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Ban Ki-moon a ouvert à New York la plus importante réunion sur les changements climatiques

1848 lectures / 3 commentaires25/09/2007, 13:52
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Ban Ki-moon a ouvert à New York la plus importante réunion sur les changements climatiques
crédit : UN Photo/Paulo Filgueiras
Ouvrant hier matin la réunion de haut niveau sur les changements climatiques à New York, le Secrétaire général presse les pays d'agir collectivement pour préparer le Sommet de Bali en décembre prochain.

M. BAN KI-MOON, Secrétaire général des Nations Unies, a rappelé qu’il y a deux décennies, dans cette même salle de l’Assemblée générale, les changements climatiques étaient apparus pour la première fois à l’agenda mondial, grâce à un sujet proposé par l’île de Malte. Le sujet est aussi pertinent aujourd’hui qu’il l’était alors.
Il faut agir dans l’immédiat, a insisté le Secrétaire général, pour qui le défi sans précédent des changements climatiques exige une réponse sans précédent, de même qu’un sens des responsabilités sans précédent, un leadership prêt à établir de nouvelles directions. En participant à cette Réunion de haut niveau, les responsables des États Membres ont montré qu’ils partageaient son inquiétude, a-t-il poursuivi. Nous devons régler notre action sur la réalité, a déclaré M. Ban. L’action nationale doit être, selon lui, au centre de notre action face aux changements climatiques, les pays industrialisés devant prendre la direction des opérations. Il faut le concours de tous les pays, de tous les secteurs de la société, a-t-il ainsi souligné. Il faudra, a-t-il dit, la participation de tous les secteurs pour que les émissions cessent d’augmenter dans les 10 à 15 années à venir. La nature et l’ampleur du problème sont telles que l’action nationale ne suffit pas, a-t-il cependant assuré. Il faut donc s’attaquer à ce problème à l’échelle mondiale de manière à garantir le plus haut niveau de coopération internationale indispensable. Le Secrétaire général a jugé encourageant de constater que les Nations Unies constituent l’enceinte appropriée pour négocier une action mondiale. Toutefois, il s’est dit déconcerté par la lenteur des progrès de ces négociations. M. Ban, affirmant que cette réunion visait à relancer le processus, a rappelé que des négociations cruciales auraient prochainement lieu à Bali, en décembre prochain, dans le cadre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Il est temps, a-t-il dit, d’obtenir un accord qui s’attaque aux changements climatiques sur tous les fronts. Il faut faire tout ce que nous pouvons pour que cet accord aboutisse le plus vite possible, a-t-il poursuivi. Le Secrétaire général a, enfin, invité les responsables de la planète à envoyer un signal clair et collectif aux peuples: faire savoir qu’ils sont prêts à assumer cette responsabilité et à régler ce défi courageusement.

« Notre objectif ne doit être rien moins d'autre qu'une percée significative à Bali », a affirmé Ban Ki-moon devant les représentants de plus de 150 pays réunis au siège de l'ONU à New York autour du thème "L'avenir entre nos mains: les changements climatiques, un défi à relever pour nos dirigeants".

Rappelant que le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (IPCC) a confirmé la sévérité du problème et l'a clairement lié à l'activité humaine, le Secrétaire général a indiqué que « nous en savons suffisamment pour agir ».
Ce défi sans précédent appelle « une action sans précédent », a-t-il insisté, rappelant que les effets du changement climatique pourraient contrarier les avancées réalisées pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).

Les pays en développement sont ceux qui souffrent le plus des conséquences, alors qu'il s'agit de ceux qui ont souvent le moins contribué au processus de changement climatique, a-t-il déclaré en soulignant l'« ironie terrible » des événements.
Il s'agit, pour certains Etats, « d'une question de survie », en conséquence « l'impératif moral ne peut pas être plus clair », a affirmé le Secrétaire général.

Dix ans après l'adoption du Protocole de Kyoto, les émissions des pays industrialisés sont toujours en augmentation et les pays pauvres n'ont pas reçu l'appui nécessaire pour s'adapter, a déclaré Ban Ki-moon, exprimant sa "consternation" devant le peu de progrès réalisés dans les négociations.

« Nous devons préparer le terrain pour un accord global qui aborde le thème du changement climatique sur tous les fronts », a-t-il affirmé, un accord « aussi vite que possible pour s'assurer qu'une politique globale soit en place d'ici 2012 ».
Le cadre global devrait comporter plusieurs paramètres essentiels : un meilleur leadership des pays industrialisés pour la réduction des émissions, une motivation pour pousser les pays en développement à agir, sans sacrifier la croissance économique ou la réduction de la pauvreté, un appui largement supérieur pour aider les pays en développement à s'adapter, une amélioration du développement et de la dissémination de la technologie, enfin de nouvelles modalités de financement, y compris celles basées sur le système de marché.

Srgjan Kerim, le président de la 62ème Assemblée générale, a réitéré sa proposition de créer une « feuille de route globale » pour aider le système de l'ONU et les Etats membres à définir les instruments et les structures nécessaires pour répondre aux changements climatiques.
Ce processus prendra en compte l'expertise de la société civile et des secteurs privé et académique, a-t-il expliqué, pour qu'il y ait un « vrai consensus global pour l'action ». Pour forger ce consensus, le président de l'Assemblée générale a également annoncé qu'il souhaitait appeler à un débat thématique au début de l'année 2008.

Par ailleurs la porte-parole du Secrétaire général, Michèle Montas, a annoncé lors de son point de presse quotidien que l'ONU allait compenser les émissions de carbone dégagées par la réunion de haut niveau convoquée.
Environ 500 tonnes de dioxyde de carbone sont produites par l'utilisation d'énergie pendant la réunion, ainsi que du fait des voyages des participants et du personnel organisateur, a-t-elle indiqué.
Pour compenser, l'ONU a lancé un projet hydroélectrique à Intibuca, au Honduras, près de la ville de La Esperanza. Ce projet d'énergie renouvelable, qui représente un coût de 15 800 dollars, est destiné à générer de l'électricité de façon régulière dans la région, tout en favorisant l'emploi de personnel local et en protégeant l'environnement, notamment les forêts.

En savoir plus

Voir le compte-rendu de toutes les interventions à la réunion de l'ONU
Notre dossier sur le changement climatique
En discuter sur notre forum dédié au changement climatique et aux risques naturels

Notes

L'Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) ont créé, en 1988, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (IPCC en anglais), dont peuvent faire partie tous les membres de l'ONU et de l'OMM. L'IPCC contribue notamment à la mise en oeuvre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) par ses travaux sur les méthodes à appliquer pour les inventaires nationaux de gaz à effet de serre.

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Auteur

Nations Unies
3 commentaires sur cette actualité !
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N.T - Dakar - 01/10/2007, 13:00
L'ONU a lancé le projet hydroélectrique en Honduras pour compenser les émissions de carbone dégagées lors de la réunion. Je souhaiterai connaître les critères de choix de cette région et pourquoi pas ailleurs?
ruel pierre st féliu-d'avall - 25/09/2007, 20:10
y-en-a un peu ras le bol, qu'on nous rabache,les oreilles, avec ce réchauffement de notre planete , les gouvernements buch et compagnie ne veulent meme pas signer pour ralentir les effets de leurs productions de merde..... alors que les peuples du monde entier font des efforts énormes pour sauver notre planete .... que font-ils eux??? il faut simplement les foutres en l'air eux et leurs semblables ..ils font des guerre partout dans le monde ... on ne veut + de guerre ok!!
M. Marti, Nice, France - 25/09/2007, 15:43
Ne nous servons plus des automo-
-biles qu'à bon escient. Beaucoup de gens
pourraient, comme moi, n'utiliser que les
transports en commun ou se déplacer à
pied. La moitié du parc automobile est,
probablement, inutile.
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