Des études viennent de mettre en évidence la caractère pollué de l'air que l'on respire dans le métro parisien. Et celui-ci est largement plus nocif que celui que l’on trouve en surface. Ce constat a été dressé par la RATP elle-même, lors de campagnes de mesures effectuées à la demande de la régie.
Les responsables sont les particules en suspension et le benzène. Les particules sont générées par les systèmes de freinage et de guidage des rames. "Cette poussière de fonte issue du freinage est remise en suspension à chaque fois qu'un train passe, et reste même de façon permanente en suspension aux heures de pointe." Selon les informations recueillies par Le Figaro, "les concentrations mesurées dans le métro sont généralement comprises entre 30 et 200 microgrammes par mètre cube. Soit environ quatre fois plus que les niveaux relevés à l'extérieur, le long d'un axe automobile particulièrement fréquenté, et près de cinq fois plus que l'objectif fixé pour l'air extérieur à l'horizon 2005 par une directive européenne du 22 avril 1999 (40 µg/m3)." Enfin, la présence de polluants cancérigènes, comme le benzène, a été détectée avec des valeurs près de quatre fois supérieures à celles qu'on trouve à l’air libre ! Un comité d'experts chargé de déterminer une "échelle de risques" a été mis en place le 10 octobre par le conseil supérieur d'hygiène publique de France.