensables disparaîtront. En, 2050 il n'y aura plus de gaz ni d'd'uranium (énergie nucléaire). Les pénuries se feront sentir évidemment bien plus tôt et la guerre pour l'énergie s'amplifiera.
On a cru que la biomasse allait remplacer le pétrole et le gaz, après la première crise pétrolière en 1973. Les écolos voyaient d'un bon œil ces énergies dites renouvelables appelées: agroénergie, agrocarburants, biocarburants, bioéthanol, biodiesel, biogaz, biométhane, etc. fabriqués avec de la nourriture humaine ou animale (palmier à huile, betterave, colza, soja, tournesol, canne à sucre, orge, maïs, seigle, riz etc.)
Il n'a pas fallu longtemps pour constater que les agrocarburants ne sont pas du tout la solution à nos problèmes énergétiques futurs, ni à nos problèmes de pollution ou de CO2.
La Fédération Internationale des Amis de la Terre (groupe du Sud), déclarent que les "agrocarburants sont une catastrophe écologique et sociale". L'Europe a décidé de continuer sa politique en matière de biomasse édictée par la directive 2003/30/EC, malgré les signes alarmants de famine dans le monde. La flambée des prix des denrées alimentaires a créé des émeutes violentes en Egypte, en Indonésie, en Mauritanie, au Cameroun, etc.
On ne peut détourner la nourriture humaine et animale, à l'usage de biocarburants, sans une flambée des prix dans le secteur alimentaire et sans augmenter la famine dans le monde. Ce que le moteur consomme n'est plus disponible pour l'homme ou l'animal. Actuellement des millions d'hectares de terrains agricoles sont déjà confisquées pour alimenter les usines d'éthanol. En Chine, il faut 2.400 litres d’eau et en Inde 3500 litres d'eau, pour produire un litre d’éthanol à partir du maïs, alors que la moitié des habitants sur terre seront probablement sans eau dans env.30 ans.
La famine augmentera rapidement à cause de tous les facteurs néfastes qui se conjuguent :
1°la désertification continue chaque jour (moins de terres cultivables et moins de forêts)
2° l'utilisation scandaleuse des terres agricoles pour les agrocarburants.
3°l'augmentation dramatique de la population humaine.
Les climatologues et autres savants, organisent régulièrement des "colloques internationaux" Ce qui est le plus frappant, c'est que ces savants laissent complètement de côté le problème essentiel, cause principale de la destruction de la nature, de la surchauffe climatique, de la disparition des forêts, etc., à savoir: la démographie galopante, la surpopulation. Non seulement ils devraient pousser un cri d'alarme et inviter toutes les nations à faire du planning familial à l'échelle mondiale pour enrayer l'accroissement démographique catastrophique, mais aussi exhorter les politiciens à prendre des mesures tendant à réduire la population mondiale au lieu de la laisser augmenter de façon criminelle. (Nouveau-nés qui meurent de faim)
On sait combien certains milieux essaient de minimiser le problème de la surpopulation qui détruit notre écosystème et donc notre planète.
Il faut croire que l'on ne peut pas aborder la vraie cause de l'apocalypse qui s'annonce et à l'ONU la "croyance" l'emporte sur la "science".
Seule une diminution draconienne de la population mondiale permettra de récréer des espaces naturels, pouvant servir à l'agriculture, au reboisement, etc. Il ne sert à rien de parler de notre environnement si l'on accepte encore des milliards d'êtres humains en plus. Les écolos n'en parlent jamais le problème de la surpopulation, cela semble tabou.

On dit qu'on doit moins polluer, moins consommer, moins se chauffer et porter un gros pull, isoler son toit, faire moins de kilomètres en voiture, mais à quoi tout cela sert-il, s'il y a chaque année 80 millions d'habitants en plus pour augmenter la consommation et la pollution. Les religions ont une attitude criminelle dans le problème de la surpopulation mondiale. Comment arrêter la famine, alors que la population augmente, que les terres cultivables se désertifient de plus en plus, que des millions d'hectares de terres destinées à l'alimentation humaine, sont utilisées à des fins industrielles pour la production d'éthanol?

Mais que faire s'il faut renoncer à l'agrocarburant?

Tous les pays qui ont les moyens matériels et ceux qui ont aussi les savants nécessaires devraient mettre ces moyens ensemble pour la création d'un gigantesque laboratoire international de recherche en matière énergétique renouvelable, chargé de trouver de "nouvelles énergies durables" qui peuvent remplacer le gaz, le pétrole, l'uranium. Cette énergie ne peut être créée à l'aide des denrées alimentaires animales ou humaines, cette pratique étant faminogène. Il est temps, il est urgent que les politiciens agissent parce que ce n'est pas le "Dieu" mythique qui nous sauvera de l'apocalypse, il n'a jamais apporté à une population affamée ne fut-ce qu'une seule "tartine".

Guillaume

Moe de Cambrai-dordogne - 17/05/2008, 11:56
Evidement la terre est finie. Détruite et fichue d'avance. Par notre faute, nous qui avons gaché un aussi beau trésor. Bien sûr je suis morte de trouille, moi qui vait traverser ce siècle et qui sans doute ne pourrai pas vivre avec tous les plaisirs que chacun de mes prédécéceurs ont connu. Mais moi je suis coupable comme les autres et c'est ma punition. Mon avenir est proche et loin à la fois. J'attendrai. Sans doute ne sera-t-il pas si terrible qu'on le prétend ? Vous avez dit "vrai" à tous les cauchemars d'une fillette de quinze ans...et je vous remercie sincèrement de m'avoir dit la vérité.
Eléonore Visart Belgique - 16/05/2008, 22:27
Une fois de plus j'apprécie l'analyse de Michel Tarrier et me réjouis de lire son livre...s'il me plait autant que les autres, j'en achèterai plusieurs exemplaire pour l'offrir à mes enfants...et oui j'ai mis 6 enfants au monde...du temps où j'étais catholique , j'ai cru longtemps qu'une grande famille est bénie par Dieu!!! Je n'ai compris que bien tard, en 1975...quand j'ai quitté enfin mon Eglise catholique , et après avoir accouché de mon dernier en 1974, combien j'étais dans l'erreur et j'ai pu enfin commencer à me déconditionner avec bien des difficultés. Heureusement que mes 4 derniers enfants ont refusés de faire des enfants. OUF!
Et nous vivons tous "bio"; végé"; ethique!
Mélonides, Marseille - 24/11/2007, 22:57
Quel enthousiasme que déchaine cette question certe pour le moins inquiétante. Mais gare au pessimiste, oui!
Le monde va changer c'est sûr, et certainement devrons nous en payer le prix (comme cela a déjà commencé). Notre plus grande faute étant d'avoir privilégier l'existence de ce sois disant bonheur au détriment de l'avenir de nos enfants, au détriment de notre monde.
Alors nous avons accumuler ces choses qui nous ont possédé plus encore que nous même les avons possédé. Ce faisant notre civilisation s'est élevée sur un immense monticule de détritus, déchet et pas seulement matèriel, hélas!! (prostitution, trafic d'arme, drogue...)
Chez l'humanité, c'est l'humanité elle même qui est malade. Il y a fort à parier que cette épreuve qui attend nos enfants va changer leur visage s'ils veulent survivre à tout cela, bien sûr.
Mais l'humanité est surprenante, elle changera, non par peur, sinon plus par raison. Tout simplement parce qu'elle est capable du pire, mais aussi et surtout à la fin... du meilleur. Quelques mots pour dire que tout n'est pas fini...
Michel Aymerich, Maroc - 09/11/2007, 14:44
''L'homme est un animal qui a trahi, et l'histoire est sa sanction (Cioran)''
L'alternative devrait consister à encourager systématiquement et universellement le respect multiforme pour la vie dite animale avec toutes les conséquences en matière d'économie, d'organisation sociale (dont celle de la famille!!!), d'architecture, d'éthique, etc.
Concernant la famille, cela devrait signifier encourager systématiquement les couples à n'avoir qu'un seul enfant (et sur ce point au moins la Chine nous montre un exemple), voir dans bien des cas aucun!
Le BUT étant de NOUS autolimiter en réduisant drastiquement notre pression devenue intolérable sur la planète (la planète étant toutes les espèces DONT LA NÔTRE). Nous devons nous fixer d'atteindre d'ici disons une centaine d'années le chiffre total de moins d'un milliard d'habitants, puis de parvenir à l'objectif de moins encore. Je le sais cette mesure surréaliste à elle seule ne serait même pas suffisante, mais il s'agit de poser le principe et de le populariser en brisant la dictature du TABOU concernant notre droit usurpé à procréer sans fin et de manière purement criminelle...
Il s'agit de secouer les cerveaux englués par une habitude d'absence de pensée et de réflexion qui font des humains des "cultures" concernées les représentant de la sous-espèce humanoïde la plus crétine qui soit!
Vous êtes-vous posé la question? Combien étions-nous il y a 100 ans, 500 ans, 1000 ans, 2000 ans, etc. ?
Eh bien, il y a 2000 ans, nous étions devenus entre 170 et 400 millions d’habitants (ce qui n’est pas rien et doit êtes comparé aux quelques 5 à 10 millions que nous étions 10.000 ans plus tôt !). Il y a 1000 ans, nous étions entre 254 et 345 millions, il y a 500 ans entre 425 et 540 millions, il y a 100 ans, nous étions déjà 1,750 milliard, actuellement nous dépassons les 6, 700 milliards et allons vers 2050 dépasser les 9 milliards !!! N’est-ce pas absurde et CRIMINEL ?Vous êtes vous posé la question suivante: pourrait-il y avoir sur la terre 200 millions de gorilles ou 200 millions de chimpanzés ou 200 millions de lions ou 200 millions de loups?
En un très court laps de temps biologique, nous avons (cela s’est encore aggravé depuis un siècle) marginalisé ou éliminé physiquement quantités d'espèces, ainsi que quantités de cultures de chasseurs-cueilleurs - et nous continuons ! - au point de parvenir aujourd'hui à un état invivable pour une grande partie de l'humanité et bientôt pour la totalité.
Nous avons à ce point usurpé notre prééminence, basée bien plus sur la force brutale que sur l'intelligence, que celle-ci se retourne contre nous-mêmes.
Après l'esclavage massif des Noirs d'Afrique, l'extermination des Indiens, le génocide des Tasmaniens, le génocide des Arméniens, Auschwitz aurait dû nous démontrer définitivement que nous avions fait fausse route et que l'indécent prix payé ne pouvait en aucun cas justifier la poursuite en avant du cours criminel de notre histoire.
Mais nous n'avons rien appris pour l'essentiel et continuons à dévaster et dévaster, nous bernant d'illusions naïves sur les recettes techniques et fuyant lâchement les conclusions à tirer de ce bilan globalement (très) négatif.
On entend parfois l’affirmation absurde selon laquelle nous serions des prédateurs, des êtres situés au sommet de l’échelle biologique. Non ! Nous sommes devenus (nous les hommes et les femmes des cultures issues de l’agriculture totalitaire, pas les peuples vivant au sein de la Nature) de nuisibles "terminators" (exterminateurs). Nous ne sommes pourtant plus depuis longtemps des prédateurs (garants de la santé des écosystèmes comme le sont par ex. les lions). Ce dont nous avons besoin, c’est d’une révolution intellectuelle qui précèdera et accompagnera la révolution écologique mondiale laquelle se devra d’inverser ce cours destructeur et suicidaire?
"L'idée d'un progrès de l'espèce humaine à travers l'histoire est inséparable de celle d'un mouvement dans un temps homogène et vide. La critique de cette dernière idée doit servir de fondement à la critique de l'idée de progrès en général." (Walter Benjamin, Sur le concept d'histoire)

grego france - 08/11/2007, 14:56
vous êtes tellement pessimiste et rejeter la g
aute sur tel personne ou telle chose que vous ne penser pas a vos propres vies et a vivre reellement n'oubliez pas qu'on nous observe chaque jour
Goulven - 07/11/2007, 23:39
J'ai lu les rapport du GIEC, suite à ça, j'ai voulu crevé.
Puis, j'ai réussi à devenir courageux, maintenant je suis conseiller énergie et essaie d'y croire.
Ensemble nous y arriverons!
alain mandon - 07/11/2007, 20:47
mic.hel Tarrier a helas trois fois raison . Il faut se preparer à des lendemais douloureux.
Chris mallemort - 07/11/2007, 12:44
salut les humains,
alors alarmiste, utopique, optimiste,
qu'est ce que cela change, on va tous couler
avec le même bateau. Mais n'ayont crainte
d'ici la on pourra acheter plein de beau produits ecolo, pour finir de vider nos compte
en banque et allourdir un peu plus le bateau
afin qu'il sombre plus rapidement.
J'aime ma planète et son eco systéme, si on lui veut du bien c'est pas la reduction de notre consommation ou des différents
rejets nefaste pour elle qui faut diminuer, mais bien le nombre d'habitants au km².
Triste constat que dans arriver la, mais j'ai beau tourner le probème dans tout les sens,
je vois pas d'autre alternative. je lis de ci de là, oui la solidarité va nous sauver, oui l'amour de la vie va reprendre le dessus, je ni crois pas, car se qui rend une chose précieuse c'est sa rareté, et si l'humain a perdu ce sentiment envers la vie c'est qu'il ni fera plus rien maintenant.
Loin de moi de penser a une "SOLUTION" pour resoudre ce probleme, mais vu l'évolution des choses il est a parier que la nature va se charger de nous rappeller les priorités, sans blabla, sans faux semblant
comme j'aime quoi!
ma seule crainte c'est qu'une fois de plus les peuples les plus respectueux de la vie risque de trinquer les premiers.....
désoler pour les fautes d'ortho pas le temps de relire j'vais profiter de la caresse du temps avant qu'elle se transforme en grosse baf dans nos gueules de con d'humain.......
Chrisalys2001@hotmail.com
alexandra duchesne - 06/11/2007, 21:01
votre site est tres cool je reviendrais une autre fois mais que jaille le temp merci et continuer xxx
Jérôme, Rennes - 06/11/2007, 16:14
Je suis peut-être utopiste (je tend la perche), mais tout partira du coeur des Hommes. Quand ceux-ci éprouveront de l'amour pour la Vie, et pour ce qu'ils sont, les processus de destruction des écosystèmes et des autres humains n'auront plus de raison d'être. Je ne veux plus croire que les mécanismes de domination passés, pour obtenir les richesses des autres, se répète. On vaut mieux que ça dorénavant. Il faut transcender nos tendances égoistes, ici et ailleurs, un éveil des consciences doit s'effectuer et rapidement! Et, j'en suis persuadé, ça ne passera pas par des décisions gouvernementales, mais par la volonté des peuples.
Et surtout, ne sous-estimez jamais la force créatrice de la pensée! Si tout le monde, se projette dans un avenir sombre, vous n'apportez pas les germes d'un futur meilleur.
Ph. Ronvaux - Belgique - 05/11/2007, 11:09
Pour Me M-L Fauvet.
Sur le Titanic et sa prétendue prémonition :
http://www.zetetique.ldh.org/titanic.html

jacques saint-cyprien - 05/11/2007, 07:28
Même si l'hypothèse semble être contestée actuellement, ce qui s'est passé sur l'ile de Paques devrait nous rappeler que les ressources ne sont pas inépuisables, et qu'à moyen terme on va au devant de problèmes lourds. Mais on continue sans vergogne à saloper la planète, les mêmes d'ailleurs qui contestent l'hypothèse de pâques par personne interposée.
Rozé Montigny le bretonneux - 05/11/2007, 00:04
Michel Tarrier fait une très bonne analyse de ce qui nous attend. Même si cette analyse semble à certains très pessimiste ! Pour moi, il semble bien évident que tant les matières premières que les denrées vont très prochainement commencer à manquer. Le comportement des hommes dans ces conditions, si l'on en croit l'histoire, augure de bien mauvais jours. Et n'oublions pas que le déréglement climatique va encore ajouter d'énormes désagréments. Ayons également à l'esprit les possibilités importantes de recrudescence d'épidémies liées tant au réchauffement qu'à nos actes contre la nature.
Je suis peut être à l'aube de ma vie et ne suis guère trop inquiet pour moi même; par contre je ne suis pas rassuré pour l'avenir de mes enfants et de toute cette merveilleuse jeunesse.
Je reste serain et ne déprime pas même devant ce scénario catastrophe, je ne sais pas pourquoi, un appétit de vivre intact sans doute ? Je souhaite à chacun de nous de garder cet appétit là, c'est sans doute notre meilleur atout pour rester encore un peu sur cette Terre.
Mon blog: www.christian-roze.fr
Stéphane LAGASSE Bruxelles BELGIUM - 04/11/2007, 23:35
Qu'entendons-nous par religion?
L'homme a quitté l'equilibre de la prédation; il est devenu son propre prédateur (sens de l'eucharistie?!).
Les animaux pressentent les catastrophes: pas de victimes chez eux lors du tsunami en décembre 2004 (ils ont même sauvé des humains), alors que "le sommet de la création", le touriste magnifique est allé suivre la mer qui se retirait avant de tuer avec sa camera "up to date"...
Qui a dit: "plus on sait, moins on sent."?
Luc Pillionnel Savagnier - Suisse - 04/11/2007, 23:31
Analyse correcte en tenant compte des données actuelles, ie. passées. Je pense que la population va décroître brutalement dans les lustres à venir. La junk food généralisées a épuisé la vitalité physique en occident et au Japon. La médecine officielle ne fait qu'accroître le problème. Ailleurs, un manque drastique (famine) est en train de se mettre en place (regarder les cours des céréales actuellement et ce n'est qu'un début).
Les technologies substitutives aux pétroles existent mais sont occultées par la corruption (et le meurtre quand celà ne suffit pas).
Quant le gros de la crise sera passé la population aura diminué de 1 ou plusieurs milliards et de nouvelles technologies apparaîtront.
La nanotechnologie bien qu'apparemment pleine de danger au début, peut laisser espérer des objets inusables qui ne neccessiteront que peu (voire plus du tout) de matière pour leurs construction et d'energie pour leur fonctionnement. Son développement ira vraisemblablement de pair avec l'intégration de l'Homme de la Terre dans une civilisation galactique que je vois déjà frapper à notre porte.
C'est c'est pour la vision optimiste. Pour la pessimiste. Un monde Orwellien, un croisement de l'humanité avec des animaux via la génétique. Et le renforcement de certaines de nos fonctions par des implants technologiques.
J'espère pouvoir aller me réincarner ailleurs pour les prochaines vies. Dans la mesure ou j'aurai compris que le mal est éducationel et que je refuse d'y participer. D'ailleurs, si Dieu n'avait pas voulu que celà soit. Cela ne serait pas . Donc tout est pour le mieux dans le meilleurs des Mondes.
Salutations
Luc
PS. J'espère que certains pourront me suivre malgré les raccourci.

Mel de Belgique - 04/11/2007, 21:45
Monsieur Tarrier fait simplement partie des gens qui ont décidé de faire du profit sur le dos de l'alarmisme ambiant. Il ferait bien de consacrer son énergie à planter des arbres plutôt que de s'efforcer à vendre un couteux bouquin. Même si c'est peine perdue, j'ai beaucoup plus de respect pour ceux qui agissent plutôt que déverser leur haine de l'homme à tort et à travers.
Ducky - Grenoble - 04/11/2007, 21:10
Je partage cette vision pessimiste, mais lucide. CEPENDANT, je n'ai pas l'intention de rester là les bras croisés à regarder la Terre mourir sans rien faire, sous prétexte que c'est trop tard. Je trouve ce texte trop fataliste. Je sais que la terre subira et subit déjà des changements, je ne sais pas si les humains y survivront, ni même les autres formes de vie sur Terre. Je ne crois pas que les humains soient une espèce "supérieure" aux autres (toujours ce travers humain de tout classifier, hiérarchiser). Nous sommes tous dépendants les uns des autres, c'est ça l'écologie: l'étude de la relation des êtres vivants entre eux. Bon... Sachant que toute vie sur Terre est éphémère, je me dis que même si nous mourrons de l'état de notre planète, quoiqu'il en soit même dans le meilleur des mondes,nous mourrons. Alors pourquoi sommes-nous sur Terre ? Je ne crois pas en ce Dieu barbu assis sur son trône. Pour moi nous sommes ici pour APPRENDRE. Alors, même s'il est trop tard pour vivre encore des milliers d'années, il n'est pas trop tard pour apprendre, réfléchir à nos modes de vie, à nos actions, à notre relation à nous-même, aux autres, à la nature. Et cette catastrophe annoncée ne peut que nous y aider (ou alors ou attend la fin passivement, comme des petits vieux, ou comme cet auteur). Des milliers d'initiatives existent, même si on en parle jamais, des gens poursuivent des idéaux de respect, de cohérence, de fraternité. Prenons part à ces réflexions, ces actions.
Et pour info: la démographie dans les pays industrialisés gros pollueurs comme nous tend à baisser légèrement. Les qq milliars d'êtres humains en plus ne sont pas les gros polleurs, au contraire, ce seront les premières victimes de notre façon de vivre, alors laissez les tranquille !
nulle part - 04/11/2007, 19:33
je veux bien accepter ce texte mais ce qui le décridiblisde à mes yeux ce sont ces attaques contre le christianisme (le rapport avec la pollution ???) m'exaspère...attaquez l'islam ou encore plus le judaïsme puisque c'est la source du monothéisme et vous verrez comme mal vous aura pris les associations qui vous tomberont dessus ! Il est de tellement bon ton de cracher dans la dans le bénitier ! Si le mal est à ce point grand, quelle est l'utilité de ce genre de texte ! par ailleurs, l'être humain subira ce qu'il mérite, un point c'est tout ! je suis croyante mais misanthropre ! la souffrance animale m'émeut bien plus !
Yves Egal Ile de France - 04/11/2007, 18:49
Un pessimisme fait d'une certaine bêtise.
Savez-vous, jeunes gens et jeune Michel Tarrier, que j'ai entendu (et adopté) un pessimisme aussi radical quer le vôtre dans les années 70. A une époque où il restait 15 ans de pétrole pour les USA et 30 pour le monde. Il y a encore de l'huile noire au Texas et en Alaska et il y en a au moins pour 40 ans pour le monde. A 80 $ il est rentable de faire du pétrole à partir de charbon par le procédé Fischer-Tropsch bien connu des Allemands pendant la guerre et des Sud-Africains dans leurs usines Sasol, qui n'ont pas cessé de tourner. Comme on a du charbon pour 100 ans, il n'y aura pas de pénurie. Dommage, car le problème n'est pas le pétrole, mais l'effet de serre, et vu les inepties entendues lors du Grenelle, on n'est pas prêts de lutter efficacement contre le réchauffement. Sauf si les soi-disant écologistes acceptent de voir convertir toutes les centrales électriques au charbon en des centrales nucléaires: 40% du CO2 du monde serait ainsi évité. Réfléchissons sérieusement !
Jean-François. Meaux - 04/11/2007, 17:09
Mais Aymerich, à quoi bon ?

Le dernier rapport de L'ONU (GEO4) indique, entre autre, que l'empreinte humaine est aujourd'hui, pour 6 milliards de terriens, de 21.9 hectares par personne alors que notre terre n'en offre que 15.7 !!!

Alors imagine, avec 9 milliards d'âmes et les températures qui se profilent à l'horizon , ce n'est pas notre mode de vie qu'il faudrait revoir mais notre défense nationale car sous peu une très grande famine sonnera à notre porte.

Selon moi la prise de conscience n'est plus celle que tu décris, c'est trop tard.

Si une prise de conscience doit aboutir elle n'est plus internationale mais nationale ou continentale.

La survie sera localisée, elle résidera dans la capacité du groupe à s'établir dans une région encore viable, ou ce dernier vivra en totale autonomie sans nécessité d'apport extérieur, le temps de laisser la nature reprendre son cours et au monde de retrouver un équilibre.
Bon ce sera long et pénible, surtout avec quelques degrés en plus et des millions de réfugiés climatiques.

C'est bien plus triste à imaginer que ce dont tu parles mais a-t-on réellement encore le choix ?

Tu sais, quand ils seront au bord du gouffre les états qui gouvernent le "monde riche",le notre, celui qui est à l'origine même de cette situation, se serviront de l'écologie pour en faire une dictature afin de conserver leur pouvoir et ça ne sera pas drôle non plus, mais il vaudra mieux en faire partie.

C''est une vision très égoïste et très noire de notre futur proche car elle part du principe que tout est jouer, mais je pense que c'est le cas, nous sommes déjà trop nombreux et ce sera bien de survie dont il s'agira.

Aymerich Michel, Maroc - 04/11/2007, 14:30
Je considère le commentaire critique de Patrice Albert comme l'un des plus originaux et les plus intéressants (des commentaires), celui qui PERMET le mieux d’être en condition psychologique d’œuvrer à CHANGER radicalement les choses.

Autrement, à quoi bon écrire, analyser, alarmer si TOUT est trop tard? Ce n'est pas logique. N'alarment que ceux qui veulent avertir d'un danger, pas ceux qui disent : "Il a le cancer, il a un cancer mortel, il est en train de mourir, c'est un mort vivant..."

Si l'on dit "tout est trop tard", on finit par blaser et ENCOURAGER le je-m'en-foutisme encore trop répandu, bien qu'en déclin.

Ce qu'il faut, c'est alarmer, détruire les illusions qui retardent la prise de conscience, COMME le fait Michel Tarrier, TOUT EN montrant, au moins grossièrement, les pistes de sortie, ce à quoi nous invite implicitement le commentaire de M Albert.

Il faut indiquer à chacun quelle peut être SA contribution, montrer comment il peut aider d'autres à changer leurs plus que mauvaises habitudes. Et sur ce point montrer que la solution est authentiquement radicale et globale (bien au-delà de ce qui est habituellement préconisé), mais que passant par une prise de conscience, tout pas en avant est bon à prendre, à condition de ne pas être pris comme une solution définitive et (auto)satisfaisante, mais bel et bien comme un pas, un seul petit pas, auxquels doivent succéder de nombreux autres pas, de grands pas qui DOIVENT MUTER RAPIDEMENT, très rapidement, le plus rapidement possible en une course effrénée vers la résolution de la crise.
Sinon, qu'est-ce que ce vocabulaire sur la nécessaire "révolution écologique"? Qu'est-ce en général qu'une révolution?
Lorsqu'on accepte l'idée d'une révolution, c'est :
1) qu'on accepte la nécessité d'une rupture qualitative avec ce qui précède.
2) qu'on a ENCORE suffisamment d'optimisme, fut-il nourri de l'énergie d'un grand désespoir, pour VOULOIR agir.

Je rappelle que Daniel Quinn dit quelque chose de semblable à M Albert lorsqu'il parle de la possibilité d'un changement accéléré des consciences aux différents niveaux sociaux de la société. On peut se disputer sur la question du sujet de l'histoire, mais il semblerait qu'en matière d'écologie la conscience se développe chez des individus de toutes les classes et couches sociales et non pas d'abord au sein d'une seule et unique classe.
Voir l’interview avec Daniel Quinn : http://geos-nature.org/texte_quinn.html

En ce sens, il semblerait qu'on ait devant nous une situation DIFFERENTE à celle du Titanic. Dans celui-ci les riches pouvaient en partie se sauver dans des barques, abandonnant les plus pauvres à leur triste sort.
Dans le cas de la crise écologique (réchauffement climatique et accélération de la disparition massive des espèces...), il n'y a pas de barques menant vers le continent. La situation est tout autre, et cela commence à être compris. Il faut aider à accélérer le processus de conscience et agir...

Il faut lire le livre de Michel Tarrier, 2050, Sauve qui peut la terre. C’est un constat sans illusions de l’état dans lequel nous, c’est-à-dire nous les hommes des sociétés de « Ceux-qui-prennent », avons mené la planète. Un état au bord du gouffre ! Mais dans ce livre, il y a quelques solutions proposées. Il faut commencer à se disputer sur le diagnostic des causes et surtout sur les solutions à proposer.


Mel de Belgique - 04/11/2007, 12:37
A mon avis, Monsieur Tarrier a subi des traumatismes dans sa jeunesse pour s'acharner aussi stupidement à trouver un seul coupable, l'Eglise. C'est bête: je ne suis pas loin de penser comme lui quant à l'avenir de notre Société. Mais de grâce, ne cherchons pas de bouc émissaire: nous sommes TOUS coupables.
Patrice ALBERT à Marseille - 04/11/2007, 11:24
M. Tarrier, après n'avoir vu que des mesurettes dans le Grenelle, nous garantit l'apocalypse assurée, comme d'autres vous garantissent les pièces et la main d'oeuvre ...
Le pire est donc assuré . Ouf ! On a eu peur, avec tous ces faux-culs qui se mettent à parler écologie et développement durable ... dans la foulée du Grenelle . C'est sur, dixit Tarrier, "on ne changera pas notre moral de gouvernance, le mal est fait" . Il a raison sur une chose essentielle dans ce discours : Tout ce joue pour le principal dans l'esprit . Quand l'esprit est prêt, tout est prêt . Mais précisément, c'est sur ce terrain que les choses bougent, contrairement à ce qu'affirme Tarrier ; L'évolution de conscience, la prise de conscience sont des phénomènes qui ne font pas vraiment parti de son paradigme, et qui sont portant bien réels . La difficulté pour les appréhender, s'est qu'ils correspondent à un temps psychologique et non physique .

Qui dans le milieu des années 80, aurait pronostiqué quelques années plus tard l'écroulement du mur de Berlin et la fin du système communiste ? Pas grand monde ...
A son insu, l'auteur nous donne des raisons
d'espérer ; mais la partie est loin d'etre gagnée, ne nous endormons surtout pas .
C'est vrai sur le long terme , on sera tous morts. La vie est une maladie mortelle sexuellement transmissible ... Vous êtes prévenu .

Jean-françois. Meaux - 04/11/2007, 10:18
Ne soyons pas si pessimiste.

Le pic de Hubbert s'appliquera aussi à la "masse humaine ", jusqu'à 9 ou 10 milliards dans quelques années puis un déclin progressif.

Après tout, nous ne sommes que le résultat de la consommation de différentes matières premières.

Une "masse humaine" raisonnable continuera à exister dans un monde inhumain puis ensuite, lentement, le cycle de la vie reprendra ses droits.

La seule chose que je regrette vraiment est de ne pouvoir emmener ma famille et mes amis dans une machine à avancer le temps...

Olivier GUERAIN Grenoble - 04/11/2007, 09:20
La messe est dite.Le constat est là et peut-être même en deça...Notre perception aiguë de l'avenir s'oppose à la perception optimiste de la grande majorité continuant à vivre comme si de rien n'était.
Malgré tout l'inquiétute point son nez un peu partout, en réaction beaucoup regardent ailleurs et attendent...
Combien de temps encore ? Combien de temps encore notre sensibilité sera juste réduit à celle d'une opinion alarmiste. Non Mr Tarrier n'est pas pessimiste il tire sa position d'un long constat de la réalité.
Le temps n'est plus où l'on laisse attendre et bouziller notre futur et ceux de nos enfants.
Je sens venir le temps d'une véritable révolution ecologique de grès ou de force.
Descendons dans la rue et faisons le mai 1968 de l'ecologie !
joseph, rouen - 04/11/2007, 06:13
oui, l'homme blanc sera le seul à blamer dans la chose.
Livio Armitano, Nice - 04/11/2007, 01:38
stop au blabla dépressif, battons-nous svp !
Marie-Laure Fauvet - 04/11/2007, 00:14
Tout est dit est la messe est dite, bien sûr.

Et les quelques atermoiements hypocrites de ceux qui savent et enjoignent l'orchestre de chanter encore sur le pont alors même que le Titanic sombre et que les 3èmes ou 4èmes classes - les plus démunis - sont enfermés à clés afin de ne pas importuner les dernières agapes du pont supérieur et sont déjà en passe de se noyer, ceux là sont les plus méprisables .

Par contre contrairement au Titanic, je ne suis pas süre que les quelques nantis qui sauteront dans les rares canots auront la vie sauve, car là où ils sauteront sera assez imprope à la vie.

Pour l'aspect prémonitoire, hors le film des années 70 -1973 - "Soleil Vert "de Richard Fleicher issu d'un roman des années 60, il faut savoir qu'un roman relatant trait pour trait , détail pour détail le drame du Titanic avait été écrit 14 années plus tôt par Morgan ROBERTSON, intitulé " FUTILITY" et où le géant des mers se nomme "TITAN " ...!!!!

Or, ceux qui se jouent des Cassandres, ont toujours plus ou moins tort.

Je ne suis pas croyante mais scientifique et cartésienne et parfois me viennent les écritures et l'Aocalypse.

Et une phrase de Philippe Léotard
" Qu'avons-nous fait de la beauté du Monde ???"

Et celle de TCBoyle
"Tel est bien le Monde que nous avons fabriqué, à nous d'y vivre maintenant ".

Ce qui me fait mal, c'est l'état dans lequel nous laisseront la Planète aux générations futures et la totale abrasion de vie que nous auront réussi à mettre en route.
Un génocide de toutes les espèces vivantes nous ayant précédé ....
Daniel BRUERRE Claye Souilly - 03/11/2007, 23:31
Malheureusement l'analyse est juste,le mal est fait et nous ne pourrons que constater et subir les dégats de notre course à la consommation,finalité semble -t-il du bien vivre.Nous allons devoir affronter l'inimaginable économique,climatique et sociologique et tout cela dans la plus grande confusion car tout simplement nous refusons la réalité et n'acceptons pas de remettre en cause nos politiques définies par nos rentes de situation.L'avenir sera celui de la désillusion ,de la peur et des grandes souffrances.La solidarité sera -t-elle assez forte pour trouver quelques solutions à la survie de l'humanité?aujourd'hui,nous pouvons en douter.....
Eléonore Visart Belgique - 03/11/2007, 23:04
C'est bien triste ,mais tellement vrai! Oui triste constat. Bravo à Michel Tarrier qui a un regard lucide et sans complaisance. Toutes les petites mesures prises pour le moment n'y changeront plus rien.

Merci Michel
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