
crédit : © 2007 Gaumont
Aujourd'hui sort en salle le film "Un jour sur Terre" : une oeuvre inédite et exceptionnelle pour (re)découvrir les merveilles de notre planète et mieux comprendre le danger du réchauffement climatique pour l'équilibre de la vie, telle que nous la connaissons.
Cinq années de tournage auront été nécessaires à Alastair Fothergill et à son équipe pour réaliser
Un jour sur Terre, spectaculaire périple à travers les saisons. L'objectif de cet ambitieux projet est de nous faire découvrir, grâce à des images d'une beauté à couper le souffle, toutes les splendeurs et les richesses de la Terre, et d'ainsi mieux nous alerter des dangers que fait peser le réchauffement climatique sur ce fragile équilibre.
Le fil conducteur du film repose sur un équilibre fragile, une lutte de tous les jours pour une nature qui souffre de plus en plus de la pression de nos activités. L'ours polaire, qui vit notamment sur
la banquise arctique qui diminue dramatiquement, incarne sans conteste cette lutte vaine. Bientôt les derniers représentants de cette espèce ne pourront plus subvenir à leurs besoins et symboliseront le souvenir d'un monde qui change, une planète différente, moins hospitalière qui avait pourtant permis à l'humanité de s'épanouir...
Le plus impressionnant et le plus époustouflant des documentaires
Ce film est sans conteste le plus beau et le plus impressionnant des documentaires réalisé à ce jour. Le spectateur, pendant près d'1 h 40 participe à un voyage exceptionnel dans
les grands biomes de notre planète : les pôles, les hautes montagnes, les forêts, les déserts, les prairies, les eaux douces, les mers et les océans...
Ces milieux présentés évoluent en fonction des saisons, dans des scènes rares : la faune et la flore s'adaptent, changent et la vie se fraie un chemin, perpétuant des comportements millénaires pour assurer sa place sur notre planète.
L'Homme, si il est absent du film, laisse la part belle aux animaux qui sont vus à la fois dans leurs migrations impressionnantes mais aussi dans leur quête, parfois cruelle, de nourriture. Ainsi, les ours polaires, les oiseaux de paradis, les éléphants, les baleines, les bébés canards mandarins, le redoutable requin blanc et bien d'autres font leur apparition.
Alastair Fothergill, le réalisateur du film déjà à l'origine de "La planète bleue", confie "Un jour sur Terre est fait pour s'achapper : grâce à ce film, je veux emmener les gens, leur faire découvrir les spectacles naturels époustouflants de notre planète, car peu auront la chance de voir tout cela de leurs propres yeux. Dans dix ans peut-être, dans vingt ans sûrement, on ne pourra plus saisir de telles images. Il y a donc dans ce film un message subtil mais puissant. Nous souhaitons encourager ceux qui verront Un jour sur Terre à faire quelque chose pour préserver notre si magnifique, mais si fragile planète".
Les images sont splendides, chaque scène est travaillée sans aucune supercherie informatique.
La narration, menée par Anggun est agréable, riche et claire. Narratrice et interprète du générique du film sa participation au projet s'inscrit dans la continuité de son engagement pour défendre de grandes causes.
Le fond musical est approprié et de très grande qualité : la musique de George Fenton, interprétée par le Berliner Philarmoniker a été enregistrée, pour la première fois dans l'histoire du cinéma, à la prestigieuse Philarmonie de Berlin.
Une réalisation hors-norme
La réalisation de ce film est sans commune mesure : cinq ans de tournage, 4 500 jours sur le terrain, 200 lieux différents, 21 pays, 250 jours de prises de vue aériennes et 40 équipes constituées de chefs opérateurs, de scientifiques et d'ingénieurs, pour un budget de 47 millions de dollars. Alastair Fothergill commente ces moyens : "l'ampleur de Un jour sur Terre est absolument stupéfiante. Personne, dans l'histoire du cinéma, n'avait jamais disposé d'autant de temps, de ressources et de talents réunis pour faire un documentaire (...) Nous sommes souvent passés d'un gros plan sur un animal à une vue panoramique sur le paysage qui l'entoure, ce qui donne une idée de ce que c'est d'être un animal dans son environnement".
Des technologies de pointe et bien du courage ont été nécessaire pour capter la vie comme nous ne l'avions jamais vu :
- caméra en 35mm embarquée en hélicoptère et permettant de filmer à plusieurs km de distance avec une stabilité complète
- caméra HD permettant de filmer pour la première fois à 2000 images / sec
- des déplacements à pied pour ne pas perturber les ours polaires
- quelques blessés à cause du baleineau trop joueur...
Au final, ce film est un survol de quelques unes des formes de vie les plus symboliques (mais pas seulement) qui se battent à chaque instant pour assurer leur survie et nourrir leur progéniture. Les migrations sont vues du ciel, tout comme des paysages à couper le souffle d'une extrémité à l'autre de la Terre. On ne s'ennuie pas pour ce plus important documentaire jamais réalisé qui montre la nature telle qu'elle est : à la foi éblouissante mais aussi hostile et mortelle.
Quelques photos tirées du film "Un jour sur Terre" (© 2007 Gaumont)

Le mieux, maintenant c'est d'aller le voir !
En savoir plus
Site officiel du film "Un jour sur Terre"
Notre dossier sur
le changement climatique
En discuter sur
notre forum dédié à l'environnementAuteur
Christophe Magdelaine - notre-planete.info (cliquer ici pour consulter les droits sur cet article)