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Présentation de la culture hors sol

14019 lectures / 12 commentaires18/09/2007, 12:55
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Présentation de la culture hors sol
La culture hors sol représente aussi l’hydroponie ou culture hydroponique. C’est une culture dont les racines des plantes reposent dans un milieu reconstitué, détaché du sol. Le substrat, minéral ou organique, est neutre et inerte comme du sable, de l’argile ou de la laine de roche par exemple. Ce substrat peut être également d’origine industrielle. Ce milieu de culture est irrigué de façon régulière par des solutions nutritives adéquates à la plante cultivée. L’irrigation se fait grâce à un système de pompe comme les aquariums. Les cultures hydroponiques, quant à elles, n’utilisent aucun substrat. Elles se font sur film d’eau.

L’idée de cultiver hors du sol apparaît au cours de recherches sur le rôle de l’eau, de l’air et de chacun des constituants du sol dans la fertilisation des plantes. Cette idée s’affirme encore lorsque l’on s’aperçoit que la présence de parasites dans le sol étaient favorisés par la répétition de cultures identiques.
Les premières cultures hors sol se présentaient sous forme organique comme du terreaux, séparés du sol par une couche de plastique. Elles se sont développées au fur et à mesure en constatant les avantages : économie de place et d’eau, maîtrise des facteurs de production (température, hydrométrie,..).

La Hollande est l’un des précurseurs de ce mode de culture par son manque de soleil. L’association serre / culture hors sol permet par exemple de produire efficacement des légumes dès le milieu des années 70. La France suit peu de temps après. Bientôt, le monde entier utilise ce moyen de culture.

Le choix du substrat (ou de l’hydropénie) dépend des moyens et des attentes des producteurs. De toute façon, quel que soit le support choisi, la plante cultivée doit recevoir tout ce dont elle a besoin. C’est toute la délicatesse de la culture hors sol. Le substrat doit retenir les éléments nutritifs de l’eau tout en laissant passer suffisamment d’oxygène. La porosité du substrat doit donc être contrôlée pour que l’air et l’eau puissent passer dans les quantités nécessaires à la plante.

Par ailleurs, même si c’est le palissage qui permet la position verticale des plans, les racines doivent être bien ancrées dans le substrat.

Le nombre de couches (plus ou moins perméables car elles retiennent et/ou drainent l’eau selon leur emplacement), la hauteur et la texture du substrat doivent également être adaptés à la plante.

Notons aussi que la solution nutritive est apportée par un goutte à goutte continu (ou à fréquences rapprochées) pour combler le peu de réserve du substrat. Cette solution est entièrement adaptée aux besoins de la plante. Le substrat ne doit en aucun cas venir perturber cet équilibre artificiel. D’où le choix d’un substrat le plus neutre possible. Pour ceux qui utilisent malgré tout un substrat nutritif (exemple : fibres de coco), un lessivage ou une adaptation de la solution nutritive est nécessaire pour équilibrer les quantités de sodium, de potassium et de chlore de ce substrat. Notons également que pour la culture hors sol de la tomate (au moins), la solution nutritive doit être moins concentrée que celle utilisée dans la culture en sol.

La température du substrat est également à surveiller. Etant donné leur petit volume, la réactivité à la température est rapide. Les cultures doivent donc être protégées des fortes températures de l’été et des gelées de l’hiver.

Le dernier élément indispensable et délicat à surveiller sur le substrat est la salinité (concentration totale en engrais). De cette salinité dépend la conductivité du substrat. Une trop petite salinité a pour effet une pousse exacerbée de la plante au détriment des fruits de la reproduction (bourgeons, fleurs, légumes).

La culture hors sol a remplacé progressivement la culture traditionnelle d’un certain nombre de légumes dans le monde. Dans les pays ensoleillés, en Espagne notamment, la technique du hors-sol ressemble à ses débuts. En effet, le substrat est du sol naturel, juste isolé de la terre par une enveloppe en plastique. Cette technique permet de gérer l’entretien de la terre : volume, écoulement des drainages, désinfections…

En tête des légumes cultivés hors sol, nous trouvons la tomate. En culture hydroponique, ou enracinée dans un substrat de laine de roche, de fibres de coco, d’écorces de pin, etc.. la tomate pousse hors sol dans tous les pays du monde.

Le concombre pousse principalement en Europe du Nord en culture isolée du sol. Le substrat est alors la laine de roche. Aux Pays-Bas, on trouve également du poivron et de l’aubergine.

Au Québec, ils ont eu l’idée de faire pousser des laitues en hydroponie. La technique du hors sol pour ce type de végétal est toutefois peu répandu, le résultat par rapport à la culture en sol étant peu rentable.

Les fraises , en provenance d’Europe du nord, que nous trouvons toute l’année sur nos étals ont poussé sur des substrats en laine de roche, en terreaux ou en coco.

En conclusion de ces éléments, les avantages de ce procédé expliquent peut-être son développement. En effet, par rapport à la culture en sol, la croissance des plantes est plus rapide, les besoins en eau inférieurs, les détériorations des cultures par nuisibles (ou autres), limitées.

La culture hors sol permet également de cultiver différentes plantes au même endroit, sans préparation spéciale de la terre. Le travail est simplifié.

D’un point de vue qualité du produit cultivé, notons l’aspect esthétique amélioré, la conservation du produit plus longue (également lié aux nouvelles générations de variétés) et l’utilisation moindre d’insecticides ou autres produits phytosanitaires.

Partie sur cette lancée de nouvelle culture qui semble prendre un pas irrémédiable sur l’ensemble de la culture légumière, le « bio » fait même son apparition. C’est encore très frileux car la notion de bio devient alors basée sur les produits utilisés et non sur la fertilité de la terre.

Il est évident que la variété du légume cultivé (exemple de la tomate) joue un rôle essentiel sur la qualité nutritive et gustative des récoltes (on le voit d’ailleurs très bien si on fait nos propres cultures). Toutefois, j’ai un peu de mal à penser qu’un légume qui pousse aussi vite, dans un environnement artificiel puisse être de même qualité que son équivalent en sol. J’imagine un être humain sous perfusion face à son frère, se nourrissant par lui-même, à son rythme, selon les besoins qu’il ressent et avec le plaisir qu’il a à se nourrir. N’est-il pas plus épanoui ? Les plantes sont également des êtres vivants. Le stress d’un végétal est-il impossible ? Une telle culture n’est-elle pas plus proche de cellules vitaminées que d’un produit naturel ? Une question ouverte…

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Rédactrice

Diétimiam

Source

NaturaVox

Auteur


12 commentaires sur cette actualité

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commentaire Patrice ALBERT à Marseille - 19/09/2007, 15:36
Merci de nous tenir informé de l'évolution des cultures, hydroponiques içi, en l'occurrence ; je ne pensais pas que le phénomène prenais une telle ampleur, vu que depuis longtemps, j'ai éliminé les tomates de hollande ou les poivrons espagnoles qui n'ont aucun goût, de mes achats .Les qualités nutritionnelles de ces produits sont certainement très médiocres et leurs empreintes environnementales et impacte
GES certainement très défavorables . Les traitements phytosanitaires ( nom soft des
pesticides ... ) aurons eux aussi un impact plus importants sur la plante hydroponique ; car un sol classique permets de dégrader,
d'amortir un traitement
et de le diluer - à quantité égale -
commentaire Pierre Réguer à Landivisiau - 22/09/2007, 15:30
Il y a une trentaine d'années, la culture hydoponique naissante apparaissait comme un espoir aux écologistes. En effet, si certains confondent écologie et "à la mode d'autrefois", certains précurseurs de cette lointaine époque étaient à la recherche de solutions pour abimer le moins possible la Terre.
La culture hors-sol est effectivement une solution écologique, car elle permet d'utiliser moins de surface, moins de traitements et de contrôler les rejets.
Sur la qualité des produits ? En l'absence d'étude comparative, tous les fantasmes sont permis. Le mien, c'est de me dire que cets êtres vivants qui ont bénéficié de tout ce dont ils avaient besoin, qui ont grandi vite à l'abri des maladies, ont certainement plus de saveur et de qualités nutritionnelles que des légumes poussifs et rachitiques…
Notons enfin qu'il existe une méthode totalement hydoponique, où il n'y a plus de substrat, les racines baignent directement dans l'eau. Avantages : c'est simple et encore plus efficace. Inconvénient : en cas de maladie, elle se transmet à vitesse grand V aux plantes voisiens.
Une dernier détail : lorsque je tape mon texte dans la fenêtre "votre commentaire", une publicité malencontreuse me cache à moitié ce que je fais. D'où les éventuelles fautes. (firefox sur Mac OS X, si quelqu'un veut bien tester)
commentaire Gaëlle M. à Plabennec (29) - 25/09/2007, 09:50
Personnellement, même si la "qualité sanitaire" des plantes produites en hors-sol est meilleure, je leur reproche leur manque de saveur. Rien à voir avec les légumes du jardin, qui poussent à leur vitesse, mais qui ne sont pas forcément "poussifs et rachitiques"...
Ce n'est pas pour rien qu'on a créé le concept d'AOC, qui atteste que tel légume ou tel fromage, produit à tel endroit de telle façon, a des particularités notables. Ainsi le coco paimpolais a un goût particulier, lié à la variété, mais aussi au climat, au terroir... Alors qu'n culture hors-sol on "se contente" de créer un mode de culture reproductible partout à l'identique.

Quant aux qualités nutritionnelles, je suis sceptique. D'après des études, les légumes bio, par exemple, sont plus riches en oligoéléments que leurs équivalents de culture conventionnelle.
Certes, en hors-sol, on apporte assez d'azote, de potassium, de phosphore, de "macro-nutriments", mais pour les oligoéléments je ne suis pas sûre qu'on le mette tous dans la soupe. Un sol "naturel" me paraît plus susceptible de contenir des traces même infimes de ces éléments qu'un substrat lessivé et chimiquement le plus neutre possible... Même en quantité infime, ces éléments sont réputés indispensables à l'organisme humain Pourquoi pas aux plantes aussi?

De même, des plantes poussant sous serre ne bénéficient pas d'un ensoleillement normal, même si on leur fournit des lampes dites "lumière naturelle". Donc on peut se demander si la totalité de leurs besoins sont -vraiment- remplis.

Un dernier mot: nombre de plantes doivent être "stressées" pour fructifier correctement: température plus basse de l'hiver, baisse saisonnière de la luminosité, voire entaillage de l'écorce. La culture hors-sol vise au contraire à fournir un "cocon" aux plantes...
commentaire greg - 29/11/2007, 21:39
personnelement,je trouve que le site pourrait être plus complet,étant donné que notre travail pour demain est assez conséquent... et que le sujet est ma fois fort peu intéressant!!^^
commentaire Nico - 29/11/2007, 21:59
Certes cet article présente des aspects très différents et importants de la culture hydroponique elle reste néanmoins subjective et incomplète. En effet le sujet que je dois traiter est les inconvénients et les avantages de la culture hors sol or on y décrit uniquement les avantages ce qui est facheux m'a obligé à chercher sur d'autres sites.
Je voudrais par ailleurs souligner le fait que le plan est particulièrement desordonné et totalement flou.
Pour terminer cependant sur un point positif, je pense nécessaire de remercier le créateur de cet article qui m'a permis de réaliser le magnifique paragraphe argumenté que notre adorable professeur d'histoire-Géographie nous avait demandé. C'est en effet le site concret quej'ai pu trouver que ce type d'agriculture pour le moins original et inventif
commentaire Tanguy - 30/11/2007, 20:04
il me faut bien évidemment remercier le créateur de ce site qui m'a été d'un profitable secours lors de la préparation de ce fameux paragraphe argumenté. Il convient cependant de préciser qu'il y manque des informations cruciales telles que les inconvénients de ce type de culture, comme l'a souligné Nicolas. Notre travail consiste, ainsi que l'a rappelé Grégoire, en une lourde tache de synthèse et si les sites qui nous sont proposés ne sont pas efficaces et ne répondent pas à nos attentes, où va-t-on ? Mais où va-t-on ? N'est-ce pas ? Je me permets donc de vous demander de rajouter ces données manquantes dans les délais les plus brefs. Merci !
commentaire cedric rouen - 14/12/2007, 18:31
aprés quelques années de culture hydroponique je pence que le gout n'est pas du tout amoindrie au contraire certain arome se distingue plus qu'en culture traditionnel!!je pence que le probleme avec les tomates d'holland et plutot dans le transport!!
commentaire QUINTON iles marquises - 09/07/2008, 07:04
Quel EC pour une culture de poivron hors sol ?
commentaire Cyril Liège - 18/07/2008, 15:15
Bonjour
En fait je suis en train de rédiger un memoire sur la culture hors sol et je cherche des info ou livre sur les diférentes methodes employée
pour pratiquer ce type de culture et
les "substrat" ( si il y en a) : avantages inconvéniants
merci
commentaire H.T - 18/01/2009, 08:59
La pratique de ce genre de culture dans des zones a nappe phréatique, peux-elle provoquer la pollution de l’eau souterraine?
commentaire Marcel Koffi David en cote d'ivoire(afrique de l'o - 20/02/2009, 18:28
je voudrais avant tout vous dire merci pour ce site.je voudrais savoir qui contacter en afrique si nous voulons realiser ce genre de culture .
commentaire DENIS Georges - Nouvelle-Calédonie - 07/06/2009, 00:10
Le C.E.S a fait une étude à ce sujet : il semblerait selon les premières données que 350 hectares de culture hors-sol (NFT) pourraient ravitailler une ville de 60 000 habitants en laitues, concombres, tomates, poivrons etc (pas de brasicae) toute l'année et à un prix abordable, l'exemple provenant de Sydney en Australie. En fait cette culture est appelée à un grand avenir.

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