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L'éthanol serait plus polluant que l'essence

20797 lectures / 19 commentaires23/04/2007, 12:09
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L'éthanol serait plus polluant que l'essence
crédit :© C. Magdelaine, notre-planete.info
Fin septembre 2006, le gouvernement français annonçait l'arrivée du "Flex Fuel – Ethanol E85" afin de garantir l'indépendance énergétique du pays tout en luttant contre les émissions en gaz à effet de serre. Cependant, une étude récente publiée dans la revue Environmental Science & Technology montre que l'éthanol serait source d'une pollution de l’air plus importante que l’essence.

Si l'éthanol peut présenter certaines vertus en ce qui concerne les émissions en gaz à effet de serre (selon l'IFEN), tout comme le gazole par exemple, il ne faut pas oublier que les transports routiers génèrent aussi une importante pollution atmosphérique locale (particules, ozone...) dont les conséquences sont graves pour la santé. C'est cette pollution, souvent supplantée dans les discours par le CO2 (qui contribue au réchauffement de la planète), qui a été mise en avant dans un article publié le 18 avril 2007 par la revue Environmental Science & Technology.

C'est en observant la dégradation de la qualité de l'air au Brésil dans les années 70 avec la large diffusion de l'éthanol, que Mark Jacobson, spécialiste en chimie atmosphérique à l'université de Stanford en Californie s'est penché sur les conséquences de ce carburant, un mélange composé à 85% d'éthanol et 15% d'essence sans plomb.

Le résultat est inquiétant puisque l'E85 présenterait "un risque égal voire plus grand pour la santé publique que l'essence seule" selon le scientifique.
Pour arriver à cette conclusion, l'équipe de Jacobson a exploité un modèle sophistiqué de mesure de la composition atmosphérique avec deux scénarios hypothétiques pour 2020 aux Etats-Unis. Dans le premier, l'ensemble du pays roulerait à l'E85 tandis que dans le second le parc serait entièrement composé de motorisations à essence.
Selon cette projection, l'E85 provoquerait une hausse de la mortalité de 4% sur l'ensemble des Etats-Unis et de 9 % à Los Angeles (où la géographie n'est pas favorable à la dispersion des polluants), accompagnée d'une augmentation du nombre d'hospitalisations dû à l'affaiblissement du système immunitaire et aux cas d'asthme. Le taux de cancer resterait quant à lui similaire à celui attribué à l'essence.

L'E85 "fait baisser le taux de présence de certains polluants, mais il en augmente d'autres." explique Mark Jacobson. Ainsi, il génère moins de benzène et de butadiène, qui accroissent l'effet de serre, mais augmente les concentrations d'acétaldéhyde (éthanal) et formaldéhyde (méthanal), deux composés organiques volatils (COV) précurseurs de l'ozone troposphérique.

Au final, Mark Jacobson s'interroge, à juste titre, "si nous devons continuer à faire la promotion de ces biocarburants alors qu'ils ne présentent aucun bénéfice pour la santé". Et qu'il serait plus opportun de considérer l'E85 au regard de l'indépendance énergétique du pays, des émissions en gaz à effet de serre évitées et des conséquences environnementales des cultures qui en produisent.
Les biocarburants comme l'éthanol ont "tout simplement pas encore été bien étudiés" indiquait dans le même article Mark Delucchi, un spécialiste des transports à l'Université de Californie. Au regard du climat, "nous ne mesurons pas véritablement les conséquences, qu'elles soient positives ou négatives" ajoutait il.

Le Flex Fuel se répand
De nombreux pays vivent déjà à l'heure du Flex Fuel comme le Brésil, la Suède ou les Etats-Unis. En effet, l'éthanol a fourni 44% de tous les carburants (non diesel) pour véhicules automobiles consommés au Brésil en 2004 et a été mélangé avec 30% de toute l'essence vendue aux Etats-Unis (REN21, 11/2005).
Au Etats-Unis, le Président Bush a fait de l'E85 un outil phare pour diminuer la dépendance énergétique du pays.
Enfin, la France vient d'annoncer son soutien à ce nouveau carburant pour qu'il soit largement diffusé d'ici à 2010.

Références
Effects of Ethanol (E85) versus Gasoline Vehicles on Cancer and Mortality in the United States
Mark Z. Jacobson
Environ. Sci. Technol.; 2007; ASAP Web Release Date: 18-Apr-2007; (Article) DOI: 10.1021/es062085v

En savoir plus
Notre dossier sur la pollution atmosphérique

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02/10/2006 Point sur les biocarburants en France
27/09/2006 Lancement en France du Flex Fuel-Ethanol E85, carburant de l'après-pétrole

Auteur

Christophe Magdelaine - notre-planete.info (cliquer ici pour consulter les droits sur cet article)
19 commentaires sur cette actualité !
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Manuel de Paris - 03/07/2008, 00:05
Mr TATARD, votre calcul est just mais votre raisonnement est faux.

Car le CO2 produit par l'éthanol (meme si c'est plus que l'essence) , vient de l'atmosphère que la plante (canne à sucre ou autre) a absobé.
C'est ce même CO2 que la plante absobe et rejeté par combustion de l'éthanol.

Ca marche en cycle fermer.
Donc finalement, on ne rejète pas plus de CO2 avec de l'éthanol, contrairement à l'essence.

Non seulement on peut faire de l'éthanol avec les plantes, mais en plus avec le résidu (déchet) qui restent, on peut en produire de l'électricité en le brulant dans une chaudière (comme au Brésil).

La canne à sucre n'a pas besoin de pesticide, ni produit chimique pour bien pousser, contrairement a ce qu'on croit.

ps : je viens d'un pays qui plante la canne.
RENAUD.SAINTES - 30/05/2008, 17:43
Bonjour ,pour ma part,je roule en visa super E de 83 qui na plus rien de super( 6l au 100),ce carburant pourrait'il la faire marcher ?,si quelqu'un serait ce qu'il faut faire je suis preneur,merci
claude gratton,chertsey,québec - 23/05/2008, 00:36
bonjour,j'aimerais fabriquer de l'éthanol a partir de résidus de bois.je ne connais pas les étapes et est-ce ca vaut la peine pour de petites quantités?de l'aide s.v.p. MERCI.




Pierre 92 - 22/04/2008, 10:56
Je tiens à souligner le loobiing pétrolier concernant les bio-carburants:

1/ le raffinage mis en place par les pétroliers est couteux, polluant et inutile.
Tout véhicule diesel ou essence peut rouler respectivement à l'huile végétale ou à l'éthanol.
Il n'y a aucun besoin de traitement supplémentaire.

2/ l'utilisation des végétaux destinés à l'alimentation pour la production de carburant est une abération.
Il est possible de recycler des huiles alimentaires issues de la restauration et des alcools à destination de la production de carburant.
Cette filière ne suffira pas à fournir du carburant à l'ensemble du parc automobile....
bastien - 02/04/2008, 11:48
bonjour, je n'ai pas tout lu mais que de conneries dites ici, l'ethanol provient des plantes donc déjà pour le produire ça supprime du CO2, après le transport ça pollue, et l'essence on la pisse?? on la chie? non on la transporte pareil sauf que c'est de france à france pas d'afrique aux états unis puis en france, si la france arrive à produire assez d'ethanol pour ne pas avoir a en importer, on arretera d'enrichir les états unis et enfin si je peux faire 20 euros d'économie a chaque plein j'en ai rien a branler de tuer 4% de + qu'avec de l'essence, on a décidé d'etre capitaliste, chacun pour son cul
François TATARD - 31/03/2008, 16:04
Du CO2? Mais on en aura jamais assez. C'est lui qui utilise l'energie solaire pour fabriquer la cellulose et notre nourriture. A peine émis il est mangé par les plantes. Plus vous leur en donnez et plus vite elles grandissent. La preuve, en hiver, les chauffages en produisent tant alors que la nature est endormie qu'on devrait en mesurer les variations. Ce n'est pas le cas.
Alors? Explication? Merci
benoit - 27/03/2008, 12:11
et si on faisait pousser de la beterave en mongolie?
chérifa - 11/03/2008, 11:27
l'énèrgie éléctrique est-elle plus poluente que l'énèrgie à essence ?
chérifa - 11/03/2008, 11:25
et l'énèrgie a éléctricité ?
Eric, paris - 29/01/2008, 01:27
C'est pour ça que il y a des chercheurs qui planchent tous les jours pour produire le plus rapidement possible les carburants dits de seconde génération.

Eric, http://ethanol-e85.fr
lauriane (rouen en france) - 19/01/2008, 10:59
je suis plus en accord avec delphine !!
Le bioethanol me parait etre une vraie supercherie.
Je n'ai pas les connaissances physique ou chimique necessaire pour calculer les emissions de CO2.... mais je me sert de ma logique.
En effet ce que je remarque c'est que la production intensive du biocarburant necessite l'emploie massif de pesticide , engrais, qui se retrouve dans les sols des lieux cultivés. On rajoute donc à la polution deja existante de l'extraction des energies fossiles celles que produisent la culture du maïs ou bettrave pour le bioethanol.
AH oui !!! et la deforestation !! en amazonie, en asie, .... c'est autant de capteur de CO2 qui disparait pour produir le bioethanol. La diversité de la flore et la faune est donc dans certain pays de ce fait menacé.

vive le vélo, le ferroutage, le bio et les commerces de proximité !!
Joh France - 19/12/2007, 23:38
oui il faut de l'énergie pour produire de l'éthanol, mais il en faut aussi pour produire de l'essence.

La clé de la réussite est peut être dans le recyclage plutôt que dans la production de vivre alimentaire destiné uniquement au bio-carburant. Ou peut êtres l'utilisation de la paille pour faire de l'éthanol comme au Canada.

benoit - 16/08/2007, 12:57
Voila la creation d'un site spécialement dédié au E85, éthanol , supertheanol. Beaucoup de gens s'y regroupe : http://superethanol.free.fr
Arthur, genève - 10/08/2007, 16:04
Le bioéthanol est cher!
Le seul problème c'est que personne ne s'en rend réellement compte. Les biocarburants, en france et avec le code des douanes voient leur TIC éxonérée... on subventionne donc pour qu'a la pompe il y ait déjà 2 centimes de moins que s'il n'y avait pas cette réduction.

Quand les études d'ACV sauront comment évaluer les rejet sde N2O et les impacts de la déforestation, on pourra alors réellement dire si le bilan C02 est correct.

Certes il y a deja la faim dans le monde ... pourquoi accentuer le phénomène? les poulets augmentent déja en France pour suivre l'augmentation des céréales.

les biocarbs=> une vaste fumisterie lorsque l'on parle de la 1G

PONSIN Allemagne - 03/08/2007, 12:06
Français = triste + pas content + pas d'accord (je suis français)

Pour moi c simple

Bioethanol => CO2 renouvelable rapidement

Petrole = fossile = rare et cher (80$ le baril)

Bio = provient du vivant (comme le petrole)

Pour la faim dans le monde, Monsieur TATTARD c'est déja le cas!!!

Tout est histoire d'argent! Regarde bien le Bioethanol est pas cher et à un argument envirronemantal fort!!
Si tu es contre le bioethanol depense plus dans l'alimentation que dans l'énergie.

Notre situation n'est pas si mauvaise, c'est la tele qui nous rend triste!!
Aurelie FAUCHER, Hangzhou (Chine) - 30/05/2007, 11:37
Je ne suis pas d'accord avec ces calculs qui circulent sur internet! L'essence produit 40 kJ par gramme d'essence brulee et l'ethanol en produit 155 ou 138 kJ par gramme. De plus l'essence n'est consituee au maximum que de 1% de benzene qui je le rappelle est une produit cancerigene et l'un des seuls dont on est sur qu'il soit cancerigene! Du coup ce n'est pas l'ethanol qui produit plus de CO2 mais bien l'essence... Enfin je vous laisse refaire les calculs avec les donnees que vous pouvez trouver de vous-meme sur internet ou ailleurs.
Avant de recopier ce genre de commentaire, merci de verifier les calculs!
Delphine Vienne (Autriche) - 05/05/2007, 11:27
Je ne contesterai pas les très vrais calculs de François Tatard mais me permettrais cette précision d'importance, que l'on trouve par ailleurs dans l'article du 2/10/06: Point sur les carburants en France.

Il faut veiller à ne pas oublier un aspect CAPITAL qu'est la différence entre les énergies fossiles, que l'on destocke, et les énergies renouvelables telles que la BIOMASSE.

A partir de cette dernière, il est possible de produire des biocarburants, moyen de lutter contre le changement climatique et la pollution de l’air par la réduction des émissions de gaz à effet de serre CAR "le CO2 (dioxyde de carbone) rejeté lors de la combustion des biocarburants est en grande partie absorbé lors de la croissance des plantes qui servent à le fabriquer. Comme tous les produits issus de la biomasse, on considère donc que leurs émissions de CO2 sont nulles."

Il y a donc un vrai intérêt pour les biocraburants, d'un point de vue de la réduction des émissions de CO2.

Ceci dit, il est nécessaire de veiller à une production du bioéthanol (et du biodiesel, plus intéressant d'un point de vue énergétique) respectueuse de l'environnement, donc dans l'idéal, proche d'une production BIO. EN somme, réduction voire suppression de l'utilisation des pesticides, utilisation d'engrais naturels, réflexion sur la filière pour limiter les transports.

Enfin, l'autre avantage majeur de la production de biocarburants sur le sol français est nécessairement la réduction des transports du lieu de production au lieu de consommation par rapport à la production du pétrole.

Tout ceci ayant été dit, et malgré l'intérêt des biocarburants, cela ne doit en aucun cas inciter à se fermer les yeux sur d'autres problématiques:
1) si les émissions en CO2 sont réduites, il semble que d'autres molécules, nocives également pour l'effet de serre ou le trou de la couche d'ozone, soient produites (en plus grandes quantités que l'essence) donc ce sera un point à considérer pour réellement produire un biocarburant PROPRE
2) l'expansion non contôlée des cultures de betteraves ou maïs etc. visant à produire du bioéthanol menace des zones naturelles telles que des forêts, notamment au Brésil... La production du bioéthanol ne DOIT pas se faire au détriment de zones non seulement nécessaires à la capture du CO2 et mais dans lesquelles vivent également des populations d'indiens.

Sur cette réflexion, continuons à penser à nos gestes de tous les jours pour respecter la planète: privilégier les transports en communs etc.

Bon week-end

Delphine

François TATARD à DINARD - 28/04/2007, 11:23
de tatardflr@orange.fr
LA DAME DE L’ADEME ET LES BIOCARBURANTS

Superbe exemple de parité administrative, la dame de la Dème, est en tous points conforme au modèle masculin dans les domaines techniques, comptables et fiscaux. Même inculture soixante huitarde, même langue de bois, même refus de l’évidence et des réalités physiques et financières.
Elle pérore sur les ondes autant sur le bluff de l’effet de serre que sur les biocarburants. Dans sa dernière intervention elle a expliqué que l’éthanol n’a pas les mêmes propriétés que l’alcool dit « éthylique », surtout quand, mélangé à l’essence, il devient du bi ou du diéthanol.
Selon cette dame, non seulement on sauverait l’agriculture betteravière, mais on réduirait les émissions de gaz carbonique et on ferait des tas d’économies.
Pour bien répondre il faudrait aligner des chiffres et ça, c’est fatigant à lire. On peut essayer de les remplacer par des mots.

Des labours à la pompe

Avant de sortir « l’éthanol » de l’alambic, il y a eu du travail et des dépenses d’énergie considérables.
Le tracteur qui laboure, sème et engraisse pour finir par arracher puis transporter aux camions qui continuent vers la « sucrerie » reconvertie en distillerie. Cela représente une bonne quantité de carburants. Si l’on y ajoute tout ce que consomme l’usine AZF pour produire les ammonitrates qui engraissent les terres à betteraves on obtient beaucoup de calories.
On n’a pas fini. L’usine va laver triturer malaxer, chauffer et pressurer pour sortir le jus fermentescible chargé de saccharose (le sucre). Même, si les levures travaillent sans salaires ni syndicats, elles vont consommer 33% du carbone pour produire le gaz carbonique qui fait pétiller le champagne, et les yeux de nos dames.
Ces levures vont produire de l’alcool, jusqu’au plafond de leur empoisonnement qui se situe à environ 15%, dans les mélasses, diluées en conséquence. Comme quoi les levures sont moins fragiles que les hommes qui n’en supportent que moins d’un demi pour cent de leur masse, avant le coma létal.
Ce n’est pas encore fini, car, le mélange eau alcool, limité à 12° pour des questions de productivité, devra être distillé de manière à éliminer 84% d’eau par évaporation. L’énergie nécessaire se calcule très facilement, mais il est encore plus précis d’utiliser les chiffres globaux de la comptabilité analytique de la production. En tout, il aura fallut plus d’un litre d’équivalent pétrole pour produire un litre d’alcool et il faudra 1,56 litres d’alcool pour donner l’énergie d’un litre d’essence.
Bien entendu, en brûlant ce coûteux produit, on va encore produire du gaz carbonique, ce qui devrait faire de la peine aux illusionnistes des gaz à effet de serre.
Si on raisonne, sans tenir compte de la fiscalité, comme le fit notre Ministre frisé de l’économie et des finances, mal « instruit » par son service des douanes, on peut produire l’illusion, si c’est le but cherché.
Si on est une Directrice de l’ADEME gouvernementale compétente, on doit enquêter auprès des distillateurs, analyser les comptabilités et conclure sur la comparaison de choses comparables.
Lors de sa conférence radiodiffusée sur ce sujet, le Capitaine au long cours HADDOCK (de la section Flandres-Artois en Belgique) qualifiait l’alcool d’ « ennemi du marin ». Il aurait pu ajouter « ennemi du contribuable »
Que reste-t-il de ces élucubrations avec si peu de chiffres ? Seulement la conclusion du vieux paysan :

« Si c’est pas malheureux de brûler de la nourriture »

Va-t-on encore nous parler de FAIM DANS LE MONDE ?










Pour ceux qui aiment les calculs


On retiendra les masses atomiques suivantes qui servent de base de tous les calculs : C=12 - O=16 - H=1
On notera ainsi que le sucre C12H22O11 voit sa « mole » peser : 342 grammes qui, en s’hydrolysant, vont donner 2(C6H12O6) de glucose d’une masse de 360 grammes.

A son tour la mole de glucose va fermenter en libérant 2 moles d’alcool éthylique (C2H5OH) et deux moles de gaz carbonique CO2.

En résumé on calcule facilement que 46 grammes d’alcool, avant d’être brûlés dans les moteurs, ont déjà produit 44 grammes de CO2

En brûlant, ces mêmes 46 Gr d’alcool vont encore produire 88 Gr de CO2
Soit au total 3X44 = 132 Gr de CO2 taux d’émission de CO2 132/46 = 2,87 Gr par Gramme d’alcool

L’essence, qu’on peut ramener au benzène qui la constitue en majorité, a pour formule C6H6 donc une masse molaire de 78 grammes qui vont produire 264 grammes de CO2 donc taux d’émission de CO2 :
264/78 = 3,38 grammes par gramme d’essence

Or il faut 1,56 grammes d’alcool pour produire l’énergie d’un seul gramme d’essence ce qui remonte le, taux de CO2 de l’alcool à 2,87 X 1,56 = 4,48.
Vous voulez plus simple ?
1)- pour équilibrer les masses entre l’alcool et le benzène on appliquera à l’alcool le cœfficient :
78/46 = 1,696
2)- pour équilibrer les pouvoirs calorifique on multipliera ce chiffre par 1,56 soit :
1, 696 X 1,56 = 2,646

Aux 6 CO2 produits par la combustion du benzène on opposera les 3 X 2,646 = 7,94 CO2 de l’alcool.
Conclusion : 7,94/6= 1,32 à l’avantage du benzène.

L’ALCOOL GENERE 1,32 FOIS PLUS DE CO2 QUE L’ESSENCE

Si l’on ajoute à cela tout le CO2 produit en amont pour fabriquer le sucre, nul doute que les déchets de CO2 émis avec l’alcool dépassent plus que largement ce qu’on obtient avec les produits pétroliers.
Rendez vous sur internet et regardez les élucubrations verbeuses et abondantes de l’ADEME sur le sujet. On dirait la constitution giscardo-européenne adaptée aux disciplines scientifiques.

Par un écran de fumée dialectique on assiste à une démonstration visant essentiellement à faire croire à la bonne affaire.

Comment de superbes hauts fonctionnaires, issus des prestigieuses écoles de la république, comme Sciences Po ou l’ENA, peuvent-ils prendre ainsi les braves Français pour des imbéciles ?
Propager des idioties comme les gaz à effet de serre ; la pompe à chaleur (ça c’est polytechnique (voir SIROTA et l’Inspection des finances) n’est pas digne d’un pays qui, par le passé, fut à l’avant-garde des sciences.

C’est ainsi qu’on voit le triomphe d’AIRBUS (avions fabriqués à l’envers des saucissons) finir dans une panade financière incroyable et la liste est longue des fantastiques gaspillages qu’on doit à la malhonnête inculture de nos dirigeants.
Peterson Dessalines, Port-au-Prince - 23/04/2007, 22:19
En final nous sommes encore loge a la meme enseigne, je veux dire nous avons a choisir entre deux maux. Donc pas de veritable alternatif energetique! malgre tous les refrains qu'on nous chante. A moins que cette article soit elle meme motivee par des interets inavouables pour faire accepter les consequences desastreuses de l'essence sur la planete terre comme un pis allez, il me serait difficile de ne pas convenir aux resultats des scientifiques. Mais bon pour la planete, l'avenir n' est pas des plus roses!
Peterson Dessalines
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