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"Grenelle de l’environnement" : première rencontre historique

30 560 lectures / 18 commentaires22 mai 2007, 10 h 50

\
Crédit : M. Klein Service photographique
de la Présidence de la République
Hier, et pour la première fois, Alain Juppé, ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables a rencontré avec le nouveau président de la République, Niolas Sarkozy des représentants des plus importantes associations écologistes pour préparer le futur "Grenelle de l'environnement".

Alain Juppé, nommé le 18 mai, a rapidement mobilisé les associations, ONG et scientifiques sous l'impulsion du Président de la République, Nicolas Sarkozy qui s'était engagé, dans son programme à créer un poste de vice-premier ministre en chargé de l'écologie, un des piliers du pacte de Nicolas Hulot.
"L'époque des colloques est derrière nous. Le temps est à l'action", a souligné le nouveau président Sarkozy, dans une déclaration publiée à la mi-journée.
Ce 21 mai, deux réunions préparatoires à un "Grenelle de l'environnement" se sont tenues au Palais de l'Elysée.
La matinée a été consacrée pendant près de deux heures aux associations et ONG, et l'après-midi aux scientifiques et aux experts.

Pour un "Grenelle de l'environnement"

Nicolas Sarkozy, dans une déclaration publié hier par le Palais de l'Élysée, a ouvert cette première réunion avec un discours qui fixe le cadre de ces réunions préparatoires tout en insistant sur la détermination du nouveau gouvernement. Nous retiendrons plus particulièrement de son discours les propos suivants :
"Parler de l'environnement exige de penser notre relation à la nature. Parler de l'environnement impose de s'interroger sur notre mode de consommation et notre mode de vie. Naturellement, il n'est pas question de contester le progrès technologique. Nombre de réponses aux questions de l'environnement se trouvent dans ce progrès, et nous ne pouvons pas par ailleurs interdire aux pays les plus pauvres de se développer. Pour autant, il nous appartient bien d'en prévenir les excès ou les dérives. Quelles que soient nos convictions, l'épuisement des énergies fossiles, l'épuisement des ressources naturelles, les changements climatiques sont des échéances incontournables qui imposeront des changements.
Le rapport Stern évalue à 20 % de la consommation mondiale l'inaction. L'estimation du nombre de réfugiés climatiques varie de 150 millions à un milliard. Le GIEC (groupe international d'experts du changement climatiques) a récemment conclu qu'il suffisait d'investir de 0 ,3 % à 3 % du PIB mondial pour prévenir ces changements. Ces données, nous les connaissons.
Le "Grenelle de l'environnement" ne sera pas un énième colloque pour constater l'urgence écologique et conclure qu'il faut agir. L'époque des colloques est derrière nous. Le temps est à l'action. Et je voudrais vous proposer le cadre de ce "Grenelle de l'environnement".
Le "Grenelle de l'environnement" sera un contrat entre l'Etat, les collectivités territoriales, les syndicats, les entreprises et les associations. Je veux que ce contrat engage les responsables. Nous ne négocierons bien que si le nombre de participants n'est pas trop important.
Notre contrat devra porter, dans un premier temps, sur cinq ans. Naturellement, cela ne saurait répondre aux défis majeurs que constituent les changements climatiques et la perte de biodiversité. Pour autant, je veux que les échéances soient rapprochées afin que chacun soit comptable de son action. Et nous nous accorderons sur une évaluation annuelle des engagements."

L'objectif de ces réunions est donc de se préparer à la tenue du "Grenelle de l'environnement" dans la deuxième quinzaine d'octobre.
Pour ce faire, cinq groupes de travail seront constitués :
- un groupe "climat" qui s'intéressera aux transports, à l'aménagement, à la construction, à l'habitat et à l'énergie ;
- un groupe "biodiversité et ressources naturelles" qui traitera de l'eau, des espaces protégés, et incluera la pêche et les ressources halieutiques ;
- un groupe sur le thème "santé et environnement" ;
- un groupe qui se consacrera à l'aménagement rural et au dialogue avec les agriculteurs ;
- enfin, un dernier groupe qui traitera de gouvernance écologique (amélioration de l'expertise, amélioration des outils économiques d'évaluation, réforme de la comptabilité nationale pour une meilleure prise en compte du développement durable).

Selon le nouveau ministère de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables (MEDAD), une deuxième réunion et un point d'étape sont prévus aux alentours du 14 juillet prochain.

Les associations conviées et leurs réactions

Neuf organisations et fédérations été présentes hier :
- Greenpeace,
- WWF,
- les Amis de la Terre,
- la Fondation Nicolas Hulot,
- la Ligue de protection des oiseaux (LPO),
- le Réseau Action climat (RAC),
- la Ligue ROC pour la préservation de la Faune sauvage,
- la fédération France Nature Environnement (FNE),
- Ecologie sans frontières.

Les représentants des associations ont été unanimes et ont salué l'effort "historique" consentis par le nouveau gouvernement qui a pris l'initiative, "dans l'enceinte du Conseil des ministres sous un gouvernement de droite, à parler de biodiversité", selon les termes de Nicolas Hulot qui a joué le rôle de médiateur dans cette rencontre historique.
Cette réunion a "dépassionné le débat et les a "rassurés" sur la prochaine tenue du Grenelle de l'environnement en octobre. Les échanges ont été cordiaux et "sans tabou" puisque les désaccords sur le nucléaire et les organismes génétiquement modifiés (OGM) ont été soulignés.
En effet, bien que ce premier pas soit encourageant, "ce sera dur sur le nucléaire et sur l'agriculture en général, sur l'ensemble des pesticides et des polluants", a estimé Daniel Richard du WWF, appuyé par Yannick Jadot de Greenpeace.
Sur la question du nucléaire, Alain Juppé a précisé qu'il ne s'agissait pas de remettre en question la construction déjà programmée de l'EPR, même si le nucléaire n'est pas la panacée : "le nucléaire n'est pas la solution parfaite, mais pour le moment il n'y a pas de solution sans nucléaire. Cela n'empêche pas que l'on va tout faire pour développer les énergies renouvelables", a-t-il expliqué.

Le tour aux experts

Dans l'après-midi huit personnalités incontournables en environnement ont participé à cette première prise de contact, il s'agissait notamment de Jean Jouzel pour les changements climatiques, de Jean-Marie Pelt pour la biodiversité et du philosophe Edgar Morin.
"On a pu vraiment aborder tous les problèmes qui concernent les enjeux environnementaux, toutes les conditions sont réunies pour répondre à ces enjeux", a déclaré Yvon Le Maho écophysiologiste au CNRS.

L'avenir est toujours entre nos mains

S'attaquer aux pollutions et dégradations qui souillent notre support de vie et notre santé relève de problématiques très complexes où il n'existe jamais de solutions uniques et entièrement satisfaisantes. Avancer en ce domaine nécessitera forcément des concessions lourdes pour tous les acteurs impliqués, y compris le citoyen.
Au final, nous ne pouvons que saluer cette initiative historique en espérant qu'elle débouchera sur des engagements clairs et ambitieux à la hauteur des défis majeurs que nous devons tous relever.

Auteur

avatar Christophe Magdelaine / notre-planete.info - Tous droits réservés

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18 commentaires

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avatar Alain AIRAULT (Illkirch 67) - 22/05/2007, 23:55

Un premier grand pas et c'est important. Un signe que les appels réitérés à prendre en compte l'environnement dans les choix politiques n'a pas servi à rien et que le message de l'opinion a bien été entendu.
Restent les actions bien qu'il ne faille pas trop tôt préjuger de l'efficacité ou non de ce "grenelle de l'environnement". Des sujets comme la relance du nucléaire ou les OGM sont trop graves et là la prise en compte de l'opinion majoritairement réticente fait ici défaut : un moratoire et un référendum sur ces deux points seraient le minimum.
Les 3 axes qui apparaissent prioritaires : la maîtrise des transports (re-territorialisation de l'économie, priorité au ferroviaire sur le routier, abandon des projets autoroutiers), les économies d'énergie et la maîtrise de l'étalement urbain.

avatar chapillon alain 34 Prades le Lez - 03/06/2007, 17:30

En temps que membre de diverses associations écologiques, qui ne faisaient bien souvent que constater et supporter les diverses dégradations de la planète, je suis très heureux, ENFIN, de voir un gouvernement responsable, qui va je l'espère prendre en main notre devenir environnemental et social. Le premier pas est fait, une oreille nous écoute, attendons la suite, tel que le précise notre ami N. Hulot, entre autres. Pour moi la prochaine étape par laquelle nous devons passer, c'est de faire plier nos amis américains face au protocole de Kyoto, ce qui imposera, je l'espère de mettre en place les dispositions qui s'imposent pour les pays émergents, dont la chine, grosse menace écologique. Ceci devrait entrainer du fait, un phénomène de bascule qui serait vraiment l'espoir de laisser une planète propre a nos futurs enfants. Bien sur cela va et doit passer par des sacrifices, personnels et fiscaux afin de stopper ces dégradations. A mon avis, une des solutions premières consiste a faire payer de façon marquée les pollueurs divers, notamment les citoyens qui considèrent en premier lieu leurs moyens d'expression, avant de se comporter en citoyen responsable et respectueux de tous, et d'autres part, les auteurs et divers trusts financiers, qui mèprisent absolument tout le monde y compris les politiques et qui n'ont qu'un souci, le bilan financier de leurs sociétés, au mèpris de la sueur de ceux qui ont contribués à ce profit.

avatar Victoria Muret 31 - 04/06/2007, 06:38

Bonjour,
est-ce que cette info est réelle ?
-----------------------
MORATOIRE SUR LE COMMERCE INTERNATIONAL DE L'IVOIRE :
ALAIN JUPPE TRAHIT LA PAROLE DE JACQUES CHIRAC


Paris, le 1er Juin 2007 – Alors que commence dimanche à La Haye la 14ème conférence de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction), la Fondation Brigitte Bardot vient d’apprendre que la France ne soutiendrait pas la proposition d’un moratoire de 20 ans sur le commerce de l’ivoire. Or, le 7 mars dernier, Jacques Chirac s’engageait par écrit auprès de la Fondation à ce que la France plaide pour un renforcement de la lutte contre le braconnage d’éléphants et le commerce illégal de produits dérivés.
----------------------------------

avatar Albert B. Paris - 10/06/2007, 23:53

Faudrait pas profiter de ce Grenelle pour nous refourguer du nucléaire alors que la panne sèche s'annonce pour cette énergie, comme cela est bien expliqué :
http://travail-chomage.site.voila.fr/energie/fin_uranium.htm

Alors, ne vous faites pas avoir pour 50 ans.

avatar Didier Roussseau-Navarre (Marnay sur Seine) - 12/06/2007, 10:17

Ce Grenelle de l’environnement est une bonne initiative, Je suis étonné que les jardins botaniques ne soient pas représentés dans les travaux préparatoires. S’agissant du travail de terrain, les jardins botaniques apportent des réponses et mènent des actions en lien direct avec les grands débats d’intérêt général. La préservation de la biodiversité, le réchauffement climatique, les risques allergo-polliniques, l’éducation à l’environnement, l’écocitoyenneté.
Les jardins botaniques ne sont pas des musées mais des écoles certains sont en train de disparaître… sous les plantes protégées.

avatar Maurice Peyrolles Bouches-du-Rhône - 04/08/2007, 14:44

L'éducation à l'environnement concerne non seulement les enfants mais aussi les adultes. Le Ministère de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement Durable sait fort bien que son développement est une nécessité pour contribuer à résoudre les graves problèmes écologiques du 21 ème siècle. Le MEDAD sait que depuis plus de 20 ans de nombreux acteurs (associations, collectivités territoriales...) font un travail sérieux, efficace, (et assez peu médiatique... ) pour développer l'éducation à l'environnement. Le Président de la République a écrit au Comité Français pour l'Education à l'Environnement vers un Développement Durable (CFEEDD), comme plusieurs autres candidats avant les élections, pour dire pourquoi cela lui paraissait important. Il a réécrit récemment pour affirmer que les acteurs de l'éducation à l'environnement seraient partie prenante de la préparation de ce Grenelle de l'environnement et nous attendons toujours une véritable concrétisation de cette promesse.
Nous espérons que cela va aboutir.

avatar Julien IRONDELLE - 05/09/2007, 17:58

Grenelle de l'Environnement : un rendez-vous historique à ne pas manquer

Avec le Grenelle de l'Environnement , notre nation ne peut manquer un rendez-vous historique.

La France peut jouer un rôle clé dans la diminution des gaz à effets de serre anthropiques et le développement durable.

Nous devons essentiellement basculer de la civilisation du pétrole et de l'électricité vers la civilisation de l'hydrogène et de l'électricité.

La France possède les potentiels technologiques clés, capables de résoudre une grande partie du problème du réchauffement climatique.

Ces filières technologiques peuvent assurer une indépendance énergétique quasi-totale et supprimer la majorité des nuisances issues de la pollution atmosphérique et sonore.

D’autre part, elles pourront créer des milliers d’emplois, sur des activités hautement exportables, et assurer une paix et un développement durable au niveau international.

Sans une collaboration active avec les Etats-Unis, de telles filières ne peuvent émerger.

D’après le livre « An Inconvenient Truth » d’Al Gore, les Etats Unis contribuent à 30,3 % du réchauffement climatique mondial et l’Europe à 27,7 %, soit un total de 58 %.

Si les Etats Unis et l’Europe ne montrent pas l’exemple, nul ne le fera.

Au sein de l’Europe, seules la France et l’Allemagne sont le véritable cœur politique, scientifique et industriel.

Voilà pourquoi la France, peut jouer un rôle clé dans la résolution du réchauffement climatique anthropique.

Les origines du réchauffement climatique

Les gaz à effets de serre d’origine humaine, responsables du réchauffement climatique anthropique, sont répartis de la manière suivante :

- Dioxyde Carbone (CO2) : 55 %

- Méthane (CH4) : 15 %

- Halocarbures (CFC) : 15 %

- Ozone (O3) : 15 %

Le plus préoccupant est le CO2, car il met 100 ans pour se résorber dans l’atmosphère contre 12 ans pour le méthane.

Pour lutter contre le problème du réchauffement climatique, la priorité est de lutter contre l’émission de CO2 anthropique.

Sources de dioxyde de carbone dues à l’activité humaine :

Energie : 43 %
Transport : 24 %
Industrie : 19 %
Chauffage urbain : 14 %

81 % des sources de CO2 qui contribuent au réchauffement climatique anthropique sont issues de la production électrique, du chauffage et des transports.

En effet, 60 % de l’électricité mondiale est produite avec du charbon et du gaz, source de CO2.

La moitié de l’humanité actuelle utilise le bois comme source d’énergie.

L’Agence Internationale de l’Energie prévoit une augmentation de 60 % de la demande d’énergie primaire d’ici à 2030 et de 100 % d’ici à 2050.

Les réserves de pétroles et de gaz déclineront à partir de 2020-2030

Le nucléaire par sa lourdeur de déploiement, par ses déchets et ses problèmes géopolitiques ne peut être la solution unique.

Les barrages hydrauliques perturbent fortement l’écosystème des fleuves et des rivières. De plus, ils perdent en moyenne dans les 10 ans après leur construction, un tiers de leur capacité de production à cause de l’accumulation des alluvions.

L’éolien et le solaire ne peuvent avoir les mêmes rendements qu’une centrale électrique à production au charbon / gaz, nucléaire ou hydraulique.

Les filières technologiques clés

Au stade industriel, la filière technologique du nucléaire est aujourd’hui la seule à contribuer efficacement à la lutte contre le réchauffement climatique : centrales à fission de 3 ème génération et bientôt de 4 ème génération, et après demain des centrales à fusion nucléaire.

Il est essentiel que l’effort en recherche et en investissement dans le nucléaire soit identique à celui dans des filières technologiques alternatives.

Trois filières alternatives semblent être stratégiques :

- La géothermie artificielle haute profondeur

Dans le cadre d’un projet de recherche européen, après 20 ans de travail, des scientifiques et des ingénieurs ont mis au point un système de géothermie artificielle haute profondeur.

Le prototype industriel est installé à Soultz en Alsace.

L’idée est simple : en créant un circuit artificiel de géothermie entre 5 et 10 km de profondeur, nous pouvons bénéficier de températures entre 200 °C et 300 °C suffisantes pour produire de l’électricité à la même hauteur qu’une centrale nucléaire.

En effet, n'importe où dans le monde, à 10 km de profondeur, nous pouvons injecter artificiellement de l'eau, et faire remonter de la vapeur d'eau à haute pression, entre 200 C° et 300 C°

Dans une centrale nucléaire, c'est un flux de vapeur d'eau entre 200 et 300 C° qui entraîne des turbines pour produire de l'électricité.

Des centrales de géothermie pourront être installées presque n’importe où dans le monde, à proximité des zones urbaines fortement consommatrices, sans aucune nuisance possible.

En cas de sur-capacité de production électrique, l'exécédent pourrait être stocké via la production d'hydrogène par électrolyse, et être éventuellement exporté par bateaux.

Ainsi, pays développés et pays en voie de développement pourront bénéficier d’une énergie renouvelable à forte capacité, préservant l’environnement et la paix internationale.

La filière française d’exploration et de forage pétrolier, une des meilleurs au monde, pourra être aisément reconvertie dans la filière de la géothermie profonde.

Si la France donne une très forte impulsion dans la recherche et l’exploitation de cette nouvelle énergie, elle sera regardée mondialement comme un nouveau modèle.

En effet, à court terme la France saura extraire de l’énergie illimitée du cœur de la Terre, via la géothermie artificielle haute profondeur.

A long terme, la France aura une source d’énergie illimitée analogue au soleil, via la fusion nucléaire.

Vous trouverez ci-joint un article de Science et Vie de juin 2006 sur la géothermie profonde à Soultz.

D'autre part, nous vous conseillons cette vidéo sur le projet de Soultz : Vidéo Géothermie Soultz

Et enfin la consultation de deux sites internets : Géothermie Perspectives du BRGM et Géothermie en Suisse

- L’ultra condensateur

L’ultra condensateur, ou hypercondensateur, est un nouveau moyen de stockage électrique à base de nanotechnologies

Un chercheur du MIT a fait sa première publication en 2005.

Avec la collaboration active de notre industrie automobile, le cluster de Grenoble par son expertise en nanotechnologies pourrait être en pointe sur ce sujet.

L’ultra condensateur a la même capacité que les plus puissantes batteries.

Il est rechargeable instantanément, insensible au froid et ne génère pas de pollution annexe.

Ce nouveau moyen de stockage peut enfin permettre l’émergence de véhicules électriques couvrant 90 % des besoins : 200 Km d’autonomie à 130 Km/h

Pour rappel, en Europe 50 % des déplacements font moins de 3 km.

Si l’ensemble des véhicules en France étaient convertis à l’électricité, il faudrait augmenter de 50 % le parc des centrales nucléaires, d’où l’utilité d’une filière de production d’électricité à base de géothermie profonde.

Vous trouverez ci-joint un article de Science et Vie de novembre 2006 sur l’ultra condensateur



- L’hydrogène

Pour les autres moyens de transports comme l’aérien et le maritime, la filière hydrogène est la solution.

Si une mesure politique structurante peut être lancée lors du Grenelle de l’Environnement, c’est bien le passage à la civilisation de l’hydrogène.

Pour passer d’une civilisation de l’hydrocarbure à une civilisation de l’hydrogène, une intervention politique forte est nécessaire pour la production et la distribution de l’hydrogène.

Les moyens de production de l’hydrogène peuvent être le charbon avec capture du CO2 à la source, les centrales nucléaires, notamment les centrales de 4 ème génération, les centrale de géothermie, à haute énergies, naturelle ou artificielle, et des bactéries modifiées génétiquement.(cf Articles Science et Vie août 2003 et 2007)

Les industriels, ayant la garantie d’une telle intervention, pourront investir dans les filières utilisant de l’hydrogène : avions, bateaux, trains, camions, voitures, centrales électriques…

Airbus a un projet d’avion à hydrogène : le Cryoplane.

Nous vous conseillons la visite du site de l'Association Française de l'Hydrogène AFH2.

Et la lecture passionante du mémo AFH2 : Pourquoi l'Hydrogène ?

Tout les adresses de liens sur : http://www.grenelle-environnement.net/2007/08/grenelle-de-len.html

avatar VILLERS Anita - Neuville en Ferrain - 22/09/2007, 16:23

paradoxes transports : :=Nous ne pouvons rester insensibles à l’annonce de la suppression de 262 gares dédiées au fret marchandises au prétexte que la gestion des « wagons » isolés n’est plus rentable à l’heure où :

- des régions ont justement investi pour que de petites et moyennes entreprises utilisent ce moyen de transport (Région Nord Pas de Calais : plateforme de Dourges - Languedoc)
- la France est très en retard en matière de rejets de CO2 liés aux transports
routiers sur son territoire
- les collectivités locales, départements, régions s’engagent dans une rénovation urbaine, un aménagement du territoire s’appuyant sur les normes HQ21 sachant à quel point les infrastructures dédiées aux transports déterminent à très long terme la qualité d’un territoire

Récemment :
- les transporteurs routiers font pression pour que les camions puissent embarquer des tonnages toujours plus importants au prétexte que la réduction de leur vitesse permettrait une réduction des rejets de CO2 !!
- la campagne en faveur de la montée en puissance des agro carburants qui seraient non seulement la réponse au manque de pétrole à venir et la solution pour continuer à rouler mais surtout sans polluer davantage s’intensifie.

Hasard des calendriers de la rentrée ? Surabondance de thèmes à traiter au futur Grenelle de l’environnement afin de ne prendre que quelques décisions seulement pour calmer les attentes des associations soucieuses de la qualité de vie des générations futures et autoriser quelques « écarts » au nom des besoins économiques, au nom de l’indispensable relance de la compétitivité de notre Pays ??

Quel souci de la santé des habitants ? Quel souci de l’avis de nombreux militants qui n’ont de cesse de souhaiter des alternatives à la route qui soient justement le rail et la voie d’eau, toujours délibérément marginalisées !!
Alors que se prépare la semaine internationale de la mobilité, il nous semblait important de réagir.
OGM : il est quand même évident que les lobbies agricoles puissants s'emparent des monopoles rentables au détriment des souhaits des consommateurs
électricité nucléaire : il est temps d'accélérer les proces d'économie d'énergie PARTOUT
il est temps de se poser la question de la gestion des déchets - des risques post-accidentesl "éventuels".

avatar Christian Faurie 19 Donzenac - 27/09/2007, 19:45

Je suis complètement abasourdit par le fait que l'on nous parle de réduction de vitesse, pour soi disant économiser de l'energie, alors qu'à aucun moment, il n'est question des files ininterrompues de poids lourds qui "squattent" nos routes .Ils consomment cet "or noir" qui est appelé à disparaître, alors que dans le même temps, nos voies férrées se désertifient de plus en plus, elles qui sont dans leur grande majorité alimentées en électricité; cette même électricité dont nous sommes producteurs en France.
Petit apparté: comment se fait il que malgré l'euro qui augmente par rapport au dollar, nous payions toujours aussi cher le gas oil à la pompe?
Qui a dit qu'on prenait les Français pour des andouilles?

avatar Gerard ST MESMIN 10280 - 04/10/2007, 13:25

Je voudrai répondre aux gens qui envoye des commentaire sur les poids lourds. Je pense que si ils ni avait pas de poids lourds il ne pouraient pas envoyé de mail, pas prendre leur voiture, ils devraient se baladés tout nu, ou bien manger des racines, ne pas écouté ou voir les infos a la télé, partir en vacances et j' en passe et des meilleurs.
Réfléchisez avant de dire tout et n' importe quoi. A bon entendeur salut !!!!

avatar Bruno THOMAS ANGOULEME - 04/10/2007, 15:57

Bien évidemment, je n'ai pas pu encore ingérer et comprendre tout le sens des pistes de réflexion qui sont lancées.

Je tiens pourtant à réagir à une proposition, relayée largement par les médias, relative à la vitesse autorisée des véhicules.
La réduction de 10km/h de la vistesse maximum autorisée pour les véhicules m'apparaît comme une parfaite hypocrisie. Elle signifie que le véhicule propore est traité à l'égal du véhicule non propre.

Maintenons la vitesse maximum pour les véhicules propres, abaissons de 10 km/h cette vitesse pour les véhicules moins propres et de 20 km/h pour les véhicules pas propres.

Cette mesure encourage le recours aux véhicules propres.

La mise en oeuvre est simple.
Les DRIRE, ou les douanes à la frontière, apposent gratuitement, à qui en fait la demande, sur les plaques d'immatriculation un macaron pour les véhicules propres, un différent pour les véhicules moins propres. Les autres sont identifiés par l'absence de macaron.

Une autre mesure serait de profiter de l'ecart entre les voies d'autoroute pour y installer une ou des voies de chemin de fer. Les véhicules les plus polluants, empruntant l'autoroute de bout en bout de ces voies auraient l'obigation d'être transportés par des wagons; je pense par exmple à une réalisation de ce genre pour l'autoroute entre BORDEAUX et BAYONNE.

avatar Liliane Fuster-Vincennes 94300 - 17/10/2007, 19:31

A propos des OGM:
Etant chimiste, je suis tout à fait d'accord pour continuer toutes les recherches sur les OGM.
Par contre, manquant d'éléments sur l'impact de ces organismes sur l'etre humain et les animaux, je souhaite voir appliquer le principe de precaution et ne pas permettre legalement leur culture en plein air, ni leur utilisation dans les domaines d'applications comme, bien entendu, dans les produits alimentaires, meme à des doses infinitesimales

avatar Fuster-Vincennes 94300 - 17/10/2007, 19:44

La limitation de vitesse afin de diminuer la pollution est un leurre, le park automobile est disparatre, vieux diesels pollueurs partagent la route et l'autoroute avec des diesels au technologies modernes, faibles consomatrices de carburant et dont les silencieux sont equipés de filtres à particules.
Encourager la mise a la casse des vehicules pollueurs, serait une petite amelioration de notre air!
Par contre en ville et banlieu, ameliorer les liaisons des transports publiques, surtout de banlieu a banlieu et dans les heureus creuses faire circuler des autobus de taille plus petite, car souvent les gros bus utiles aux heures de pointe sont quasiment vides le reste de la journée.

avatar luvibien Cantal - 20/10/2007, 09:28

Bonjour a Tous
Ces photos que vous voyez je les ai prises aujourd’hui dimanche 14 octobre 2007 avec mon caméscope, j'ai fait cette chasse ? pour montré il est complètement ridicule que personne s'occupe de nettoyer les bois de France alors qu'il y a tant de chômeurs on voie bien sur les photos pendant des année les voitures et la pollution son rester sur place me dites pas que personne ne s'en est aperçu ? Vu dans l'état où les voitures son rouiller ? Je suis un simple citoyen ma profession s'est boucher je n'ai jamais été patron après 41 ans de cotisations je suis bientôt à la retraite vous pouvez compter sur moi en tant que bénévole pour d'autres photos voire un site Internet mais surtout qu’on puisse faire en sorte que les bois de France soit très propre non pollué pour que tout le monde puisse vivre dans notre beaux pays vers
luvibien
http://luvibien.spaces.live.com/

avatar mentele véronique(nice) - 25/10/2007, 09:10

on nous demande de faire des efforts individuels d'économie d'énergie , je suis tout à fait d'accord mais qu'en est il des entreprises et magasins dont les enseignes , sièges dans des tours à Paris notamment et parfois des magasins entiers ( au bon marché à Paris )qui restent ILLUMINES nuit et jour ???Ne pourrait on taxer ces entreprises pour gachis d'energie dans le contexte actuel de preservation de l'environnement ?

avatar Gatien - 05/11/2007, 13:47

Ben bonjour tout le monde , c'etait juste pour vous dire que je suis au college et que dans toutes les pages que j'ai lu , il n'y absolument rien qui parle de la pollution de l'eau , ma recherche etait de voir quels etaient les liens entre la pollution et le genelle de l'environnement .
SI vous pourriez avoir des renseignements il me serai plus facile de faire ma rechercher ^_^
Merci et desole pour les fautes d'ortographe .-_-

avatar Ferrand Eric, Dijon - 25/11/2007, 15:07

Quel crédit pouvons nous accorder aux députés UMP, sachant qu'ils ont toujours soutenu les lobbies des pollueurs ? Le délai d'un an avant le vote éventuel des mesures préconisées par le Grenelle laisse le temps aux différents lobbies de peser sur les députés, que restera-t-il des propositions ?
Soyons vigilents sinon il ne restera que l'interdiction des ampoules à incandes-cence ! Tout ça pour ça ? Souvenons nous que le programme de Sarkozy était le plus mal noté en matière d'environnement durant la campagne.

avatar camarata, rue henri rochefort - 11/12/2007, 19:30

je cherche ce qui à été demandé au grenelle, ce qui à été décidé et qui participaient

Votre nom ou pseudo :

Merci de répondre à cette question pour
confirmer que vous n'êtes pas un script :

Sur quelle planète vivons-nous ?
C'est la

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