Les gaz à effet de serre ont, selon des recherches menées par des scientifiques de la NASA et du Columbia University Earth Institute, amené la situation climatique près de points critiques de basculement, signifiant des conséquences potentiellement dangereuses pour la planète. A partir d’une combinaison de modèles climatiques, de données satellites et paléoclimatiques, les chercheurs concluent que la calotte glaciaire de l’Antarctique Ouest, la couverture de glace de l’Arctique, et les régions procurant des sources d’eau fraîche ainsi que l’habitat aux espèces étaient menacés par un réchauffement global continu.
Les points de basculement surviennent durant le changement climatique lorsque le climat atteint un état tel que de puissantes réactions allant s’amplifiant sont activées par un simple réchauffement additionnel modéré. L’étude indique que le réchauffement global de 0,6°C durant les 30 dernières années a été causé principalement par l’accroissement de la quantité de gaz à effet de serre et qu’un changement additionnel modéré du climat engendrera probablement la désintégration de la calotte glaciaire de l’Antarctique Ouest et de la couverture de glace de l’Arctique.
Les chercheurs ont calculé qu’un réchauffement global additionnel d’environ 1°C ou plus par rapport à la température globale de 2000 est probablement dangereux. La température limite a des implications en ce qui concerne le dioxyde de carbone atmosphérique. Celui-ci a déjà augmenté d’un niveau préindustriel de 280 parties par million (ppm) à 383 ppm aujourd’hui et continue d’augmenter d’environ 2 ppm par an. La température limite implique qu’un niveau de CO2 excédant 450 ppm est quasi certainement dangereux, fait valoir Makiko Sato, du Columbia Earth Institute, co-auteur de l’étude. Le plafond pourrait même être plus bas.
James Hansen, de la NASA Goddard Institute for Space Studies, qui a dirigé l’étude, note que le changement climatique dans le scénario habituel, lequel indique un réchauffement global additionnel de 2 à 3°C, garantit des désastres au niveau global et régional.
En conclusion, les chercheurs font valoir que les émissions doivent commencer à ralentir rapidement. Avec une autre décennie telle que prévue dans le cadre du scénario habituel, il deviendra impossible de rester dans les limites du scénario alternatif d’une augmentation de 1°C, qui laisse ouverte la possibilité de pouvoir s’adapter aux changements et de trouver d’autres moyens de limiter ultérieurement le changement climatique.
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