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Liste rouge 2007 des espèces menacées : escalade de l'extinction

20722 lectures / 22 commentaires14 septembre 2007, 16 h 17

>Poisson-cardinalPoisson-cardinal de l'île de Banggai en aquarium
crédit : Pharaoh Hound
La Liste rouge de l'Union mondiale pour la nature (UICN) des espèces menacées dresse régulièrement le bilan de l’état des plantes et des animaux de la planète. Cette Liste fait autorité dans le monde. L’édition 2007 renouvelle l’appel à la mobilisation face à la crise mondiale de l'extinction des espèces sauvages : la vie sur Terre disparaît rapidement et continuera de disparaître si des mesures ne sont pas prises de toute urgence.

La Liste rouge de l'UICN répertorie désormais 41 415 espèces dont 16 306 sont menacées d'extinction (contre 16 118 l'an dernier). Le nombre total d'espèces éteintes a atteint le chiffre de 785 et 65 autres n'existent qu'en captivité ou en culture.

Un mammifère sur quatre, un oiseau sur huit, un tiers de tous les amphibiens et 70% de toutes les plantes évaluées dans la Liste rouge de l'UICN 2007 sont en péril.

Julia Marton-Lefèvre, Directrice Générale de l'Union mondiale pour la nature (UICN), déclare : « La Liste rouge de l'UICN de cette année démontre que les efforts inappréciables déployés à ce jour pour protéger les espèces sont insuffisants. Le rythme de l'érosion de la biodiversité s'accélère et nous devons agir sans plus attendre pour le réduire de manière significative et pour mettre un terme à cette crise mondiale de l'extinction. Nous pouvons le faire mais uniquement dans le cadre d'un effort concerté à tous les niveaux de la société. »

La Liste rouge de l'UICN des espèces menacées est largement reconnue comme l'évaluation la plus fiable du statut des espèces de la planète. Elles y sont classées selon le risque d'extinction et la Liste met clairement en lumière le déclin continu de la diversité biologique mondiale et les impacts de l'humanité sur la vie sur Terre.
Jane Smart, Chef du Programme de l'UICN pour les espèces, explique : « Nous devons connaître l'état précis des espèces pour pouvoir prendre les mesures qui s'imposent. C'est ce que fait la Liste rouge de l'UICN en mesurant l'état de la diversité biologique à l'échelon mondial, le rythme auquel elle disparaît et les causes du déclin.
« Nos vies sont intimement liées au sort de la diversité biologique et, au bout du compte, sa protection est essentielle à notre propre survie. Le monde commence à réagir à la crise actuelle de perte de la diversité biologique et a besoin de l'information donnée par la Liste rouge de l'UICN pour concevoir et appliquer des stratégies de conservation efficaces – dans l'intérêt de l'homme et de la nature. »

Quelques instantanés de la Liste rouge de l'UICN de cette année

Le déclin des grands singes

Une nouvelle évaluation de nos parents les plus proches, les grands singes, révèle un tableau plutôt sombre. Le gorille de l’ouest (Gorilla gorilla) est passé de la catégorie 'En danger' à 'En danger critique d'extinction'. On a, en effet, découvert que la principale sous-espèce, le gorille de plaine occidental (Gorilla gorilla gorilla), a été décimée par le commerce de la viande de brousse et le virus Ebola. Depuis 20 à 25 ans, la population a diminué de plus de 60 % et environ un tiers de la population totale présente dans les aires protégées a succombé au virus Ebola depuis 15 ans.

L'orang-outan de Sumatra (Pongo abelii) reste dans la catégorie 'En danger critique d'extinction' et l'orang-outan de Bornéo (Pongo pygmaeus) dans la catégorie 'En danger'. Tous deux sont menacés par la perte d'habitat due à l'exploitation licite et illicite du bois et au défrichage des forêts pour faire place à des plantations de palmiers à huile. À Bornéo, la superficie des plantations de palmiers à huile est passée de 2000 km² à 27 000 km² entre 1984 et 2003 ce qui ne laisse que 86 000 km² d'habitat disponible pour l'espèce dans toute l'île.

Première apparition des coraux sur la Liste rouge de l'UICN

Pour la première fois, des coraux ont été évalués et inscrits sur la Liste rouge de l'UICN. Dix espèces des Galápagos ont fait leur entrée sur la Liste dont deux dans la catégorie 'En danger critique d'extinction' et une dans la catégorie 'Vulnérable'. Rhizopsammia wellingtoni a été classé 'En danger critique d'extinction' (Peut-être éteint). Pour ces espèces, les menaces principales sont les effets du phénomène El Niño et des changements climatiques.
Par ailleurs, 74 algues des îles Galápagos ont été inscrites sur la Liste rouge de l'UICN. Dix sont jugées 'En danger critique d'extinction' et six d'entre elles 'Peut-être éteintes'. Les espèces d'eau froide sont menacées par les changements climatiques et l'augmentation de la température des mers qui caractérise El Niño. Les algues sont aussi indirectement affectées par la surpêche qui élimine les prédateurs de la chaîne alimentaire et favorise ainsi la prolifération des oursins et d'autres herbivores consommateurs d'algues.

Le dauphin d'eau douce du Yangtze En danger critique d'extinction (Peut-être éteint)

Après une recherche intensive, mais infructueuse, en novembre et décembre de l'année dernière, le dauphin d'eau douce du Yangtze, ou Baiji (Lipotes vexillifer) a été inscrit dans la catégorie 'En danger critique d'extinction' (Peut-être éteint). Si le dauphin n'a pas été placé dans la catégorie supérieure, c'est qu'il faudra mener d'autres études avant de le classer définitivement 'Éteint'. Une observation possible, signalée fin août 2007, est en train d’être vérifiée par des experts scientifiques chinois. Pour cette espèce, les principales menaces sont la pêche, le transport fluvial, la pollution et la dégradation de l'habitat.

Le gavial (Gavialis gangeticus), crocodile de l'Inde et du Népal, est aussi confronté aux menaces de la dégradation de son habitat et a été déplacé de la catégorie 'En danger' à 'En danger critique d'extinction'. Récemment, sa population a chuté de 58 % – de 436 adultes reproducteurs en 1997 à 182 en 2006. Les barrages, les projets d'irrigation, l'exploitation du sable et les digues artificielles ont envahi son habitat, le réduisant à 2 % de l'aire de répartition d'origine.

Les vautours en crise

Cette année, le nombre total d'oiseaux répertoriés dans la Liste rouge de l'UICN s'élève à 9956 dont 1217 sont menacés. En Afrique et en Asie, les vautours sont sur le déclin et le classement de cinq espèces dans la Liste rouge a été modifié. En Asie, le vautour royal (Sarcogyps calvus) est passé de 'Quasi menacé' à 'En danger critique d'extinction' tandis que le vautour percnoptère (Neophron percnopterus) est passé de 'Préoccupation mineure' à 'En danger'. Depuis huit ans, le déclin rapide des oiseaux est poussé par l'utilisation d'un médicament, le diclofenac, pour traiter le bétail.

En Afrique, trois espèces de vautours ont fait l'objet d'une nouvelle classification, notamment le vautour à tête blanche (Trigonoceps occipitalis), passé de 'Préoccupation mineure' à 'Vulnérable', le vautour africain (Gyps africanus) et le vautour de Rüppell (Gyps rueppellii), tous deux passés de 'Préoccupation mineure' à 'Quasi menacé'. Le déclin des oiseaux est dû au manque de nourriture, avec la réduction du nombre de mammifères sauvages herbivores, à la perte d'habitat et à la collision avec les lignes à haute tension. Ils ont également été empoisonnés par des carcasses délibérément aspergées d'insecticide pour éliminer les prédateurs du bétail tels que les hyènes, les chacals et les grands félins. Malheureusement ces carcasses tuent aussi les vautours.

Des reptiles nord-américains ajoutés à la Liste rouge de l'UICN

Suite à une vaste évaluation, 723 reptiles mexicains et nord-américains ont été ajoutés à la Liste rouge de l'UICN ce qui porte le total à 738 reptiles inscrits pour la région. Parmi eux, 90 sont menacés d'extinction. Deux tortues d'eau douce mexicaines, Trachemys taylori et Trachemys ornata, sont inscrites dans les catégories 'En danger' et 'Vulnérable', respectivement. Toutes deux sont menacées par la perte d'habitat. Le crotale mexicain Crotalus catalinensis, persécuté par les collectionneurs qui le chassent illégalement, a également rejoint la Liste dans la catégorie 'En danger critique d'extinction'.

Plantes en péril

Sur la Liste rouge de l'UICN, il y a maintenant 12 043 plantes dont 8447 sont menacées. Le bégonia Begonia eiromischa est la seule espèce à avoir été déclarée 'Éteinte' cette année. Cette plante de Malaisie n'est connue que par des prélèvements réalisés en 1886 et 1898 sur l'île de Penang. Des activités de recherche intenses, dans les forêts voisines, n'ont permis de trouver aucun spécimen depuis 100 ans.

L'abricot sauvage Armeniaca vulgaris d'Asie centrale a été évalué et fait son entrée dans la Liste rouge de l'UICN pour la première fois dans la catégorie 'En danger'. L'espèce est l'ancêtre direct de plantes largement cultivées dans de nombreux pays dans le monde mais sa population diminue à mesure que son habitat fait place à des infrastructures touristiques et à l'exploitation pour le bois, l'alimentation et le matériel génétique.

Le poisson-cardinal de l’île de Banggai victime du commerce pour les aquariums

La surpêche maintient la pression sur de nombreuses espèces de poissons, tout comme la demande du commerce pour les aquariums. Le poisson-cardinal de l’île de Banggai ou apogon de Kaudern (Pterapogon kauderni), très recherché par les amateurs d'aquariums, est inscrit pour la première fois sur la Liste rouge de l'UICN, dans la catégorie 'En danger'. Ce poisson que l'on ne trouve que dans l'archipel de Banggai, près des Célèbes, en Indonésie, est très lourdement exploité : on en prélève environ 900 000 par an. Les spécialistes de la conservation prônent l'élevage de ce poisson en captivité pour les aquariums afin que les populations sauvages aient une chance de se reconstituer.

Ces instantanés de la Liste rouge de l'UICN 2007 ne sont que quelques exemples illustrant la disparition rapide de la diversité biologique à l'échelle du Globe. La disparition des espèces a une incidence directe sur notre vie. La diminution du nombre de poissons d’eau douce, par exemple, prive les communautés rurales pauvres non seulement de leur principale source alimentaire mais aussi de leurs moyens d'existence.

La perte des espèces est notre propre perte

Il arrive que les mesures de conservation puissent ralentir la perte de diversité biologique mais il reste de nombreuses espèces auxquelles il faudrait consacrer plus d'attention. Cette année, une seule espèce a été transférée vers une catégorie de menace inférieure. La perruche de Maurice (Psittacula eques) qui, il y a 15 ans, était un des perroquets les plus rares au monde, est passée de la catégorie 'En danger critique d’extinction' à 'En danger'. Cette amélioration est le résultat de bonnes mesures de conservation, notamment la surveillance étroite des sites de nidification et l'apport de nourriture supplémentaire, associées à un programme d’élevage en captivité et de lâcher.
Jean-Christophe Vié, Chef adjoint du Programme de l’UICN pour les espèces, déclare : « Notre expérience nous montre que les programmes de conservation peuvent donner de bons résultats mais, malheureusement, cette année, nous n'annonçons d'amélioration que pour une seule espèce. C'est très inquiétant compte tenu des engagements pris par les gouvernements, par exemple l'objectif 2010 de réduction du taux de perte de la biodiversité. Cela montre, à l'évidence, que nous devons redoubler d'efforts pour soutenir les travaux des milliers de personnes enthousiastes qui luttent, chaque jour, dans le monde entier, pour préserver la diversité de la vie sur cette planète.»

Holly Dublin, Présidente de la Commission de la sauvegarde des espèces de l'UICN, ajoute : « les réseaux de la conservation qui consacrent leurs efforts à la lutte contre la crise de l'extinction, comme la Commission de la sauvegarde des espèces, sont efficaces. Ils ont cependant besoin qu'on les aide et qu'on les appuie financièrement bien davantage car tous seuls, ils sont impuissants. Le défi que représente la crise de l'extinction doit aussi retenir l'attention du grand public, du secteur privé, des gouvernements et des décideurs politiques si l'on veut que la diversité biologique mondiale soit transmise intacte aux générations à venir. »

Les principales conclusions

- Dans presque tous les grands groupes taxonomiques, le nombre d'espèces menacées augmente.
- Les indices Liste rouge, un nouvel outil de mesure des tendances du risque d'extinction sont importants pour le suivi des progrès vers l'objectif 2010 de réduction de la perte de biodiversité. Ils sont disponibles pour les oiseaux et les amphibiens et montrent que leur état s'est constamment détérioré depuis les années 1980. Un indice Liste rouge de l’UICN peut être calculé pour tout groupe ayant été évalué au moins deux fois.
- La plupart des oiseaux, mammifères et amphibiens menacés se trouvent dans les régions tropicales continentales – là où l'on trouve des forêts tropicales caducifoliées qui abriteraient la majorité des espèces terrestres et d'eau douce de la planète.
- Parmi les pays évalués, l’Australie, le Brésil, la Chine et le Mexique possèdent un nombre d'espèces menacées particulièrement élevé.
- Les estimations varient fortement mais le taux d'extinction actuel est au moins 100 à 1000 fois supérieur au taux naturel.
- Depuis 1500 de notre ère, la vaste majorité des extinctions s'est produite sur les îles océaniques mais depuis 20 ans, les extinctions continentales sont devenues aussi communes que les extinctions insulaires.

Liens

Consulter la nouvelle Liste rouge 2007 (en anglais)
Aider l'UICN dans sa lutte contre la crise de l'extinction

Auteur

Union internationale pour la conservation de la nature ; date originale : 14 septembre 2007, 16 h 17

Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de notre-planete.info

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22 commentaires

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avatar louise - 15/09/2007, 10:34

Je trouve que la diparition de certain animaux est cruel !!! Pourquoi personne ne réagi ? Il faut agir le plus tôt possible!

avatar Mouamfon, Cameroun - 16/09/2007, 14:37

Si ces especes disparaissent cela veut dire que les hommes sont dans le besoin; aider les resoudre leur probleme autrement, pourrait sauver plusieurs de ces especes. Vous voyez, cest dans les pays pauvres que cela survient le plus: combattons reellement la pauvrete.

avatar Durand Bernadette 40140 Azur - 18/09/2007, 17:55

je ne sais pas si ce qui vasuivre entre dans ce débat.a propos de réintroductions de certaines espèces dans notre environnement.Par ex.Faut ils'obstiner à introduire des pauvres ours dans les Pyrennées alors qu'ils sont promis à un assissinat certain.Ne vaudrait il pas mieux laisser ces pauvres bêtes en paix ou elles se trouvent?

avatar Aimé Kayembe Kalombo Kadima, R.D. CONGO - 19/09/2007, 12:28

Nous devons comprendre que la sauvegarde des espèces en danger d'extinction est crucialé pour la survie de l'espèce que nous sommes. Nous devons tous nous investir dans la protection de la biodiversité.

avatar Paul Lozère - 20/09/2007, 18:31

"Quand le dernier arbre sera coupé, quand le dernier poisson sera pêché, quand la dernière rivière sera polluée, l'Homme comprendra que l'argent n'est pas comestible ... " Paroles d'un Sage entendues sur Arté dans un reportage sur le système financier des USA.

Chacun de nos actes compte, réfléchissons pendant qu'il est encore temps !

avatar marjory, le blanc - 21/09/2007, 08:43

je trouve cela désolant que les politiciens ne font rien pour améliorer la vie sauvage. personne de prend conscience de la gravité que cela provequerai !!!

avatar laura, suisse - 26/09/2007, 17:44

J'ai vraiment l'impression qu'on ne fait rien pour protéger ces pauvres bêtes. On en parle très peu dans les journaux. Il faudrait sensibiliser les gens et leur faire comprendre que la situation est grave!!!

avatar David Lukoki, RDCongo - 03/10/2007, 16:50

Quand est-ce nous qui semblons être plus conscients du danger réel allons poser un acte fort pour mieux conscientiser certains et réveiller les autres?

avatar khaoula - 05/10/2007, 03:53

je trouve cela n a aucune relation avec le coté humain et ne toucche pas l'in teret global

avatar cyrille toulon - 09/10/2007, 12:35

à quand la disparition de l'homme?Car à ce rythme là on sera le prochain sur la liste!A se demander si l'homme dans sa soif de maitrise du monde n'est pas devenu le cancer de la planète.....

avatar NIBANI Houssine - 22/10/2007, 21:10

La disparition des éspèces commence par la destruction des biotopes , car au stade ou l'etre humain en est il ne sait plus faire de developpement qu'au depend des derniers biotopes et derniers vestiges de la biodiversité ,c'est le cas meme des zones protégées qui sont souvent les aires les plus enviées par les grands projets au tiers monde. cas du Parc National d'Al hoceima

Pour plus de détail consulter l’article d’argumentation :

http://projet-azir-pnud.cfsites.org/files/tara_youssef.pdf





ou contacter :

Houssine NIBANI

Secretaire Genral

Association Azir pour la protection de l’environnement.

Tel : 062 02 45 03

E-mail : azirnibani@yahoo.fr

avatar Ben BALONGELWA _ Kinshasa -Gombe - 25/02/2008, 20:29

Au moment où se tient l’édition 2008 de la Réunion Annuelle de la Coalition pour la Conservation, en sigle « CoCoCongo », l’état de conservation de notre réseau d’Aires Protégées a connu une évolution qui traduit l’engagement de l’ICCN et de ses partenaires à progresser dans une direction qui privilégie l’intérêt de préserver, à tout prix, la riche biodiversité de la RDC et, ce malgré la conjoncture générale qui est demeurée difficile.



C’est dans ce contexte que nous saluons la dynamique ancrée sur la nouvelle vision de gestion des ressources naturelles et qui tient résolument à clarifier et à renforcer les mécanismes de partenariat afin de permettre que le fonctionnement de notre institution de conservation puisse réellement bénéficier au mieux des intérêts de l’humanité entière, des apports de l’ensemble de nos partenaires.



Par ailleurs, il s’est révélé au fil des jours, l’exigence d’une parfaite coordination de nos efforts et ceci apparaît comme un des facteurs essentiels pour une meilleure rentabilisation des ressources humaines, matérielles et financières indispensables pour matérialiser notre commune volonté à améliorer la gestion et la promotion de notre institution nationale de conservation.



Pour concrétiser cette démarche, je suis heureux de constater l’intérêt particulier qui a animé les participants aux présentes assises, dans un esprit progressiste, quand il s’est agi notamment de la réflexion et de la levée des options pour une gestion plus harmonisée des apports des partenaires de l’ICCN.



Il est en fait réel qu’à la lumière des nombreux défis auxquels nous devons encore faire face d’une part et quand on considère notre cheminement commun à ce jour d’autre part, si nous n’acceptons pas un changement de mentalité avec incidence réelle sur les procédures dans les rapports entre l’ICCN et ses partenaires, il me parait aléatoire de prétendre à la réalisation de nos objectifs fixés pour la conservation durable de nos ressources naturelles.



Nous souhaitons vivement que les acquis des présentes assises accaparent l’attention et l’intérêt de tous nos partenaires de sorte que, dans les mois à venir, nous soyons capables de développer, de manière consensuelle, des mécanismes pratiques, suffisamment outillés et devant permettre un fonctionnement plus harmonisé et plus productif de notre partenariat.







Pasteur Cosma WILUNGULA BALONGELWA

Administrateur Délégué Général

de l’ICCN.

Republique Démocratique du Congo



Poste par l'Assistant Ben BALONGELWA

Coopération Internationale et la Planification

ICCN/Direction Générale

+243815990465

benbalongelwa@yahoo.fr

avatar anne-hélène rennes - 26/02/2008, 13:04

avant de faire de longs discours, essayer d'agir tous à votre échelle! Vous ne voulez pas le croire mais je vous assure que tout le monde peut! Et ça ferait bien avancer les choses!

Innovez, cherchez des gestes simples qui peuvent sauver ces espèces et ralentir le réchauffement climatique! ( allez voir into the wild! très bon film! )

avatar pam 25/2/2008 - 26/02/2008, 17:14

les journaux ne parle pas trop de ses chose on doit rajir tous de suite

avatar thomas breizh - 10/03/2008, 13:22

bientôt la biodiversité sera celle de l'agroalimentaire : une vache, une salade, une tomate et du maïs. Pourquoi sommes nous la génération qui verra la fin du monde "à l'ancienne"

avatar barentin - 30/03/2008, 21:43

je trouve horrible que nous soyon arrivé là ! il faut faire quelque chose et rapidment!

avatar Pierre - région parisienne - 14/06/2008, 19:02

Il est aussi intéressant de reprendre le nombre des espèces menacées par rapport au nombre total des espèces décrites.

D'après le même rapport de l'IUCN (IUCN, liste rouge 2007) ces nombres sont respectivement de :



Nombre total d'espèces décrites : 1 589 361

Nombre total d'espèces menacées : 16 306



Donc, environ 1 % des espèces connues sont menacées (pas éteintes).

Compte tenu du ton général de cet article, vous attendiez-vous à un pareil pourcentage ? J'en doute...

avatar Alain STHOREZ - France (sud-ouest) - 23/06/2008, 10:34

Faut-il faire un lien direct entre l'activité de l'homme et son développement démographique galopant ?

Certain diront que non et que la nature et les hommes sont étroitement liés...

Mais alors pourquoi l'ére industrielle a-t'elle tout accéléré ?

Nos besoins sont-ils à ce point importants pour ne pas se soucier de l'avenir de notre planète ?



Quand tous les dirigeants des pays industrialisés font de beaux discours en période électorale, nous savons tous que leurs paroles s'envoleront et qu'une fois au pouvoir, il ne pourront rien.

Nous sommes tous liés les uns aux autres, la mondialisation et la course aux profits oblige les pays leaders à tenter de le rester et le BRIC (Brésil-Russie-Inde-Chine) à nous ravir la vedette.

2 600 000 000 personnes rien que pour ces 4 nations et une courbe démographique qui fait s'accroitre ce chiffre d'environ 15 millions de naissances par mois !

L'heure est à l'écologie et au trie de nos déchets ... nous consommons de plus en plus et nous n'avons besoin de rien.

Qu'en sera t'il lorsque ces populations se mettront à vivre et à consommer, elles aussi, comme nous le faisons, de façon effrénée et irresponsable ?

En un siècle nous avons réussi (tous ensemble) à détruire les écosystèmes les plus complexes, les plus fragiles mais aussi les plus éloignés de nous !

Il faut aujourd'hui trouver des mesures urgentes et imaginer des solutions alternatives aux ressources pétrolières en raréfaction. (découvrons nous seulement aujourd'hui que le pétrole va manquer, ou bien a-t'on préféré se remplir les poches à outrance ?) Ne nous propose-t'on pas aujourd'hui des aberrations écologiques et anti-citoyennes, comme de faire rouler nos véhicules aux bio-énergies, sans tenir compte que se sont les mêmes plantes qui nourrissent les populations qui en ont le plus besoin ou sans nous informer qu'il faudrait pour y parvenir cultiver l'INTEGRALITE des terres de la planète pour faire rouler toutes nos voitures.



Je n'ai pas la solution ! Et vous ?

Mais je suis prêt à m'impliquer dans la sauvegarde de certaines espèces menacées par conviction et aussi un peu pour me dédouaner vis à vis de mes semblables.



Alain STHOREZ

parsonni@orange.fr

avatar christian marius, madagascar - 22/07/2008, 04:10

c'est vraiment catastrophique pour l'humanité.chez nous, je constate que personne n'est conscient de ce qui va arriver bientôt.Je ne peux rien faire car les us et coutumes sont plus importants et dominants.C'est la mentalité de la population dans chaque région qui ne permet pas de préserver notre nature.

C'est la menace de mort qui m'attend quand l'intérêt de quelqu'un est touché pour la préservation de la nature



avatar Mohammed Maroc - 24/12/2008, 20:34

Il faut des plans d'action pour sauver le reste de la biodiversité et des lois pour arrêter l'hémoragie et surtout bcp de sensibilisation là où les gens sont analphabètes en grande masse

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