Le site de référence en environnement
et sciences de la Terre depuis 2001

english deutsch
Envoyer cette page
Actualités  rss  Plan du site

connexion Se connecter

Login (email)  
Mot de passe mémoriser
 
Devenir membreRetrouver vos identifiants

Plus que 18 jours pour gagner 5 jeux !

Marre de la pub ? Devenez membre premium !

actu21 décembre 2012 : la fin du monde ?
actu"Il est déjà trop tard" : l'espèce humaine devrait s'éteindre ce siècle
actuDémographie : la vraie vérité qui dérange
actuLes abeilles, témoins du bon état de notre environnement, disparaissent massivement
actuUn nouveau "continent" de déchets a été découvert dans l'océan Atlantique Nord !
actuManger autant de viande est une aberration pour l'environnement et la santé
actuLe pic pétrolier mondial : on doit s'y préparer dès maintenant !
actuLimiter l'augmentation de la température planétaire à 2 ºC n'est plus réalisable
actuLe déclin de l'industrie nucléaire
actu7 milliards d'habitants sur Terre
actuPollution de l'air : plus de 2 millions de morts par an

Marre de la pub ? Devenez membre premium !

Sondage Février 2012

Découvrez l'agenda du mois
> > Février 2012 < <

Marre de la pub ? Devenez membre premium !

www.notre-planete.info : environnement, développement durable et sciences de la Terre

Recevoir une alerte mail à chaque nouvelle actualitéFlux RSS

Débat sur les produits biologiques dans les cantines

9617 lectures / 3 commentaires30 septembre 2007, 11 h 05

Débat sur les produits biologiques dans les cantinesBuffet BIO
© C. Magdelaine / notre-planete.info
PRO NATURA(1), leader européen sur le marché des fruits et légumes biologiques, entend réagir face à la position de députés UMP concernant le projet de développement de la filière biologique, notamment dans la restauration collective.

Le gouvernement français a décidé de faire de l’environnement et du développement durable une dimension essentielle des politiques publiques, le prochain "Grenelle de l’Environnement" devant, à ce titre, être le point de départ d’une nouvelle ère. Par ailleurs, un consensus est aujourd’hui formé autour des bénéfices, tant en matière d’environnement que de sécurité alimentaire de l’agriculture biologique (2).

L'une des propositions formulées par le groupe 4 du "Grenelle de l'Environnement" : "Adopter des modes de production et de consommation durables : agriculture, pêche, agroalimentaire, distribution, forêts et usages durables des territoires" est d'atteindre 20% de produits bio dans la restauration collective d’ici 2012.
Ce groupe souligne que "la restauration collective représente plus de 10% du marché de l’alimentation, et touche quotidiennement plus de 15 millions de nos concitoyens. Il est ainsi apparu à l’ensemble des membres du groupe, et notamment aux collectivités locales, qu’elle constituait un référentiel important pour l’alimentation de chacun, et donc un vecteur puissant de diffusion des produits."

Dans un communiqué, PRO NATURA s'étonne "de découvrir que des élus semblent rejeter, avant même qu’elles ne soient formulées, toutes propositions de développement de la filière biologique (3)."
PRO NATURA, pense, au contraire, que le pouvoir politique doit créer les conditions favorables au développement de cette filière par :
- un message clair et objectif sur les atouts de l’agriculture biologique,
- un soutien au développement de la production,
- l’amélioration de l’accès des consommateurs aux aliments biologiques.

Dans cette perspective, le développement de repas ou d’aliments biologiques dans la restauration collective, notamment d’établissements et d’administrations publics, permettrait de répondre aux attentes des consommateurs et créerait des débouchés supplémentaires pour les producteurs et les entreprises du secteur biologique.

En tant que leader européen de la distribution de fruits et légumes biologiques, PRO NATURA propose, dans une lettre adressée aux députés concernés, de participer à ce développement, en orientant vers des établissements français une partie des 25 000 tonnes (50 % de son CA) qu’elle commercialise actuellement à l’export (Allemagne, Belgique, Suisse, Royaume-Uni…).

Selon PRO NATURA, les arguments avancés par ces députés contre le développement des produits biologiques dans la restauration collective dénotent une méconnaissance du potentiel de la filière biologique.

Les arguments des députés et les réponses de Pro Natura :

« … l’offre est insuffisante… », sporadiquement, car :

- le développement de la production bio française n’a pas été clairement appuyé par les pouvoirs publics, contrairement à ce qui a pu être fait chez nos voisins italiens, allemands ou suisses,
- la demande des consommateurs français et européens augmente d’environ 20 % par an depuis près de 10 ans.

Sur ce point, le groupe 4 du "Grenelle de l'Environnement" note dans son rapport que "la consommation en produits issus de l’agriculture biologique augmente en France plus vite que la production, ce qui implique qu’une part croissante du marché est couverte par des produits importés. Or les atouts environnementaux de l’agriculture biologique en font une modalité importante du développement durable de l’agriculture. Le groupe propose donc une action forte et volontariste pour le développement de la production biologique, ce qui passe par la structuration des filières en encourageant les démarches collectives innovantes et la contractualisation avec l’aval."
Effectivement, nous constatons que de plus en plus de produits BIO proviennent des quatres coins du monde, ce qui n'est évidement pas compatible avec le principe essentiel de filière courte et de production locale.

« … des prix plus élevés de 15 à 20%... » à ceux de leurs équivalents conventionnels, mais

- ce prix intègre les coûts réels de la production et de son impact sur l’environnement,
- selon la Commission du Codex Alimentarius et toutes les réglementations nationales existantes, “l’agriculture biologique est un système de gestion globale de la production qui exclut l’utilisation d’engrais et de pesticides de synthèse et d’organismes génétiquement modifiés, réduit au maximum la pollution de l’air, du sol et de l'eau, et optimise la santé et la productivité de communautés interdépendantes de végétaux, d’animaux et d’êtres humains”,
- les prix des fruits et légumes bio doivent se comparer à ceux de la filière conventionnelle dont l’économie est extrêmement fragile. La croissance et de nécessaires améliorations de la distribution contribueront à abaisser le prix de vente au consommateur.
Soulignons que, l'écart de prix, relatif suivant les produits, est un investissement à long terme contre une agriculture conventionnelle dont les coûts indirects liés aux pollutions sont désastreux.

« … la filière bio n’est pas assez contrôlée »,

Le cadre défini par le règlement CE 2092/91 qui s’applique aux filières agricoles et agroalimentaires biologiques offre sans conteste au consommateur européen les produits les mieux définis, les mieux contrôlés et les mieux à même de garantir sa sécurité alimentaire.

« … le bio, c’est de la « com » coûteuse ».

Les nombreuses évaluations des bénéfices environnementaux et nutritionnels de l’agriculture biologique comme le développement de ce marché infirment le bien-fondé de cette assertion :
- la FAO estime que les exploitations qui pratiquent l’agriculture biologique émettent 48 à 60% de CO2 en moins par ha que les exploitations conventionnelles,
- “L’agriculture biologique n’est plus un phénomène propre aux pays développés. En 2006, elle était pratiquée dans 120 pays sur un total de 31 millions d’hectares et représentait un marché de 40 milliards de dollars”, souligne la FAO dans son rapport Agriculture Biologique et Sécurité Alimentaire - à comparer aux 100 millions d'hectares alloués aux cultures génétiquement modifiées(4).
- en France, le marché alimentaire bio représente un CA d’environ 2.5 milliards d’euros et affiche une croissance de 15 à 20 % par an,
- en Italie, les cantines scolaires gérées par les mairies servent chaque jour un million de repas contenant au moins un composant bio.

Notes

  1. Fondée en 1987 par Henri de Pazzis, ancien agriculteur en bio, pour commercialiser les productions biologiques provençales, Pro Natura est devenue le leader européen de la mise en marché de fruits et légumes biologiques. Avec le rachat de Biomarché en 2006 et de Bioprim (Perpignan) en 2007, le groupe emploie aujourd’hui près de 220 personnes et travaille avec plus de 1000 producteurs de fruits & légumes bio dans 41 pays : en France, mais aussi dans les pays méditerranéens, en Afrique du Sud et de l’Ouest et en Amérique latine.
  2. rapport de la FAO Mai 2007 « Agriculture biologique et sécurité alimentaire ».
  3. Messieurs Patrick Ollier, Député des Hauts-de-Seine et Hervé Mariton, Député de la Drôme
  4. Rapport publié le 18 janvier 2007 par l'ISAAA (International Service for the Acquisition of Agri-Biotech Applications)

Auteur

avatar Christophe Magdelaine / notre-planete.info ; date originale : 30 septembre 2007, 11 h 05 - Tous droits réservés

Sur le même sujet

Actualités

Dossiers

3 commentaires

Vous aussi, vous pouvez ajouter votre commentaire !

avatar ruel pierre st féliu-d'avall - 30/09/2007, 19:26

ne vous tracassez donc pas , tout ça, est encore du bla bla bla politico-économique, il n'y-a-pas d'agriculture bio...... la terre est poluée sur plus 1 metre de pronfondeur.... les graines sont des cloones de graines déja poluées.... les pluies qui tombent sont déguelasses (regardez vos voitures apres la pluie) le gout des fruits et des légumes piqués pour les conserver plus longtemps....et si vous lavez vos aliments avant de les consommer.... l'eau de nos robinets est farçie de produits pourris et chimiques alors pour manger bio il faut vraiment qu'on soit c... pout y croire et etre encore plus C... de gober ce qu'on nous raconte ....bon repas quand meme!!!!

avatar Christophe Magdelaine - 30/09/2007, 19:29

@ ruel pierre st féliu-d'avall : achetez et goûtez bio avant de dire n'importe quoi... Vous crachez sur ce que vous dénoncez, bravo !

avatar Thierry Wurtz Escanecrabe - 02/10/2007, 22:24

Belle article il ne manque plus qu'a convaincre les politique et a expliquer auxgrincheux que même si tout est polué le fait de ne plus polluer c'est deja un grand pas.

Pourquoi laver sa voiture puisqu'elle va etre sallie!

Regarder a munich ou tune grosse partie des bassins versants de captage d'eau ont été ,avec des aides de la commune, converti a l'agriculture biologique .

Resultat apres quelques année la reduction des couts de dépollution de l'eau captée est superieur aux subventions qui ont ete versées aux agriculteurs pour passer en AB et un marché local bio pour les collectivités a été mis en place(cantines)

Un exemple à méditer Pierre, tous n'est pas perdu et manger bio contribue a ce genre de projets.(de plus on est plus zen lorsqu'il y a un avenir pour nos enfants)

Votre nom et lieu de résidence :

Pour éviter les abus des robots spammeurs, merci de répondre à cette question :

Sur quelle planète vivons-nous ? C'est la

Votre commentaire :

Tout commentaire qui spam, flood, troll, est irrespectueux, choquant, incompréhensible (style SMS), religieusement ou politiquement trop engagé, non constructif ou qui promeut des produits, services ou sites web, sera immédiatement supprimé. Toute récidive entraînera le bannissement définitif du posteur.


Haut de page ^ Offres d'emploi et CV     Livres et DVD     Associations     Communiqués     Agenda     rss Flux RSS     Partenaires

Page mise à jour le 30/09/2007  57 connectés© 2001-2012 notre-planete.info® v. 5.69 - tous droits réservés
notre-planete.info est un site indépendant qui informe et sensibilise objectivement sur l'environnement, l'écologie, les sciences de la Terre et le développement durable
Mentions légales  |   Presse  |   Publicité  |   Contact  |   Liens et logos  |   Soutenez notre-planete.info !